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Message publié le 03/10/2010 à 10:13:10
Le 5ème risque ou le risque d'une promesse


L’adage devenu célèbre grâce (ou à cause ?) du Lipdub des jeunes populaires, « le plus grand risque, c’est celui de ne pas en prendre », aurait pu inspirer Valérie Rosso-Debord.

Venue hier sur ma circonscription à l’Assemblée Générale de l’Association Jarvilloise des Retraités et Personnes Agées (AJRPA), elle a présenté ses propositions pour le « 5ème risque ».

Le 5ème risque devrait prendre en compte la perte d’autonomie des personnes âgées, que l’Etat doit compenser par une nouvelle branche de la Sécurité Sociale, mettant ainsi toute la société en responsabilité face à la situation de nos aînés.

Mais Valérie Rosso-Debord nous l’a présenté comme une allocation qui serait versée pour certaines situations spécifiques. Cette allocation serait financée par la CNSA, Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, alimentée par la journée de solidarité (suppression du lundi de la Pentecôte). Cette caisse sert actuellement à financer des travaux dans les maisons de retraite.

Evidemment, la seule journée de solidarité sera bien insuffisante pour financer un vrai projet ambitieux sur la perte d’autonomie. Et quels financements permettront alors de prendre en charge les travaux dans les maisons de retraite ?

Valérie Rosso-Debord assure qu’elle proposera d’autres sources de financements, comme faire payer les professions libérales, non concernées par la suppression du lundi de Pentecôte.

Annoncer le 5ème risque, auquel les personnes âgées sont très attachés, sans moyens, apparaît plus comme une promesse à quelques jours d’un scrutin qu’une réelle proposition répondant aux besoins des personnes âgées. Je prends donc date, dans un an, lors de la prochaine AG de l’AJRPA, pour voir comment Valérie Rosso-Debord aura avancé dans ce dossier.

Aller annoncer à des personnes âgées qui souffrent au quotidien à cause des mauvaises orientations de ce gouvernement (le minimum vieillesse est à 677 euros, inférieur de 15% du seuil de pauvreté, qui est à 880 euros par mois) un projet auquel l’élue nancéenne ne croit pas elle-même est une imposture. Ce n’est pas ma façon de faire de la politique.

Entre temps, je continuerai de proposer un projet ambitieux pour une réelle prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées, de demander à l’Etat prenne là enfin toutes ses responsabilités et à me battre pour le pouvoir d’achat des retraités.

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