Grand Nancy Métropole

Hervé Féron met les choses au point

Hervé Féron répond à François Werner qui a tenu des propos erronés lors du Conseil de Métropole du vendredi 9 décembre dernier, à travers une lettre rendue ici publique.

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Monsieur le Maire,

 

Lors du Conseil de Métropole du Vendredi 9 décembre, vous êtes intervenu publiquement, de façon convenue avec plusieurs de vos collègues Vice-Présidents de droite, pour m’agresser gratuitement. Tout cela avait été savamment orchestré à l‘avance. Vous avez affirmé que « vous m’aviez interpellé pour me demander de la Réserve Parlementaire pour une Maison de Santé Pluriprofessionnelle à Villers-Clairlieu ». Vous avez affirmé que la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine avait bénéficié de la Réserve Parlementaire que je peux solliciter en tant que Député pour la deuxième circonscription. J’étais très étonné et je vous ai fait passer un petit message pour vous dire que je n’avais pas été, à ma connaissance, jusque-là, interpellé sur ce sujet. Vous m’avez répondu, sur ce même billet, par écrit, que « vous aviez signé le lundi précédent un courrier et que je ne l’avais peut-être pas encore reçu ». Lorsqu’après une demi-heure pendant laquelle vos collègues et vous-même n’avez cessé de m’accabler parfois d’insultes, parfois de mensonges, j’ai demandé au Président du Grand Nancy quinze secondes pour rétablir quelques vérités, celui-ci m’a refusé la prise de parole. Je vous réponds donc par écrit :

 

  • Lorsque vous avez publiquement dit que vous m’aviez interpellé, c’était un mensonge puisque contrairement à ce que vous avez écrit, ce n’est pas lundi 5 décembre que vous avez signé ce courrier c’est le mercredi 7 décembre, avant-veille du Conseil de Métropole. Je n’avais donc pas reçu ce courrier le vendredi 9, lorsque vous avez affirmé « m’avoir interpellé ».

 

  • Lorsque vous affirmez que la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine a bénéficié, je cite votre courrier (mais vos affirmations publiques ont été les mêmes) « de l’importante mobilisation de ma dotation d’action parlementaire de la seconde circonscription pour le futur équipement de Tomblaine », c’est à nouveau un mensonge à plusieurs titres : la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine n’a pas bénéficié du moindre centime de ma Réserve Parlementaire (c’est facilement vérifiable) et par ailleurs, la Réserve Parlementaire d’un Député n’est pas forcément attribuable à sa seule circonscription comme vous semblez l’écrire.

 

  • Par contre, cette façon de m’interpeller n’est pas correcte, en comparant les deux initiatives. En effet, à Tomblaine, la commune s’est engagée courageusement en maitrise d’ouvrage constatant qu’il y avait sur son territoire une situation, reconnue par l’Agence Régionale de Santé (ARS), de désert médical. Le projet a été agréé par l’ARS et donc on parle bien d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle. À Villers-lès-Nancy, ce n’est pas le cas, la commune ne s’est pour l’instant pas engagée de cette façon-là, vous dites même que « la municipalité va apporter son concours dans le cadre des limites fixées par la loi ». Il serait intéressant que vous puissiez nous en dire plus, n’est-ce pas une façon de dégager en touche pour ne pas dire aux professionnels de santé que vous ne souhaitez pas un engagement significatif de la commune ? Si la participation de la commune de Villers ne consiste qu’à céder, au prix le plus bas possible, un terrain pour cette réalisation, je vous informe que pour la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine, le coût du terrain acheté par la ville de Tomblaine a été de 100 000 € pour un budget total de 2 200 000 €. La ville de Tomblaine a bénéficié effectivement d’aides diverses de l’État, dont la Réserve Ministérielle pour 100 000 €, ce qui était dû à la reconnaissance de la qualité de ce projet, et cela a été conditionné à l’agrément de l’ARS en Maison Pluriprofessionnelle de Santé. Est-ce le cas pour le projet de Villers ? Vous ne m’apportez aucune information à ce sujet.

 

  • Pour ce qui concerne la participation du Grand Nancy pour le projet de Tomblaine, elle n’aura été que de 98 000 € après que je l’aie sollicitée pendant trois ans et essuyé plusieurs refus. Cette participation ne nous a été annoncée que 15 jours avant la visite inaugurale de la Ministre de la Santé, et encore elle devrait nous être versée sur deux années budgétaires. Et dans le même temps, le Grand Nancy ne répond pas à ma demande d’exonération de la taxe d’aménagement, c’est-à-dire que, pour l’instant, le Grand Nancy reprend à la ville de Tomblaine ce qu’il ne nous a même pas encore attribué par ailleurs.

 

  • Enfin, Monsieur le Maire, vous savez tout comme moi que la Réserve Parlementaire se sollicite habituellement au mois d’octobre même si cette année le délai est repoussé. Ainsi, depuis le mois d’octobre, j’ai sollicité pour divers projets, dont plusieurs dans votre commune, la totalité de l’enveloppe qui m’est accordée. Je considère donc votre courrier comme une basse manœuvre de campagne politique. Je pense que vous feriez mieux de travailler avec les professionnels de santé qui ont un beau projet sur Villers-lès-Nancy pour les accompagner et les soutenir sincèrement. Lorsque j’aurai connaissance du maitre d’ouvrage, je ne manquerai pas de prendre contact avec lui pour l’aider au mieux dans son projet et solliciter mon enveloppe de Réserve Parlementaire pour l’année 2018. Je suis prêt à travailler avec vous de façon constructive sur tout projet d’intérêt général sur votre commune mais vous comprendrez bien que je n’accepte pas ce genre d’attitude et de propos. Les citoyennes et les citoyens dans notre pays méritent une toute autre façon de faire de la politique.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sincères salutations.

 

Hervé Féron

L'ambiance à la Métropole est aussi désagréable qu'elle l'était au temps de la Communauté Urbaine

Rossinot voudrait que tout le monde applaudisse à ce qu'il décide et que rien ne soit contesté. Seulement Hervé Féron et la Groupe de Gauche sont élus pour représenter les habitants du Grand Nancy et même si cela dérange, ils donnent leurs avis.

La méthode est toujours la même, une fois qu'Hervé Féron a parlé, la bande à Rossinot s'exprime,  mensonges, calomnies et insultes fusent et lorsque Hervé Féron demande 15 secondes de temps de parole pour répondre, André Rossinot les lui refuse. On appelle cela la démocratie !

Quelques exemples : François Werner prend la parole, ne répond absolument pas sur le fond à ce qu'Hervé Féron a dit. Par contre, il qualifie ses propos "d'assauts de démagogie", "certains nombre d'antiennes déjà entendues", "ce n'est pas une façon de faire, ...". Et puis, ils s'étaient organisés pour attaquer la ville de Tomblaine. Les Tomblainoises et les Tomblainois apprécieront ! François Werner s'est plaint alors d'une aide de la Communauté Urbaine pour la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine (il oublie de dire que cette aide est de moins de 4 % du coût total...alors que le Grand Nancy s'est doté d'un Contrat Local de Santé. Il oublie de dire que cette aide a été sollicitée pendant trois ans, s'est heurtée à des réponses négatives et qu'elle a finalement été attribuée à quelques jours d'une visite ministérielle (Ils aiment tellement être sur la photo, même quand ils n'y sont pour rien !). Il oublie de dire que le Grand Nancy récupère cet argent pour l'instant en n'exonérant pas la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de la taxe d'aménagement. En matière d'intérêt public, on fait beaucoup mieux. Et puis, François Werner dit "il y a une Maison de Santé Pluriprofessionnelle à Villers-lès-Nancy, j'ai interpellé Monsieur le Député sur la réserve parlementaire". Alors tout le monde pense que je suis un mauvais député parce que je ne réponds pas à ce genre de demande. Je passe un petit mot à François Werner en m'étonnant de cela car je n'ai jamais été sollicité pour cette Maison de Santé Pluriprofessionnelle à Villers et il me répond ... "j'ai signé un courrier lundi, ça peut ne pas t'être encore arrivé". Et quand je demande à André Rossinot 15 secondes pour répondre publiquement à cette accusation mensongère, il me refuse la parole avec mépris.

Quant au Boulevard du Millénaire, en traversée de Vandoeuvre, Nancy, Jarville et Tomblaine, je prétends que pour faire des économies de "bouts de chandelles", le Grand Nancy le laisse dangereux et plongé dans le noir depuis 7 mois. Dans un premier temps, on m'a répondu qu'il fallait des mois pour faire la réparation. Ce qui est un mensonge. Aujourd'hui, André Rossinot, qui Parle du Boulevard "du Millénium" (c'est dire s'il connait son sujet) prétend que c'était au départ une voirie départementale et que Michel Dinet avait décidé de ne pas l'éclairer. Là aussi c'est bien mal connaitre son sujet et il n'est pas très heureux d'utiliser Michel Dinet dans ce genre de situation. Cette voirie était de la compétence de l'État, elle a été transférée au département et étant donné qu'elle est en traversée de l'agglomération, il a été acté de longue date que c'était au Grand Nancy de l'éclairer pour la sécuriser, comme c'est l'usage. Depuis le mois de mai 2016, les lumières sont donc éteintes et le Grand Nancy ne veut rien entendre. Les utilisateurs sont donc en danger pour des raisons économiques.

Pensalfini ne comprend décidément pas grand chose, le pauvre (il vaut mieux l'avoir en photo qu'en discussion !) m'attaque sur Tomblaine en me reprochant que les associations de Tomblaine utilisent les gymnases des COSEC gratuitement (les associations sportives apprécieront !). Il oublie de dire que les COSEC ont été payés par le Syndicat Intercommunal Scolaire, donc également par la ville de Tomblaine. Il oublie de dire que depuis des années, nous demandons des travaux d'aménagement et qu'il apporte le plus grand mépris aux demandes du maire de Tomblaine et cerise sur la gâteau, il reproche à la ville de Tomblaine tout l'investissement qui est mis par le Grand Nancy sur le stade Marcel Picot comme si c'était une dotation à la ville de Tomblaine, alors que chacun sait que si ce stade n'était pas à Tomblaine, il y aurait des logements à la place et que la ville de Tomblaine percevrait de la taxe d'habitation au lieu de subir les nuisances.

Le pire, c'est Dessein, maire d'Art-sur-Meurthe, primaire parmi les primaires qui m'accuse de n'être jamais présent aux réunions (alors que le matin même, en Comex, il s'est "engueulé" très fort avec Rossinot, lui reprochant un manque d'information et le fait de ne pas avoir de convocations aux réunions dans les temps). Il me reproche de parler devant les télévisions, les journalistes (un comble !) et il avait lui aussi ces petites notes préparées... Il me reproche de solliciter hors enveloppe des aides du Grand Nancy pour des œuvres artistiques (mensonge : les seules aides qui ont été sollicitées pour la place des Arts, l'ont été dans le cadre de l'enveloppe du 1 % créé par le Grand Nancy). Il me reproche de solliciter des aides hors enveloppe en terme de voirie (mensonge par omission, il me reproche de demander la prise en compte de la rue de la Grande Haie par le Grand Nancy. Si j'ai fait cette demande, c'est parce que le Grand Nancy a spéculé sur des terrains qu'il a achetés à Tomblaine. Le Grand Nancy a modifié le PLU pour vendre ces terrains deux fois plus chers à une entreprise et ne veut pas prendre en compte la voirie qui dessert cette rue. Il y a donc deux malhonnêtetés cumulées... Belle mentalité !) Et bien sûr, je ne vous fais pas un dessin, il ponctue son intervention d'insultes diverses, me traitant de Calimero, etc.

Spectacle affligeant, absence totale de démocratie. Il faut que les habitants du Grand Nancy sachent que cette bande là considère qu'il n'y a pas d'appauvrissement du service public sur le Grand Nancy (ordures ménagères, transports en commun, voirie, etc.)

Intervention d’Hervé Féron au Conseil de Métropole – Vendredi 9 décembre 2016

Monsieur le Président,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour débattre de nos orientations pour le premier Budget de la Métropole. L’an dernier, ici même, nous avions exprimé notre volonté de mettre en place des nouvelles organisations, un nouveau mode de gouvernance, une nouvelle culture du faire ensemble. Aujourd’hui, alors que nous arrivons à mi-mandat, force est de constater que les améliorations annoncées ne se traduisent pas encore suffisamment dans les actes. Nous avions pu travailler ensemble sur la stratégie économique, débat sur lequel notre groupe avait pu apporter des contributions essentielles. Ce travail constructif dont le Grand Nancy est sorti gagnant sera certainement évoqué tout à l’heure quand nous aborderons l’élaboration du Schéma Régional de Développement Economique d’Internationalisation et d’Innovation.

Mais il est dommage que cette expérience n’ait pas été poursuivie à l’occasion de ce débat d’orientation budgétaire. Profitant du passage de la Communauté Urbaine en Métropole vous avez quasiment dissout la conférence des Maires qui était déjà une instance qui ne fonctionnait pas démocratiquement. Vous l’avez remplacée par un comité exécutif que vous appelez Comex. Ceux qui y participent sont convoqués par vos services à une réunion hebdomadaire où la concertation, la participation à l’élaboration du dossier réelles sont inexistantes. Il ne s’agit que d’informations verticales distillées uniquement par quelques
vice-présidents de droite. Vous avez ainsi verrouillé toute possibilité d’imagination  ou de proposition innovante et pertinente sur les Politiques Publiques du Grand Nancy. Je trouve ce Comex parfaitement inintéressant, et tant qu’il en sera ainsi, je n’y participerais pas. C’est d’une autre façon de gouverner dont nous avons besoin, c’est d’une autre façon de gouverner que nous avons convenu.

Je le dis chaque année mais cette réalité me contraint à la répétition : une nouvelle fois nous sommes amenés à nous positionner sur un texte auquel nous n’avons pas suffisamment participé. C’est regrettable car nos propositions auraient certainement pu contribuer à enrichir ce texte et à en renforcer la légitimité. Au contraire, je ne partage ni la description du contexte budgétaire du Grand Nancy, ni le scenario d’équilibre axé sur les économies de gestion.

Comme chaque année depuis 2012, vous rappelez le contexte national difficile et la baisse des dotations de l’État qui pèsent lourd dans le budget et obligent à des ajustements douloureux : – 12,8 % de Dotation Globale de Fonctionnement pour le Grand Nancy en 2016, et près de 16,2 millions  d’euros de recettes en moins en cumulé par rapport à 2013. Heureusement, vous reconnaissez quand même au fil des pages de ce rapport que la baisse des dotations de l’Etat est inférieure de 3 millions d’euros à ce qui a été envisagé dans les scenarii précédents et que la réduction de la DGF serait de 3,5 millions d’euros au lieu de 7 millions. Ce n’est d’ailleurs pas loin de ce que j’affirmais l’an dernier alors que vous aviez balayé mon analyse.

Pour réaliser un réel diagnostic financier, il serait plus juste de considérer une période plus longue, qui montrerait bien qu’il est stérile de tenter de montrer du doigt le gouvernement de François Hollande puisque les baisses de dotation de fonctionnement ont commencé en 2008 sous Nicolas Sarkozy.
Nous pourrions également nous interroger sur la cohérence entre les propos critiques formulés ici sur les baisses des crédits alloués aux collectivités et les soutiens affichés à l’échelon national aux différentes politiques de rigueur annoncées qui semblent parfois mépriser l’existence même de la fonction publique…

Alors on peut débattre de la méthode employée par ces gouvernements, de l’ampleur de l’effort demandé aux collectivités, du calendrier notamment par rapport à la revalorisation des valeurs locatives servant de base aux impositions directes locales. Nous nous sommes tous élevés pour dénoncer des baisses de dotations trop rapides, trop drastiques, qui laissent les communes exsangues. Mais si l’on ne considère que ces baisses de dotation de fonctionnement, la Métropole devrait pouvoir faire face comme le font les autres collectivités, et notamment les métropoles. Si le contexte est difficile comme le décrit ce rapport d’orientation budgétaire, pourquoi conserver les mêmes méthodes, les mêmes habitudes ? Nous constatons encore cette année un simple rafistolage, un travail de dentellière rognant sur des dépenses pourtant essentielles, là où des choix plus drastiques s’imposaient. Certes, nous en convenons, il est souvent nécessaire de dégager des économies en faisant des efforts sur certaines lignes de fonctionnement car le maintien de l’investissement est prioritaire. Mais, pour investir, vous vous êtes trop endetté et le remboursement de la dette pèse énormément sur les dépenses de fonctionnement pour ce qui concerne les intérêts. Il faut également conforter notre capacité à rembourser la dette. Le Grand Nancy a mal investi et aujourd’hui nous payons la dette qui devrait dépasser les 705 millions d’euros en 2017, contre 690 millions en 2016. La somme record est donc battue avec un endettement par habitant d’environ 2770 € par habitant selon nos calculs. La capacité de désendettement serait également en hausse avec 10,8 ans au 1er janvier 2017. Le Grand Nancy flirte donc toujours avec les zones dangereuses définies nationalement par les spécialistes.  Vous affirmerez que les prévisions pour 2020 sont plus positives avec un retour sous la barre des 700 millions d’euros d’endettement. Je l’espère sincèrement mais cela se fera dans un contexte où certains grands investissements tels que la ligne 2 de transports, le Centre des Congrès et certaines tranches d’ARTEM sont achevés ou le seront en 2020. Les autorisations de programme pour la période 2016-2018 le montrent : nous sommes là quelque part dans une période d’attente et d’économies forcées avant les grands investissements qui s’annoncent, notamment pour la ligne 1 du réseau Stan.

Sur ce point, je souhaite vous exprimer nos craintes vis-à-vis de la confirmation des options prises par ce débat d’orientation budgétaire. Vous écrivez, je cite : « on peut relever le poids prégnant des transports urbains et des ordures ménagères, dépenses sur lesquelles sont concentrées les efforts d’optimisation de gestion ». Vous proposez également de façon explicite des nouvelles optimisations du réseau STAN sur la durée restante du contrat actuel et un nouvel examen de la grille tarifaire. En clair, vous souhaitez à nouveau baisser les fréquences de passage et augmenter les tarifs. De mauvais augure pour préparer le renouvellement de la délégation de service public en 2018. Nous le rappelons : les transports et les ordures ménagères ne peuvent pas être les variables d’ajustement des équilibres budgétaires métropolitains et les entreprises délégataires de service public ne doivent plus être prises pour les boucs émissaires des erreurs passées du Grand Nancy en matière de déplacements. Nous avons pu le constater lors de cette grève du week-end dernier : les habitants, les commerçants, les usagers du Grand Nancy mécontents ne sont pas dupes. Ils savent que les décisions se prennent ici-même, au sein de cette assemblée. Et ces décisions, avec les élus du groupe de Gauche, nous nous y opposons puisque, je le rappelle, nous avions voté contre la diminution des fréquences de passage des bus.

Nous demandons également depuis plusieurs années que soit conduit un véritable audit du réseau de transport en commun afin d’élaborer ensemble un nouveau Plan de Déplacements Urbains cohérent, en partant d’une analyse des besoins et en associant les usagers. Les grands nancéiens vous demandent tout simplement de pouvoir se déplacer à moindre frais. Comme pour la bétonisation programmée de la place Thiers que nous évoquerons tout à l’heure, c’est l’inverse qui est proposé. Vos réorganisations représentent un véritable démantèlement en règle d’un service public au service des citoyens et en particuliers des plus démunis, ceux qui vivent en périphérie et n’ont pas d’autre choix que d’utiliser les transports en commun pour se déplacer. Cette dégradation organisée du réseau de bus n’a qu’un but : dissuader les usagers déboussolés par les diminutions de fréquence et le changement des horaires d’avoir recours aux transports en commun, afin de pouvoir constater un faible taux de remplissage des bus qui justifiera de nouvelles diminutions de fréquences. Les associations ont bien raison de parler de « cercle vicieux ».

Nous sommes également sceptiques mais nous vous proposons de travailler ensemble de façon constructive sur la « réinterrogation de l’offre de services du pôle aquatique » que vous proposez dans le contexte du projet Grand Nancy Thermal. En clair, ce sont des fermetures et des hausses de tarifs pour les piscines qui semblent se profiler. Outre la réflexion sur les piscines qui est ici proposée, il nous semble aujourd’hui important d’accélérer les réflexions sur la faisabilité de la construction concertée d’une nouvelle patinoire mais également d’étudier une solution provisoire qui doit être effective dès la fermeture programmée de la patinoire du Parc des Expositions en septembre 2017 afin de permettre la pérennité de l’activité de patinage SUR L’AGGLOMERATION ET PAS AILLEURS.

Face à la situation budgétaire du Grand Nancy, vouloir maintenir le niveau des investissements et réduire certaines dépenses de gestion ne suffit pas. Il s’agit aujourd’hui d’investir mieux, de contrôler davantage l’utilisation des fonds publics et d’être plus exigeants dans la sélection des projets.

Pour cela, je le répète, les élus que nous sommes ne doivent plus être réduits à l’état de simples gestionnaires, tels des notaires pour ne plus décrédibiliser la parole publique.

Le passage en Métropole s’est accompagné de nouvelles compétences, comme par exemple le transfert des voiries départementales, comme nous le verrons tout à l’heure. Or les voiries dans le Grand Nancy se dégradent.

Sur trois ans, de 2016 à 2018, moins de 25 millions d’euros seront inscrits pour les opérations sur les voiries secondaires pour l’ensemble des 20 communes du Grand Nancy. D’ailleurs, la décision modificative du Budget 2016 qui sera présentée après ce Débat d’Orientation Budgétaire prouve que l’enveloppe prévue pour l’année 2016 était insuffisante pour répondre aux programmations retenues par les communes. Comme je l’avais souvent rappelé.

Enfin, pour des raisons évidentes de sécurité, l’éclairage public ne doit pas non plus représenter une variable d’ajustement budgétaire, tant en investissement qu’en fonctionnement. Les rues du Grand Nancy doivent être correctement éclairées, et pas uniquement pour les fêtes de fin d’année. Et sur le Boulevard du Millénaire, en traversée de Vandoeuvre, Nancy, Jarville et Tomblaine, plongé dans le noir depuis 7 mois, je ne crois pas à l’explication d’une panne qui nécessiterait plusieurs mois d’intervention pour réparation.

Nous pourrions également évoquer la nécessité de développer des économies d’échelle par le renforcement de collaborations intelligentes avec les collectivités voisines, du développement du très haut débit internet indispensable au sein de toute l’agglomération et de bien d’autres sujets. Monsieur le Président, malheureusement les communes sont devenues vos variables d’ajustement budgétaire, la Communauté Urbaine devenue Métropole a progressivement pris des compétences aux communes, ce qui vous a permis d’une part de lever l’impôt pour assumer ces compétences, d’autre part de bénéficier de dotations de l’État pour exercer ces compétences. Mais, lorsque les dotations de l’Etat baissent, vous continuez dans vos erreurs stratégiques, vous vous obstinez dans les mauvais choix à engager des dépenses inutiles. Et vous compensez alors par des économies générées au détriment des communes. C’est la vie des gens au quotidien qui est touchée, cela se concrétise par l’appauvrissement du Service Public (ramassage des ordures ménagères, transport en commun, état des voieries secondaires, …) par une carence en termes d’infrastructures (piscines, patinoires, …) et les conséquences qui se déclinent ensuite sur la fermeture de commerces, sur la sécurité par exemple. Non, les communes et le quotidien des habitants ne doivent pas être des variables d’ajustement budgétaire. Si on ajoute à cela que vous empêchez l’initiative des Maires qui auraient pourtant légitimité à faire vivre des approches territoriales locales pour une cohésion sociale et un développement harmonieux de leur territoire, on constate l’impossibilité pour ces Maires de développer le logement social de façon équilibré sur leur territoire. On constate une anarchie complète dans l’accueil des gens du voyage, on constate une inégalité de traitement d’une commune à l’autre.  Aujourd’hui, si un Maire a une bonne idée sur sa commune, 95% des fois cela est empêché par la majorité du Grand Nancy. Et dans le cas où cela serait possible, cela passe par une autorisation comme s’il pouvait y avoir une hiérarchie, le projet est alors détourné et aboutit rarement de façon satisfaisante. Le gel des terrains que vous avez fait réserver par l’EPFL, vous donne le pouvoir de décider tout seul ou à quelques-uns dans votre bureau de la vie des habitants dans nos communes.

Je conclue uniquement en rappelant que la Métropole est une opportunité extraordinaire pour le Grand Nancy, qui nécessite qu’on ne néglige aucune contribution. Nous avons déjà dit que nous sommes prêts à faire Métropole ensemble, nous continuerons à formuler des propositions dans l’intérêt général, et nous espérons que nous serons bientôt entendus.

Je vous remercie.

Hervé Féron pose le problème de la patinoire du Grand Nancy

Hervé Féron a interpellé le Président du Grand Nancy au sujet de la Patinoire obsolète et dont la fermeture est programmée. Il a insisté sur l'urgence à prévoir une solution de fonctionnement provisoire DANS L'AGGLOMERATION (et non pas à Epinal...). Patrick Baudot a répondu que c'était un dossier vieux de 30 ans ! Et Pensalfini a répondu qu'il allait organiser un groupe de travail !!!

Chacun appréciera.

En attendant les Lumières …

Depuis mi-avril 2016, le boulevard du Millénaire, en traversée de Tomblaine, est plongé la nuit dans l’obscurité complète. J’ai interpellé à plusieurs reprises le Président du Grand Nancy, il a fallu attendre le 30 juin seulement pour recevoir une réponse qui m’indiquait que « la remise en l’état de l’ensemble des installations nécessiterait plusieurs mois ».

Cette route, qui a été réalisée par l’Etat en l’an 2000, a été dotée d’un éclairage adapté à la nécessaire sécurisation de ce tronçon. Ainsi plongée dans le noir, elle est rendue quotidiennement dangereuse. Pire encore, en direction de Nancy-Vandoeuvre, cette route est également plongée dans le noir. En tant que maire de Tomblaine j’ai été interpellé par des riverains sur le fait que les pistes cyclables étaient traitées au même régime.

Dans la soirée du 15 septembre vers 21h, un accident routier important a eu lieu sur cette partie de route à Tomblaine, heureusement, il n’y a pas eu de dégâts corporels. J’ai réécrit au Président Rossinot pour lui dire que ne je ne comprends pas que les réparations n’aient pas été engagées au plus vite. J’ai toujours l’impression que les demandes de certains maires sont moins entendues que d’autres.

Malheureusement, on repère que sur d’autres endroits du Grand Nancy, des voiries se retrouvent aussi dans l’obscurité, la nuit. Force nous est de constater que les dépenses faramineuses engagées par le Grand Nancy mènent aujourd’hui à des recherches d’économies insensées. Il fallait bien sûr un grand Palais des Congrès pour le Grand Nancy, mais 80 millions c’était beaucoup trop cher et aujourd’hui les enveloppes de voiries sont réduites à peau de chagrin.

Il y a deux types d’enveloppes : celle pour les voiries primaires dont les dépenses sont décidées verticalement, pour ne pas dire autoritairement, par le Grand Nancy sans l’avis des Maires concernés, et celles pour les voiries secondaires, pour lesquelles chaque Maire dispose d’une enveloppe et peut donner un ordre de priorité. Les enveloppes pour les voiries secondaires sont tellement réduites aujourd’hui que c’est de la grande démagogie que de faire croire aux citoyennes et aux citoyens que les Maires font des choix. Ils sont dans un non-choix permanent et sont en plus rendus responsables en termes de sécurité sur une partie de compétence quasi abandonnée par le Grand Nancy.

Si on ajoute à cela que lorsqu’une voirie primaire est rénovée sur décision du Grand Nancy, la partie des trottoirs est à la charge des communes sur une enveloppe qui, pour une année complète, à Tomblaine, n’est que de 14 000 €. Autant dire qu’il ne reste rien ! Quand le Grand Nancy gèle des terrains sur une commune comme Tomblaine en utilisant l’EPFL et que le Grand Nancy modifie le PLU de Tomblaine pour vendre ces terrains à des entreprises en réalisant une plus-value égale au double de la valeur initiale du terrain, est-il normal que le Grand Nancy demande à la ville de Tomblaine de réaliser les trottoirs dans cette rue, qui est une voirie primaire alors que l’enveloppe dédiée pour les trottoirs est si faible ? Pour revenir au problème d’éclairage du boulevard du Millénaire, il est évident que les dépenses en investissement et l’endettement du Grand Nancy font qu’aujourd’hui, la sécurité est devenue une variable d’ajustement budgétaire.

Relancé par courrier le 16 septembre 2016, le Président du Grand Nancy Métropole, ne m’a pas répondu.

Ça se passe au boulevard du Millénaire, dans l’obscurité la plus complète, ce siècle est mal partie pour être celui des Lumières…

Stade Marcel Picot, l'in-compétence du Grand Nancy.

Le 7 juin dernier sur ce même site, je vous alertais sur les difficultés à venir autour du Stade Marcel Picot. L'Est Républicain avait d'ailleurs relayé une partie de mes inquiétudes. Malheureusement quatre mois plus tard, le Grand Nancy n'a rien fait. C'est juste un problème de déni de démocratie, il ne veulent pas en parler avec moi, parce qu'ils ne veulent pas me reconnaitre comme maire de la commune concernée et surtout, ils ne veulent pas rendre ce débat public. 
 
Dans n'importe quelle intercommunalité un tant soit peu respectueuse de la démocratie et du vote des électeurs, un dossier comme celui-là serait confié au maire de la commune concernée.
Mais pas là. On assiste alors à des déclarations intempestives du vice-président qui n'ont pas de sens, et en attendant ce sont les riverains et les utilisateurs du stade qui pâtissent régulièrement de cette irresponsabilité. 

Il y a urgence à considérer ce dossier avec sérieux. J'ai interpellé le Président de la CUGN à ce sujet, à de nombreuses reprises et cela depuis des années, mais on nous ballade !

Dans mon rôle de Maire de Tomblaine, j’ai souhaité que soient pris en considération trois sujets :

- Le permis de construire de 2003 n’a jamais été respecté complètement, la partie extérieure du stade sur l'aspect esthétique en particulier n’a jamais été réalisée.

- Les espèces de cabines rouges très laides ne servent à rien depuis de nombreuses années et l'ASNL, tout comme la ville de Tomblaine souhaitent qu'elles soient supprimées.

- Les clôtures en grillage sont également très laides et participent à créer un climat de tension aux abords du stade. Dans les stades modernes, il y a longtemps qu'on ne met plus ce genre de clôture grillagée. De plus, elles sont un véritable réceptacle pour des ordures diverses portées par le vent. Si c’est une triste image de Tomblaine que l’on veut donner là, c’est manifestement réussi. Je demande à ce que ces grillages soient démontés.

Le stade Marcel Picot est peu accessible, les spectateurs le vivent très mal, et cela génère aussi des nuisances pour les riverains. J'ai fait un certain nombre de propositions depuis plusieurs années, qui n'ont jamais été entendues. J’ai proposé depuis longtemps une rencontre de travail entre André Rossinot Président de la CUGN, propriétaire du stade, Jacques Rousselot, Président de l’ASNL et moi comme maire de la commune-siège et donc en responsabilité.

(...) 

Voilà les propositions que je fais de puis de nombreuses années :

 - Développer des parkings à quelques centaines de mètres du stade Marcel Picot, pour que les supporters ne s’engouffrent pas à proximité du stade.

- Permettre aux entreprises que je propose depuis si longtemps, sur la plaine Flageul, de s’installer, pour mutualiser des places de stationnement nombreuses les soirs de matches.

- Organiser des navettes gratuites pour les supporters abonnés, qui pourront ainsi déposer leur véhicule, par exemple au Parc des Expositions, ces navettes étant prioritaires après les matches.

- Intensifier les transports en commun avant et après les matches, du côté Saint-Max, comme du côté Tomblaine.

C'est très clair, le maire a le pouvoir de police, donc mes propositions doivent être prises en compte. La CUGN, propriétaire du stade et compétente en matière de voiries et de déplacement, doit financer les solutions.
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Depuis le 7 juin, le Grand Nancy m'a annoncé que les travaux que je demande depuis 2003 (dépose du grillage et des cabanes rouges) auraient lieu...en 2017, mais seulement pour le côté rue Jean Moulin ! Pour le  côté boulevard Jean Jaurès, on verra peut-être en 2018...
 
Mais pour les parkings, pour l'accessibilité, pour mes propositions à court terme concernant les transports en commun au moment des matches, pour ma proposition de navette gratuite, je n'ai reçu aucune réponse, aucune considération en quatre mois !
 
Et pendant ce temps là, il y a danger permanent ! Alors que l'on est en Etat d'urgence, l'accessibilité est catastrophique, les grillages et les cabanes rouges sont dangereux et génèrent des tensions, les riverains se plaignent auprès de moi, les commerçants vivent l'enfer, ils se font insulter par des supporters qui veulent squatter leurs parkings, la ville de Tomblaine est alors en zone de non-droit, elle subit le bruit, la pollution, le chaos.
Amusez-vous à mal vous garer au centre de Nancy, vous ne retrouverez pas votre voiture quand vous reviendrez sur place. Alors qu'à Tomblaine tous les excès sont permis au moment du match. 
 
Qui oserait prétendre que j'exagère ?
 
Pour la première fois cette semaine, mon avis a été sollicité par le Grand Nancy (étonnant !)... à l'approche du match Nancy-PSG, on m'a demandé l'autorisation d'ouvrir la Plaine Flageul au stationnement. Sachez que la Plaine Flageul a été acquise avec vos impôts par le Grand Nancy qui gèle ces terrains et empêche un développement harmonieux et cohérent de la Ville de Tomblaine.
 
Cette demande me donne raison puisque depuis 10 ans, j'ai proposé l'implantation de 13 entreprises sur la Plaine Flageul qui en ont toutes été dissuadées par le Grand Nancy. Il s'agirait d'entreprises qui accepteraient de mutualiser de nombreuses places de parkings avec le stade M. Picot au moment des matches ce qui limiterait les nuisances.
Voilà seulement qu'un espoir nait de voir s'implanter le premier projet d'implantation d'entreprise, mais je vous invite tous à observer, car on m'a tellement menti depuis des années, qu'il faut attendre pour voir.
 
Aujourd'hui les riverains comme les spectateurs en ont assez, il faut mettre en oeuvre les solutions à court terme que je propose.
 
Et puisque je suis exclu aussi des discussions avec le consortium chinois, je me suis fait un avis tout seul :
- Les annonces dans la presse du vice-président du Grand Nancy sont stupides.
- Si le Grand Nancy venait à vendre le stade Picot au prix annoncé par les Domaines, ce serait brader une propriété publique pour compenser une petite partie du surendettement du Grand Nancy dû à une mauvaise gestion.
Ce serait abandonner le pouvoir de faire respecter les règles d'urbanisme, ce serait ouvrir les portes au n'importe quoi en matière de naming.
- Il sera plus souhaitable dans l'intérêt des contribuables de louer le stade aux Chinois en pratiquant un prix de location qui ne serait plus un prix de complaisance. En effet aujourd'hui le Stade Picot ne rapporte pas beaucoup eu égard à ce qu'il a coûté à la collectivité et à sa valeur réelle. On le comprend car il s'agit d'aider l'ASNL qui n'a pas beaucoup de moyens. Mais si un gros investisseur achetait le club, il serait logique de lui louer le stade à un prix normal, c'est à dire nettement réévalué.
- Comme il sera souhaitable de demander à cet investisseur de participer aux aménagements nécessaires sur les extérieurs du stade : aménagements des parkings (actuellement à l'état de "terrains vagues") ainsi que des voiries d'accès.
 
Cela rappelle un vieux débat (Euro 2016) où j'avais raison, tout le monde le sait et je les ai fait plier. 
En tous les cas, le maire de Tomblaine que je suis n'est pas prêt, cette fois-ci encore à laisser faire n'importe quoi au Grand Nancy sur sa Commune, il a les moyens d'empêcher de brader l'argent public et il assumera, dans l'intérêt général.
 
Et comme j'aime beaucoup le foot et l'ASNL, je participerai avec plaisir à l'émission de Laurent Piloni sur France Bleu ce lundi à 18h15, et on ne parlera que de foot !

 

Quatre nouveaux vice-présidents à la Métropole du Grand Nancy

L’article titré « un caillou dans la métropole » dans l’Est Républicain de ce matin est un non-évènement. Une conférence de presse avait été organisée par quatre personnes très isolées. Deux de ces personnes ne sont même pas élues au Conseil de Communauté, devenu Conseil de Métropole et sont minoritaires dans chacune de leur commune. Les deux autres ne peuvent s’exprimer qu’à titre personnel, car elles n'ont pas mandat du groupe. Celui qui parle le plus fort est minoritaire dans sa commune, minoritaire au Conseil de Métropole et ultra-minoritaire dans le groupe de gauche. Il n’exprime que sa position, il n’est pas solidaire des décisions du groupe mais c’est lui qui parle le plus fort et le plus longtemps. Quand le journaliste dit « Hervé Féron n’était pas joignable hier » toutes les personnes qui m’ont rencontré, qui m’ont téléphoné hier savent que c’est faux, c’est juste que je ne réponds pas aux journalistes sur des polémiques stériles.

Le seul vrai grand évènement du jour c’est que la Communauté Urbaine est devenue Métropole. J’ai le plaisir de vous présenter ci-dessous les quatre nouveaux vice-présidents que sont de gauche à droite sur la photo :

- Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre ;
- Bertrand Kling, maire de Malzéville ;
- Henri Chanut, maire de Seichamps ;
- Christophe Choserot, maire de Maxéville.

 

Intervention d’Hervé Féron :

« La première vérité est que l’art politique véritable ne doit pas se soucier du bien particulier, mais du bien général, car le bien commun assemble, le bien particulier déchire les cités, et que bien commun et bien particulier gagnent tous les deux à ce que le premier plutôt que le second soit solidement assuré.» Extrait des Lois de Platon

Monsieur le Président, chers collèges,

Notre groupe s’associe aux félicitations qui viennent de vous être adressées pour cette Légion d’Honneur au grade de Commandeur. Ce matin, nous sommes réunis pour installer le premier Conseil de Métropole du Grand Nancy après que le Premier Ministre ait signé le 20 avril 2016, le décret portant création de « notre » Métropole. Il s’agit, comme cela était indiqué dans la lettre du Premier Ministre du 7 septembre 2015, « d’organiser et de structurer ce territoire pour lui permettre d’engager une nouvelle dynamique, de mieux assurer la solidarité entre les espaces urbains, péri-urbains et ruraux, d’acquérir une place à la hauteur de ses potentialités et de ses ambitions dans la future région, et d’une manière plus globale, de s’inscrire pleinement dans l’espace européen ».

Certains diront que nous avons rendez-vous avec l’histoire. Je dirais surtout que nous avons ici, collectivement, rendez-vous avec nos responsabilités individuelles. N’oublions pas que, toujours grâce à ce Gouvernement, nous avons toutes et tous été désignés, et pour la première fois lors des dernières élections municipales, individuellement par les électeurs pour que, issus de nos conseils municipaux, nous puissions siéger dans cette assemblée.

Cette remarque est nécessaire, c’est le constat que cette Assemblée reste une émanation des Conseils municipaux, et tous les Conseillers métropolitains ont été désignés nommément, ils ont la légitimité du suffrage universel direct. C’est dire qu’est venu le temps de faire en sorte que, dans cette Assemblée, chacune, chacun doit avoir sa place et toute sa place. C’est dire aussi que chacun doit assumer ses responsabilités. Il n’y a pas de place aujourd’hui pour la posture politique ou personnelle, il nous faut « faire Métropole ensemble », dans l’intérêt général, pour le bien commun, comme disait Platon.

Nous resterons différents et heureusement ! Nous aurons toujours nos convictions, nous porterons toujours nos valeurs. Nous aurons encore des combats qui nous opposeront, mais nous en aurons certainement plus qui nous rassembleront pour le bien commun. Nous aurons des contributions, des propositions à faire valoir sans cesse pour un développement économique plus dynamique, une politique des mobilités, un développement harmonieux et durable, une métropole des solidarités et des proximités, la relations aux autres, aux territoires, une gestion budgétaire et financière raisonnée et concertée, une gouvernance rénovée et partagée.

Monsieur le président, depuis un an, nous avons travaillé pour tenter de poser les bases qui permettront à la Métropole du Grand Nancy de fonctionner plus démocratiquement que ce que nous avons connu jusque-là, dans le respect et l’écoute de tout un territoire, de tous ses habitants, de chacune de ses communes et de tous leurs représentants au Conseil de Métropole. Nous avons travaillé régulièrement. Nous n’avons jamais rien négocié. Négocier signifierait marchander pour ce que Platon désignait comme le bien particulier. Tout commentaire dans ce sens ne serait que bavardage stérile. Mais il y a eu des discussions longues et âpres. Nous souhaitons plus d’espace pour toujours mieux assumer la mission que les électeurs nous ont confiée, vous souhaitez forcément verrouiller parce que vous êtes majoritaire. Quoi que l’on en pense, quoi que l’on en dise, nous avons progressé ensemble et uniquement pour le bien commun. Les critiques seront certainement justifiées :

- Cela s’est fait de façon précipitée. Oui, mais sans précipitation nous ne serions jamais devenus Métropole. Il fallait dans un environnement territorial nouveau, devenir une Métropole d’équilibre.

- Les habitants n’ont pas été assez informés. Chacun a eu la possibilité de travailler, s’informer soi-même et d’organiser l’information dans sa commune.

- Les textes proposés, comme le pacte de gouvernance, ne sont pas aboutis. Il faudra continuer à y travailler, à l’améliorer.

- Fallait-il que l’opposition, et je pèse mes mots, participe à l’exécutif ? Oui, bien sûr, pour sortir de notre ringardise collective. Pour ne pas être un jour, la seule intercommunalité en France, dont l’exécutif exclut complétement l’opposition. Mais aussi parce que, dans le fonctionnement actuel, il faut que les maires soient mieux entendus, aient plus de moyens d’agir.

On ne pouvait plus continuer à demander aux maires de permettre la mise en œuvre des compétences du Grand Nancy tout en niant leur existence. Nous avons convenu, Monsieur le Président, que si le Conseil de Métropole en décide ainsi, la minorité se verrait confier deux présidences de commissions, deux délégations de conseillers communautaires et quatre vice-présidences. Je prends cela comme un peu plus de respect, non pas pour les personnes concernées, mais pour les citoyennes et les citoyens qu’elles représentent, pour les bouts de territoires qu’elles représentent, que l’on appelle communes et pour qui nous avons ambition de faire « Métropole ensemble ».

La chanson dit « Bien sûr, nous eûmes des orages », Monsieur le Président, je suis sûr que nous en aurons d’autres. Mais ce premier Conseil de Métropole devra résonner comme une déclaration d’intention, comme un appel à la raison. Nous devons continuer à progresser ensemble pour la démocratie, mais aussi pour l’efficacité au service de nos concitoyens, pour plus de proximité et moins de lourdeurs technocratiques. Ce n’est pas un hasard si ce premier Conseil de Métropole est réuni le matin, avant même qu’il soit midi. De longs et pénibles travaux nous restent encore à accomplir.

Logements sociaux quelques précisions

 L’article de l’Est Républicain concernant le conseil de communauté urbaine mérite quelques précisions.

En effet, comme le dossier est très technique, et que le journaliste ne dispose que des informations fournies par le service communication de la Communauté Urbaine, le compte rendu ne peut pas être suffisamment précis.

Ce qu’il faut savoir c’est que Valérie Debord utilise son pouvoir de vice présidente pour agresser la Ville de Tomblaine et derrière elle, Hervé Féron qui l’a battue aux dernières législatives et qu’elle retrouvera aux prochaines.

Malheureusement, c’est sa conception de la politique.

Avant de demander une suspension de séance, Hervé Féron a posé la question à la rapporteure Valérie Debord « Pouvez-vous me dire précisément où se trouve la parcelle dont on parle, pouvez-vous nous dire à quel endroit dans le quartier elle se trouve, connaissez-vous vraiment votre sujet ? »

André Rossinot s’est retourné vers elle, et comme elle n’avait rien à répondre, car elle ne connaissait pas le sujet, il a annoncé la suspension de séance.

On constate donc bien qu’on est là dans le règlement de compte.

Il y a inégalité de traitements, la Communauté Urbaine, a rajouté des règles à la loi SRU, elle souhaite appliquer cette règle strictement à Tomblaine, mais elle ne l’applique pas strictement à d’autres communes.

Quel est le sujet ?

Un investisseur privé voulait faire des logements non sociaux sur cette parcelle. Hervé Féron a souhaité que ce soit Batigère qui gère le projet pour créer 36 logements sociaux, c’est la demande claire du Maire de Tomblaine. Au nom de cette « règle », la Communauté Urbaine veut imposer 30 pour cent de logements très sociaux (PLAI) au Maire de Tomblaine.

Le Maire de Tomblaine répond : la loi a prévu qu’il n’y a pas de liens hiérarchiques d’une collectivité à l’autre, laissez les maires libres d’organiser la mixité sociale dans leur commune dans le cadre de la loi. Nous sommes dans le Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville, dont l’objectif est d’organiser la mixité sociale et la mixité de l’Habitat. Or nous sommes déjà en surdensité dans ce quartier. Le Maire de Tomblaine souhaite 36 logements sociaux nouveaux et Valérie Debord veut lui imposer 25 logements sociaux + 11 très sociaux. Le Maire de Tomblaine dit qu’il est prêt à développer des logements très sociaux ponctuellement sur d’autres quartiers, mais rien n’y fait, il est décidé autoritairement de supprimer la ligne des logements sociaux voulus par le Maire de Tomblaine.

Cette décision autoritaire du Président de la CUGN ne convient pas ni au Maire de Tomblaine, ni au groupe de Gauche.
Dans la même délibération sur un projet pour la Ville de Jarville, 40 logements sociaux en PLUS sont prévus, la CUGN leur impose zéro PLAI, 9 logements sociaux PLUS sont prévus à Saulxures, la CUGN leur impose zéro PLAI.

Il s'agit donc d'un affligeant règlement de compte.

Debord règle ses comptes !

Chassez le naturel, il revient au galop ! A peine André Rossinot a t-il obtenu que la gauche construise avec lui le projet du Grand Nancy Métropole, qu’il revient à ses bonnes vieilles méthodes : l’autoritarisme.

Le maire de Tomblaine a travaillé depuis des mois pour qu’Avenue de la Paix soit implanté un bâtiment de 36 logements sociaux « PLUS » dans le Quartier Prioritaire de Politique  de la Ville. Cela est lié pour les bailleurs sociaux à des subventions de la Communauté Urbaine.

Valérie Debord abusant  de son pouvoir de vice-présidente de la Communauté Urbaine (celle-là, il faudra se souvenir qu’il n’est pas bon de lui confier des responsabilités), utilise une règle de  la Communauté Urbaine qui impose désormais de construire 30 % de PLAI (logement très sociaux), chaque fois que l’on crée de nouveaux logements sociaux.

Hervé Féron a eu beau expliquer qu’en tant que Maire il ne souhaitait pas ces PLAI à cet endroit parce qu’on est dans un secteur en surdensité dans le  quartier prioritaire de la politique de la ville, elle n’a rien voulu entendre. Hervé Féron  a expliqué qu’il est prêt à redéployer des PLAI sur d’autres secteurs de Tomblaine mais qu’il a le souci de respecter les équilibres, la mixité sociale et la mixité de l’habitat sur l’ensemble de sa commune.

Valérie Debord s’est obstinée stupidement et, en conséquence, les 36 logements sociaux, pour lesquels Hervé Féron avait trouvé un promoteur ne verront pas le jour. C’est scandaleux, on se souvient déjà de la façon dont Valérie Debord avait géré l’arrivée massive de gens du voyage sur la commune de Tomblaine du mois de juin au mois de Septembre 2015. Chacun appréciera.

Au secours, la droite essaie de revenir !

 

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