Grand Nancy Métropole

Rossinot ballotté ? C'est ballot !

Conseil de Métropole assez peu fréquenté donc et particulièrement soporifique.

On sent que, progressivement, Rossinot dans sa stratégie néo-macronienne, asphyxie les communes qu'il rêve un jour de dissoudre sous prétexte de les fusionner, pour mieux les vampiriser.
Cela commence par des interprétations abusives de la loi (la répartition des logements sociaux sur les territoires de nos communes a été abandonnée à V. Debord (et les maires de gauche l'ont votée !), l'intercommunalité va reprendre conformément à la loi le règlement de publicité, mais il essaiera de prendre au passage aux Communes leurs recettes. Cela continue par ces sempiternelles propositions de mutualisations qui chaque fois lui donne plus de pouvoir, et lèsent les Communes et financièrement et dans leur pouvoir d'agir.

Les maires ont peur de lui et espèrent toujours  plaire au roi pour moins subir... En ce moment, il signe des contrats avec la Grande Région et avec l'Etat...
Pour la Région, cela exclue les Communes, puisque, pour cette contractualisation, c'est le Grand Nancy, donc Rossinot dans sa toute puissance qui est l'interlocuteur de la Région. 
Cela s'appelle "Contrat de partenariat métropolitain entre la Région Grand Est, la Métropole du Grand Nancy et la Ville de Nancy" (c'est beau la poésie !)
Il met dans ce contrat ce qu'il veut et uniquement ce qu'il veut. Il y met par exemple le Grand Nancy thermal, dont on sait que le dérapage financier sera abyssal, que le projet sur le fond (car il touche le fond) n'est pas bon, que les nancéiens pétitionnent contre la fermeture de la piscine Louison Bobet... nous n'avons pas obtenu le débat que nous demandions, le dérapage n'a pas été ni présenté en Conseil de Métropole, ni voté. 

Et bien il le met quand même dans le contrat avec la Région ! Et après, il nous dira que nous nous sommes engagés sur ce projet puisqu'il était dans le contrat de partenariat !
Et puis comme les Communes n'ont rien a dire, on ne trouve pas dans ce contrat ce que nous aurions aimé que la Région soutienne (nos projets communaux ou à défaut les projets sur nos communes que Rossinot s'est appropriés, pour qu'ils n'aboutissent pas).
Cela s'appelle la dissolution progressive des Communes (pour la démocratie, c'est trop tard, c'est déjà fait).
Cette fois-ci, c'est Didier Sartelet Maire de Heillecourt et surtout Vice-Président de Rossinot, qui courageux a fait savoir qu'il ne s'y retrouvait pas. Il n'a donc pas voté ce Contrat, en annonçant que Garcia (absent) ne le voterait pas non plus (ça, on a l'habitude qu'il ne vote pas...)
La Gauche a été un peu plus courageuse et plus cohérente qu'elle ne l'avait été sur le sujet de la Ligne numéro 1 du tram (il faut dire qu'elle était peu présente), elle n'a pas voté non plus cette délibération.
Et d'ailleurs à propos de cette ligne 1 du tram, rappelez-vous ce que j'avais dit : "Rossinot nous mène en bateau... il ne s'engage pas à faire cette ligne d'une manière ou d'une autre... il ne dit pas comment il va la financer... je vous donne rendez-vous au mois de décembre prochain, puisqu'il nous recolle des études coûteuses, vous verrez qu'en décembre, il nous dira que ce n'est pas possible ou alors, il nous renverra encore à de nouvelles études". 
J'avais donné rendez vous au mois de décembre... et bien c'est hallucinant, mais Rossinot, dans ses commentaires oiseux au sujet de cette délibération, a dit, sans vergogne, "nous n'avons pas mis la ligne numéro 1 du tram dans ce contrat, car pour l'instant nous n'avons rien décidé, nous ne savons pas encore comment nous allons la financer..."
Nous n'aurons donc pas eu à attendre le mois de décembre. Je pense que tous ceux qui l'ont laissé faire et qui ne se sont pas opposés à cette délibération de mascarade au mois de mai ne doivent pas être très fiers d'eux.

Et puis il y a eu  la délibération 19 dans laquelle Rossinot nous propose (ou nous impose) la contractualisation financière avec l'Etat (la contractualisation Macron). C'est le sénateur Husson qui a pris la parole pour défendre les Communes et dire ce que nous disons depuis le début. Les communes ont assez payé la note, elles n'en peuvent plus. Et signer ce contrat signifie une régression, c'est la décentralisation qui est remise en cause, c'est donner tous les pouvoirs à l'Etat via le Préfet. Là encore on vend la peau des Communes.
Moi, je dis "contractualisation Macron-piège à cons !" Rossinot, c'est le Bourgeois de Calais du Grand Nancy. On va lui acheter une chemise et lui donner les clés de nos Communes qu'il ira déposer aux pieds de Macron.
Le sénateur de droite n'a donc pas voté cette délibération (d'autres élus de droite non plus) et la Gauche a voté contre.

Rossinot est balloté, c'est ballot. Mais, les dégâts d'ores et déjà sont considérables, quand on se réveillera, ce sera trop tard.

La démocratie selon Dédé...



Lors de l'avant-dernier Conseil de Métropole, André Rossinot avait réalisé une première en matière de démocratie. Alors que Stéphane Hablot avait quitté la séance sans donner de pouvoir à qui que ce soit, il avait considéré (et sans honte, à voix haute) que Stéphane Hablot avait voté "pour"... 
Inédit, consternant, mais cela n'a ému personne. Décidément cette assemblée, systématiquement suiviste, paraît complètement anesthésiée...

Aujourd'hui, je ne suis pas sûr du tout que le quorum du Bureau de Métropole était atteint, tant les sièges étaient vides... Mais le Bureau s'est tenu quand même ...
Et puis a eu lieu le Conseil de Métropole, les rangs étaient tout aussi clairsemés avec 44 présents (sur 80 ! ) et en plus, le Président se permet de faire une plaisanterie déplacée à mon endroit, insinuant que je ne suis pas assez présent ! 
Il ferait mieux de s'interroger sur l'exercice de la démocratie dans cette Métropole... Et sur les raisons pour lesquelles les Conseillers viennent aussi peu (et de moins en moins) : les grand-messes, que sont ces Conseils de Métropole, sont imbuvables, inintéressants, interminables, abrutissants. Bavardage, bavardage, bavardage.
L'autocratie est la seule règle pour des décisions qui ne tiennent jamais compte des contributions des Conseillers Métropolitains.
On pourrait dire que ça sent la fin de règne, mais elle est interminable cette fin de règne...

Et aujourd'hui, le Président égrène la très longue liste des pouvoirs que les absents sont censés avoir attribués et signés...
Lui a le pouvoir de V. Debord, absente... Et il annonce que Daniel Magron donne son pouvoir à Jean-Pierre Hurpeau. Là, on entend Jean-Pierre Hurpeau prendre la parole pour dire qu'il y a une erreur car il a déjà un autre pouvoir... Celui du député Garcia (décidément, celui-là il est absent de partout : 16% de participations aux votes à l'Assemblée... Que fait-il de ses journées et de ses indemnités ?) Déjà, c'est un évènement que Jean-Pierre Hurpeau prenne la parole dans cette assemblée et de plus se permette de contredire le Président ! Chacun aura compris que personne ne lui a demandé son avis, le cabinet d'André Rossinot a distribué les pouvoirs des élus sans leur demander leur avis (on croit rêver !)
Alors André Rossinot déclare qu'il va donc prendre ce pouvoir. Je lui rappelle qu'il a déjà celui de V. Debord et qu'il ne peut pas cumuler... 
Pas de problème, il attribue le pouvoir de Daniel Magron (sans lui demander son avis, puisqu'il est absent et sans qu'il ait signé quoi que ce soit) à un autre Conseiller.
Devant tout le monde et sans honte.
La Métropole est un univers incroyable, cela ne se produit qu'ici !

Ligne 1 de transport en commun : le Grand Nancy sous anesthésie...

Débat de dupes cet après-midi au Grand Nancy... Je suis intervenu pour dire me semble-t-il ce que beaucoup de nos concitoyens pensent et disent. La pression est terrible de toutes parts, mais j'ai l'habitude d'être franc et de ne pas me coucher...
Hervé Féron.

 

Conseil de Métropole – Vendredi 25 mai 2018 

Délibération n°7 : Extension et renouvellement de la ligne 1 : décisions consécutives à la concertation préalable 

Intervention d’Hervé Féron 

 

Monsieur le Président,  

Chers collègues,  

 

Il s’agit dans ce Conseil de Métropole de se positionner sur le renouvellement et l’extension de la Ligne 1 de transports en commun consécutive à la concertation préalable. Monsieur le Président, votre opposition est évidemment piégée par la méthode. A défaut de nous proposer le tram sur rail dans une première intention pour qu’il monte à Brabois, vous nous proposez un autre mode de transport, vous nous menez en bateau.  

 

La première grande faiblesse de ce dossier, c’est qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu de financement de prévu ou de précisé. Et il est à craindre que ce point faible légitimera le fait de différer encore, ou de ne pas réaliser le tram sur rail jusqu’à Brabois.  

 

L’autre point faible, c’est bien évidemment l’absence de stratégie pluriannuelle depuis si longtemps, c’est-à-dire d’une véritable politique publique pensée, partagée et mise en œuvre selon un planning cohérent.  

 

Le piège qui nous est tendu, c’est aussi lorsque vous avez proposé au Vice-président Christophe Choserot de travailler sur ce dossier. Il a fait un excellent travail que nous souhaitons tous remarquer ici. Mais cela n’enlève rien au contexte et à l’histoire… 

 

Oui, c’est piégeant, puisqu’à partir de son travail, vous avez amendé votre texte, vous l’avez même amélioré, on y sent des promesses subliminales. Et l’on pourrait même y lire une intention d’entendre ce que les personnes qui se sont exprimées très majoritairement lors de la consultation publique ont manifesté : la volonté d’une desserte du Plateau de Brabois par le futur tramway d’ores et déjà décidée.  

 

Mais comme vous n’avez pas prévu le financement,  on tourne en rond et on se retrouve confronté aux mêmes atermoiements.  

 

Alors dans le Groupe de Gauche, on aura des votes « pour » parce que certains voient un réel progrès à travers cette délibération. Progrès accompli grâce au travail de Christophe Choserot, mais aussi grâce à celui des élus de Gauche, ceux de Vandœuvre et ceux de l’Est de l’agglomération, ainsi qu’à celui des associations qui ont participé à la concertation et qui ont elles-mêmes organisé des débats au-delà de votre concertation. 

 

Et dans notre groupe, vous aurez également des votes « contre ». Ne vous engouffrez pas dans la démagogie qui consisterait à dire que les votes contre signifieraient ne pas vouloir d’un projet de transports en commun. Ceux qui voteront contre expriment le fait qu’ils n’y trouvent pas leur compte. 

 

Christophe Choserot a donc fait ce qu’il a pu dans le contexte très contraint qui lui a été réservé. Le contexte très contraint, ce sont des promesses décennales et récurrentes qui nous ont tant fait espérer, mais qui n’ont jamais été tenues. Je voudrais vous donner quelques exemples, alors qu’il pourrait y en avoir des dizaines à citer : 

 

  • En 2000, vous étiez Maire de Nancy et Vice-président de la Communauté urbaine. Le Plan de Déplacements Urbains prévoyait alors 3 lignes de transports en commun en site propre, ligne 2 en 2003 et ligne 3 en 2006… 

  • En 2006, vous étiez encore Maire de Nancy et Président de la Communauté urbaine. Le Plan de Déplacements Urbains révisé prévoyait une extension du réseau en prolongeant la ligne 1, la réalisation d’une ligne 2 finalement mise en service en 2013 et la mise en œuvre progressive d’une ligne 3, toutes en voie réservée… 

  • En 2009, vous étiez toujours Maire de Nancy et toujours Président de la Communauté urbaine. Votre Vice-Président d’alors, Monsieur Laurent Garcia, annonçait en Conseil cette même ligne 3 « dans un premier temps préfigurée sous forme d’une ligne à haut niveau de service » qui était censée relier Vandœuvre aux Plaines Rive Droite. Vous déclariez vous-même en séance publique en avoir donné l’assurance au Maire de Vandœuvre… 

  • Par délibération du 20 mars 2009, le Conseil que vous présidiez toujours, affichait encore son ambition et son optimisme et promettait « conformément au Plan de Déplacements Urbains, adopté en 2006, l’objectif du Grand Nancy est de mettre en œuvre un réseau de transport en commun cohérent et étendu, organisé autour, d’une part, de 3 lignes principales, en grande partie en site propre, mises en œuvre progressivement, et d’autre part, de lignes complémentaires à haut niveau de service, tout en veillant au maintien et au développement du maillage complet du réseau sur l’ensemble de l’agglomération »…  

Le même texte confirmait pour la ligne 2 un matériel roulant de type trolleybus articulé avec guidage optique. Non content d’avoir été soumise à la première concertation, cette proposition était inscrite dans le dossier d’enquête publique. Mais, retournement de situation, vous annonciez début 2011 des bus à haut niveau de service… 

  • Quid du parking-relais avenue du Général Patton ? Quid du tram/train ? Quid de l’aménagement d’itinéraires cyclables ?  

 

Comme tant d’autres fois auparavant, vous vous engagiez personnellement le mois dernier sur ce dossier, promettant donc le tram à Brabois en 2023. Et cette fois encore vous nous demandez de vous croire sur parole.  

 

Après cette énumération impressionnante, force nous est de constater que la majorité ne vient pas de découvrir la situation, ni sa gravité. Cette délibération nous dit-on, consiste à définir le périmètre et les caractéristiques du projet. Mais comment nous engager sur une telle intention, sans avoir au préalable une approche précise du financement ? Les seuls éléments de cadrage financier que l’on puisse évoquer sont issus du rapport budgétaire, et alors là… grand flou artistique.   

 

D’abord vous ne nous dites pas précisément comment vous financez la version bas de gamme, et vous nous dites encore moins comment vous financez la version que le grand public a choisi. Il me semble donc qu’à travers cette délibération, vous proposez le marché de dupe : finançons une fois de plus des études, elles aboutiront à la conclusion que nous n’avons pas les moyens de le faire.  

 

Dans le Rapport d’Orientation Budgétaire 2018, il est dit que « l’amélioration de l’épargne brute passerait par l’augmentation des recettes réelles de fonctionnement [en d’autres termes par] la fiscalité, la tarification des services publics, et/ou la diminution des dépenses de fonctionnement ». Question : Pour ce qui concerne la fiscalité, avez-vous l’intention d’augmenter les taux d’imposition ? Si oui, de combien ? Et quand ? Les citoyennes et citoyens que nous représentons doivent savoir. Autre question : la tarification des services publics. De quel(s) service(s) public(s) parlez-vous ? Ils ont déjà tous augmenté… Et à  combien alors se monteront ces nouvelles augmentations ? Et quand ? En 2020 ? Au lendemain des élections municipales ?  

 

Dans le ROB, il est également question de diminuer le programme d’investissements. Question : Avez-vous à cette occasion l’intention de vous recentrer sur votre cœur de métier, c’est-à-dire sur des investissements qui concernent vos compétences premières ?  

 

Toujours dans le ROB, vous envisagiez en décembre dernier « le resserrement des critères de prise en charge gratuite des transports scolaires » et nous nous en inquiétions déjà. Nous avions malheureusement raison car nous verrons dans un moment ce que « resserrement » signifie pour votre majorité. Vous souhaitiez également rationaliser la politique vélo, en d’autres termes faire là des économies de bouts de chandelle. La seule rationalisation qui vaille en la matière serait de mener enfin une politique vélo digne de ce nom en aménageant de véritables itinéraires cyclables, cohérents, sécurisés et agréables.  

 

Il y aurait encore de nombreuses questions à poser quant à vos intentions pour financer la ligne 1. Vous voulez nous éteindre les lumières après les avoir célébrées sur la place Stan. Vous avez déjà diminué considérablement l’entretien des voiries secondaires dans les communes périphériques. Et quoi ensuite ? Les espaces verts ? Les ordures ménagères ? J’en profite pour renouveler une question que j’ai déjà posée à plusieurs reprises : vous avez annoncé la fermeture de 1 ou 2 piscines alors que les enfants des écoles ne bénéficient pas de suffisamment de créneaux. Pouvez-vous nous dire clairement à quelles piscines vous pensez ?  

 

Pour l’instant vous n’êtes pas en capacité de nous dire comment vous allez financer ce nouveau tram, alors que vous savez depuis de nombreuses années que nous aurons inéluctablement ce rendez-vous. Nous, élus de Gauche, nous pensons que nous devons donner à notre territoire un réseau de transports en commun fonctionnel à hauteur de l’ambition indispensable qui permettra par cet aménagement de mettre en cohérence nos politiques publiques. C’était notre programme avant les élections municipales, et c’est à ce projet qu’aboutit le travail de Christophe Choserot. Sauf que par ailleurs vous avez plombé la capacité d’investissement du Grand Nancy et vous n’avez pas prévu le financement de cette infrastructure essentielle pour notre intercommunalité.  

 

Comment peut-on envisager un Projet Métropolitain alors même que nous ne sommes pas en capacité de donner réponse aux besoins réels de déplacement des grands Nancéiens ?  

Dans une lettre co-signée un certain nombre de responsables de Nancy-Brabois Technopole interpelle , je les cite : »Si notre Métropole ne sait pas mettre en œuvre un réseau de transport en commun efficace et dans un délai court, la performance économique dont nous avons besoin ne sera pas au rendez-vous, sans parler des questions de pollution et de dégradation de la qualité de vie à laquelle nos salariés sont désormais très sensibles ». 

 

Lorsqu’enfin vous aurez répondu à toutes ces questions, (si vous le voulez bien)c’est-à-dire que vous ferez face à ces responsabilités qui sont les vôtres  depuis tant d’années, nous découvrirons qu’une fois de plus votre proposition est la proposition du pauvre. Du pauvre parce que vous êtes mal endetté, mais chacun ici s’en souvient, nous vous avons suffisamment prévenu, et depuis si longtemps. 

 

Lorsqu’au point n°5 de votre délibération, vous titrez« une DUP pour un projet complet », c’est d’emblée une contre-vérité. Le projet que vous proposez n’est pas complet. La vraie ambition pour la Métropole du Grand Nancy c’est effectivement un tram sur fer de la Porte Verte jusqu’à Brabois, mais sans rupture de charge, et tout de suite, c’est-à-dire sans étape. Et ce projet ne sera complet que s’il respecte entièrement le tracé suivant : Porte Verte, Kléber, Barrois, République/gare, Vélodrome, boulevard de l’Europe jusqu’au carrefour avec l’avenue Jeanne d’Arc d’une part, mais aussi la continuité jusqu’à Brabois. C’est l’extension sur l’ancienne voie Saint-Georges longeant vers le Nord la voie de la Meurthe. C’est une extension vers la zone Roberval à Vandœuvre, plus la traversée de Saint-Max et d’Essey en site partagé, comme convenu avec les deux maires. Alors je vous entends déjà  me répondre « mais c’est exactement ce nous proposons dans notre délibération ». Et bien non. Dans votre délibération, vous nous renvoyez à des études et vous continuez à conditionner le projet complet à un financement dont vous ne dites rien. Ce qu’il nous faut, Monsieur le Psident, c’est mettre en place un plan pluriannuel de développement du réseau de transport en commun, c’est un planning, ce sont des dates qu’il nous faudra honorer, c’est une stratégie, une construction cohérente du projet et de son financement détaillé.  

 

Il fallait y penser à la desserte de Brabois avant même que d’organiser la migration des facultés et des emplois vers le plateau. Nous avons la responsabilité du transport aller et retour d’environ 45.000 personnes au quotidien. Comment peut-on traiter ce sujet avec autant de légèreté ? Quelles sont vos solutions pour la rentrée universitaire 2018 ? L’ajout d’une rame le matin grâce à la récupération du matériel de Caen ? La suppression de sièges dans ces mêmes rames afin d’y entasser plus « d’usagers-contribuables » ? Et quoi ensuite ? Des pousseurs de passagers comme dans les métros japonais ? Vous rafistolez, vous improvisez, alors que tout cela aurait dû être anticipé. Quelle était l’urgence d’installer dès à présent ce campus santé ?  

 

Alors on nous dit que le projet complet coûterait 80, 100, et maintenant 130 millions de plus. Très franchement, je demande à voir. Cela mérite d’être vérifié. Pendant des mois, on nous a bien raconté que techniquement il était impossible de faire monter le tram à Brabois. Il n’était donc même pas question d’en parler. C’était un alibi. Aujourd’hui, on sait que techniquement c’est possible. Alors quand on nous parle de ces sommes énormes, nous demandons à ce que cela soit regardé de plus près parce que l’affirmer légitime le fait de nous proposer en décembre prochain un projet en deux phases. Mais ce projet en deux phases soit sera une promesse mensongère, soit coûtera beaucoup plus cher puisqu’il nécessiterait des travaux provisoires, par exemple d’aménagements au Vélodrome, pour une reconfiguration ultérieure avec de nouveaux travaux pour une deuxième phase. Cela ne tient pas debout.  

 

Nous avons des propositions.  

1/ Répondez à nos questions quand on vous interroge.  

2/ Ecoutez-nous de temps en temps. 

Et 3/ S’il faut trouver ces dizaines de millions supplémentaires, nous vous proposons de reporter le très onéreux projet Grand Nancy Thermal qui devrait coûter à la Métropole 81 millions d’euros en 30 ans. Je m’explique : La participation métropolitaine à l'investissement serait de 25 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter les 5 millions d’euros annoncés par subventions de la Région = 30 millions. Si l’on considère qu'il était prévu une participation aux dépenses annuelles de 1,3 million d’euros et que l’on évoque aujourd'hui plutôt 3 millions d’euros par an, cela représente un dérapage de 1,7 million d’euros chaque année, par rapport à ce qui avait été dit. Ainsi, en fonctionnement, le projet Grand Nancy Thermal pourrait coûter : 1,7  million d’euros, multiplié par 30 ans, c’est-à-dire la durée de la délégation de service public, soit 51 millions d’euros, auxquels doivent s’ajouter ces 30 millions. Nous arrivons donc à 81 millions d’euros pour la Métropole en trente ans.  

 

Nous proposons aussi de nous reconcentrer sur nos compétences premières, d’arrêter les dépenses fastueuses, de prioriser, de revisiter les moyens que nous mettons pour des études. Nous allons en débattre plus tard, mais tout de même, 2, 8 millions d’euros annuels pour SCALEN, on peut peut-être se poser la question : à quoi ça sert ? Comment cet outil est utilisé ? Quel bénéfice le Grand Nancy tire-t-il de toutes ces études ? Les grands Nancéiens ont-ils conscience que cela nous coûte 2,8 M par an ?  

 

Autre proposition : abandonner le recrutement d’une agence de communication dans le cadre de la politique de la ville qui nous couterait 650.000 €, recrutement qui sera soumis au vote plus tard et qui s’ajouterait à celui d’une autre agence déjà décidé il y a deux mois seulement. 

 

Nous vous  proposons également de renoncer à la Fondation pour l’humanisme numérique et de nous recentrer enfin sur nos compétences premières et le cœur de métier de la MétropoleOu encore de rechercher une meilleure lisibilité du budget en ce qui concerne les lignes éparses des frais de protocole… 

Nous avons beaucoup d’autres idées et nous nous tenons à votre disposition pour travailler en ce sens.  

 

En somme, ce que nous proposons nous, c’est l’ambition juste pour notre Métropole. C’est d’être clairvoyant et responsable. Vous le disiez vous-même, Monsieur le Président, « Il arrive un moment en politique où il faut s’afficher et dire "voilà ce que je veux" ; où il ne faut pas être frileux ; où il faut oser ». Et bien, osons !  

 

La honte.

Vous êtes des variables d'ajustement budgétaire.

Je suppose que c'est pour faire des économies que l'éclairage public ne fonctionne pas sur la moitié du Boulevard du Millénaire en traversée de 
Tomblaine ? 
Le Grand Nancy est tellement endetté qu'il n'entretient plus les routes dans les villes de banlieue et qu'il n'assume pas ses responsabilités. Nancy Grand coeur, le Palais des Congrès, la Place Thiers... triste et coûteux bilan. Et bientôt le Grand Nancy Thermal. Et parce qu'on a plus les moyens, on coupe l'éclairage public sur un tronçon de route aussi dangereux et accidentogène. Vous devez savoir qu'ils ne demandent pas l'avis du Maire de Tomblaine et que si il pose la question, on ne lui répond pas.

Grand Nancy Thermal... on en parle bientôt ?

Je suis ravi de voir que ce que je disais et j'écrivais il y a un certain temps est révélé aujourd'hui.
La presse en parle avec précision, même si je continue à penser qu'il ne s'agit pas d'une participation
à l'investissement de 25 Millions, mais de 30 M d'€ (car il faut ajouter les 5 M d'€ annoncés par la 
Région...)
Si on considère qu'il était prévu une participation aux dépenses annuelles de 1,3 M d'€ (et non pas
1,5), et qu'on évoque aujourd'hui plutôt 3 M d'€ par an , cela représente un dérapage de 1,7 M d'€ 
par an, par rapport à ce qui avait été annoncé.
1,7 M d'€ X 30 ans = 51 M
51 M + 30 M = 81 M d'€ qu'on ne nous avait pas annoncés !

J'ai demandé une réunion pour donner à tous les  élus de la Métropole les informations qui fuitent
actuellement et auxquelles ils n'ont jamais eu droit. Une réunion pour discuter de la pertinence 
de ce projet en l'état (relisez ci-dessous l'article que j'avais écrit : je proposais de tout remettre à plat
pour se demander d'abord comment on va financer tout ça ? Mais le projet en lui même est certainement
à reconsidérer, qui ne s'inscrit pas dans la volonté d'allier thermalisme et milieu urbain en cohérence avec
l'histoire du site, le patrimoine, l'Ecole de Nancy... J'ai fait des propositions concrètes en terme de méthode
en reprenant sa copie, histoire de redevenir un bon élève... à l'Ecole de Nancy.
1) comment financer ? 2) si ça nous coûte cher, autant que ce soit discuté, partagé et...réussi ?

 

Cette Ville qui était si belle...

J'ai une proposition concrète et réaliste pour le projet Grand Nancy Thermal :
Et si on reprenait tout à zéro ?

Ce serait sagesse et bon sens. Quand un projet n'est pas partagé, quand il n'est pas cohérent et quand
il doit coûter beaucoup plus cher que ce qui avait été annoncé, il vaut mieux tout remettre à plat, plutôt
que de s'entêter à commettre une erreur irréversible et qui engagerait terriblement l'avenir...

Prenez une Métropole dont l'assemblée est composée de deux groupes politiques, le président du groupe minoritaire (moi), constatant qu'on va droit dans le mur avec ce projet, écrit au Président de la Métropole le 22 février. Il lui demande alors, en prenant les formes pour ne pas être désagréable, de bien vouloir 
organiser une réunion spécifique avec l'ensemble des Conseillers Métropolitains, pour leur donner tous les éléments d'information et pour qu'un débat serein et constructif puisse avoir lieu autour de ce projet.
Que pensez-vous du fonctionnement de cette Métropole, si je vous dis que le Président ne daigne même pas me répondre...

=> Grand Nancy Thermal est un projet déjà ancien, mais depuis toujours le Conseil de Communauté, puis de Métropole a été informé a minima. Les premières délibérations liées au forage et à la qualité de l'eau datent de 2007, et les premières études aussi. En 2014 l'agrément thermal a été obtenu. En 2016, la procédure de DSP (délégation de service public) a été lancée...

=> Il a toujours été annoncé que la totalité du financement de l'investissement (50 M€) serait supportée par le délégataire, et qu'il n'y aurait rien à la charge du Grand Nancy.

=> La Métropole s'est engagée à une participation aux dépenses annuelles de fonctionnement à hauteur de 1,3M€, ce qui équivalait, nous avait-on dit, aux dépenses annuelles de la piscine actuelle... Déjà là, je trouvais cela étrange. En effet, il me semblerait plus normal, dans le cadre d'une DSP, de donner une subvention annuelle au délégataire qui équivaudrait aux dépenses actuelles moins les recettes actuelles ?

=> Et puis, le temps passant et les discussions aussi auxquelles nous ne sommes pas associés, ce n'est plus 1,3M€ dont on parle dans les salons, mais 3M€ annuels que le Grand Nancy devrait verser...

=> Je m'étais étonné lors du Débat d'orientation Budgétaire 2018 de lire dans ce document que par incidences, le Grand Nancy envisageait de "fermer une ou deux piscines" ! Quand, chacun le sait, il n'y a pas assez de piscines sur le Grand Nancy pour répondre dans de bonnes conditions aux besoins des scolaires. J'ai demandé en Conseil si on pouvait nous préciser cette intention et quelles piscines on imaginait fermer. Aucune réponse ni verbale, ni écrite... Leurs auteurs regrettent peut-être d'avoir dévoilé leurs intention dans ce document du DOB ?

=> Et puis, il y a eu le coup de pub... Le Président de la Région Grand Est a été invité à visiter Nancy Thermal, les journalistes aussi, les élus de droite du Grand Nancy (et encore pas tous...) pour qu'ils soient souriants sur la photo... J'avais dit et écrit regretter que Bertrand Masson, par exemple qui est Conseiller Métropolitain, membre du jury de concours, mais aussi Conseiller Régional, n'ait même pas été invité...
Ce jour là, il a été annoncé triomphalement une aide de la Région (5M€)  au Grand Nancy... pour cet investissement !
Alors, là, je me suis dit qu'il y avait un loup... (au bout d'un moment, il s'agit d'une vraie meute). Pourquoi la Métropole sollicitait-elle la Région pour une aide à l'investissement, si comme promis, elle ne devait rien avoir à payer en investissement ???


=> Et voilà, que le Grand Nancy depuis quelques temps organise des visites (souhaite-t-on nous préparer psychologiquement à une annonce ? Ou bien nous prend-on pour des touristes en visite d'un site thermal ?). Et on entend dire qu'il y aurait des "imprévus"... des effondrements sous l'actuelle piscine découverte Louison Bobet et sous la Piscine Ronde. Cela justifierait une augmentation du coût d'investissement. On nous parle de 25M€ que le Grand Nancy devrait verser au délégataire. Mais
j'ai bien l'impression qu'il vaut mieux dire 30M€ (25+ les 5M€ attribués par la Région) !Il faut savoir que ces 5 Millions si on les reçoit sur ce projet, on aurait pu les recevoir sur un autre projet (comme la ligne 1 du tram par exemple ?). 

=> Cela change tout. Nous sommes en difficultés pour imaginer le développement de services au public, comme les transports en commun. Avons-nous les moyens de nous engouffrer dans de telles dépenses ? Il est urgent de nous informer, et qu'on en parle posément. Que chacun des élus ait accès à l'information et ait le droit de s'exprimer.
Si on vient me dire que j'exagère, ou bien que mes affirmations sont fausses, qu'on nous donne les bonnes informations...

=> Plus grave encore : ce projet est contre nature et sans ambition pour Nancy. Un projet thermal ? Ce n'est pas nouveau, le premier projet date de 1908, en même temps que l'Exposition Internationale de l'Est de la France. Mais à l'époque, cela avait du sens, car on n'avait pas commencé par imaginer le projet sous l'angle économique. On s'était d'abord interrogé sur le rayonnement de Nancy
et l'attractivité qui résulterait d'un tel projet. Et pour cela, il avait fallu prendre en considération l'histoire et le site patrimonial dans sa globalité.
Là, l'approche économique a précédé l'approche patrimoniale et met donc en péril l'attractivité pérenne de ce projet. Françoise Hervé l'avait dit, l'avait écrit. Sur son insistance, il a été demandé à un bureau d'étude de produire un "diagnostic architectural et patrimonial".
Mais cette approche est beaucoup trop réductrice ! Il aurait fallu considérer le site patrimonial dans sa globalité et également l'histoire de tout le site, dans son contexte artistique, patrimonial et végétal. C'est ce que préconisait Françoise Hervé. Ce diagnostic a été livré en septembre 2016 ! Alors que le projet dans ses intentions et son cahier des charges était largement engagé. On appelle ça un alibi !
On peut peut-être s'étonner aussi que ce diagnostic architectural n'ait pas révélé ces fameux effondrements ?

C'est un manque d'ambition, un manque d'imagination, de créativité. L'ambition aurait été d'allier thermalisme et milieu urbain et de le mettre en relation avec l'histoire du site et le mouvement artistique de l'Ecole de Nancy. Serait-il stupide d'imaginer achever le projet 
de Palais Thermal tel qu'il avait été imaginé par Lanternier avant la première guerre mondiale ?

Alors, si on considère que cela va nous coûter cher, très cher, pour un projet en panne d'ambition, je propose de tout remettre à plat.
Françoise Hervé, encore elle, s'était proposée de réaliser une exposition pour porter à la connaissance du grand public les richesses et les 
potentialités du site. Pourquoi ne pas recommencer par ça ? Et organiser la concertation ? Est-on vraiment pressé par le temps ? Ne vaut-il
mieux pas perdre du temps pour élaborer un beau projet fonctionnel, qui valorise le patrimoine et l'histoire de cette ville qui était si belle ?

5000...

Plus de 5000 vues en moins de 24 heures, sur mon site herveferon.fr pour le seul article concernant le "Projet Métropolitain"... ça mériterait peut-être qu'on en parle ? Non ?

Vous avez dit Projet Métropolitain ?...

 (Ce n'est pas parce que l'on est peu nombreux à partager
un avis, que la Raison n'est pas nôtre...)

Cela s'est passé comme d'habitude. La veille du Conseil de Métropole, le jeudi, une page complète 
dans la presse est réservée à André Rossinot et on y est informé des décisions qui seront votées par 
le Conseil de Métropole... le lendemain ! C'est une conception particulière de l'exercice démocratique. 
Mais c'est la marque de fabrique de la majorité du Grand Nancy.

Donc jeudi 22 mars, cet article complaisant n'était ni plus ni moins qu'un communiqué de presse 
d'André Rossinot. La preuve, on y retrouve tout le verbiage habituel qui n'a d'autre intention que 
d'endormir le bon peuple. 

Morceaux choisis : "les défis de l'audace, du bien-être et des liens",..."Forte de son passé créatif, 
la Métropole du Grand Nancy doit inventer une nouvelle ambition pour développer l'attractivité 
du territoire",..."faire de Nancy la capitale de l'innovation systémique",... "l'ouverture d'une école 
de l'intelligence collective"... Etc, etc. 
Comment imaginer l'intelligence collective, quand le propos est ainsi vide de sens ? Cela s'appelle 
des éléments de langage fabriqués de toutes pièces et mis à la disposition des communicants...

Il paraitrait que "plus de 350 à 400 élus se sont mobilisés ainsi que  l'ensemble des 500 élus des conseils 
municipaux de la Métropole pour travailler sur ce Projet Métropolitain"... 
Pour ceux qui y étaient, le compte n'y était pas.

Mais comment peut-on parler d'intelligence collective quand la réunion est plombée par un interminable 
discours introductif du Président, qui laisse ensuite place aux seules questions autorisées (les autres 
sont écartées, il est répondu que ce n'est ni le moment, ni le lieu... Or, ce n'est jamais ni le moment, 
ni le lieu de poser les questions pertinentes). 

Comment peut-on parler d'intelligence collective, quand le travail du Conseil de Développement 
Durable n'est jamais exploité et jamais communiqué aux élus du Conseil de Métropole, alors que 
notre règlement l'exige... 

Comment peut-on imaginer la démocratie quand au Conseil de Métropole, les Rapporteurs (de droite) 
ne sont pas limités en temps, alors que les autres intervenants le sont ? 

Résultat : les Conseils de Métropole sont interminables, soporifiques, inintéressants,... Le verbiage est 
systématiquement de mise, on aligne des mots derrière des mots pour aboutir à un charabia insensé 
et tellement loin du quotidien vécu par nos concitoyens. On légitime tout ça en payant des études aussi 
couteuses qu'inutiles. Dans un Conseil de Métropole, où il n'est pas rare de trouver 80 points à l'ordre du
jour, quand sur les premiers points le Rapporteur intervient pendant 20 ou 30 minutes et que le Président 
conclut tout aussi longuement après les intervenants (qui ont eux chacun 5 minutes), il n'est pas rare qu'au 
bout de trois heures, on n'ait étudié que 4 points sur 80. Alors, par lassitude, les autres points sont survolés 
à vitesse grand V. Les élus ont été dissuadés de débattre.

Le Groupe de Gauche demande seulement à ce que les Rapporteurs  soient limités à 5 minutes de présentation
de la délibération, que les élus ont de toute manière pu lire avant...

Et puis, il y a le Projet Métropolitain. D'accord, il y a eu des réunions. Mais ce projet est une coquille vide, il n'est
qu'une présentation édulcorée de ce que le Président de la Métropole et ses quelques proches ont décidé.


Juste quelques exemples....
=> Quid de la demande d'une réunion en plénière du Conseil de Métropole à propos du Grand Nancy Thermal 
et de ses incidences financières ?
= > Quid de la volonté exprimée par les Grands Nancéiens de voir un vrai tram moderne et fiable qui monte
jusqu'à Brabois sans rupture de charge.
=> Quid du projet d'aménagement du secteur de la Plaine Flageul à Tomblaine en Zone dédiée majoritairement 
aux activités sportives et de loisirs, aménagée, moderne et attractive par investissements privés ? Projet cohérent,
d'intérêt métropolitain, que je propose depuis plusieurs années. 

Nous vivons une époque formidable ! Quand on veut masquer son impuissance on dénomme les choses ou les 
gens différemment, pour être plus décent... Aujourd'hui, il n'y a plus d'aveugles, il y a des non-voyants / plus de 
sourds, il y a des malentendants / il n'y a plus de chômeurs, il y a des demandeurs d'emplois / il n'y a plus de 
clochards, il y a des SDF... 
A Nancy, il n'y a plus le Haut du Lièvre, il y a le Plateau de Haye ! Mais l'ami architecte est toujours là omniprésent...

La Communauté Urbaine hier et la Métropole aujourd'hui sont les collectivités en France qui se sont attribué le plus 
de compétences, parce qu'il faut tout maitriser, tout régenter et  empêcher ainsi les élus de proximité que sont les maires 
de pouvoir agir. 
Alors, là aussi,  pour ne pas dire que le Grand Nancy et André Rossinot sont compétencivores, ont utilise une
expression très étudiée,  on dit que "la Métropole est très intégrée" ! et on ajoute qu'elle va "vers une intégration 
toujours plus forte" ! Comment voulez-vous qu'un électeur, un citoyen, normalement intelligent comprenne ce qui est 
en train de se "tramer" là ?

Braves gens, ils sont en train de mettre vos communes sous tutelle. Interpellez votre maire, demandez-lui de ne pas se 
laisser faire, demandez-lui de vous défendre mieux, car à la fin ce sera toujours vous qui paierez la note.

Le journal reprend ce que je dis depuis plusieurs années (ce sont les mêmes qui me reprochent de trop me répéter...), 
il est écrit : "le niveau d'endettement par habitant étant un des plus forts de France (...), il va falloir changer de 
paradigme. Mutualiser d'avantage(...) Pour les Maires, c'est un vrai sujet d'inquiétude. La remise en cause de leurs 
compétences propres, du moins de ce qu'il en reste" (fin de citation).

La situation est très grave, ils sont en train de vous confisquer vos élus locaux  pour vous jeter dans les mains de
cette technocratie inhumaine, qui ignore la notion même de service public de proximité.
Mais pire encore, la Métropole, mal gérée, trop endettée utilise le subterfuge de la mutualisation de moyens pour
piéger les communes qu'elle considère comme une variable d'ajustement budgétaire (exemple : la Place Thiers et
le Palais des Congrès ont couté une fortune, ils récupèrent ça sur ce qu'ils appellent l'entretien des voiries secondaires
dans vos quartiers... Et le citoyen lambda, qui ne sait rien de tout ça, il interpelle le maire impuissant sur les rues et 
trottoirs qui se dégradent)

Quelques exemples, si vous voulez informer votre maire :

=> La loi a prévu de transférer l'aide à la pierre à la Métropole. Jusque là, les bailleurs sociaux demandaient aux maires
l'avis et autorisation, lorsqu'ils voulaient revendre des logements sociaux. C'est très importants, parce que les maires
peuvent ainsi organiser le développement de l'habitat sur leur territoire de façon équilibrée, avec discernement, car
ils ont une connaissance fine de chaque quartier... La loi n'oblige pas à transférer cette autorisation au Président de la
Métropole qui n'est pas un élu de proximité et qui ne peut pas organiser les équilibres avec discernement... Et bien
ils ont fait voter ce transfert de compétence au dernier Conseil de Métropole. Le maire n'aura plus rien à dire. Et on
sait comment ça se passe dans cette Métropole, le pouvoir ne se partage pas !

=> La Métropole a prescrit l'élaboration de son RLPI (Règlement Local de Publicité Intercommunal) qui viendra se substituer
aux règlements communaux (encore une compétence de moins)... Savez-vous que la Métropole propose aux mairies "pour
les aider, pour mutualiser les moyens" d'instruire leurs dossiers ? Sachez que rien n'oblige les mairies à transférer ces 
instructions de dossiers, d'autant plus que cela induira forcément que la Métropole revendiquera de percevoir les recettes
aujourd'hui perçues par les communes... Dites le à votre maire !

=> La loi rend désormais obligatoire la fonction de DPO (Délégué à la Protection des Données) dans les organismes publics,
pour des missions techniques et complexes dans le cadre de l'évolution règlementaire "Informatique et Libertés".
La Métropole propose aux communes de mutualiser un poste pour cela. Elle demande aux communes 0,35€ par habitant.
A Tomblaine, il en couterait à la Commune 3055,15€ par an. Nous avons préféré conventionner avec le Centre de gestion
qui, pour la même prestation, demande 240€ par an... Dites-le à votre maire.

=> Et puis soyez vigilants, aujourd'hui, on sait que la mutualisation de l'informatique par le Grand Nancy n'est pas satisfaisante 
et que cela coute plus cher aux communes qui ont bien voulu l'accepter. Le problème, c'est que les maires sont souvent pris
en otages et qu'ils n'ont pas le choix dans ce système... Il est proposé la mutualisation des Ressources Humaines... Croyez-vous
que beaucoup d'employés communaux ont envie de dépendre administrativement de la Métropole ? Et quand est-ce qu'on leur 
demande leur avis ?

Ce n'est pas la Métropole qui doit faire ou défaire les Communes. La Métropole est constituée par les communes, ce sont les
Communes qui doivent faire Métropole. Les Communes ont besoin de la Métropole et la Métropole doit être à leur service.

La Métropole étouffera et ne pourra plus être, si elle continue à dissoudre les Communes. La Commune est peut-être une 
exception française... et alors ? C'est le socle de la République, c'est l'assurance par la proximité de la qualité du service 
public qui lui est le garant de la Liberté, de l'Egalité, et de la Fraternité. Affaiblir les Communes consiste à abandonner les plus
fragiles, déshumaniser la politique... 

Vous avez dit Projet Métropolitain ? Attention... Entreprise de démolition.

Cette ville qui était si belle...

J'ai une proposition concrète et réaliste pour le projet Grand Nancy Thermal :
Et si on reprenait tout à zéro ?

Ce serait sagesse et bon sens. Quand un projet n'est pas partagé, quand il n'est pas cohérent et quand
il doit coûter beaucoup plus cher que ce qui avait été annoncé, il vaut mieux tout remettre à plat, plutôt
que de s'entêter à commettre une erreur irréversible et qui engagerait terriblement l'avenir...

Prenez une Métropole dont l'assemblée est composée de deux groupes politiques, le président du groupe minoritaire (moi), constatant qu'on va droit dans le mur avec ce projet, écrit au Président de la Métropole le 22 février. Il lui demande alors, en prenant les formes pour ne pas être désagréable, de bien vouloir 
organiser une réunion spécifique avec l'ensemble des Conseillers Métropolitains, pour leur donner tous les éléments d'information et pour qu'un débat serein et constructif puisse avoir lieu autour de ce projet.
Que pensez-vous du fonctionnement de cette Métropole, si je vous dis que le Président ne daigne même pas me répondre...

=> Grand Nancy Thermal est un projet déjà ancien, mais depuis toujours le Conseil de Communauté, puis de Métropole a été informé a minima. Les premières délibérations liées au forage et à la qualité de l'eau datent de 2007, et les premières études aussi. En 2014 l'agrément thermal a été obtenu. En 2016, la procédure de DSP (délégation de service public) a été lancée...

=> Il a toujours été annoncé que la totalité du financement de l'investissement (50 M€) serait supportée par le délégataire, et qu'il n'y aurait rien à la charge du Grand Nancy.

=> La Métropole s'est engagée à une participation aux dépenses annuelles de fonctionnement à hauteur de 1,3M€, ce qui équivalait, nous avait-on dit, aux dépenses annuelles de la piscine actuelle... Déjà là, je trouvais cela étrange. En effet, il me semblerait plus normal, dans le cadre d'une DSP, de donner une subvention annuelle au délégataire qui équivaudrait aux dépenses actuelles moins les recettes actuelles ?

=> Et puis, le temps passant et les discussions aussi auxquelles nous ne sommes pas associés, ce n'est plus 1,3M€ dont on parle dans les salons, mais 3M€ annuels que le Grand Nancy devrait verser...

=> Je m'étais étonné lors du Débat d'orientation Budgétaire 2018 de lire dans ce document que par incidences, le Grand Nancy envisageait de "fermer une ou deux piscines" ! Quand, chacun le sait, il n'y a pas assez de piscines sur le Grand Nancy pour répondre dans de bonnes conditions aux besoins des scolaires. J'ai demandé en Conseil si on pouvait nous préciser cette intention et quelles piscines on imaginait fermer. Aucune réponse ni verbale, ni écrite... Leurs auteurs regrettent peut-être d'avoir dévoilé leurs intention dans ce document du DOB ?

=> Et puis, il y a eu le coup de pub... Le Président de la Région Grand Est a été invité à visiter Nancy Thermal, les journalistes aussi, les élus de droite du Grand Nancy (et encore pas tous...) pour qu'ils soient souriants sur la photo... J'avais dit et écrit regretter que Bertrand Masson, par exemple qui est Conseiller Métropolitain, membre du jury de concours, mais aussi Conseiller Régional, n'ait même pas été invité...
Ce jour là, il a été annoncé triomphalement une aide de la Région (5M€)  au Grand Nancy... pour cet investissement !
Alors, là, je me suis dit qu'il y avait un loup... (au bout d'un moment, il s'agit d'une vraie meute). Pourquoi la Métropole sollicitait-elle la Région pour une aide à l'investissement, si comme promis, elle ne devait rien avoir à payer en investissement ???


=> Et voilà, que le Grand Nancy depuis quelques temps organise des visites (souhaite-t-on nous préparer psychologiquement à une annonce ? Ou bien nous prend-on pour des touristes en visite d'un site thermal ?). Et on entend dire qu'il y aurait des "imprévus"... des effondrements sous l'actuelle piscine découverte Louison Bobet et sous la Piscine Ronde. Cela justifierait une augmentation du coût d'investissement. On nous parle de 25M€ que le Grand Nancy devrait verser au délégataire. Mais
j'ai bien l'impression qu'il vaut mieux dire 30M€ (25+ les 5M€ attribués par la Région) !Il faut savoir que ces 5 Millions si on les reçoit sur ce projet, on aurait pu les recevoir sur un autre projet (comme la ligne 1 du tram par exemple ?). 

=> Cela change tout. Nous sommes en difficultés pour imaginer le développement de services au public, comme les transports en commun. Avons-nous les moyens de nous engouffrer dans de telles dépenses ? Il est urgent de nous informer, et qu'on en parle posément. Que chacun des élus ait accès à l'information et ait le droit de s'exprimer.
Si on vient me dire que j'exagère, ou bien que mes affirmations sont fausses, qu'on nous donne les bonnes informations...

=> Plus grave encore : ce projet est contre nature et sans ambition pour Nancy. Un projet thermal ? Ce n'est pas nouveau, le premier projet date de 1908, en même temps que l'Exposition Internationale de l'Est de la France. Mais à l'époque, cela avait du sens, car on n'avait pas commencé par imaginer le projet sous l'angle économique. On s'était d'abord interrogé sur le rayonnement de Nancy
et l'attractivité qui résulterait d'un tel projet. Et pour cela, il avait fallu prendre en considération l'histoire et le site patrimonial dans sa globalité.
Là, l'approche économique a précédé l'approche patrimoniale et met donc en péril l'attractivité pérenne de ce projet. Françoise Hervé l'avait dit, l'avait écrit. Sur son insistance, il a été demandé à un bureau d'étude de produire un "diagnostic architectural et patrimonial".
Mais cette approche est beaucoup trop réductrice ! Il aurait fallu considérer le site patrimonial dans sa globalité et également l'histoire de tout le site, dans son contexte artistique, patrimonial et végétal. C'est ce que préconisait Françoise Hervé. Ce diagnostic a été livré en septembre 2016 ! Alors que le projet dans ses intentions et son cahier des charges était largement engagé. On appelle ça un alibi !
On peut peut-être s'étonner aussi que ce diagnostic architectural n'ait pas révélé ces fameux effondrements ?

C'est un manque d'ambition, un manque d'imagination, de créativité. L'ambition aurait été d'allier thermalisme et milieu urbain et de le mettre en relation avec l'histoire du site et le mouvement artistique de l'Ecole de Nancy. Serait-il stupide d'imaginer achever le projet 
de Palais Thermal tel qu'il avait été imaginé par Lanternier avant la première guerre mondiale ?

Alors, si on considère que cela va nous coûter cher, très cher, pour un projet en panne d'ambition, je propose de tout remettre à plat.
Françoise Hervé, encore elle, s'était proposée de réaliser une exposition pour porter à la connaissance du grand public les richesses et les 
potentialités du site. Pourquoi ne pas recommencer par ça ? Et organiser la concertation ? Est-on vraiment pressé par le temps ? Ne vaut-il
mieux pas perdre du temps pour élaborer un beau projet fonctionnel, qui valorise le patrimoine et l'histoire de cette ville qui était si belle ?

Ce que vous ne lirez nulle part ailleurs 2

Au Grand Nancy les budgets se suivent et la méthode ne change pas... La présentation du budget est un exercice qui ressemble plus à une justification du malaise permanent et le pauvre article de presse de complaisance qui suit le lendemain en page 5 ne vous informe pas, il ne s'agit que d'insister sur les affirmations ressassées et sur l'autosatisfaction d'affichage de la majorité du Grand Nancy, comme pour tenter de s'en convaincre soit même. Tous ces gens-là ne sont pas crédibles.
C'est pourquoi, j'ai boycotté cette mascarade qu'ils appellent Conseil de Métropole ce vendredi.
Mais, il faut que vous soyez informés, alors voici quelques éléments de précisions factuels (donc incontestables) que je vous invite à faire circuler sur les réseaux sociaux :

- on nous dit qu'il a fallu faire des économies partout pour absorber les 20 millions en moins dus aux baisses de dotations de l'Etat...
mensonge, puisque si on considère la période de 2010 à 2015, le Grand Nancy a vu ses recettes de fonctionnement augmenter de...40 millions !
Elles ont augmenté parce qu'ils ont augmenté les taux de fiscalité (et si André Rossinot ironise de façon méprisante à propos du vote de l'opposition  sur les taux, il faut vous expliquer que cette année nous avons voté pour, parce qu'ils n'augmentent pas, et les autres années quand les taux augmentaient, nous avons voté contre... logique, non ?).

Elles ont augmenté parce qu'ils ont aussi augmenté les tarifs des services publics, vous payez donc la note.

On nous dit aussi avec fierté que le taux de la CFE n'a pas augmenté depuis 2011... C'est réducteur et le dire comme ça au grand public s'apparente à une escroquerie. La CFE est la contribution qui a succédé en partie à la Taxe Professionnelle. Quand elle a été mise en place, le Grand Nancy a voté un taux des plus élevé, étranglant ainsi bon nombre de petites commerçants et artisans (on se demande après pourquoi des locaux commerciaux sont vides en centre ville de Nancy, à Laxou,...)
Et aujourd'hui, ils se vantent de ne pas avoir augmenté les taux de la CFE depuis !!!

La vérité, c'est que le Grand Nancy s'est surendetté, la presse ne vous le dit jamais : c'est la Métropole qui a le plus mauvais rapport dette par habitant de France ! Je le dis chaque année, et chaque année le fossé se creuse, la situation s'aggrave.

La vérité c'est que le Grand Nancy compense ses dérapages budgétaires en spéculant sur les terrains de certaines villes de banlieue dont il fait l'acquisition parfois même à l'euro symbolique, et qu'il revend très cher à des investisseurs privés à qui il demande en plus de financer les aménagements (qui sont pourtant de la compétence du Grand Nancy). Cela dissuade les investisseurs privés et empêche le développement cohérent de ces petites communes.

La vérité, c'est aussi le mode de gouvernance. Tout se décide au plus haut niveau, alors on fait des erreurs qui coûtent une fortune au Grand Nancy, et met son avenir en péril. L'après Rossinot sera plombé pour des décennies. 
Oui, une fortune en investissement : le choix du tram et le choix de le prolonger (là encore, nous sommes les seuls en France !), le Palais des Congrès, la Place Thiers, que les Grands Nancéens n'arrivent toujours pas à appeler "Place Simone Veil", tant cette Place est laide, inhumaine, minérale. Et maintenant le projet Grand Nancy Thermal... (On est tellement ridicule à toujours voilà se nommer "Grand", tout ce qu'on annonce est "Grand"... N'avez-vous jamais remarqué que ceux qui cherche à se grandir sont petits ?)
Alors Nancy Thermal , là aussi on nous ment en permanence. Au début, on nous disait que ça ne coûterait rien aux Grands Nancéiens en investissement, que tout serait payé par le privé délégataire. Et puis on nous a annoncé triomphalement que la Région allait participer (cela veut bien dire qu'ils savaient pertinemment qu'il y aurait un coût en investissement pour la collectivité, ils nous mentaient déjà). Aujourd'hui on apprend qu'il y aurait effondrement (c'est le cas de le dire) et que cela nous coûterait donc 25 millions !
Mais là encore on nous berne, ça ne sera pas 25 millions, ce sera 25 + les 5 millions que la Région nous donnerait ! J'ai demandé au Président du Grand Nancy une réunion spécifique d'information et de débat pour tous les conseillers métropolitains.

Mais ce qui nous plombe aussi c'est que tout ces équipements qui ne sont que le choix du Prince, nous coûtent cher, très cher ensuite en fonctionnement : le tram bien sûr avec tous ses dysfonctionnements, le Palais des Congrès, la Place Thiers avec elle aussi ses dysfonctionnements, et le Grand Nancy Thermal, pour lequel on nous annonçait au début 1,3 millions d'euros annuels en fonctionnement (dont la justification laisse d'ailleurs à désirer), ce qui impliquera la fermeture d'une ou deux piscines sur le Grand Nancy (voir le rapport d'orientation budgétaire). Aujourd'hui, on nous parle de 3 millions annuels pour le Grand Nancy. Mais qui décide de tout ça ?
Voilà pourquoi, il faut faire des économies et le service public est dégradé, voilà pourquoi les tarifs augmentent, les objets hétérogènes sont ramassés plus rarement, les collectes diverses sont espacées, les voiries secondaires dans les villes de banlieue ne sont plus suffisamment entretenues. Vous êtes toutes et tous pris en otages.

Le système est simple : il y a des instances "démocratiques" uniquement pour faire beau, des commissions, un Conseil de Développement Durable,... Ce CDC par exemple est composé de personnes qualifiées qui travaillent sérieusement pour émettre des préconisations. Et bien ce CDD n'est jamais sollicité pour avis, ou bien nous, les Conseillers Métropolitains, nous n'en sommes jamais mis au courant. Nous avions réussi à faire inscrire dans le règlement du Conseil de Métropole que chaque fois qu'arriverait une délibération en Conseil et que le CDD aurait travaillé sur ce sujet, son avis devrait être annexé à la délibération pour instruire les Conseillers Métropolitains avant leur vote. Depuis le début du mandat, cela n'a JAMAIS été respecté.

Les Commissions ? Beaucoup de rapports tardifs, sur table, elles sont réunies à des heures qui ne conviennent pas aux gens qui travaillent. La Métropole est difficilement accessible, cela signifie pour beaucoup poser une demi-journée de congé pour une réunion vide de sens...
Si vous demandez une subvention, ou si un maire demande des travaux sur sa commune, la décision est prise en amont, par le président, certains vice-présidents ou la direction générale (c'est à dire des fonctionnaires...) Quand les dossiers arrivent en commissions, ils ont donc été écrémés et les Conseillers Métropolitains ne sont pas informés de ce qui a été écarté, c'est comme ça. Il leur est donc demandé essentiellement de donner leur avis sur ce qui a déjà été retenu . Dans ce système autocrate, on nous prend pour des guignols.

Deux exemples :
- En 2001, le Grand Nancy, que le fait de ne pas respecter la loi ne dérange pas, avait déposé un permis de construire pour le Stade Marcel Picot à Tomblaine, que j'avais validé, mais qu'il n'a jamais respecté. Il n'a, entre autres, jamais réalisé les abords qualitatifs du stade.
Depuis 17 ans je demande que les horribles grillages soient remplacés. L'an dernier, on a enfin daigné me répondre. Mais pour faire des économies (sic), on n'a réalisé que la partie côté rue Jean Moulin, on m'a formellement promis que le côté Boulevard Jean Jaurès serait réalisé en 2018. On se souvient de la satisfaction des élus de cette majorité qui se sont appropriés le résultat de cette superbe nouvelle clôture rue Jean Moulin. Et bien aujourd'hui, on ne les entend plus, ils font profil bas. Car rien n'est prévu au Budget 2018 pour la clôture boulevardJean Jaurès ! On m'a menti, une fois de plus. Ils n'ont même pas le courage d'assumer leurs décisions, car les Commissions n'ont pas été saisies de ce choix, et dans le Budget, il n'y a rien à ce sujet... Voilà comment ils traitent les maires, voilà comment ils vous traitent.
- Depuis 10 ans, je demande des travaux de mises aux normes et de confort au COSEC de Tomblaine. Il s'agit d'un gymnase qui a été financé à l'époque par le Syndicat Intercommunal Scolaire, la Ville de Tomblaine avait donc participé à cet investissement. Mais comme le Grand Nancy veut tout maîtriser, il a pris compétence pour cela (et chaque nouvelle compétence lui permet de recevoir des dotations).
Ce gymnase est obsolète, les vestiaires, l'électricité, les circulations, les issues de secours, tout est à revoir. La cité scolaire compte 3000 élèves sensés utiliser ce gymnase, il faut y ajouter des associations, dont un club Tomblainois : l'ASPTT Nancy-Tomblaine Basket. Je vous parle souvent de ce club dont l'équipe féminine leader en Nationale 3 est la meilleure équipe du Grand Est.
Les supporters des clubs visiteurs ironisent sur les conditions d'accueil, nous en sommes la risée. Il n'y a pas de lieu de convivialité pour l'après-match. Pour aller aux toilettes, les spectateurs doivent traverser les vestiaires des joueuses ! Pour pénétrer dans la salle sur des tribunes précaires et insuffisantes, le public doit utiliser les issues de secours ! Et comme il n'y a.aucun sas, cela provoque une déperdition de chaleur permanente,...
L'an dernier, enfin, on me répond "il faut commanditer une étude" (petite musique si souvent entendues) ! Cela a donc été budgèté en 2017 et cela a eu un coût significatif !
L'étude pertinente démontre la nécessité d'engager ces travaux. Pour des raisons toujours d'économies, on m'a promis que ces travaux seraient étalés sur 2018 et 2019. Ok...

Arrive le budget : ces travaux ne sont pas prévus en 2018, je n'en suis même pas informé. Quel mépris !
Voilà pourquoi vous continuerez à vivre ces matches dans ces conditions de précarité.

Voilà comment ça se passe à la Métropole du Très Grand Nancy, univers impitoyable.

Ce que vous ne lirez nulle part ailleurs...

...mon avis sur les transports en communs dans le Grand Nancy.

Le Grand Nancy est coupable historiquement. À l'époque, coupable d'avoir choisi dans la précipitation, sans concertation aucune, pour ne pas dire de façon occulte, une technologie nouvelle, dont la qualité n'était ni éprouvée, ni démontrée : le tram Bombardier.
C'est ainsi le développement économique, la qualité de la vie au quotidien, les équilibres budgétaires du Grand Nancy, mais avant tout les usagers qui étaient sacrifiés pour des décennies à venir. Et, circonstances aggravantes, le risque était amplifié par l'accélération pour empêcher tout débat, toute critique, et permettre une inauguration mémorable en présence de madame Chirac, sans vergogne, en pleine période électorale.

Rappelez vous que la transaction conclue en 2005 avec Bombardier portait sur un coût de maintenance annuel de... 2 millions d'euros ! Or, l'expert mandaté par le Tribunal Administratif avait constaté pour l'année 2007... 2,6 millions d'euros de maintenance !!! 
En coulisses, plus personne ne contestait l'idée que ce choix avait été une erreur catastrophique techniquement et financièrement. Le discours public n'a eu cesse de présenter une version plus édulcorée.
C'est comme ça que la spéculation sur des terrains (savamment organisée via l'ADUAN, la SOLOREM, l'EPFL, et tous les outils qui vont bien mis en place pour une maitrise totale), terrains sur certaines communes de banlieue a permis au Grand Nancy une variable d'ajustement budgétaire.

Voilà, ça c'est déjà de la vieille histoire, mais les "responsables" sont toujours en place, les méthodes aussi et on en paie toujours les tristes conséquences.
Et puis, il y a eu récidive ! Deux agglomérations seulement en France avaient opté pour le tram Bombardier : Caen et Nancy. La multitude d'autres agglomérations n'était pas tombée dans le panneau. En 2012, on apprend que Caen décide d'abandonner pour passer au tramway classique sur fer... Et bien, pas Nancy ! On a décidé d'en reprendre au moins pour 10 ans. Nous avons été la risée de toute la France.
Vous avez dit masochistes ? Non, il s'agissait d'abord de ne pas reconnaître les erreurs et de ne pas entendre l'opposition et la population dire "on vous avait prévenus".
En 2012 donc, on décide de prolonger et pour pallier aux difficultés techniques chroniques, on engage 14 millions (!) pour remettre à neuf un matériel qui n'avait que 12 ans.

Un rapport avait été diligenté par le ministère des Transports quand le Grand Nancy l’avait appelé à l’aide en 2008, il disait : "... car le système de tramways sur pneu TVR souffre de déraillements fréquents, entraînant des retards, des accidents, et de l’usure particulièrement rapide de certaines pièces. Résultat : des usagers mécontents et des frais de maintenance au-delà des prévisions."
 
Bon, aujourd'hui, on nous raconte que tout ça devrait changer et il a été annoncé (et là c'est médiatisé...) "la volonté de tourner une fois pour toutes la page du tram Bombardier" !
Et même d'organiser une concertation (ouah ! Révolution quand tu nous tiens !!!)
Le bon peuple sera donc entendu.
Et là subtile attention, le dossier est confié à Christophe Choserot.
 
Christophe dans le cadre de sa vice-présidence s'est emparé courageusement et avec talent de ce lourd, lourd, lourd dossier.
Il a eu raison. Grâce à lui, l'opposition parvient à faire progresser enfin la majorité dans le seul souci de l'intérêt général.
 
Il a mené de façon exemplaire une large concertation, avec la volonté d'écouter et non pas d'imposer son point de vue. Il porte aussi la proposition exacte qui était celle de la Gauche au moment des élections municipales.
Mais cette concertation n'est-elle pas un nouveau leurre, indépendamment de la volonté de Christophe Choserot ?
Bien sûr que si. On sait depuis le départ que le Grand Nancy surendetté n'aura pas les moyens d'entendre les bons choix, ceux de la raison, qui ressortiront en termes de voeux de cette concertation.
 
D'abord, il aurait fallu répondre à la question "comment fait-on pour desservir le plateau de Brabois ?" avant même que d'organiser le déménagement massif de dentaire et de pharma ! Sans concertation non plus sur le devenir des bâtiments ainsi abandonnés au centre ville...
 
Alors, pour anticiper sur les économies à faire, on a commencé par nous faire croire que techniquement on ne pourrait pas monter à Brabois avec le tram... aujourd'hui chacun sait que cela n'était pas vrai.
Christophe Choserot défend l'idée du tram qui monterait à Brabois, à condition qu'il aille aussi jusqu'à Roberval, à Vandoeuvre et que cela n'empêche pas ce qui est prévu du côté de Saint-Max et d'Essey-les-Nancy.
 
Je suis complètement d'accord avec lui. Il semblerait qu'un accord a été trouvé entre André Rossinot et les maires de St. Max et d'Essey pour un tram en traversée de ces deux villes, mais qui ne soit plus en site propre (c'est à dire qu'il soit en site partagé avec la circulation automobile, pour permettre une meilleure fluidité). Pour une fois qu'André Rossinot accepte et respecte les propositions de maires sur leurs propres communes et dans l'intérêt des citoyens, on ne va pas bouder notre plaisir. J'aurais d'ailleurs eu la même demande si il s'était agi de ma Commune.
On a donc la bonne solution toute trouvée pour l'avenir de la Ligne 1. 
 
Et c'est là qu'on réalise que j'avais raison depuis le départ : l'enveloppe possible ne permettra jamais de faire ça, il manquera entre 120 et 150 millions... Comme ça, on a gagné du temps (on pourrait même dire qu'on en a perdu...) et on a leurré le bon peuple en lui demandant son avis, pour "faire démocrate".
 
La suite va être difficile à assumer... On nous dira qu'on n'est jamais content, qu'on est en opposition systématique,...
Pourtant c'est cette solution qu'il faudra défendre. Il faudra bien qu'un jour nous ayons un réseau de transport en commun facilement accessible, avec des amplitudes horaires et une couverture des territoires qui correspondent à la réalité de la vraie vie.
 
Un bon indicateur de réussite de cette politique publique serait qu'un jour on constate que même les élus prennent les transports en communs pour se rendre à la Mairie de Nancy ou au siège de la Métropole, rien que parce que ça serait devenu simple et incitatif de prendre le bus ou le tram.
 
Au moins un autre sujet subsiste : du côté Nord-Est, on manque cruellement de parkings relais pour inciter les automobilistes à se garer et prendre les transports en commun.
Normalement, si ça n'est pas remis en cause la ligne numéro 3 traversera la Plaine Flageul à Tomblaine, et j'ai proposé depuis plusieurs années un projet de développement économique sur cette Plaine Flageul. J'ai trouvé des investisseurs privés. C'est une opportunité incroyable pour le Grand Nancy, car ces investisseurs amèneraient dans leurs projets de nombreuses places de stationnement qui pourraient être partagées par convention avec les utilisateurs du Stade Marcel Picot les soirs de matches de l'ASNL. Une partie de ces parkings pourrait servir aussi de parking relais...
Mes propositions concrètes ont déjà trois ans d'âge, et on n'avance pas vite. Il suffirait de bon sens, et de volonté nouvelle d'accepter que les élus locaux puissent être acteurs du devenir de leur ville...

 

 

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