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Message publié le 03/16/2010 à 09:54:04
Mobilisation pour l'école publique à Vandoeuvre


Hervé Féron interpelle les instances académiques sur la situation préoccupante des établissements scolaires à Vandoeuvre, en soutien à la mobilisation des enseignants, parents d'élèves et élus de Vandoeuvre.

Monsieur le Recteur,

J’ai l’honneur de solliciter votre bienveillante attention au sujet de la situation du lycée Jacques Callot à Vandoeuvre.

Cet établissement subit une grave baisse de moyens dans le cadre de la Dotation Horaire Globale. Il lui manque quarante heures pour fonctionner correctement, les moyens alloués actuellement entraîneront une baisse de la qualité du service public d’enseignement malgré les efforts de l’équipe éducative, dans un secteur qui doit pourtant retenir toute notre attention.

A cela s’ajoute la réforme des classes de seconde dont la mise en place est différente de ce qui a été annoncé par le Ministère. En effet, Il est prévu la mise en place d'enseignements d'exploration et d'après une lettre du ministre envoyée récemment aux recteurs, tous les lycées doivent pouvoir proposer les enseignements souhaités. Or sur notre académie, l'esprit n’est pas respecté : les enseignements scientifiques ne seront pas ouverts partout, ce qui mettra en situation de concurrence les établissements.

Je déplore la baisse générale des moyens lorsque nous parlons de l’avenir de nos enfants, qui feront l’avenir de notre pays. L’Education Nationale est devenue la variable d’ajustement budgétaire, la vision que nous constatons étant purement comptable. Les conditions de travail et la qualité d’éducation dans ce lycée s’en trouveront dégradées.

Je ne peux également m’empêcher de comparer les moyens à destination des lycées publics avec ceux des lycées de centre ville, parfois privés de surcroît, ce qui laisserait supposer que la population plus aisée fréquentant ces établissements aurait droit à plus de moyens.

Je vous demande, Monsieur le Recteur, de redonner les moyens nécessaires à cet établissement de fonctionner en réattribuant des heures à la DHG, mais également de respecter les consignes ministérielles en permettant l’ouverture des enseignements d’exploration demandés par les enseignants.

Dans l’espoir d’une réponse positive pour l’intérêt général et l’avenir de nos enfants, je vous prie de croire, Monsieur le Recteur, à mes salutations les plus respectueuses.


Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

J’ai l’honneur de solliciter votre bienveillante attention au sujet des trois collèges de la commune de Vandoeuvre.

Nous constatons une fois de plus une baisse significative des Dotations Horaires Globales (DHG) non proportionnelle à l'évolution démographique. En conséquence, de nombreux dispositifs d'aide et de soutien qui avaient fait leur preuve vont disparaître et le public de cette Zone Urbaine Sensible ne pourra plus être correctement soutenu.

Au collège Haut de Penoy, alors que l’effectif est constant, la DHG est en baisse de 20 heures, entraînant la fermeture d’une classe de cinquième, les trois autres étant à 27 élèves. Une classe de quatrième es maintenue avec les moyens alloués mais obligeant à la suppression du dispositif Aide et Soutien.

Pour le collège Montplaisir qui voit une baisse de 19 élèves, la baisse de 80 heures de la DHG semble totalement disproportionnée. Cela oblige à la fermeture de deux classes et donne deux classes de cinquième à 27 élèves. Là aussi, l’Aide et Soutien disparaît.

Au collège Jacques Callot, à effectif constant, la DHG perd 31 heures, soit une classe de sixième en moins, et des répercussions sur l’ensemble des niveaux.

C’est un triste tableau que la réduction de moyens de l’Etat nous oblige à dresser pour la ville de Vandoeuvre. Les conditions de travail des enseignants et des équipes éducatives vont être fortement dégradées et l’avenir de nos enfants compromis. Une fois de plus, l’Education Nationale devient la variable d’ajustement budgétaire au détriment de l’épanouissement des élèves, dans un secteur où ils doivent pourtant retenir toute notre attention.

Je vous demande, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de donner les moyens nécessaires à ces établissements de fonctionner dans les meilleures conditions, au nom de l’intérêt général.

Dans l’espoir d’une réponse positive pour l’avenir de nos enfants, je vous prie de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à mes sincères salutations.


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