Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 73 de 142)

 

Je reviens sur la délibération n°4 du Conseil de Métropole de vendredi 21 septembre 2018, car la presse quotidienne n’en a pas dit un mot. Or, il s’agit d’une délibération de la plus grande importance. Le Président avait refusé par principe que j’en sois le rapporteur, alors que j’ai pensé ce projet, je l’ai écrit et comme je suis le Maire de la Commune concernée, les investisseurs se sont adressés à moi. Le Président Rossinot ne voulant pas dire le mot « rapporteur », a fini, pour introduire mon intervention, par lâcher que j’allais faire « une sorte de rapport »…

Je diffuse le contenu de mon intervention, car un rapport donne des précisions sur la délibération et le vote qui s’en suit prend donc en considération ce rapport…

« Mr le Président, chers collègues,

Je vous remercie de me donner la parole sur ce dossier, et je dois dire qu’à la surprise générale nos rapports viennent de basculer en une fraction de seconde…
Je vous avais demandé avec insistance de pouvoir en être le co-rapporteur, et d’être identifié en tant que tel, mais vous refusiez en restant sur une position de principe.
Et voilà que soudain, vous inventez un nouveau concept ! Le concept « d’une sorte de rapport ». C’est nouveau, ça n’existait pas, ça vient de sortir ! Je me retrouve donc être « une sorte de rapporteur ».
Et cela est juste, puisque c’est un projet que je vous ai proposé depuis plusieurs années et qui, jusque là, n’avait pas été rendu possible. Nous avons travaillé ensemble avec Eric Pensalfini et vous-même, car ce projet est d’intérêt métropolitain, à bien des titres.
Il se situe principalement sur le territoire de la Ville de Tomblaine, sur la Plaine Flageul pour une surface de 42,5 hectares.
C’est donc également un enjeu énorme pour la ville dont je suis le maire.

Je connais bien ce projet, comme je connais bien ce territoire et d’ailleurs, j’en profite pour vous faire remarquer que sur la diapositive que vous projetez actuellement il y a une erreur : vous situez le karting Oberlin à Tomblaine, alors que celui-ci est basé à Nancy…
Le Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Tomblaine voté en son temps à l’unanimité par le Conseil Municipal de Tomblaine, puis à l’unanimité le 27 Novembre 2007 par le Conseil de Communauté Urbaine prévoyait sur la Plaine Flageul, de relier la Ville à la Ville. En effet, cet énorme no man’s land en grande partie en friche permanente sépare encore aujourd’hui les 2 quartiers prioritaires dans la politique de la ville que sont l’ex-quartier Jartom à Tomblaine et Mouzimpré à Essey-lès-Nancy.
C’est pour cela d’abord que ce projet est aujourd’hui nécessaire.
Ce projet va complètement dans le sens de l’intention exprimée dans le PLU, il offre une véritable cohérence territoriale mais également en terme d’attractivité et de développement économique.
Nous sommes à la convergence de plusieurs opportunités énormes pour la Métropole.
– Il y a d’abord une emprise foncière importante et disponible. 
– Il y a des besoins métropolitains recensés qui trouvent réponses dans ce projet.

– Il y a des investisseurs intéressés.
– L’idée serait de proposer un pôle métropolitain, d’activités, de sports, et de loisirs. Le contexte actuel permet d’imaginer en toute logique, le développement économique à partir d’activités sportives et de loisirs.

C’est un modèle ressemblant à certaines villes aux Etats-Unis dans lesquelles se développent sur une partie d’agglomération de façon concentrée une activité repérée et spécifique. Cela donne une lisibilité et par conséquent une attractivité.

Nous avons au bord de l’étang de la Méchelle, des activités nautiques : Canoë-Kayak, Aviron. Nous avons à Tomblaine le Stade Marcel Picot et ses annexes pour le Football, le Stade Raymond Petit pour l’athlétisme, les gymnases Cosec de Tomblaine et les installations sportives (piste d’athlétisme aux alentours), la Maison Régionale des Sports, où l’on recense pas moins de 113 employeurs.
On peut et je pense que c’est indispensable aller un peu plus loin à St Max/Essey et considérer le Creps qui, sera base arrière des Jeux Olympiques 2024 à Paris.
Nous avons tout autour de la Plaine Flageul des installations intéressantes (Espace Jean Jaurès, Salle de Gymnastique, Dojo, Gymnases).

Sur le site de l’aérodrome nous avons une fausse piste de karting (non homologuée) mais appelée à se développer, une école de pilotage aéronautique, et un ensemble d’entreprises dénommé la Communauté du drône.
Si nous avions le projet de faire en sorte que, la caserne des pompiers de Tomblaine déménageant, cette parcelle serait immédiatement investie pour développer une structure d’activités sportives ou de loisirs, on aurait alors une continuité géographique pertinente.
Et au milieu de tout cela, nous avons des investisseurs qui font des propositions. Financièrement, ça peut être intéressant pour le Grand Nancy, puisque ces investisseurs vont acheter les terrains. Mais plus encore, ces investisseurs proposent des infrastructures dont le Grand Nancy a besoin. Je citerai en particulier la patinoire très attendue ou encore une possibilité de mutualisation de parkings dans le cadre de l’usage du stade Marcel Picot (on est à 200 m à pieds en passant par le tunnel sous l’avenue de la Fraternité).
Et puis, la ligne numéro 3 de transport en commun devant traverser à terme la Plaine Flageul en direction d’Essey-lès-Nancy, des parkings pourront être également mutualisés pour servir de parking relais.
L’idée de proposer un développement très recentré sur l’activité sportive et de loisir (en y ajoutant forcément quelques commerces de bouche et de restauration) vise à positionner ce projet pour qu’il ne soit pas en concurrence avec les commerces du Centre Ville ou ceux de la Porte Verte.
On peut imaginer une mise en cohérence de l’ensemble de ces activités en terme d’offre pour le public du Grand Nancy voire même d’un public venu de beaucoup plus loin. Cela signifie attractivité et emplois.
Ce projet rapportera financièrement de l’argent à la collectivité, beaucoup plus qu’il ne lui en coutera.
Enfin, j’ai parlé de convergences d’opportunités : emprise foncière disponible, originalité du projet, investisseurs volontaristes,…
Il y a une autre opportunité qui a mon sens ne devrait pas être négligée. J’ai dit que le creps serait base arrière des JO 2024 à Paris. Si nous nous engageons dans ce projet dès maintenant, il sera possible d’associer la Métropole par ce projet à cette labellisation.
Nous aurons là la capacité d’accueil d’équipes sportives étrangères qui, en base arrière, pourront s’entraîner, et se préparer, tout en n’étant qu’à une heure quarante de Paris par le TGV…
Là encore, en terme de lisibilité et d’attractivité, nous pouvons jouer gagnants.

Monsieur le Président, j’émets le vœu que cette délibération ne reste pas délibération de principe et que l’on entre maintenant réellement dans une phase opérationnelle. »

À la suite de cette intervention, Éric Pensalfini a également rapporté de façon assez courte, car j’avais couvert le sujet, mais aussi parce que nous sommes d’accord sur ce projet. Il a précisé que j’aurais pu mentionner aussi le skate-park à proximité, à Nancy et il a raison.

Il n’y a eu aucune demande d’intervention.
Le Président a mis aux voix. Votes favorables à l’unanimité.

Quelques minutes plus tard, entre deux autres délibérations, le Président a informé l’assemblée qu’il avait oublié « dans le dossier de Tomblaine » (sic) de préciser que le Comité de suivi serait composé d’Eric Pensalfini (Vice-Président dans sa délégation), de lui-même quand ce sera nécessaire en sa qualité de Président et d’Hervé Féron, Maire de la Commune.Aucune remarque n’a été faite. Il a mis aux voix : unanimité pour.
C’est très important, car si on veut que le projet aboutisse, il faudra être volontariste, et pragmatique, un comité restreint sera donc plus adapté. Ce qui n’empêchera pas de travailler avec les autres élus dans leurs domaines de compétences respectifs chaque fois que cela sera nécessaire….

 

Je reviens sur la délibération n°4 du Conseil de Métropole de vendredi 21 septembre 2018, car la presse quotidienne n’en a pas dit un mot. Or, il s’agit d’une délibération de la plus grande importance. Le Président avait refusé par principe que j’en sois le rapporteur, alors que j’ai pensé ce projet, je l’ai écrit et comme je suis le Maire de la Commune concernée, les investisseurs se sont adressés à moi. Le Président Rossinot ne voulant pas dire le mot « rapporteur », a fini, pour introduire mon intervention, par lâcher que j’allais faire « une sorte de rapport »…

Je diffuse le contenu de mon intervention, car un rapport donne des précisions sur la délibération et le vote qui s’en suit prend donc en considération ce rapport…

« Mr le Président, chers collègues,

Je vous remercie de me donner la parole sur ce dossier, et je dois dire qu’à la surprise générale nos rapports viennent de basculer en une fraction de seconde…
Je vous avais demandé avec insistance de pouvoir en être le co-rapporteur, et d’être identifié en tant que tel, mais vous refusiez en restant sur une position de principe.
Et voilà que soudain, vous inventez un nouveau concept ! Le concept « d’une sorte de rapport ». C’est nouveau, ça n’existait pas, ça vient de sortir ! Je me retrouve donc être « une sorte de rapporteur ».
Et cela est juste, puisque c’est un projet que je vous ai proposé depuis plusieurs années et qui, jusque là, n’avait pas été rendu possible. Nous avons travaillé ensemble avec Eric Pensalfini et vous-même, car ce projet est d’intérêt métropolitain, à bien des titres.
Il se situe principalement sur le territoire de la Ville de Tomblaine, sur la Plaine Flageul pour une surface de 42,5 hectares.
C’est donc également un enjeu énorme pour la ville dont je suis le maire.

Je connais bien ce projet, comme je connais bien ce territoire et d’ailleurs, j’en profite pour vous faire remarquer que sur la diapositive que vous projetez actuellement il y a une erreur : vous situez le karting Oberlin à Tomblaine, alors que celui-ci est basé à Nancy…
Le Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Tomblaine voté en son temps à l’unanimité par le Conseil Municipal de Tomblaine, puis à l’unanimité le 27 Novembre 2007 par le Conseil de Communauté Urbaine prévoyait sur la Plaine Flageul, de relier la Ville à la Ville. En effet, cet énorme no man’s land en grande partie en friche permanente sépare encore aujourd’hui les 2 quartiers prioritaires dans la politique de la ville que sont l’ex-quartier Jartom à Tomblaine et Mouzimpré à Essey-lès-Nancy.
C’est pour cela d’abord que ce projet est aujourd’hui nécessaire.
Ce projet va complètement dans le sens de l’intention exprimée dans le PLU, il offre une véritable cohérence territoriale mais également en terme d’attractivité et de développement économique.
Nous sommes à la convergence de plusieurs opportunités énormes pour la Métropole.
– Il y a d’abord une emprise foncière importante et disponible. 
– Il y a des besoins métropolitains recensés qui trouvent réponses dans ce projet.

– Il y a des investisseurs intéressés.
– L’idée serait de proposer un pôle métropolitain, d’activités, de sports, et de loisirs. Le contexte actuel permet d’imaginer en toute logique, le développement économique à partir d’activités sportives et de loisirs.

C’est un modèle ressemblant à certaines villes aux Etats-Unis dans lesquelles se développent sur une partie d’agglomération de façon concentrée une activité repérée et spécifique. Cela donne une lisibilité et par conséquent une attractivité.

Nous avons au bord de l’étang de la Méchelle, des activités nautiques : Canoë-Kayak, Aviron. Nous avons à Tomblaine le Stade Marcel Picot et ses annexes pour le Football, le Stade Raymond Petit pour l’athlétisme, les gymnases Cosec de Tomblaine et les installations sportives (piste d’athlétisme aux alentours), la Maison Régionale des Sports, où l’on recense pas moins de 113 employeurs.
On peut et je pense que c’est indispensable aller un peu plus loin à St Max/Essey et considérer le Creps qui, sera base arrière des Jeux Olympiques 2024 à Paris.
Nous avons tout autour de la Plaine Flageul des installations intéressantes (Espace Jean Jaurès, Salle de Gymnastique, Dojo, Gymnases).

Sur le site de l’aérodrome nous avons une fausse piste de karting (non homologuée) mais appelée à se développer, une école de pilotage aéronautique, et un ensemble d’entreprises dénommé la Communauté du drône.
Si nous avions le projet de faire en sorte que, la caserne des pompiers de Tomblaine déménageant, cette parcelle serait immédiatement investie pour développer une structure d’activités sportives ou de loisirs, on aurait alors une continuité géographique pertinente.
Et au milieu de tout cela, nous avons des investisseurs qui font des propositions. Financièrement, ça peut être intéressant pour le Grand Nancy, puisque ces investisseurs vont acheter les terrains. Mais plus encore, ces investisseurs proposent des infrastructures dont le Grand Nancy a besoin. Je citerai en particulier la patinoire très attendue ou encore une possibilité de mutualisation de parkings dans le cadre de l’usage du stade Marcel Picot (on est à 200 m à pieds en passant par le tunnel sous l’avenue de la Fraternité).
Et puis, la ligne numéro 3 de transport en commun devant traverser à terme la Plaine Flageul en direction d’Essey-lès-Nancy, des parkings pourront être également mutualisés pour servir de parking relais.
L’idée de proposer un développement très recentré sur l’activité sportive et de loisir (en y ajoutant forcément quelques commerces de bouche et de restauration) vise à positionner ce projet pour qu’il ne soit pas en concurrence avec les commerces du Centre Ville ou ceux de la Porte Verte.
On peut imaginer une mise en cohérence de l’ensemble de ces activités en terme d’offre pour le public du Grand Nancy voire même d’un public venu de beaucoup plus loin. Cela signifie attractivité et emplois.
Ce projet rapportera financièrement de l’argent à la collectivité, beaucoup plus qu’il ne lui en coutera.
Enfin, j’ai parlé de convergences d’opportunités : emprise foncière disponible, originalité du projet, investisseurs volontaristes,…
Il y a une autre opportunité qui a mon sens ne devrait pas être négligée. J’ai dit que le creps serait base arrière des JO 2024 à Paris. Si nous nous engageons dans ce projet dès maintenant, il sera possible d’associer la Métropole par ce projet à cette labellisation.
Nous aurons là la capacité d’accueil d’équipes sportives étrangères qui, en base arrière, pourront s’entraîner, et se préparer, tout en n’étant qu’à une heure quarante de Paris par le TGV…
Là encore, en terme de lisibilité et d’attractivité, nous pouvons jouer gagnants.

Monsieur le Président, j’émets le vœu que cette délibération ne reste pas délibération de principe et que l’on entre maintenant réellement dans une phase opérationnelle. »

À la suite de cette intervention, Éric Pensalfini a également rapporté de façon assez courte, car j’avais couvert le sujet, mais aussi parce que nous sommes d’accord sur ce projet. Il a précisé que j’aurais pu mentionner aussi le skate-park à proximité, à Nancy et il a raison.

Il n’y a eu aucune demande d’intervention.
Le Président a mis aux voix. Votes favorables à l’unanimité.

Quelques minutes plus tard, entre deux autres délibérations, le Président a informé l’assemblée qu’il avait oublié « dans le dossier de Tomblaine » (sic) de préciser que le Comité de suivi serait composé d’Eric Pensalfini (Vice-Président dans sa délégation), de lui-même quand ce sera nécessaire en sa qualité de Président et d’Hervé Féron, Maire de la Commune.Aucune remarque n’a été faite. Il a mis aux voix : unanimité pour.
C’est très important, car si on veut que le projet aboutisse, il faudra être volontariste, et pragmatique, un comité restreint sera donc plus adapté. Ce qui n’empêchera pas de travailler avec les autres élus dans leurs domaines de compétences respectifs chaque fois que cela sera nécessaire….

J’ai envie de commencer par dire à la majorité et à l’exécutif du Grand Nancy : « arrêtez de vous écouter parler, écoutez les gens ! Arrêtez vos phraséologies grotesques, désuètes et d’un autre temps ! Arrêtez de vous regarder le nombril (pour ceux qui le peuvent encore !)

La méthode est bien connue : assommer les conseillers métropolitains par une présentation de la première délibération désespérément longue et soporifique pour les dissuader de participer au débat et même les inviter à quitter la séance avant que certaines autres délibérations délicates ne soient appelées à l’ordre du jour.

Même à la cathédrale la messe est moins longue. Mais il faut dire qu’ici l’évêque a le cuir épais…

Aujourd’hui, le Conseil de Métropole du Grand Nancy était convoqué à 13h30. Faute de quorum, il n’a pu commencer qu’à 13h46…
Le point n°1 « Le Projet Métropolitain » à l’ordre du jour a été « introduit » pour ne pas dire couvert par le Président Rossinot pendant… 25 minutes !
Et puis, le Président lit la note que son cabinet lui a préparée et annonce une vidéo de 4 minutes, puis des interventions des rapporteurs, Serge Bouly sur le thème de la cohésion, Bertrand Kling sur le thème du lien, Valérie Jurin sur le thème du bien-être et Éric Pensalfini sur le thème de l’audace !
Et alors, seulement après cette litanie, le débat sur ce premier point pourrait commencer…
La vidéo, de qualité technique très moyenne, n’est qu’une succession de témoignages de citoyens triés sur le volet pour ne dire que du bien des politiques du Grand Nancy. Ce n’est pas une information, c’est une campagne de pub. 
Et puis soudain, la vidéo s’achève sur une rupture brutale, juste au moment où elle parlait du « lien » ! Ah oui, mais le chef avait dit 4 minutes… et 4 minutes, c’est 4 minutes !
Cela jette un froid.
Et là on a droit à une succession d’interventions belles à faire pleurer un silo de betteraves ! On comprend tout de suite que le cabinet d’André Rossinot a distribué les nouveaux éléments de langage à la mode, chaudement recommandés…  Du verbiage et tout le monde est au garde à vous. Les interventions des uns et des autres ont été savamment préparées comme pour la rédaction d’un collégien, avec une introduction (le chef), un plan en quatre thèmes distribués et une conclusion (re- le chef).

Serge Bouly (en 8 minutes) part dans une envolée lyrique, le moment du petit poète, qui fera éclater de rire plus d’un, y compris parmi ses petits camarades… Il évoque « la cohésion des acteurs publics », « la société métropolitaine », « l’intelligence collective », il va jusqu’à redonner une définition à l’utopie !
C’est le monde des bisounours !
Bertrand Kling (en 5 minutes) finalement interviendra plutôt sur « le défi de l’audace », il ose donc convoquer l’histoire pour démontrer que « l’audace serait dans l’ADN grand nancéen » ! Et quand on entend argumenter par « la forêt, avenir de la planète et des hommes », de la part de ceux qui nous auront fait la Place Thiers et Nancy Grand Coeur… on continue à beaucoup sourire en coin et rire sous cape.
Mais ce n’est pas fini, la punition continue, Valérie Jurin (en 9 minutes) a la lourde tâche d’évoquer « le bien être ». Elle aussi part du siècle des Lumières, pour nous parler du bonheur (sic), « notre santé ne saurait être déconnectée de celle des animaux et celle des plantes ». Elle ose tout, elle cite Sean Penn dans « into the wild » (avé l’accent !) et… Émilie du Châtelet dans son « Discours sur le bonheur ». On croit rêver.
Éric Pensalfini reprend le thème de l’audace et ose même « une Métropole nommée désir ».
Et comme sur le lourd programme annoncé par André Rossinot, on a (encore) occulté le lien, c’est Malika Dati (en 8 minutes) qui intervient sur le thème « ensemble », elle n’hésite pas à évoquer notre rapport à l’Europe et même au monde !!!

Citoyennes, citoyens, braves gens, je n’invente rien ! Cela s’est passé comme ça.

A 14h42, la parole a été donnée à Dominique Valque, Président du CDD (Conseil de Développement Durable). C’est plutôt bien, car cela faisait au moins deux ans que le Président Rossinot ne nous avait pas permis d’entendre l’avis du CDD… Sauf que le temps déjà écoulé avait été si long, le pauvre Président du CDD, bien qu’excellent comme à son habitude, a dû débiter à toute allure son texte, qui fut donc peu audible.

C’est alors, à 14h48 que le débat sur ce premier point à l’ordre du jour a pu commencer, pour s’achever… à 15h25 !
Quelle mascarade !

 
Je respecte beaucoup chacun des intervenants, mais ils devraient être moins enthousiastes, car ces excès les rendent moins crédibles, voire insincères… Il y a tellement de décalage entre la réalité du quotidien, des pratiques et des méthodes dans cette intercommunalité avec tous ces beaux discours, qu’on ne peux pas y croire.
Cela dit la musique était si belle, les valeurs, les idées, les allégories si tentantes, que dans mon intervention, j’ai répondu « chiche » ?
Je n’ai donc pas voulu m’opposer, d’autant que j’ai trouvé la réponse d’André Rossinot plutôt respectueuse de la diversité des avis.
Je me suis abstenu.

On est passé au point numéro 2… Je vais bien, tout va bien…

J’ai envie de commencer par dire à la majorité et à l’exécutif du Grand Nancy : « arrêtez de vous écouter parler, écoutez les gens ! Arrêtez vos phraséologies grotesques, désuètes et d’un autre temps ! Arrêtez de vous regarder le nombril (pour ceux qui le peuvent encore !)

La méthode est bien connue : assommer les conseillers métropolitains par une présentation de la première délibération désespérément longue et soporifique pour les dissuader de participer au débat et même les inviter à quitter la séance avant que certaines autres délibérations délicates ne soient appelées à l’ordre du jour.

Même à la cathédrale la messe est moins longue. Mais il faut dire qu’ici l’évêque a le cuir épais…

Aujourd’hui, le Conseil de Métropole du Grand Nancy était convoqué à 13h30. Faute de quorum, il n’a pu commencer qu’à 13h46…
Le point n°1 « Le Projet Métropolitain » à l’ordre du jour a été « introduit » pour ne pas dire couvert par le Président Rossinot pendant… 25 minutes !
Et puis, le Président lit la note que son cabinet lui a préparée et annonce une vidéo de 4 minutes, puis des interventions des rapporteurs, Serge Bouly sur le thème de la cohésion, Bertrand Kling sur le thème du lien, Valérie Jurin sur le thème du bien-être et Éric Pensalfini sur le thème de l’audace !
Et alors, seulement après cette litanie, le débat sur ce premier point pourrait commencer…
La vidéo, de qualité technique très moyenne, n’est qu’une succession de témoignages de citoyens triés sur le volet pour ne dire que du bien des politiques du Grand Nancy. Ce n’est pas une information, c’est une campagne de pub. 
Et puis soudain, la vidéo s’achève sur une rupture brutale, juste au moment où elle parlait du « lien » ! Ah oui, mais le chef avait dit 4 minutes… et 4 minutes, c’est 4 minutes !
Cela jette un froid.
Et là on a droit à une succession d’interventions belles à faire pleurer un silo de betteraves ! On comprend tout de suite que le cabinet d’André Rossinot a distribué les nouveaux éléments de langage à la mode, chaudement recommandés…  Du verbiage et tout le monde est au garde à vous. Les interventions des uns et des autres ont été savamment préparées comme pour la rédaction d’un collégien, avec une introduction (le chef), un plan en quatre thèmes distribués et une conclusion (re- le chef).

Serge Bouly (en 8 minutes) part dans une envolée lyrique, le moment du petit poète, qui fera éclater de rire plus d’un, y compris parmi ses petits camarades… Il évoque « la cohésion des acteurs publics », « la société métropolitaine », « l’intelligence collective », il va jusqu’à redonner une définition à l’utopie !
C’est le monde des bisounours !
Bertrand Kling (en 5 minutes) finalement interviendra plutôt sur « le défi de l’audace », il ose donc convoquer l’histoire pour démontrer que « l’audace serait dans l’ADN grand nancéen » ! Et quand on entend argumenter par « la forêt, avenir de la planète et des hommes », de la part de ceux qui nous auront fait la Place Thiers et Nancy Grand Coeur… on continue à beaucoup sourire en coin et rire sous cape.
Mais ce n’est pas fini, la punition continue, Valérie Jurin (en 9 minutes) a la lourde tâche d’évoquer « le bien être ». Elle aussi part du siècle des Lumières, pour nous parler du bonheur (sic), « notre santé ne saurait être déconnectée de celle des animaux et celle des plantes ». Elle ose tout, elle cite Sean Penn dans « into the wild » (avé l’accent !) et… Émilie du Châtelet dans son « Discours sur le bonheur ». On croit rêver.
Éric Pensalfini reprend le thème de l’audace et ose même « une Métropole nommée désir ».
Et comme sur le lourd programme annoncé par André Rossinot, on a (encore) occulté le lien, c’est Malika Dati (en 8 minutes) qui intervient sur le thème « ensemble », elle n’hésite pas à évoquer notre rapport à l’Europe et même au monde !!!

Citoyennes, citoyens, braves gens, je n’invente rien ! Cela s’est passé comme ça.

A 14h42, la parole a été donnée à Dominique Valque, Président du CDD (Conseil de Développement Durable). C’est plutôt bien, car cela faisait au moins deux ans que le Président Rossinot ne nous avait pas permis d’entendre l’avis du CDD… Sauf que le temps déjà écoulé avait été si long, le pauvre Président du CDD, bien qu’excellent comme à son habitude, a dû débiter à toute allure son texte, qui fut donc peu audible.

C’est alors, à 14h48 que le débat sur ce premier point à l’ordre du jour a pu commencer, pour s’achever… à 15h25 !
Quelle mascarade !

 
Je respecte beaucoup chacun des intervenants, mais ils devraient être moins enthousiastes, car ces excès les rendent moins crédibles, voire insincères… Il y a tellement de décalage entre la réalité du quotidien, des pratiques et des méthodes dans cette intercommunalité avec tous ces beaux discours, qu’on ne peux pas y croire.
Cela dit la musique était si belle, les valeurs, les idées, les allégories si tentantes, que dans mon intervention, j’ai répondu « chiche » ?
Je n’ai donc pas voulu m’opposer, d’autant que j’ai trouvé la réponse d’André Rossinot plutôt respectueuse de la diversité des avis.
Je me suis abstenu.

On est passé au point numéro 2… Je vais bien, tout va bien…

Le Conseil de Métropole du Grand Nancy était convoqué aujourd’hui à 13h30. 
Il est 13h45, on attend, car on n’a pas le quorum… et on en est très loin. Y aurait-il un malaise ?
Tristesse !

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