Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 63 de 145)

 

Les cahiers de l’été – épisode 5 – esthétique, écologie, qualité de vie…

 

Retrouvez les épisodes précédents sur mon site herveferon.fr

 

Quand on parle de bilan sur le grand Nancy aujourd’hui en matière d’urbanisme, d’environnement et de qualité de la vie, force est de considérer l’ensemble du bilan du règne Rossinot et pour ce qui concerne la Ville-centre, il faudra que ce triste bilan soit assumé par le tandem Rossinot-Hénart, tant la situation s’est dégradée et précipitée pendant ce dernier mandat…

Globalement, il faut bien se rendre à l’évidence, ces deux-là n’ont pas le sens de l’esthétique, ça se saurait. Si la transformation de la Place Stanislas a été plutôt une réussite, elle a surtout été pensée et voulue par des experts.

Pour le reste où que l’on se tourne, que l’on parle des réalisations ou des projets… c’est moche ! Je sais, il est subjectif de le dire comme ça, mais comme chacun sait que ce ressenti est partagé très largement, on parlera donc de « subjectivité très partagée »…

 

Plusieurs raisons à cela, me semble-t-il :

 

1) A force de travailler trop souvent avec le(s) même(s) architecte(s), avec les mêmes promoteurs, on tisse des liens amicaux et ceux-ci se sentent suffisamment puissants pour s’engager dans des projets irresponsables, ils ne craignent rien. Alors, c’est laid, pas fonctionnel, c’est minéral, mais ça rapporte gros…

 

2)  A force de ne pas respecter impunément les règles de l’urbanisme, ou bien de les faire évoluer à sa guise (quand on a le pouvoir de modifier un PLU et qu’en même temps on est Maître d’Ouvrage sur de grands projets, on est en permanence juge et partie) on finit par faire n’importe quoi et surtout pas dans l’intérêt public.

 

3) On peut légitimement se poser la question aujourd’hui : « où sont passés les Bâtiments de France ? »… Car le nombre de réalisations ou de projets qui insultent l’histoire et le patrimoine interroge… Si vous voulez faire la moindre modification de façade chez vous et que vous avez à faire aux Bâtiments de France, chacun sait que la tolérance sera minime. Est-ce à dire que le Grand Nancy s’assied en permanence sur les préconisations des BF ?

J’en veux pour preuve l’immense quartier « Nancy Grand Cœur », le Grand Nancy Thermal, l’ancienne église du noviciat des Jésuites rue St Dizier, le projet de la tour « Emblème » face à l’Excelsior » (petite tour Thiers)… L’autre jour, je dînais à la terrasse d’un restaurant rue Gustave Simon, par une belle soirée d’été… Face à moi, l’arrière du Musée des Beaux Arts.. Qu’est-ce que c’est moche ! Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Juste à côté de la superbe façade du bâtiment ancien qui était avant l’AG (Association Générale des Étudiants de Nancy). Et aucun effort pour corriger ça, de grandes baies vitrées avec des rideaux tristes, qui ne font même pas propres de l’extérieur on a l’impression d’un bâtiment qui pleure…

 

4) Autre raison, les projets ne sont jamais partagés, chaque fois la concertation n’est que de principe. On interroge les gens sur des projets décidés au préalable et qui s’imposent à eux.

 

5) Hélas, il est encore une autre raison de cette énorme débâcle, qui, elle, est structurelle. On ne peut pas se déplacer à Nancy, on a fermé la Place Stanislas avant que de penser les déplacements et en particulier les transports en commun. On a fait monter à Brabois les universités, avant que de penser comment les gens allaient y aller quotidiennement. Alors la Ville Centre se vide, elle n’est plus attractive, les commerçants sont mécontents, les habitants partent. Il faut donc « faire du chiffre », faire revenir des habitants pour ne pas passer en-dessous du plancher en nombre d’habitants qui fera perdre des dotations de l’Etat… D’autant plus que les finances ne sont pas florissantes. Voilà comment on construit des bâtiments à remplir, peu importe l’esthétique, peu importe l’absence de verdure.

 

L’erreur c’est de n’avoir que des intentions spéculatives (au sens calculateur, à la recherche de bénéfices financiers) sans avoir de projet philosophique et humain.

L’erreur, c’est aussi de croire qu’en construisant des « cages à lapins » à perte de vue dans des quartiers inhumains et inaccessibles, on va donner envie de venir habiter là. Alors, ils imaginent y mettre des bureaux, du tertiaire, à 1h40 en TGV de Paris ! Mais, le résultat est le même : qui aurait envie de venir s’installer là dans ces conditions ?

On va donc refaire le coup du quartier « Entre Meurthe et Canal », A. Rossinot actionne son réseau d’influence et les premiers occupants sont… Pôle Emploi ! Installé là en précurseur tout seul au milieu du Grand Chantier de Nancy Grand Cœur. Quelle tristesse !

 

Chronique d’une mort annoncée… ou nouveau quartier sans vie et sans âme programmé.

 

La Ville est en effet étouffée. Allez vous promener dans les grandes villes du nord de l’Europe, tout près de nous, en Allemagne, en Belgique, en Hollande… Partout, on développe l’idée de la campagne qui reprend ses droits en cœur de ville, on y trouve des arbres, des espaces à vivre, de vraies prairies au milieu de la ville, où l’on pratique la fauche tardive pour favoriser la biodiversité, des voies vertes, des cheminements doux…  Si l’on avait mis autant d’argent et de moyens dans un tel projet qu’on en a mis pour construire « Nancy Grand Cœur », quelle belle ambition pourrait-on ainsi partager pour le Grand Nancy et la qualité de la vie…

À Nancy, on a définitivement raté ce rendez-vous, la Place CharlesIII, le quartier « Entre Meurthe et Canal », Nancy Grand Coeur, la Place Veil sont terriblement minéralisés, le projet de la tour « Emblème »…

 

La politique à Nancy… c’est du béton !!!

 

Et voilà que soudain, à quelques encablures des élections municipales, Laurent Hénart se met à évoquer, via la presse, la transition écologique ! On croit rêver, on entend déjà les petits oiseaux… Qui peut y croire avec un bilan pareil ?

Bien sûr que l’urgence est d’abord écologique, bien sûr que nous avons tous le devoir de changer nos modes de vie pour sauver la planète. Mais les actes ont été en parfaite contradiction avec un discours aseptisé et prononcé trop tardivement.

 

Et puis l’esthétique, ! Franchement, le Plateau de Haye, Entre Meurthe et Canal, Nancy Grand Cœur, et bientôt Grand Nancy Thermal ! On a envie de dire « arrêtez le massacre ! »

Ça, on pourra dire que Laurent Hénart et André Rossinot auront laissé leur empreinte, avec une dominante constante : « c’est moche ! »

 

Il ne faudra pas oublier que l’exécutif du Grand Nancy aura été complice (voire acteur) de cette politique. Par contre, il faut reconnaître qu’André Rossinot est un fin stratège. Même si la ficelle est un peu grosse et qu’on nous ressert la même supercherie à chaque fois en terme de communication…

 

Tout est dans la dialectique. Cela commence par les éléments de langage qui sont communiqués régulièrement aux bons petits soldats de l’exécutif. Cela nous donne des rapports interminables en Conseil de Métropole qui décrivent une vie idyllique et des réalisations de rêve sur le Grand Nancy.

 

Et puis, on dénomme… Avez-vous remarqué qu’on ne dit plus « un aveugle », on dit « un non-voyant ». On ne dit plus « un sourd » on dit « une personne malentendante », on ne dit plus « un chômeur », on dit « un demandeur d’emploi » (et maintenant on ne dit d’ailleurs plus rien, car il vient juste d’être radié !). Tout cela n’est que de la dialectique de communiquant pour cacher les problèmes. Le non-voyant est toujours aveugle, la personne malentendante est toujours sourde, le demandeur d’emploi radié ou non, n’a toujours pas d’emploi…

 

Et bien dans le Grand Nancy, on ne dit plus « le Haut du Lièvre », on dit « Le Plateau de Haye », on ne dira plus « la piscine Louison Bobet », on dira « Le Grand Nancy Thermal », on ne dit plus la Place Thiers (qui a assassiné la Commune) on dit la « Place Simone Veil », on ne parle pas de la « nouvelle Tour Thiers », on parle du bâtiment « Emblème » (et d’ailleurs on évite d’en parler en ce moment…)

 

Bref, on est dans le mensonge permanent, on habille tout cela de belles dénominations, mais tout reste laid, triste, et inhumain.

 

La prochaine majorité au Grand Nancy aura la lourde tâche de corriger, comme elle pourra, tout cela. Il y a un beau projet à partager, de longs et pénibles travaux restent encore à accomplir…

 

 

 

 

Les cahiers de l’été – épisode 5 – esthétique, écologie, qualité de vie…

 

Retrouvez les épisodes précédents sur mon site herveferon.fr

 

Quand on parle de bilan sur le grand Nancy aujourd’hui en matière d’urbanisme, d’environnement et de qualité de la vie, force est de considérer l’ensemble du bilan du règne Rossinot et pour ce qui concerne la Ville-centre, il faudra que ce triste bilan soit assumé par le tandem Rossinot-Hénart, tant la situation s’est dégradée et précipitée pendant ce dernier mandat…

Globalement, il faut bien se rendre à l’évidence, ces deux-là n’ont pas le sens de l’esthétique, ça se saurait. Si la transformation de la Place Stanislas a été plutôt une réussite, elle a surtout été pensée et voulue par des experts.

Pour le reste où que l’on se tourne, que l’on parle des réalisations ou des projets… c’est moche ! Je sais, il est subjectif de le dire comme ça, mais comme chacun sait que ce ressenti est partagé très largement, on parlera donc de « subjectivité très partagée »…

 

Plusieurs raisons à cela, me semble-t-il :

 

1) A force de travailler trop souvent avec le(s) même(s) architecte(s), avec les mêmes promoteurs, on tisse des liens amicaux et ceux-ci se sentent suffisamment puissants pour s’engager dans des projets irresponsables, ils ne craignent rien. Alors, c’est laid, pas fonctionnel, c’est minéral, mais ça rapporte gros…

 

2)  A force de ne pas respecter impunément les règles de l’urbanisme, ou bien de les faire évoluer à sa guise (quand on a le pouvoir de modifier un PLU et qu’en même temps on est Maître d’Ouvrage sur de grands projets, on est en permanence juge et partie) on finit par faire n’importe quoi et surtout pas dans l’intérêt public.

 

3) On peut légitimement se poser la question aujourd’hui : « où sont passés les Bâtiments de France ? »… Car le nombre de réalisations ou de projets qui insultent l’histoire et le patrimoine interroge… Si vous voulez faire la moindre modification de façade chez vous et que vous avez à faire aux Bâtiments de France, chacun sait que la tolérance sera minime. Est-ce à dire que le Grand Nancy s’assied en permanence sur les préconisations des BF ?

J’en veux pour preuve l’immense quartier « Nancy Grand Cœur », le Grand Nancy Thermal, l’ancienne église du noviciat des Jésuites rue St Dizier, le projet de la tour « Emblème » face à l’Excelsior » (petite tour Thiers)… L’autre jour, je dînais à la terrasse d’un restaurant rue Gustave Simon, par une belle soirée d’été… Face à moi, l’arrière du Musée des Beaux Arts.. Qu’est-ce que c’est moche ! Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Juste à côté de la superbe façade du bâtiment ancien qui était avant l’AG (Association Générale des Étudiants de Nancy). Et aucun effort pour corriger ça, de grandes baies vitrées avec des rideaux tristes, qui ne font même pas propres de l’extérieur on a l’impression d’un bâtiment qui pleure…

 

4) Autre raison, les projets ne sont jamais partagés, chaque fois la concertation n’est que de principe. On interroge les gens sur des projets décidés au préalable et qui s’imposent à eux.

 

5) Hélas, il est encore une autre raison de cette énorme débâcle, qui, elle, est structurelle. On ne peut pas se déplacer à Nancy, on a fermé la Place Stanislas avant que de penser les déplacements et en particulier les transports en commun. On a fait monter à Brabois les universités, avant que de penser comment les gens allaient y aller quotidiennement. Alors la Ville Centre se vide, elle n’est plus attractive, les commerçants sont mécontents, les habitants partent. Il faut donc « faire du chiffre », faire revenir des habitants pour ne pas passer en-dessous du plancher en nombre d’habitants qui fera perdre des dotations de l’Etat… D’autant plus que les finances ne sont pas florissantes. Voilà comment on construit des bâtiments à remplir, peu importe l’esthétique, peu importe l’absence de verdure.

 

L’erreur c’est de n’avoir que des intentions spéculatives (au sens calculateur, à la recherche de bénéfices financiers) sans avoir de projet philosophique et humain.

L’erreur, c’est aussi de croire qu’en construisant des « cages à lapins » à perte de vue dans des quartiers inhumains et inaccessibles, on va donner envie de venir habiter là. Alors, ils imaginent y mettre des bureaux, du tertiaire, à 1h40 en TGV de Paris ! Mais, le résultat est le même : qui aurait envie de venir s’installer là dans ces conditions ?

On va donc refaire le coup du quartier « Entre Meurthe et Canal », A. Rossinot actionne son réseau d’influence et les premiers occupants sont… Pôle Emploi ! Installé là en précurseur tout seul au milieu du Grand Chantier de Nancy Grand Cœur. Quelle tristesse !

 

Chronique d’une mort annoncée… ou nouveau quartier sans vie et sans âme programmé.

 

La Ville est en effet étouffée. Allez vous promener dans les grandes villes du nord de l’Europe, tout près de nous, en Allemagne, en Belgique, en Hollande… Partout, on développe l’idée de la campagne qui reprend ses droits en cœur de ville, on y trouve des arbres, des espaces à vivre, de vraies prairies au milieu de la ville, où l’on pratique la fauche tardive pour favoriser la biodiversité, des voies vertes, des cheminements doux…  Si l’on avait mis autant d’argent et de moyens dans un tel projet qu’on en a mis pour construire « Nancy Grand Cœur », quelle belle ambition pourrait-on ainsi partager pour le Grand Nancy et la qualité de la vie…

À Nancy, on a définitivement raté ce rendez-vous, la Place CharlesIII, le quartier « Entre Meurthe et Canal », Nancy Grand Coeur, la Place Veil sont terriblement minéralisés, le projet de la tour « Emblème »…

 

La politique à Nancy… c’est du béton !!!

 

Et voilà que soudain, à quelques encablures des élections municipales, Laurent Hénart se met à évoquer, via la presse, la transition écologique ! On croit rêver, on entend déjà les petits oiseaux… Qui peut y croire avec un bilan pareil ?

Bien sûr que l’urgence est d’abord écologique, bien sûr que nous avons tous le devoir de changer nos modes de vie pour sauver la planète. Mais les actes ont été en parfaite contradiction avec un discours aseptisé et prononcé trop tardivement.

 

Et puis l’esthétique, ! Franchement, le Plateau de Haye, Entre Meurthe et Canal, Nancy Grand Cœur, et bientôt Grand Nancy Thermal ! On a envie de dire « arrêtez le massacre ! »

Ça, on pourra dire que Laurent Hénart et André Rossinot auront laissé leur empreinte, avec une dominante constante : « c’est moche ! »

 

Il ne faudra pas oublier que l’exécutif du Grand Nancy aura été complice (voire acteur) de cette politique. Par contre, il faut reconnaître qu’André Rossinot est un fin stratège. Même si la ficelle est un peu grosse et qu’on nous ressert la même supercherie à chaque fois en terme de communication…

 

Tout est dans la dialectique. Cela commence par les éléments de langage qui sont communiqués régulièrement aux bons petits soldats de l’exécutif. Cela nous donne des rapports interminables en Conseil de Métropole qui décrivent une vie idyllique et des réalisations de rêve sur le Grand Nancy.

 

Et puis, on dénomme… Avez-vous remarqué qu’on ne dit plus « un aveugle », on dit « un non-voyant ». On ne dit plus « un sourd » on dit « une personne malentendante », on ne dit plus « un chômeur », on dit « un demandeur d’emploi » (et maintenant on ne dit d’ailleurs plus rien, car il vient juste d’être radié !). Tout cela n’est que de la dialectique de communiquant pour cacher les problèmes. Le non-voyant est toujours aveugle, la personne malentendante est toujours sourde, le demandeur d’emploi radié ou non, n’a toujours pas d’emploi…

 

Et bien dans le Grand Nancy, on ne dit plus « le Haut du Lièvre », on dit « Le Plateau de Haye », on ne dira plus « la piscine Louison Bobet », on dira « Le Grand Nancy Thermal », on ne dit plus la Place Thiers (qui a assassiné la Commune) on dit la « Place Simone Veil », on ne parle pas de la « nouvelle Tour Thiers », on parle du bâtiment « Emblème » (et d’ailleurs on évite d’en parler en ce moment…)

 

Bref, on est dans le mensonge permanent, on habille tout cela de belles dénominations, mais tout reste laid, triste, et inhumain.

 

La prochaine majorité au Grand Nancy aura la lourde tâche de corriger, comme elle pourra, tout cela. Il y a un beau projet à partager, de longs et pénibles travaux restent encore à accomplir…

 

 

 

 

Les cahiers de l’été – épisode 4 – Les Municipales à Nancy…

 

Retrouvez les épisodes précédents sur mon site herveferon.fr

 

Dans les épisodes précédents, on a pu voir l’omniprésence du Président de la Métropole dans la vie des Communes et son mode de gouvernance, déni permanent de démocratie.

 

La future majorité à la Métropole dépendra, comme chaque fois, du résultat des municipales à Nancy-Ville. En effet, le nombre de sièges attribués à Nancy est si important, qu’il faudrait, pour avoir la majorité, sans gagner Nancy, gagner Vandoeuvre, elle aussi très importante, mais avec moins de sièges, et gagner aussi une grande partie des autres Communes…

Donc, la majorité qui se dégage à Nancy-Ville fait toujours la majorité de la Métropole qui s’impose alors aux 20 Communes. On en déduit que la majorité municipale de Nancy influera énormément sur les politiques publiques mises en œuvre par la Métropole, alors que celles-ci se répercutent sur les 20 Communes ! C’est une première bizarrerie démocratique.

Il serait par conséquent souhaitable que le ou la prochain(e) Maire de Nancy soit une personne qui se démarque clairement, par ses propos, par ses actes et par son histoire, des dysfonctionnements et dérapages politiques et chroniques que nous connaissons depuis trop longtemps dans le microcosme du Grand Nancy.

 

Je parle bien sûr de la majorité et non de la Présidence de la Métropole, car il me semble évident qu’il ne faudra pas renouveler les erreurs dommageables du passé. Le Maire de Nancy ne devra pas cumuler avec la fonction de Président de la Métropole. Ce serait « faire Métropole contre nature ». Et puis, on a assez donné !

Plus encore, il faut mettre en place l’alternance qui avait été promise à la création de la CUGN et donc, il faudra que le Président de la Métropole soit issu d’un Conseil Municipal d’une Commune de la périphérie.

L’idéal serait que le (ou la) future Président(e) de la Métropole ne soit pas Maire en exercice, mais qu’il ou elle l’ait été précédemment pour avoir l’expérience de la gestion d’une collectivité.

 

Etonnamment, à plusieurs reprises depuis le mois de juin, la presse locale a annoncé un « duel » Klein-Hénart, en titrant d’ailleurs « Klein-Hénart balle au centre » … Ce qui en dit long sur le menu à la carte !  

Etonnamment, parce que ces articles s’appuient sur un sondage commandité à l’IFOP par le PS (sic !), parce que cet organisme précise bien que ce sondage ne peut en aucun cas être prédictif des résultats le jour du vote (on peut donc s’interroger sur l’intérêt de payer un tel sondage et sur l’intérêt de le présenter dans la presse…) Etonnamment, car il n’est envisagé aucune autre alternative qu’une confrontation Hénart-Klein, ce qui évacue d’emblée l’idée qu’il pourrait émerger d’autres candidatures et peut-être même un autre vainqueur ? C’est assez peu respectueux de la démocratie… Etonnamment aussi, parce que les deux protagonistes interviewés se disent ne pas être encore candidats déclarés !

Enfin, cela m’étonne, car dans tous ces articles, on ne parle que de rapports de force et de stratégie politicienne dans la course au pouvoir, on occulte complètement les idées, les grands dossiers, les projets, bref, tout ce qui fait et ce qui va faire la vie des gens…

 

Tout cela est très inquiétant, car si l’on compare les parcours des deux candidats potentiels, on ne voit pas beaucoup de différences…

Laurent Hénart, héritier du siège de A. Rossinot, aura été un mauvais Maire. Un pâle gestionnaire, loin des gens, sans grands projets. Il est vrai qu’il a été étouffé par A. Rossinot et empêché d’agir (comme les autres Maires), mais il est resté attentiste, ne s’est pas opposé à A. Rossinot, il a même souvent voté comme lui.

 

Mathieu Klein, héritier du siège de M. Dinet, aura été tout aussi attentiste. On regrette de ne pas l’avoir entendu sur les grands dossiers, il est également loin des gens, quant au Conseil départemental, il y aurait beaucoup à dire sur la gouvernance, sur l’aide aux Communes, sur l’action sociale… Il ne s’est pas opposé à A. Rossinot, il a même souvent voté comme lui.

L. Hénart est un apparatchik, il fonctionne de façon clanique, soit on fait partie du clan, soit on n’en fait pas partie.

M. Klein est un apparatchik, il fonctionne de façon clanique, soit on fait partie du clan, soit on n’en fait pas partie.

L. Hénart a fait allégeance à Macron par opportunisme.

M. Klein a été très proche de Manuel Valls, jusqu’au bout de l’incohérence, puis il dit avoir été sollicité à deux reprises par l’entourage de Macron pour un Ministère, on peut déjà être inquiet qu’il puisse être ainsi considéré comme Macron-compatible. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’à aucun moment il n’a dit avoir refusé, parce qu’il aurait été en désaccord avec la politique menée par Macron.

 

L. Hénart n’a rien dit sur l’écologie dans la Ville (il portera la lourde responsabilité du bilan de Nancy Grand Cœur), M. Klein n’a rien dit non plus, L. Hénart n’a rien dit sur la santé et sur la suppression de moyens et d’emplois au CHU, (tous les deux sont pourtant membres du CA depuis longtemps), Mathieu Klein n’a rien dit non plus. Et c’est maintenant, à quelques encablures des Municipales qu’ils prennent la parole et que les beaux discours refleurissent… Ils ont voté tous les deux pour le scandaleux dossier du Grand Nacy thermal…

Et quand L. Hénart travaille en catimini à la construction d’une Commune Nouvelle qui permettrait de ponctionner les dernières ressources des Communes de l’agglo et qui empêcherait les Maires d’agir dans leurs Communes, M. Klein ne dit rien… il attend.

 

Tout cela n’est pas très engageant et il est à redouter que l’on se trouve à Nancy dans la même situation que pour la Présidentielle, quand une minorité de Français ont élu un Président par défaut, en raison de la médiocrité de la proposition politique dans ce pays. Et là quel que serait le résultat, il y aurait tout à craindre.

 Il faut donc espérer qu’une alternative voit le jour, une autre candidature, sur la base d’un vrai projet sincère, cohérent, à partager largement.

 

Les cahiers de l’été – épisode 4 – Les Municipales à Nancy…

 

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Dans les épisodes précédents, on a pu voir l’omniprésence du Président de la Métropole dans la vie des Communes et son mode de gouvernance, déni permanent de démocratie.

 

La future majorité à la Métropole dépendra, comme chaque fois, du résultat des municipales à Nancy-Ville. En effet, le nombre de sièges attribués à Nancy est si important, qu’il faudrait, pour avoir la majorité, sans gagner Nancy, gagner Vandoeuvre, elle aussi très importante, mais avec moins de sièges, et gagner aussi une grande partie des autres Communes…

Donc, la majorité qui se dégage à Nancy-Ville fait toujours la majorité de la Métropole qui s’impose alors aux 20 Communes. On en déduit que la majorité municipale de Nancy influera énormément sur les politiques publiques mises en œuvre par la Métropole, alors que celles-ci se répercutent sur les 20 Communes ! C’est une première bizarrerie démocratique.

Il serait par conséquent souhaitable que le ou la prochain(e) Maire de Nancy soit une personne qui se démarque clairement, par ses propos, par ses actes et par son histoire, des dysfonctionnements et dérapages politiques et chroniques que nous connaissons depuis trop longtemps dans le microcosme du Grand Nancy.

 

Je parle bien sûr de la majorité et non de la Présidence de la Métropole, car il me semble évident qu’il ne faudra pas renouveler les erreurs dommageables du passé. Le Maire de Nancy ne devra pas cumuler avec la fonction de Président de la Métropole. Ce serait « faire Métropole contre nature ». Et puis, on a assez donné !

Plus encore, il faut mettre en place l’alternance qui avait été promise à la création de la CUGN et donc, il faudra que le Président de la Métropole soit issu d’un Conseil Municipal d’une Commune de la périphérie.

L’idéal serait que le (ou la) future Président(e) de la Métropole ne soit pas Maire en exercice, mais qu’il ou elle l’ait été précédemment pour avoir l’expérience de la gestion d’une collectivité.

 

Etonnamment, à plusieurs reprises depuis le mois de juin, la presse locale a annoncé un « duel » Klein-Hénart, en titrant d’ailleurs « Klein-Hénart balle au centre » … Ce qui en dit long sur le menu à la carte !  

Etonnamment, parce que ces articles s’appuient sur un sondage commandité à l’IFOP par le PS (sic !), parce que cet organisme précise bien que ce sondage ne peut en aucun cas être prédictif des résultats le jour du vote (on peut donc s’interroger sur l’intérêt de payer un tel sondage et sur l’intérêt de le présenter dans la presse…) Etonnamment, car il n’est envisagé aucune autre alternative qu’une confrontation Hénart-Klein, ce qui évacue d’emblée l’idée qu’il pourrait émerger d’autres candidatures et peut-être même un autre vainqueur ? C’est assez peu respectueux de la démocratie… Etonnamment aussi, parce que les deux protagonistes interviewés se disent ne pas être encore candidats déclarés !

Enfin, cela m’étonne, car dans tous ces articles, on ne parle que de rapports de force et de stratégie politicienne dans la course au pouvoir, on occulte complètement les idées, les grands dossiers, les projets, bref, tout ce qui fait et ce qui va faire la vie des gens…

 

Tout cela est très inquiétant, car si l’on compare les parcours des deux candidats potentiels, on ne voit pas beaucoup de différences…

Laurent Hénart, héritier du siège de A. Rossinot, aura été un mauvais Maire. Un pâle gestionnaire, loin des gens, sans grands projets. Il est vrai qu’il a été étouffé par A. Rossinot et empêché d’agir (comme les autres Maires), mais il est resté attentiste, ne s’est pas opposé à A. Rossinot, il a même souvent voté comme lui.

 

Mathieu Klein, héritier du siège de M. Dinet, aura été tout aussi attentiste. On regrette de ne pas l’avoir entendu sur les grands dossiers, il est également loin des gens, quant au Conseil départemental, il y aurait beaucoup à dire sur la gouvernance, sur l’aide aux Communes, sur l’action sociale… Il ne s’est pas opposé à A. Rossinot, il a même souvent voté comme lui.

L. Hénart est un apparatchik, il fonctionne de façon clanique, soit on fait partie du clan, soit on n’en fait pas partie.

M. Klein est un apparatchik, il fonctionne de façon clanique, soit on fait partie du clan, soit on n’en fait pas partie.

L. Hénart a fait allégeance à Macron par opportunisme.

M. Klein a été très proche de Manuel Valls, jusqu’au bout de l’incohérence, puis il dit avoir été sollicité à deux reprises par l’entourage de Macron pour un Ministère, on peut déjà être inquiet qu’il puisse être ainsi considéré comme Macron-compatible. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’à aucun moment il n’a dit avoir refusé, parce qu’il aurait été en désaccord avec la politique menée par Macron.

 

L. Hénart n’a rien dit sur l’écologie dans la Ville (il portera la lourde responsabilité du bilan de Nancy Grand Cœur), M. Klein n’a rien dit non plus, L. Hénart n’a rien dit sur la santé et sur la suppression de moyens et d’emplois au CHU, (tous les deux sont pourtant membres du CA depuis longtemps), Mathieu Klein n’a rien dit non plus. Et c’est maintenant, à quelques encablures des Municipales qu’ils prennent la parole et que les beaux discours refleurissent… Ils ont voté tous les deux pour le scandaleux dossier du Grand Nacy thermal…

Et quand L. Hénart travaille en catimini à la construction d’une Commune Nouvelle qui permettrait de ponctionner les dernières ressources des Communes de l’agglo et qui empêcherait les Maires d’agir dans leurs Communes, M. Klein ne dit rien… il attend.

 

Tout cela n’est pas très engageant et il est à redouter que l’on se trouve à Nancy dans la même situation que pour la Présidentielle, quand une minorité de Français ont élu un Président par défaut, en raison de la médiocrité de la proposition politique dans ce pays. Et là quel que serait le résultat, il y aurait tout à craindre.

 Il faut donc espérer qu’une alternative voit le jour, une autre candidature, sur la base d’un vrai projet sincère, cohérent, à partager largement.

Les cahiers de l’été – épisode 2 – « La vraie histoire… »

En 2014, j’avais publié une série d’articles, intitulée « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la CU du Grand Nancy », en émettant un certain nombre de propositions, mais aussi de craintes quant à l’évolution de bon nombre de dossiers.

Puis il y a eu l’énorme supercherie : André Rossinot, pactisant avec Laurent Hénart, savait qu’il n’aurait pas été réélu Maire, alors il partait en troisième position sur la liste menée par L. Hénart aux municipales de Nancy, ce qui lui permettait, en n’étant plus candidat comme Maire de Nancy, de pouvoir être candidat une fois de plus à la Présidence de la Communauté Urbaine, mais sans passer par le vote direct des électeurs.

 

On était dans un contexte de grande lassitude des habitants vis à vis de la longévité politique et surtout de l’hégémonie d’André Rossinot. Et il y avait le « syndrome Jean-Marie Rausch », ancien Maire de Metz qui, lui, avait voulu faire « le mandat de trop », après avoir trop duré et qui avait ainsi tout perdu.

Je me souviens que, dans le bureau du DGS d’André Rossinot, pendant tout le mandat 2008-2014, un dessin de Philippe Delestre était encadré et affiché sur le mur. Ce dessin représentait Jean-Marie Rausch et André Rossinot, tous deux portant sceptre et couronne, Jean-Marie Rausch venant de tomber de son trône, alors que Rossinot vacillait… Il était évident que déjà, un seul sujet importait pour André Rossinot : comment durer et garder le pouvoir sans partage le plus longtemps possible ?
Comme à chaque rendez-vous électoral, A. Rossinot activait alors ses réseaux d’influence. Quand on est puissant, en situation de décider seul d’attribution de subventions, de marchés ou de missions… on est forcément très influent… Comme à chaque fois, il envoyait dans les Communes tenues par la Gauche ses « poissons pilotes » comme candidats aux municipales, qui pouvaient ainsi exploiter toutes les petites misères qu’A. Rossinot avait faites aux Maires sortant. C’est ainsi qu’il a envoyé à Villers-les-Nancy François Werner, son gendre, précédemment élu à Nancy…

Quant à la C.U. Il promettait qu’il n’en resterait le Président que trois ans et qu’il céderait sa place au bout de trois ans… Personne n’était dupe et, en tous cas, moi j’avais écrit que je n’en croyais pas un mot…
Comme il y avait de nombreux candidats à la succession (déjà !) dans le camp de droite, il avait formellement promis ou laissé entendre (en privé et séparément) à plusieurs d’entre eux qu’il lui céderait sa place de Président. Parmi ceux-là, au moins Laurent Hénart et le sénateur Husson… Par la suite, il s’employait très vite à les « user »… Pour Hénart, il devenait un Maire fantoche, sans pouvoir d’agir et contraint sans cesse à avaler des couleuvres, pour Husson, il était facile de l’écarter grâce à la loi sur le non cumul des mandats…
À cette époque, il avait fallu aussi étouffer dans l’œuf une velléité de quelques Maires de droite de s’organiser pour soutenir une autre candidature (on se souvient d’une réunion dans une commune du sud de l’agglo qui avait provoqué une grosse colère…)

Voilà, à force d’intrigue et de pressions, André Rossinot était réélu démocratiquement Président de la CUGN.
Dès qu’il fut élu, il s’employa à faire en sorte que la Communauté Urbaine devienne Métropole. Il n’en avait jamais dit un mot publiquement avant les élections. Les électeurs n’avaient en aucun cas été concertés à ce sujet. Au début, on se disait que c’était encore sa volonté obsessionnelle d’hégémonie, de toute-puissance : dans le sens « Metropolis » (dans la Grèce antique la Métropole était « la cité-mère » par rapport à ses colonies…)

Cette nouvelle et soudaine orientation sous-tendait bien sûr qu’il ne pouvait s’arrêter au bout de trois ans comme promis… Il devait assumer sa mission : mettre sur les rails la Métropole du Grand Nancy. Une fois de plus donc, il ne tenait pas sa promesse, allant jusqu’à dire à la presse qu’il n’avait jamais dit ça (!)

A titre personnel, je trouve André Rossinot parfois exécrable et dédaigneux, mais je le trouve aussi souvent sympathique. Il faut lui reconnaitre une grande intelligence et un sens de la stratégie politique largement supérieur à nous tous. Le problème, c’est que depuis trop longtemps il n’use de ces qualités que pour concentrer tous les pouvoirs dans sa main et ainsi durer le plus longtemps possible. L’intérêt public n’est pas son souci. Le problème n’est donc pas l’âge d’A. Rossinot, ni même sa longévité (je lui souhaite de bien se porter le plus longtemps possible), le problème est le déni de démocratie permanent institué par la façon dont il gère cette Métropole.

Comme il n’est pas performant sur tous les dossiers (la Culture, l’écologie, l’humain, les finances, l’esthétisme…) et qu’il n’est pas forcément bien entouré (je trouve que beaucoup d’élus autour de lui ne travaillent pas assez et ne maitrisent, par conséquent, pas bien leurs dossiers), les grandes politiques publiques sont abandonnées contre nature à une technocratie impuissante en la matière (la technocratie selon moi se définit par de grandes dispositions sur le plan technique, mais une absence absolue d’émotion et l’ignorance de l’aspect humain de chaque « dossier à traiter »…). A l’arrivée, on a de beaux rapports, de belles plaquettes de communication, des études aussi brillantes que couteuses, qui constituent une contradiction flagrante et continue avec la réalité de la vie des gens sur le territoire…

J’ai pensé qu’il était important pour le Grand Nancy et pour les Grands-Nancéens que la CUGN devienne Métropole, ne serait-ce que pour organiser un équilibre avec la capitale de la Grande Région Strasbourg, pour bénéficier aussi de plus de dotations de l’Etat et pouvoir conserver la compétence du développement économique.

 

A la demande d’A. Rossinot, je me suis beaucoup investi comme député, en particulier auprès du Premier Ministre pour le sensibiliser à cette nécessaire évolution. Dans le même temps nous discutions avec A. Rossinot, il m’a proposé pendant plusieurs mois une Vice-Présidence de la Métropole, une seule pour moi… J’ai chaque fois refusé. Ma position a toujours été la même, je pense que, dans une intercommunalité, tous les Maires de gauche comme de droite doivent faire partie de l’exécutif d’une manière ou d’une autre, dès lors que la gouvernance n’est pas démocratique que sur le papier… Je ne voulais jouer seul une carte personnelle.

Je l’ai pris au mot, il s’agissait de « faire Métropole tous ensemble », selon ses propres paroles. Une négociation âpre et très longues s’est engagée. J’étais le Président du groupe d’opposition et nous étions 6 Maires de gauche. J’ai fini par obtenir 4 Vice-Présidences et deux Présidences de commissions, à conditions que le mode de gouvernance change…

Je n’étais pas dupe, en ne proposant pas une Vice-Présidence par Maire, il tentait d’organiser des dissensions entre nous. Mais cela n’a pas marché, on a bien géré. A. Rossinot a été le premier étonné lorsque je lui ai annoncé qui seraient les VP… Je ne demandais rien pour moi, et tout pour mes petits camarades, j’avais flairé l’embrouille, je voulais rester libre.

Mais je peux dire, et j’en suis fier, que j’ai été un des artisans très actifs pour que le Grand Nancy devienne Métropole.

Le problème, c’est qu’une fois de plus, A. Rossinot n’a pas tenu parole. Il n’a rien changé de ses méthodes de gouvernance, il régente tout, il verrouille tout. Il méprise complètement la fonction de Maire à qui il ne reconnait aucune légitimité démocratique.

Et la meilleure preuve pour démonter qu’il n’a rien changé, c’est que l’entrée des Maires de gauche dans l’exécutif n’a en rien influé sur les politiques publiques du Grand Nancy. Au contraire, tout s’est accéléré, tout s’est aggravé : la dette, les projets scandaleux, le Grand Nancy Thermal, Nancy Grand Cœur, la ligne 1 du tram… Ils sont impuissants et ont fait du jour au lendemain allégeance à A. Rossinot pour conserver leur Vice-Présidence. Je ne leur en veux pas, même si je me suis senti immédiatement trahi, quand du jour au lendemain, ils étaient prêts à soutenir n’importe quelle proposition de la droite, quitte à être les premiers à me contredire…

Le piège rossinien s’était refermé sur eux. Pour Christophe Choserot, je n’étais pas étonné, il nous avait trahi depuis longtemps, il n’a jamais été de gauche au sens noble du terme, il a senti une belle opportunité à se dire macronisé quand cela est devenu intéressant, mais il a de toutes façons toujours été plus libéral qu’homme de progrès social. Dommage, car il est brillant et intelligent. Les autres Maires de gauche, eux, ne se sont pas macronisés, mais un peu carbonisés quand même, en acceptant trop souvent de se taire et de fermer les yeux…

 

Aujourd’hui, la fin de mandat est proche, le bilan est terrifiant de médiocrité.

A droite, ils sont nombreux dans les starting-blocks, prêts en cette année olympique à jouer des coudes et des coups bas pour devenir calife à la place de Dédé… A gauche, ça n’est pas mieux. « Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens-là, on n’aime pas monsieur, on calcule… ».

Dans les épisodes suivants, j’évoquerai par exemple l’idée nouvelle à la mode qui circule « la Commune Nouvelle », ou nouvelle embrouille, qu’ils chercheront à vous imposer, après les municipales, sans vous avoir concertés. Pour spolier encore un peu plus les Communes, pour empêcher encore plus les élus locaux d’agir et peut-être même pour permettre à A. Rossinot de durer politiquement encore un peu…

Mais cette fois-ci, quelque chose me dit qu’on ne se laissera pas faire…

 

 

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