Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 83 de 142)

Au Grand Nancy les budgets se suivent et la méthode ne change pas… La présentation du budget est un exercice qui ressemble plus à une justification du malaise permanent et le pauvre article de presse de complaisance qui suit le lendemain en page 5 ne vous informe pas, il ne s’agit que d’insister sur les affirmations ressassées et sur l’autosatisfaction d’affichage de la majorité du Grand Nancy, comme pour tenter de s’en convaincre soit même. Tous ces gens-là ne sont pas crédibles.
C’est pourquoi, j’ai boycotté cette mascarade qu’ils appellent Conseil de Métropole ce vendredi.
Mais, il faut que vous soyez informés, alors voici quelques éléments de précisions factuels (donc incontestables) que je vous invite à faire circuler sur les réseaux sociaux :

– on nous dit qu’il a fallu faire des économies partout pour absorber les 20 millions en moins dus aux baisses de dotations de l’Etat…
mensonge, puisque si on considère la période de 2010 à 2015, le Grand Nancy a vu ses recettes de fonctionnement augmenter de…40 millions !
Elles ont augmenté parce qu’ils ont augmenté les taux de fiscalité (et si André Rossinot ironise de façon méprisante à propos du vote de l’opposition  sur les taux, il faut vous expliquer que cette année nous avons voté pour, parce qu’ils n’augmentent pas, et les autres années quand les taux augmentaient, nous avons voté contre… logique, non ?).

Elles ont augmenté parce qu’ils ont aussi augmenté les tarifs des services publics, vous payez donc la note.

On nous dit aussi avec fierté que le taux de la CFE n’a pas augmenté depuis 2011… C’est réducteur et le dire comme ça au grand public s’apparente à une escroquerie. La CFE est la contribution qui a succédé en partie à la Taxe Professionnelle. Quand elle a été mise en place, le Grand Nancy a voté un taux des plus élevé, étranglant ainsi bon nombre de petites commerçants et artisans (on se demande après pourquoi des locaux commerciaux sont vides en centre ville de Nancy, à Laxou,…)
Et aujourd’hui, ils se vantent de ne pas avoir augmenté les taux de la CFE depuis !!!

La vérité, c’est que le Grand Nancy s’est surendetté, la presse ne vous le dit jamais : c’est la Métropole qui a le plus mauvais rapport dette par habitant de France ! Je le dis chaque année, et chaque année le fossé se creuse, la situation s’aggrave.

La vérité c’est que le Grand Nancy compense ses dérapages budgétaires en spéculant sur les terrains de certaines villes de banlieue dont il fait l’acquisition parfois même à l’euro symbolique, et qu’il revend très cher à des investisseurs privés à qui il demande en plus de financer les aménagements (qui sont pourtant de la compétence du Grand Nancy). Cela dissuade les investisseurs privés et empêche le développement cohérent de ces petites communes.

La vérité, c’est aussi le mode de gouvernance. Tout se décide au plus haut niveau, alors on fait des erreurs qui coûtent une fortune au Grand Nancy, et met son avenir en péril. L’après Rossinot sera plombé pour des décennies. 
Oui, une fortune en investissement : le choix du tram et le choix de le prolonger (là encore, nous sommes les seuls en France !), le Palais des Congrès, la Place Thiers, que les Grands Nancéens n’arrivent toujours pas à appeler « Place Simone Veil », tant cette Place est laide, inhumaine, minérale. Et maintenant le projet Grand Nancy Thermal… (On est tellement ridicule à toujours voilà se nommer « Grand », tout ce qu’on annonce est « Grand »… N’avez-vous jamais remarqué que ceux qui cherche à se grandir sont petits ?)
Alors Nancy Thermal , là aussi on nous ment en permanence. Au début, on nous disait que ça ne coûterait rien aux Grands Nancéiens en investissement, que tout serait payé par le privé délégataire. Et puis on nous a annoncé triomphalement que la Région allait participer (cela veut bien dire qu’ils savaient pertinemment qu’il y aurait un coût en investissement pour la collectivité, ils nous mentaient déjà). Aujourd’hui on apprend qu’il y aurait effondrement (c’est le cas de le dire) et que cela nous coûterait donc 25 millions !
Mais là encore on nous berne, ça ne sera pas 25 millions, ce sera 25 + les 5 millions que la Région nous donnerait ! J’ai demandé au Président du Grand Nancy une réunion spécifique d’information et de débat pour tous les conseillers métropolitains.

Mais ce qui nous plombe aussi c’est que tout ces équipements qui ne sont que le choix du Prince, nous coûtent cher, très cher ensuite en fonctionnement : le tram bien sûr avec tous ses dysfonctionnements, le Palais des Congrès, la Place Thiers avec elle aussi ses dysfonctionnements, et le Grand Nancy Thermal, pour lequel on nous annonçait au début 1,3 millions d’euros annuels en fonctionnement (dont la justification laisse d’ailleurs à désirer), ce qui impliquera la fermeture d’une ou deux piscines sur le Grand Nancy (voir le rapport d’orientation budgétaire). Aujourd’hui, on nous parle de 3 millions annuels pour le Grand Nancy. Mais qui décide de tout ça ?
Voilà pourquoi, il faut faire des économies et le service public est dégradé, voilà pourquoi les tarifs augmentent, les objets hétérogènes sont ramassés plus rarement, les collectes diverses sont espacées, les voiries secondaires dans les villes de banlieue ne sont plus suffisamment entretenues. Vous êtes toutes et tous pris en otages.

Le système est simple : il y a des instances « démocratiques » uniquement pour faire beau, des commissions, un Conseil de Développement Durable,… Ce CDC par exemple est composé de personnes qualifiées qui travaillent sérieusement pour émettre des préconisations. Et bien ce CDD n’est jamais sollicité pour avis, ou bien nous, les Conseillers Métropolitains, nous n’en sommes jamais mis au courant. Nous avions réussi à faire inscrire dans le règlement du Conseil de Métropole que chaque fois qu’arriverait une délibération en Conseil et que le CDD aurait travaillé sur ce sujet, son avis devrait être annexé à la délibération pour instruire les Conseillers Métropolitains avant leur vote. Depuis le début du mandat, cela n’a JAMAIS été respecté.

Les Commissions ? Beaucoup de rapports tardifs, sur table, elles sont réunies à des heures qui ne conviennent pas aux gens qui travaillent. La Métropole est difficilement accessible, cela signifie pour beaucoup poser une demi-journée de congé pour une réunion vide de sens…
Si vous demandez une subvention, ou si un maire demande des travaux sur sa commune, la décision est prise en amont, par le président, certains vice-présidents ou la direction générale (c’est à dire des fonctionnaires…) Quand les dossiers arrivent en commissions, ils ont donc été écrémés et les Conseillers Métropolitains ne sont pas informés de ce qui a été écarté, c’est comme ça. Il leur est donc demandé essentiellement de donner leur avis sur ce qui a déjà été retenu . Dans ce système autocrate, on nous prend pour des guignols.

Deux exemples :
– En 2001, le Grand Nancy, que le fait de ne pas respecter la loi ne dérange pas, avait déposé un permis de construire pour le Stade Marcel Picot à Tomblaine, que j’avais validé, mais qu’il n’a jamais respecté. Il n’a, entre autres, jamais réalisé les abords qualitatifs du stade.
Depuis 17 ans je demande que les horribles grillages soient remplacés. L’an dernier, on a enfin daigné me répondre. Mais pour faire des économies (sic), on n’a réalisé que la partie côté rue Jean Moulin, on m’a formellement promis que le côté Boulevard Jean Jaurès serait réalisé en 2018. On se souvient de la satisfaction des élus de cette majorité qui se sont appropriés le résultat de cette superbe nouvelle clôture rue Jean Moulin. Et bien aujourd’hui, on ne les entend plus, ils font profil bas. Car rien n’est prévu au Budget 2018 pour la clôture boulevardJean Jaurès ! On m’a menti, une fois de plus. Ils n’ont même pas le courage d’assumer leurs décisions, car les Commissions n’ont pas été saisies de ce choix, et dans le Budget, il n’y a rien à ce sujet… Voilà comment ils traitent les maires, voilà comment ils vous traitent.
– Depuis 10 ans, je demande des travaux de mises aux normes et de confort au COSEC de Tomblaine. Il s’agit d’un gymnase qui a été financé à l’époque par le Syndicat Intercommunal Scolaire, la Ville de Tomblaine avait donc participé à cet investissement. Mais comme le Grand Nancy veut tout maîtriser, il a pris compétence pour cela (et chaque nouvelle compétence lui permet de recevoir des dotations).
Ce gymnase est obsolète, les vestiaires, l’électricité, les circulations, les issues de secours, tout est à revoir. La cité scolaire compte 3000 élèves sensés utiliser ce gymnase, il faut y ajouter des associations, dont un club Tomblainois : l’ASPTT Nancy-Tomblaine Basket. Je vous parle souvent de ce club dont l’équipe féminine leader en Nationale 3 est la meilleure équipe du Grand Est.
Les supporters des clubs visiteurs ironisent sur les conditions d’accueil, nous en sommes la risée. Il n’y a pas de lieu de convivialité pour l’après-match. Pour aller aux toilettes, les spectateurs doivent traverser les vestiaires des joueuses ! Pour pénétrer dans la salle sur des tribunes précaires et insuffisantes, le public doit utiliser les issues de secours ! Et comme il n’y a.aucun sas, cela provoque une déperdition de chaleur permanente,…
L’an dernier, enfin, on me répond « il faut commanditer une étude » (petite musique si souvent entendues) ! Cela a donc été budgèté en 2017 et cela a eu un coût significatif !
L’étude pertinente démontre la nécessité d’engager ces travaux. Pour des raisons toujours d’économies, on m’a promis que ces travaux seraient étalés sur 2018 et 2019. Ok…

Arrive le budget : ces travaux ne sont pas prévus en 2018, je n’en suis même pas informé. Quel mépris !
Voilà pourquoi vous continuerez à vivre ces matches dans ces conditions de précarité.

Voilà comment ça se passe à la Métropole du Très Grand Nancy, univers impitoyable.

…mon avis sur les transports en communs dans le Grand Nancy.

Le Grand Nancy est coupable historiquement. À l’époque, coupable d’avoir choisi dans la précipitation, sans concertation aucune, pour ne pas dire de façon occulte, une technologie nouvelle, dont la qualité n’était ni éprouvée, ni démontrée : le tram Bombardier.
C’est ainsi le développement économique, la qualité de la vie au quotidien, les équilibres budgétaires du Grand Nancy, mais avant tout les usagers qui étaient sacrifiés pour des décennies à venir. Et, circonstances aggravantes, le risque était amplifié par l’accélération pour empêcher tout débat, toute critique, et permettre une inauguration mémorable en présence de madame Chirac, sans vergogne, en pleine période électorale.

Rappelez vous que la transaction conclue en 2005 avec Bombardier portait sur un coût de maintenance annuel de… 2 millions d’euros ! Or, l’expert mandaté par le Tribunal Administratif avait constaté pour l’année 2007… 2,6 millions d’euros de maintenance !!! 
En coulisses, plus personne ne contestait l’idée que ce choix avait été une erreur catastrophique techniquement et financièrement. Le discours public n’a eu cesse de présenter une version plus édulcorée.
C’est comme ça que la spéculation sur des terrains (savamment organisée via l’ADUAN, la SOLOREM, l’EPFL, et tous les outils qui vont bien mis en place pour une maitrise totale), terrains sur certaines communes de banlieue a permis au Grand Nancy une variable d’ajustement budgétaire.

Voilà, ça c’est déjà de la vieille histoire, mais les « responsables » sont toujours en place, les méthodes aussi et on en paie toujours les tristes conséquences.
Et puis, il y a eu récidive ! Deux agglomérations seulement en France avaient opté pour le tram Bombardier : Caen et Nancy. La multitude d’autres agglomérations n’était pas tombée dans le panneau. En 2012, on apprend que Caen décide d’abandonner pour passer au tramway classique sur fer… Et bien, pas Nancy ! On a décidé d’en reprendre au moins pour 10 ans. Nous avons été la risée de toute la France.
Vous avez dit masochistes ? Non, il s’agissait d’abord de ne pas reconnaître les erreurs et de ne pas entendre l’opposition et la population dire « on vous avait prévenus ».
En 2012 donc, on décide de prolonger et pour pallier aux difficultés techniques chroniques, on engage 14 millions (!) pour remettre à neuf un matériel qui n’avait que 12 ans.

Un rapport avait été diligenté par le ministère des Transports quand le Grand Nancy l’avait appelé à l’aide en 2008, il disait : « … car le système de tramways sur pneu TVR souffre de déraillements fréquents, entraînant des retards, des accidents, et de l’usure particulièrement rapide de certaines pièces. Résultat : des usagers mécontents et des frais de maintenance au-delà des prévisions. »

 

Bon, aujourd’hui, on nous raconte que tout ça devrait changer et il a été annoncé (et là c’est médiatisé…) « la volonté de tourner une fois pour toutes la page du tram Bombardier » !

Et même d’organiser une concertation (ouah ! Révolution quand tu nous tiens !!!)
Le bon peuple sera donc entendu.
Et là subtile attention, le dossier est confié à Christophe Choserot.
 
Christophe dans le cadre de sa vice-présidence s’est emparé courageusement et avec talent de ce lourd, lourd, lourd dossier.
Il a eu raison. Grâce à lui, l’opposition parvient à faire progresser enfin la majorité dans le seul souci de l’intérêt général.
 
Il a mené de façon exemplaire une large concertation, avec la volonté d’écouter et non pas d’imposer son point de vue. Il porte aussi la proposition exacte qui était celle de la Gauche au moment des élections municipales.
Mais cette concertation n’est-elle pas un nouveau leurre, indépendamment de la volonté de Christophe Choserot ?
Bien sûr que si. On sait depuis le départ que le Grand Nancy surendetté n’aura pas les moyens d’entendre les bons choix, ceux de la raison, qui ressortiront en termes de voeux de cette concertation.
 
D’abord, il aurait fallu répondre à la question « comment fait-on pour desservir le plateau de Brabois ? » avant même que d’organiser le déménagement massif de dentaire et de pharma ! Sans concertation non plus sur le devenir des bâtiments ainsi abandonnés au centre ville…
 
Alors, pour anticiper sur les économies à faire, on a commencé par nous faire croire que techniquement on ne pourrait pas monter à Brabois avec le tram… aujourd’hui chacun sait que cela n’était pas vrai.
Christophe Choserot défend l’idée du tram qui monterait à Brabois, à condition qu’il aille aussi jusqu’à Roberval, à Vandoeuvre et que cela n’empêche pas ce qui est prévu du côté de Saint-Max et d’Essey-les-Nancy.
 
Je suis complètement d’accord avec lui. Il semblerait qu’un accord a été trouvé entre André Rossinot et les maires de St. Max et d’Essey pour un tram en traversée de ces deux villes, mais qui ne soit plus en site propre (c’est à dire qu’il soit en site partagé avec la circulation automobile, pour permettre une meilleure fluidité). Pour une fois qu’André Rossinot accepte et respecte les propositions de maires sur leurs propres communes et dans l’intérêt des citoyens, on ne va pas bouder notre plaisir. J’aurais d’ailleurs eu la même demande si il s’était agi de ma Commune.
On a donc la bonne solution toute trouvée pour l’avenir de la Ligne 1. 
 
Et c’est là qu’on réalise que j’avais raison depuis le départ : l’enveloppe possible ne permettra jamais de faire ça, il manquera entre 120 et 150 millions… Comme ça, on a gagné du temps (on pourrait même dire qu’on en a perdu…) et on a leurré le bon peuple en lui demandant son avis, pour « faire démocrate ».
 
La suite va être difficile à assumer… On nous dira qu’on n’est jamais content, qu’on est en opposition systématique,…
Pourtant c’est cette solution qu’il faudra défendre. Il faudra bien qu’un jour nous ayons un réseau de transport en commun facilement accessible, avec des amplitudes horaires et une couverture des territoires qui correspondent à la réalité de la vraie vie.
 
Un bon indicateur de réussite de cette politique publique serait qu’un jour on constate que même les élus prennent les transports en communs pour se rendre à la Mairie de Nancy ou au siège de la Métropole, rien que parce que ça serait devenu simple et incitatif de prendre le bus ou le tram.
 
Au moins un autre sujet subsiste : du côté Nord-Est, on manque cruellement de parkings relais pour inciter les automobilistes à se garer et prendre les transports en commun.
Normalement, si ça n’est pas remis en cause la ligne numéro 3 traversera la Plaine Flageul à Tomblaine, et j’ai proposé depuis plusieurs années un projet de développement économique sur cette Plaine Flageul. J’ai trouvé des investisseurs privés. C’est une opportunité incroyable pour le Grand Nancy, car ces investisseurs amèneraient dans leurs projets de nombreuses places de stationnement qui pourraient être partagées par convention avec les utilisateurs du Stade Marcel Picot les soirs de matches de l’ASNL. Une partie de ces parkings pourrait servir aussi de parking relais…
Mes propositions concrètes ont déjà trois ans d’âge, et on n’avance pas vite. Il suffirait de bon sens, et de volonté nouvelle d’accepter que les élus locaux puissent être acteurs du devenir de leur ville…

 

…mon avis sur les transports en communs dans le Grand Nancy.

Le Grand Nancy est coupable historiquement. À l’époque, coupable d’avoir choisi dans la précipitation, sans concertation aucune, pour ne pas dire de façon occulte, une technologie nouvelle, dont la qualité n’était ni éprouvée, ni démontrée : le tram Bombardier.
C’est ainsi le développement économique, la qualité de la vie au quotidien, les équilibres budgétaires du Grand Nancy, mais avant tout les usagers qui étaient sacrifiés pour des décennies à venir. Et, circonstances aggravantes, le risque était amplifié par l’accélération pour empêcher tout débat, toute critique, et permettre une inauguration mémorable en présence de madame Chirac, sans vergogne, en pleine période électorale.

Rappelez vous que la transaction conclue en 2005 avec Bombardier portait sur un coût de maintenance annuel de… 2 millions d’euros ! Or, l’expert mandaté par le Tribunal Administratif avait constaté pour l’année 2007… 2,6 millions d’euros de maintenance !!! 
En coulisses, plus personne ne contestait l’idée que ce choix avait été une erreur catastrophique techniquement et financièrement. Le discours public n’a eu cesse de présenter une version plus édulcorée.
C’est comme ça que la spéculation sur des terrains (savamment organisée via l’ADUAN, la SOLOREM, l’EPFL, et tous les outils qui vont bien mis en place pour une maitrise totale), terrains sur certaines communes de banlieue a permis au Grand Nancy une variable d’ajustement budgétaire.

Voilà, ça c’est déjà de la vieille histoire, mais les « responsables » sont toujours en place, les méthodes aussi et on en paie toujours les tristes conséquences.
Et puis, il y a eu récidive ! Deux agglomérations seulement en France avaient opté pour le tram Bombardier : Caen et Nancy. La multitude d’autres agglomérations n’était pas tombée dans le panneau. En 2012, on apprend que Caen décide d’abandonner pour passer au tramway classique sur fer… Et bien, pas Nancy ! On a décidé d’en reprendre au moins pour 10 ans. Nous avons été la risée de toute la France.
Vous avez dit masochistes ? Non, il s’agissait d’abord de ne pas reconnaître les erreurs et de ne pas entendre l’opposition et la population dire « on vous avait prévenus ».
En 2012 donc, on décide de prolonger et pour pallier aux difficultés techniques chroniques, on engage 14 millions (!) pour remettre à neuf un matériel qui n’avait que 12 ans.

Un rapport avait été diligenté par le ministère des Transports quand le Grand Nancy l’avait appelé à l’aide en 2008, il disait : « … car le système de tramways sur pneu TVR souffre de déraillements fréquents, entraînant des retards, des accidents, et de l’usure particulièrement rapide de certaines pièces. Résultat : des usagers mécontents et des frais de maintenance au-delà des prévisions. »

 

Bon, aujourd’hui, on nous raconte que tout ça devrait changer et il a été annoncé (et là c’est médiatisé…) « la volonté de tourner une fois pour toutes la page du tram Bombardier » !

Et même d’organiser une concertation (ouah ! Révolution quand tu nous tiens !!!)
Le bon peuple sera donc entendu.
Et là subtile attention, le dossier est confié à Christophe Choserot.
 
Christophe dans le cadre de sa vice-présidence s’est emparé courageusement et avec talent de ce lourd, lourd, lourd dossier.
Il a eu raison. Grâce à lui, l’opposition parvient à faire progresser enfin la majorité dans le seul souci de l’intérêt général.
 
Il a mené de façon exemplaire une large concertation, avec la volonté d’écouter et non pas d’imposer son point de vue. Il porte aussi la proposition exacte qui était celle de la Gauche au moment des élections municipales.
Mais cette concertation n’est-elle pas un nouveau leurre, indépendamment de la volonté de Christophe Choserot ?
Bien sûr que si. On sait depuis le départ que le Grand Nancy surendetté n’aura pas les moyens d’entendre les bons choix, ceux de la raison, qui ressortiront en termes de voeux de cette concertation.
 
D’abord, il aurait fallu répondre à la question « comment fait-on pour desservir le plateau de Brabois ? » avant même que d’organiser le déménagement massif de dentaire et de pharma ! Sans concertation non plus sur le devenir des bâtiments ainsi abandonnés au centre ville…
 
Alors, pour anticiper sur les économies à faire, on a commencé par nous faire croire que techniquement on ne pourrait pas monter à Brabois avec le tram… aujourd’hui chacun sait que cela n’était pas vrai.
Christophe Choserot défend l’idée du tram qui monterait à Brabois, à condition qu’il aille aussi jusqu’à Roberval, à Vandoeuvre et que cela n’empêche pas ce qui est prévu du côté de Saint-Max et d’Essey-les-Nancy.
 
Je suis complètement d’accord avec lui. Il semblerait qu’un accord a été trouvé entre André Rossinot et les maires de St. Max et d’Essey pour un tram en traversée de ces deux villes, mais qui ne soit plus en site propre (c’est à dire qu’il soit en site partagé avec la circulation automobile, pour permettre une meilleure fluidité). Pour une fois qu’André Rossinot accepte et respecte les propositions de maires sur leurs propres communes et dans l’intérêt des citoyens, on ne va pas bouder notre plaisir. J’aurais d’ailleurs eu la même demande si il s’était agi de ma Commune.
On a donc la bonne solution toute trouvée pour l’avenir de la Ligne 1. 
 
Et c’est là qu’on réalise que j’avais raison depuis le départ : l’enveloppe possible ne permettra jamais de faire ça, il manquera entre 120 et 150 millions… Comme ça, on a gagné du temps (on pourrait même dire qu’on en a perdu…) et on a leurré le bon peuple en lui demandant son avis, pour « faire démocrate ».
 
La suite va être difficile à assumer… On nous dira qu’on n’est jamais content, qu’on est en opposition systématique,…
Pourtant c’est cette solution qu’il faudra défendre. Il faudra bien qu’un jour nous ayons un réseau de transport en commun facilement accessible, avec des amplitudes horaires et une couverture des territoires qui correspondent à la réalité de la vraie vie.
 
Un bon indicateur de réussite de cette politique publique serait qu’un jour on constate que même les élus prennent les transports en communs pour se rendre à la Mairie de Nancy ou au siège de la Métropole, rien que parce que ça serait devenu simple et incitatif de prendre le bus ou le tram.
 
Au moins un autre sujet subsiste : du côté Nord-Est, on manque cruellement de parkings relais pour inciter les automobilistes à se garer et prendre les transports en commun.
Normalement, si ça n’est pas remis en cause la ligne numéro 3 traversera la Plaine Flageul à Tomblaine, et j’ai proposé depuis plusieurs années un projet de développement économique sur cette Plaine Flageul. J’ai trouvé des investisseurs privés. C’est une opportunité incroyable pour le Grand Nancy, car ces investisseurs amèneraient dans leurs projets de nombreuses places de stationnement qui pourraient être partagées par convention avec les utilisateurs du Stade Marcel Picot les soirs de matches de l’ASNL. Une partie de ces parkings pourrait servir aussi de parking relais…
Mes propositions concrètes ont déjà trois ans d’âge, et on n’avance pas vite. Il suffirait de bon sens, et de volonté nouvelle d’accepter que les élus locaux puissent être acteurs du devenir de leur ville…

 

Une belle manifestation en présence du premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste Bertrand Masson.

Une belle manifestation en présence du premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste Bertrand Masson.

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