Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 78 de 142)

Peu de présents au Conseil de Métropole d’aujourd’hui, à peine le quorum. Nous étions 42 à l’ouverture de séance, et encore… André Rossinot a dû attendre et commencer avec 10 minutes de retard pour constater le quorum. 
Le Président commence par une très longue intervention pour « positiver à donf »sur la délibération du Grand Nancy Thermal. Quand soudain (celle-là, il ne nous l’avait jamais faite), il reçoit un coup de téléphone. Il arrête tout, il répond, devant nous, et nous informe que « c’est Laurent Hénart »…
Après, un employé de la Métropole était chargé de nous présenter le projet (est-ce qu’aucun élu de droite n’avait voulu le présenter ? Ou bien, est-ce qu’aucun n’aurait su le présenter ?)
Et puis, nous avons eu droit à un superbe PowerPoint, en 3D, avec petite musique, visite virtuelle. C’était beau ! Rien que le PowerPoint, ça doit coûter beaucoup d’argent, pour convaincre (au fait, combien ça coûte ?)
La visite virtuelle, nous montre que clairement, dans ce projet, il n’y aura pas de place pour les pauvres…
 
De nombreuses interventions d’élus de droite ont suivi. Toutes à l’unisson : très positives et complémentaires, car toutes écrites sur commande par le cabinet du Président. 
Tout le monde avait la consigne de ne pas réagir à mes propos… sympa. Sauf Werner (le gendre !), qui tel le beauf moyen, et comme à son habitude, ne peut s’empêcher de m’envoyer un scud.
Même si je suis en désaccord avec Laurent Hénart, j’ai trouvé son intervention intéressante.
Je regrette l’intervention de Bertrand Masson, qui manifestement est dans une stratégie personnelle. Il nie la catastrophe économique annoncée, il ne l’évoque même pas. Lorsqu’il annonce « nous voterons pour », au nom de qui parle-t-il ? Il est d’ailleurs remercié à la fin par Rossinot qui lui propose de « continuer à travailler ensemble »…
Une fois encore, une partie de la gauche se couche. Rossinot a bien manœuvré. Alors que l’on sait pertinemment que ce sujet fait aussi débat parmi la droite, ils votent « pour ». Les électeurs s’y retrouveront.
 
D’ailleurs, Serge Bouly, lui-même, dans son intervention, reconnaît : « trop coûteux ? Je ne sais pas »…
 
Résultat : délibération votée. Rappelez-vous de tout cela, dans chacune de vos communes dans deux ans…
 
 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Il ne faut pas commettre cette erreur de plus.

J’entends l’argument de l’attractivité et je suis sensible à votre « argument publicitaire », ce superbe PowerPoint fait pour rêver, que vous venez de nous faire projeter. Mais dès lors que l’attractivité fait régresser le service au public tout en coûtant très cher à la collectivité, où en est l’intérêt ?

 

Sur le fond, le projet reste très discutable (en ce sens qu’il n’a pas été discuté comme il aurait dû l’être) : le patrimoine Ecole de Nancy est absorbé et englué, de tous côté, par une architecture moderniste banale. Même si on peut être satisfait de l’idée de terminer la galerie de Lanternier, idée reprise des propositions de Françoise Hervé (que vous auriez dû écouter un peu plus), c’est au moins ça. Mais, cela reste inacceptable.

 

La « friche herbeuse » censée remplacer la piscine Louison Bobet, reçoit finalement, dans ce que vous présentez aujourd’hui comme une option, deux constructions. On retire à la population un site de loisirs idéal, pour un usage en quelque sorte privatif. Mesdames, messieurs, vous irez expliquer aux Grands Nancéiens que vous avez voté la suppression de la piscine Louison Bobet dans ces conditions-là ?

Je rappelle, et même si vous vous en défendez, qu’il n’y a pas suffisamment de piscines et de créneaux disponibles pour les enfants des écoles dans le Grand Nancy. N’importe quel parent d’élève ou enseignant vous confirmera les conditions dans lesquelles les scolaires sont pressés de se déshabiller, de passer trop rapidement dans le bassin, pour ensuite se dépêcher de se rhabiller et libérer les lieux. Dans votre ROB, vous annoncez la fermeture d’une ou deux piscines, vous ne nous avez toujours pas dit auxquelles vous pensez. Alors que la  priorité devrait aller au service des habitants.

 

Votre projet n’est pas et ne sera pas populaire.

 

Ensuite, il y a votre méthode. Vous nous avez caché depuis longtemps que la donne avait changé. Au début, nous ne devions rien verser à l’investissement, et aujourd’hui ce serait 25 Md’€ à un moment où nous n’en avons pas les moyens. Vous le saviez puisque vous avez sollicité une aide de la Région pour l’investissement.

 

Je vous ai proposé un débat en interne, pour évoquer ces évolutions…vous ne m’avez pas répondu. Là encore vous êtes allé à marche forcée.

Chacun sait que lorsqu’on lance un appel d’offres, il y a un cahier des charges. Si au moment d’attribuer, la règle a changé et que le candidat s’est donc positionné sur un cahier des charges différent, il y a un risque juridique. Et lorsque l’on sait le nombre de gens qui pétitionnent contre ce projet, vous risquez un recours de la part des citoyens.

 

Et puis, il y a l’aspect budgétaire, NOUS N’EN AVONS PAS LES MOYENS !

Nous avons en priorité à prévoir une ligne 1 de transport en commun, c’est notre responsabilité, priorité d’autant plus urgente que vous avez décidé unilatéralement du déménagement de nombreux établissements sur le plateau de Brabois, avant même que d’avoir pensé aux déplacements quotidiens de ces centaines de Grands-Nancéiens pour qu’ils aillent travailler.

 

Au mois de mai, en Conseil, je vous ai dit que que votre délibération sur la ligne 1 était une coquille vide, un stratagème pour nous renvoyer à de nouvelles études et surtout je vous demandais de nous préciser comment vous alliez payer tout ça… Vous avez d’ailleurs reconnu cela lors du dernier Conseil de Métropole, à propos du Contrat Métropolitain, vous avez commenté pour expliquer qu’on n’y trouvait même pas la ligne 1, que pour l’instant on ne savait pas quel projet on allait retenir, ni comment on allait le financer.

 

Je vous ai fait des suggestions pour ce financement, et parmi elles, revoir votre copie à propos de Grand Nancy Thermal.

Je continue à dire que cela va nous coûter environ 80 Md’€ pour moins de service à la population du Grand Nancy.

 

D’abord, on nous annonce un projet à 117,48 Md’€ (parlons en TTC pour que le grand public soit au courant). Voyez-vous, je ne connais pas un seul investisseur privé qui souhaiterait s’engager sur une pareille somme, sans avoir l’assurance de gagner de l’argent… Et alors là, je commence à me demander s’il se justifie que nous lui versions tant d’argent public ? Cela mériterait d’être regardé de plus près.

 

Chacun sait que ce genre de projet énorme est au début annoncé à un certain coût et qu’en court de réalisation, par avenants divers, ça dérape encore plus… Vous devrez vous souvenir de ce que je vous dis aujourd’hui, le jour où la Métropole sera sollicitée pour abonder à nouveau…

 

– pour les 25 millions à l’investissement, on nous parle d’effondrements pour justifier cette somme et on nous assure que de toute façon, il aurait fallu faire ces travaux. Je ne suis pas sûr que le surcout dû à ces travaux représente vraiment 25 millions… C’est une petite fortune quand même.

 

Et puis si nous avions dû engager ces réparations, elles n’étaient peut-être pas urgentes et peut-être même pas indispensables, puisque ces effondrements existent depuis longtemps et qu’on ne s’en était même jamais aperçu…

 

 

 

– Et puis, il est écrit que le Grand Nancy versera chaque année une contribution forfaitaire au concessionnaire de 2,26 M d’€ (en sachant que cette somme peut être amenée à connaitre une « légère variation » selon vos propres termes ! ce n’est pas sérieux !). Puis, vous relativisez en ajoutant que chaque année ce concessionnaire reversera une redevance additionnelle de 400 000€ ce qui ramènerait la contribution du Grand Nancy à 1,837 M d’€.

 

Et vous comparez cette somme au coût actuel de fonctionnement du site 2,20 Md’€ annuels.

 

… Sauf que vous comparez ce qui sera notre coût annuel (2,26 M) moins les recettes (400 000) à ce qui serait le coût du site actuel (et là, vous ne retranchez pas les recettes. On nous embrouille.

 

Alors, faisons les comptes :

 

25 Millions (subvention d’investissement) + (1,837 Millions multipliés par 30 ans = 55,11 Millions) + 200 000 + 200 000 (alloués aux deux candidats non retenus) 

=  80,51 millions d’€ sur 30 ans

 

Je n’ose imaginer aussi les dérapages à venir sur le coût global de l’opération.

 

C’est une catastrophe annoncée.

 

Monsieur le Président, c’est un beau projet qui mérite notre intérêt mais qui doit être reporté  dans le temps pour être mieux traité.

 

Manifestement, vous vous faites plaisir avec un tel projet mais vous sacrifiez l’avenir. De ma part, ce n’est pas une posture. Je pense qu’il est urgent d’être responsable en ce qui concerne les équilibres budgétaires de la Métropole. Lesprétendants à votre succession parmi vos amis sont nombreux. Ils doivent savoir que pour être crédible, il faudra avoir voté et engagé l’avenir avec responsabilité. 

À gauche, comme à droite, les avis divergent. JE PENSE QUE MÊME L’ABSTENTION SERAIT UNE ERREUR !

Madame Annie LEVY SIFERMANN ne pouvait être présente, car retenue pour des raisons professionnelles. Elle m’a donné pouvoir, et tout comme moi, elle votera contre cette délibération.

 

Je vous demande de reporter ce projet pour pouvoir le reconsidérer avec toutes les précisions nécessaires dans le contexte global de nos possibilités budgétaires.

Peu de présents au Conseil de Métropole d’aujourd’hui, à peine le quorum. Nous étions 42 à l’ouverture de séance, et encore… André Rossinot a dû attendre et commencer avec 10 minutes de retard pour constater le quorum. 
Le Président commence par une très longue intervention pour « positiver à donf »sur la délibération du Grand Nancy Thermal. Quand soudain (celle-là, il ne nous l’avait jamais faite), il reçoit un coup de téléphone. Il arrête tout, il répond, devant nous, et nous informe que « c’est Laurent Hénart »…
Après, un employé de la Métropole était chargé de nous présenter le projet (est-ce qu’aucun élu de droite n’avait voulu le présenter ? Ou bien, est-ce qu’aucun n’aurait su le présenter ?)
Et puis, nous avons eu droit à un superbe PowerPoint, en 3D, avec petite musique, visite virtuelle. C’était beau ! Rien que le PowerPoint, ça doit coûter beaucoup d’argent, pour convaincre (au fait, combien ça coûte ?)
La visite virtuelle, nous montre que clairement, dans ce projet, il n’y aura pas de place pour les pauvres…
 
De nombreuses interventions d’élus de droite ont suivi. Toutes à l’unisson : très positives et complémentaires, car toutes écrites sur commande par le cabinet du Président. 
Tout le monde avait la consigne de ne pas réagir à mes propos… sympa. Sauf Werner (le gendre !), qui tel le beauf moyen, et comme à son habitude, ne peut s’empêcher de m’envoyer un scud.
Même si je suis en désaccord avec Laurent Hénart, j’ai trouvé son intervention intéressante.
Je regrette l’intervention de Bertrand Masson, qui manifestement est dans une stratégie personnelle. Il nie la catastrophe économique annoncée, il ne l’évoque même pas. Lorsqu’il annonce « nous voterons pour », au nom de qui parle-t-il ? Il est d’ailleurs remercié à la fin par Rossinot qui lui propose de « continuer à travailler ensemble »…
Une fois encore, une partie de la gauche se couche. Rossinot a bien manœuvré. Alors que l’on sait pertinemment que ce sujet fait aussi débat parmi la droite, ils votent « pour ». Les électeurs s’y retrouveront.
 
D’ailleurs, Serge Bouly, lui-même, dans son intervention, reconnaît : « trop coûteux ? Je ne sais pas »…
 
Résultat : délibération votée. Rappelez-vous de tout cela, dans chacune de vos communes dans deux ans…
 
 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Il ne faut pas commettre cette erreur de plus.

J’entends l’argument de l’attractivité et je suis sensible à votre « argument publicitaire », ce superbe PowerPoint fait pour rêver, que vous venez de nous faire projeter. Mais dès lors que l’attractivité fait régresser le service au public tout en coûtant très cher à la collectivité, où en est l’intérêt ?

 

Sur le fond, le projet reste très discutable (en ce sens qu’il n’a pas été discuté comme il aurait dû l’être) : le patrimoine Ecole de Nancy est absorbé et englué, de tous côté, par une architecture moderniste banale. Même si on peut être satisfait de l’idée de terminer la galerie de Lanternier, idée reprise des propositions de Françoise Hervé (que vous auriez dû écouter un peu plus), c’est au moins ça. Mais, cela reste inacceptable.

 

La « friche herbeuse » censée remplacer la piscine Louison Bobet, reçoit finalement, dans ce que vous présentez aujourd’hui comme une option, deux constructions. On retire à la population un site de loisirs idéal, pour un usage en quelque sorte privatif. Mesdames, messieurs, vous irez expliquer aux Grands Nancéiens que vous avez voté la suppression de la piscine Louison Bobet dans ces conditions-là ?

Je rappelle, et même si vous vous en défendez, qu’il n’y a pas suffisamment de piscines et de créneaux disponibles pour les enfants des écoles dans le Grand Nancy. N’importe quel parent d’élève ou enseignant vous confirmera les conditions dans lesquelles les scolaires sont pressés de se déshabiller, de passer trop rapidement dans le bassin, pour ensuite se dépêcher de se rhabiller et libérer les lieux. Dans votre ROB, vous annoncez la fermeture d’une ou deux piscines, vous ne nous avez toujours pas dit auxquelles vous pensez. Alors que la  priorité devrait aller au service des habitants.

 

Votre projet n’est pas et ne sera pas populaire.

 

Ensuite, il y a votre méthode. Vous nous avez caché depuis longtemps que la donne avait changé. Au début, nous ne devions rien verser à l’investissement, et aujourd’hui ce serait 25 Md’€ à un moment où nous n’en avons pas les moyens. Vous le saviez puisque vous avez sollicité une aide de la Région pour l’investissement.

 

Je vous ai proposé un débat en interne, pour évoquer ces évolutions…vous ne m’avez pas répondu. Là encore vous êtes allé à marche forcée.

Chacun sait que lorsqu’on lance un appel d’offres, il y a un cahier des charges. Si au moment d’attribuer, la règle a changé et que le candidat s’est donc positionné sur un cahier des charges différent, il y a un risque juridique. Et lorsque l’on sait le nombre de gens qui pétitionnent contre ce projet, vous risquez un recours de la part des citoyens.

 

Et puis, il y a l’aspect budgétaire, NOUS N’EN AVONS PAS LES MOYENS !

Nous avons en priorité à prévoir une ligne 1 de transport en commun, c’est notre responsabilité, priorité d’autant plus urgente que vous avez décidé unilatéralement du déménagement de nombreux établissements sur le plateau de Brabois, avant même que d’avoir pensé aux déplacements quotidiens de ces centaines de Grands-Nancéiens pour qu’ils aillent travailler.

 

Au mois de mai, en Conseil, je vous ai dit que que votre délibération sur la ligne 1 était une coquille vide, un stratagème pour nous renvoyer à de nouvelles études et surtout je vous demandais de nous préciser comment vous alliez payer tout ça… Vous avez d’ailleurs reconnu cela lors du dernier Conseil de Métropole, à propos du Contrat Métropolitain, vous avez commenté pour expliquer qu’on n’y trouvait même pas la ligne 1, que pour l’instant on ne savait pas quel projet on allait retenir, ni comment on allait le financer.

 

Je vous ai fait des suggestions pour ce financement, et parmi elles, revoir votre copie à propos de Grand Nancy Thermal.

Je continue à dire que cela va nous coûter environ 80 Md’€ pour moins de service à la population du Grand Nancy.

 

D’abord, on nous annonce un projet à 117,48 Md’€ (parlons en TTC pour que le grand public soit au courant). Voyez-vous, je ne connais pas un seul investisseur privé qui souhaiterait s’engager sur une pareille somme, sans avoir l’assurance de gagner de l’argent… Et alors là, je commence à me demander s’il se justifie que nous lui versions tant d’argent public ? Cela mériterait d’être regardé de plus près.

 

Chacun sait que ce genre de projet énorme est au début annoncé à un certain coût et qu’en court de réalisation, par avenants divers, ça dérape encore plus… Vous devrez vous souvenir de ce que je vous dis aujourd’hui, le jour où la Métropole sera sollicitée pour abonder à nouveau…

 

– pour les 25 millions à l’investissement, on nous parle d’effondrements pour justifier cette somme et on nous assure que de toute façon, il aurait fallu faire ces travaux. Je ne suis pas sûr que le surcout dû à ces travaux représente vraiment 25 millions… C’est une petite fortune quand même.

 

Et puis si nous avions dû engager ces réparations, elles n’étaient peut-être pas urgentes et peut-être même pas indispensables, puisque ces effondrements existent depuis longtemps et qu’on ne s’en était même jamais aperçu…

 

 

 

– Et puis, il est écrit que le Grand Nancy versera chaque année une contribution forfaitaire au concessionnaire de 2,26 M d’€ (en sachant que cette somme peut être amenée à connaitre une « légère variation » selon vos propres termes ! ce n’est pas sérieux !). Puis, vous relativisez en ajoutant que chaque année ce concessionnaire reversera une redevance additionnelle de 400 000€ ce qui ramènerait la contribution du Grand Nancy à 1,837 M d’€.

 

Et vous comparez cette somme au coût actuel de fonctionnement du site 2,20 Md’€ annuels.

 

… Sauf que vous comparez ce qui sera notre coût annuel (2,26 M) moins les recettes (400 000) à ce qui serait le coût du site actuel (et là, vous ne retranchez pas les recettes. On nous embrouille.

 

Alors, faisons les comptes :

 

25 Millions (subvention d’investissement) + (1,837 Millions multipliés par 30 ans = 55,11 Millions) + 200 000 + 200 000 (alloués aux deux candidats non retenus) 

=  80,51 millions d’€ sur 30 ans

 

Je n’ose imaginer aussi les dérapages à venir sur le coût global de l’opération.

 

C’est une catastrophe annoncée.

 

Monsieur le Président, c’est un beau projet qui mérite notre intérêt mais qui doit être reporté  dans le temps pour être mieux traité.

 

Manifestement, vous vous faites plaisir avec un tel projet mais vous sacrifiez l’avenir. De ma part, ce n’est pas une posture. Je pense qu’il est urgent d’être responsable en ce qui concerne les équilibres budgétaires de la Métropole. Lesprétendants à votre succession parmi vos amis sont nombreux. Ils doivent savoir que pour être crédible, il faudra avoir voté et engagé l’avenir avec responsabilité. 

À gauche, comme à droite, les avis divergent. JE PENSE QUE MÊME L’ABSTENTION SERAIT UNE ERREUR !

Madame Annie LEVY SIFERMANN ne pouvait être présente, car retenue pour des raisons professionnelles. Elle m’a donné pouvoir, et tout comme moi, elle votera contre cette délibération.

 

Je vous demande de reporter ce projet pour pouvoir le reconsidérer avec toutes les précisions nécessaires dans le contexte global de nos possibilités budgétaires.

Première page dans l’Est Républicain, entièrement consacrée à la piscine découverte Louison Bobet qui rencontre un énorme succès en ces périodes de températures caniculaires…
Au fait… ne s’agirait-il pas de la piscine qu’André Rossinot a décidé de supprimer dans son projet Grand Nancy Thermal ?

Première page dans l’Est Républicain, entièrement consacrée à la piscine découverte Louison Bobet qui rencontre un énorme succès en ces périodes de températures caniculaires…
Au fait… ne s’agirait-il pas de la piscine qu’André Rossinot a décidé de supprimer dans son projet Grand Nancy Thermal ?

 

Il va bientôt être l’heure de faire les comptes, non ?
J’ai été très esseulé au Conseil de Métropole lorsque je disais qu’André Rossinot nous menait en bateau sur le projet de ligne 1 du tram. Je disais qu’il n’écoutait pas les citoyens qui se sont exprimés, que cette délibération était une nouvelle coquille vide pour nous renvoyer à de nouvelles études et surtout qu’il n’avait même pas prévu la façon dont il allait financer cette ligne 1. Alors, je lui faisais quelques propositions pour trouver des financements et je lui proposais de revoir sa copie au sujet du Grand Nancy Thermal.
Cela n’est que du bon sens : la Métropole a un coeur de métier, dans lequel on trouve les transports en commun. Aujourd’hui, il faut se recentrer sur nos compétences premières pour les mettre en oeuvre dans de bonnes conditions. Après seulement on pourra se disperser sur d’autres projets dès lors qu’ils seront intéressants. 

Je n’ai reçu aucune réponse, que du mépris, il continue à marche forcée. Il s’enferre dans ses erreurs sans souci des lendemains qu’il n’aura pas à gérer…

Il ignore par exemple qu’une pétition circule sur le thème « Non à la disparition de la piscine découverte Louison Bobet » et qu’elle a recueilli déjà plus de 1100 signatures…

Et voilà qu’une délibération est programmée au prochain Conseil de Métropole, dans laquelle, messieurs dames, il va nous enfiler son projet avec l’augmentation exponentielle du coût à la charge du contribuable. Comme beaucoup d’élus tremblent devant lui, ils seront absents ou bien voteront pour. 
Cela plombera le budget de la Métropole pour très longtemps, alors je vous engage à bien regarder comment les élus de votre commune voteront vendredi 6 juillet et je vous invite à vous en souvenir…

J’avais dit en Conseil de Métropole et j’avais écrit que ce petit caprice finirait par nous coûter 80 millions d’euros…
Aujourd’hui c’est confirmé, j’avais malheureusement raison.
Même si il est essayé de brouiller les cartes dans la présentation de la délibération, exemples :

– On nous dit : coût total 97,9 millions d’€… HT ! Cela nous fait donc en TTC 117,48 millions d’€ et nul doute que ça va grimper (il en est ainsi dans tous les projets, on nous annonce un coût au départ, puis il y a des avenants, des sommes qui se rajoutent et on ne rend jamais publique la dépense finale). Si ce coût venait à nouveau à déraper, qui nous dit que la Métropole ne devra pas mettre quelques millions supplémentaires dans ce couteux investissement ?

– Savez-vous (vous, le grand public) qu’il est prévu, comme cela se pratique usuellement (mais pourquoi ne pas le dire plus clairement ?) qu’il faudra que la Métropole verse 200 000€ à chacun des deux candidats qui n’ont pas été retenus ?

– On nous dit que la Métropole devra verser à l’investisseur 25 millions d’€ de subvention d’investissement. Mais quid des 5 millions sollicités auprès de la Grand Région pour ce même investissement ? (nous avons posé la question, nous n’avons pas obtenu de réponses). Devons-nous comprendre que ces 5 M d’€ s’ajouteraient aux 25 M d’€ pour une subvention d’investissement au total de 30 millions d’€ ??? Si cela n’était pas leur intention, ils le diraient.

– Et puis, il est écrit que le Grand Nancy versera chaque année une contribution forfaitaire au concessionnaire de 2,26 M d’€ (en sachant que cette somme peut être amenée à connaitre une « légère variation » selon leurs propres termes ! ce n’est pas sérieux !). Puis, ils relativisent en ajoutant que chaque année ce concessionnaire reversera une redevance additionnelle de 400 000€ ce qui ramènerait la contribution du Grand Nancy à 1,837 M d’€.
Alors, ils fanfaronnent en comparant cette somme au coût actuel de fonctionnement du site 2,20 M d’€ annuels.
… Sauf qu’ils comparent ce qui sera notre coût annuel (2,26 M) moins les recettes (400 000) à ce qui serait actuellement le coût du site (et là, ils ne retranchent pas les recettes, car cela les arrange). On nous embrouille.

 

80,51 millions d’€ sur 30 ans.

Alors, faisons les comptes :

25 Millions (subvention d’investissement) + (1,837 Millions multipliés par 30 ans = 55,11 Millions) + 200 000 + 200 000 
(alloués aux deux candidats non retenus) = 80,51 millions d’€ sur 30 ans.

 

Je n’ose redire qu’il faudra peut-être ajouter les 5 M d’€ de la Région et les dérapages à venir sur le coût global de l’opération.
C’est une catastrophe annoncée. 

Sur le fond, le projet reste très discutable. Voilà ce que j’écrivais le 12 avril dernier 
(cette réflexion n’a pas reçu de réponse de la part d’André Rossinot)

Grand Nancy Thermal… on en parle bientôt ?

Cette Ville qui était si belle…


=> Plus grave encore : ce projet est contre nature et sans ambition pour Nancy. Un projet thermal ? Ce n’est pas nouveau, le premier projet date de 1908, en même temps que l’Exposition Internationale de l’Est de la France. Mais à l’époque, cela avait du sens, car on n’avait pas commencé par imaginer le projet sous l’angle économique. On s’était d’abord interrogé sur le rayonnement de Nancy
et l’attractivité qui résulterait d’un tel projet. Et pour cela, il avait fallu prendre en considération l’histoire et le site patrimonial dans sa globalité.
Là, l’approche économique a précédé l’approche patrimoniale et met donc en péril l’attractivité pérenne de ce projet. Françoise Hervé l’avait dit, l’avait écrit. Sur son insistance, il a été demandé à un bureau d’étude de produire un « diagnostic architectural et patrimonial ».
Mais cette approche est beaucoup trop réductrice ! Il aurait fallu considérer le site patrimonial dans sa globalité et également l’histoire de tout le site, dans son contexte artistique, patrimonial et végétal. C’est ce que préconisait Françoise Hervé. Ce diagnostic a été livré en septembre 2016 ! Alors que le projet dans ses intentions et son cahier des charges était largement engagé. On appelle ça un alibi !
On peut peut-être s’étonner aussi que ce diagnostic architectural n’ait pas révélé ces fameux effondrements ?

C’est un manque d’ambition, un manque d’imagination, de créativité. L’ambition aurait été d’allier thermalisme et milieu urbain et de le mettre en relation avec l’histoire du site et le mouvement artistique de l’Ecole de Nancy. Serait-il stupide d’imaginer achever le projet de Palais Thermal tel qu’il avait été imaginé par Lanternier avant la première guerre mondiale ?

Alors, si on considère que cela va nous coûter cher, très cher, pour un projet en panne d’ambition, je propose de tout remettre à plat.
Françoise Hervé, encore elle, s’était proposée de réaliser une exposition pour porter à la connaissance du grand public les richesses et les potentialités du site. Pourquoi ne pas recommencer par ça ? Et organiser la concertation ? Est-on vraiment pressé par le temps ? Ne vaut-il mieux pas perdre du temps pour élaborer un beau projet fonctionnel, qui valorise le patrimoine et l’histoire de cette ville qui était si belle ?

 

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