Grand Nancy Métropole

Agissons ensemble sur le Grand Nancy.

Pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, je vous l'ai déjà dit, j'apporterai 
mon soutien à plusieurs listes sur la Métropole du Grand Nancy, dès lors qu'il me semblera 
que leurs propositions iront dans le sens de la justice sociale, de la solidarité, du respect 
de l'environnement, du changement dans les fonctionnements démocratiques au sein de 
la Métropole, par la reconnaissance à part entière des Citoyens et des Communes.

Dans l'état actuel des choses, cela ne pourra être qu'un soutien à des listes qui ne se 
reconnaissent pas dans les propositions et dans le passif des deux blocs en présence :
la droite de Rossinot-Hénart et consorts, comme la gauche molle de compromis (ou plutôt de compromission) que l'on connait trop...
Décidément ces idées commencent à faire leur petit bout de chemin... puisque j'apporterai tout mon soutien à une nouvelle liste, sur Vandoeuvre cette fois-ci !
VANDOEUVRE EN COMMUN.
Un beau projet pour Vandoeuvre et surtout une autre façon de faire de la politique...

Pour une vraie alternative dans la Métropole du Grand Nancy, au service des Communes
et des habitants et non pas "à la place des Communes et des habitants", j'en appelle à
une rencontre en amont de toutes les listes qui veulent s'investir et agir autrement.

Si vous voulez tout savoir, tout est dit dans ce texte.

C’est hallucinant que la presse n’ait pas repris cette intervention ! Car elle est brillante, argumentée, précise. C’est incroyable que la gauche comme la droite ait voté pour !!! Tout y est dit. On sait ce qu’une prochaine majorité, qui serait honnête et travailleuse, aura à faire. Car, il est clair que ceux qui votent pour aujourd’hui soit sont malhonnêtes, soit n’ont pas travaillé le sujet... Soit les deux !

Comment est-il possible que l’actuelle majorité (Rossinot + Hénart + Choserot + tout l’exécutif métropolitain) se taise et ne réponde pas point par point à ces questions ?

Citoyens du Grand-Nancy, si vous voulez être informés, lisez ce texte jusqu’au bout.
Hervé Féron.

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Conseil Municipal du 16 décembre 2019
Renouvellement et extension de la ligne1 du tramway. Avis complémentaire
Délibération N°1 Intervention de Françoise HERVÉ
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Municipal,
Nous voici donc, aujourd’hui, à délibérer pour installer dans l’agglomération le tram ferré léger, qu’il y a vingt ans je vous proposais, arguments à l’appui, de choisir. A l’époque, vous me disiez, Monsieur le Président, que ce tram n’existait pas. Il fut inauguré à Montpellier six mois avant le Bombardier de Nancy. Il a depuis triomphé partout dans le monde, équipant plus de 25 villes.
Ce mode ferré, nous aurions pu l’avoir dès les années 85, puisque Nantes s’en dota alors. Signalons que cette ville possède toujours sa ligne n°1, ainsi que ses rames datant de 1984, lesquelles ne seront remplacées qu’en 2021. On préféra ici s’en remettre à l’éphémère trolleybus qu’on remisa quinze ans après.
Tout est affaire de langage. Vous brandissez la toute nouvelle bannière du Nouveau Tramway, Nouveau, s’il vous plaît, avec un N majuscule.
Mais on n’efface pas l’ardoise comme cela. Je me dois de rappeler ce qu’ont représenté ces deux décennies pour les Nancéiens qui les ont subies.
On peut tout d’abord dire que ce que les Nantais ont payé une fois, les Nancéiens l’ont, eux, payé trois fois et même plus. Nos concitoyens ont en sus vécu la suite ininterrompue des déboires de l’engin, comme les 4 300 pannes de l’année 2006, les réparations incessantes creusant un gouffre financier, le grand relevage, c’est-à-dire la quasi reconstruction du matériel, les contentieux, le traitement journalier des défauts de la piste de roulement (limage du rail, arrosage, graissage, etc.). Avec comme résultat un service total insuffisant, que vous reconnaissez vous-mêmes en indiquant dans vos réponses à l’enquête publique que 15 000 à 20 000 personnes restent à quai

par jour, certains usagers attendant jusqu’à 4 trams pour pouvoir monter à bord. Et engrenage diabolique, révélez-vous, tous les efforts déployés pour réduire ces saturations n’ont fait que diminuer encore la fréquentation sans les supprimer ! Je vous avais pourtant prévenus à l’époque de ce que la capacité du tram Bombardier ne répondait pas aux besoins.
Ce choix erroné, obstinément voulu, condamne présentement les Nancéiens à subir pour la seconde fois un chantier de plusieurs années difficiles – notamment pour le commerce -, ainsi que vous le soulignez. A-t-on jamais vu Strasbourg reconstruire aucune des pistes de ses six lignes, serait-ce celle inaugurée en 1994 ?
Mais voyons les choses positivement. Merci tout de même d’adopter la solution que je vous proposais il y a 20 ans et que vous n’avez jamais voulu, ne serait-ce qu’étudier !
Cependant, des points où le bât blesse demeurent encore. Tout le monde l’aura compris, il s’agit tout d’abord de la montée à Brabois. Le tracé, que vous nous présentez à l’issue de l’enquête publique et des discussions qui ont suivi est une adaptation de votre option. La ligne ne traverse plus les propriétés des particuliers, dont acte. Elle contourne la clinique Saint-André non plus à l’avant, mais à l’arrière et le viaduc passe de 325 mètres de longueur à 200 et de 15 m de haut à 9 m70. J’ai employé le mot « viaduc ». Comme tout se joue dans les mots – je le disais plus haut -, vous ne parlez plus que de « rampe » ou de « talus ». Mais le tronçon jouxtant la Faculté des Sciences est bel et bien constitué d’un ouvrage en béton comportant des piles. Pour le reste de son parcours, la ligne passe, entre autres, à l’emplacement du jardin conservatoire, tangente, voire entame, l’arboretum puis traverse la prairie. Le tout à flanc de coteau.
Il y a deux failles majeures dans cette solution.
La première est qu’elle tient le paysage pour quantité négligeable. Le site du vallon du Montet et son jardin botanique sont les grands absents de l’étude d’impact. Aucune analyse de sa topographie, de sa géomorphologie, de son couvert végétal, de ses unités paysagères, de ses ambiances. Aucune photographie du lieu. Aucun montage photographique permettant d’évaluer l’impact visuel de la ligne pour un visiteur du jardin depuis différents points de vue ou pour un promeneur en périphérie. Absence bien sûr fautive, y compris sur le plan juridique. Si le coteau occidental du Val de Villers a été passablement malmené – et le terme est mesuré – par le lycée hôtelier et les quelques autres constructions, le coteau Est est totalement préservé et la vue que l’on a à partir du versant opposé est l’une des plus attractives de l’ensemble du Jardin Botanique. Dans l’agglomération les espaces paysagers

épargnés par l’urbanisme ne sont pas si nombreux qu’on porte ici atteinte à ce qui fait figure de relique.
La deuxième faille est votre refus de prendre en considération l’avenue Jean- Jaurès. Celle-ci est éliminée dès avant la concertation et la notice qui lui est relative ne la mentionne que pour l’évincer immédiatement en raison de l’inaptitude du tram ferré.
Vous me dites pourtant qu’elle a été étudiée. Mais l’étude de 2016, dont vous parlez, n’est pas une véritable étude, elle ne comporte que quelques pages. Elle n’a d’ailleurs, curieusement, été rendue publique que l’été dernier, soit trois ans après.
Je vous ai demandé une chose éminemment simple, qui est d’interroger les constructeurs actuellement en compétition sur la capacité de leurs matériels respectifs à franchir des pentes prononcées – puisque le nœud du problème est là - ainsi que sur la faisabilité, ou non, d’un tracé par cette artère. Loin d’être extravagante, cette demande me semble relever d’une démarche de stricte objectivité. Et je dois dire que je trouve votre refus d’autant plus étrange que vous m’avez opposé le même à la fin des années 90, quand vous avez choisi le tram Bombardier.
Deux autres aspects se révèlent aussi comme posant problème. Le financement n’est pas le moindre. Le souci de la soutenabilité financière apparaît régulièrement dans vos réponses. C’est elle qui oblige à un étalement du chantier dans le temps et à un phasage en trois séquences. La réduction à deux séquences apparaît indispensable, afin de réaliser de bout en bout l’arête centrale. Sinon, vous serez contraints, au moins temporairement, à la rupture de charge tant redoutée au Vélodrome, avec le recours aux bus de substitution. Ne convient-il pas plutôt de procéder à une révision des priorités de la Métropole, afin de privilégier d’abord cet équipement, qui est d’un intérêt vital pour l’agglomération ?
Enfin j’ai noté que pour l’alimentation électrique vous gardiez la ligne aérienne de contact. Or l’installation d’un tram a été dans nombre de villes l’occasion d’embellir le cadre de vie. Prenez garde de ne pas nous livrer un tram au rabais.
Vote : contre

Le Conseil de Métropole, c’est de l’enfumage.


Ce mandat pour l’exécutif de la Métropole du Grand Nancy aura été catastrophique jusqu’au bout et à tous points de vue. Le Conseil de Métropole n’est plus qu’un simulacre de démocratie pour notables essoufflés. Il ne sert à rien, le seul moyen de résister pour les citoyens est de s’organiser pour les municipales de mars 2020, en tirant toutes les leçons à partir de l’observation attentive de l’attitude des élus actuels...
Et voilà qu’ils nous rebalancent une délibération visant à confirmer l’intérêt général du projet de Tram, préalablement à la déclaration d’utilité publique... Il faut remarquer qu’en affirmant l’intérêt général, on exclue complètement l’hypothèse d’intérêts particuliers. Oui, quand des élus sont trop lâches pour prendre position, parce qu’ils veulent préserver leur bonne place et par petits calculs politiques, cela s’appelle de l’intérêt particulier... 
Et quand on affirme pendant des mois que la montée du tram par l’avenue du Général Leclerc à Vandoeuvre est techniquement impossible, alors que c’est faux, puis qu’on reconnaît finalement que c’est possible, mais qu’on exclue de travailler sérieusement sur cette hypothèse, on peut se demander si les attributaires du marché ne sont pas déjà identifiés avant même délibération du Conseil de Métropole (ce n’est pas extrapoler, on a déjà vu ce film avec le Grand Nancy Thermal) et là on peut légitimement se poser la question des intérêts privés ? Quand mettra-t-on ce genre de débat à l’ordre du jour du Conseil de Métropole... ou bien d’une Cour de justice ?

Vendredi au Conseil de Métropole, ils ont prévu cette délibération Sur le Tram et... le Débat d’Orientation Budgétaire !!! On croirait qu’ils le font exprès par provocation. Si on considère la délibération de début 2019, par laquelle ce Conseil de Métropole a validé les Autorisations de Programmes pour les années à venir, il est clairement démontré qu’en 2023, nous serons collectivement endettés à hauteur d’un milliard d’euros, grâce à la gestion d’A. Rossinot et de tout son exécutif.
Le coût du tram devrait avoisiner les 500 millions d’euros.

Première conclusion, nous n’avons pas les moyens de faire ce tram.
Deuxième conclusion ce Conseil de Métropole, c’est de l’enfumage.

La déclaration d’intérêt général est ou devrait être un exercice de démocratie, on peut remarquer que cet exécutif ne pratique la démocratie que lorsqu’elle est rendue obligatoire par la Loi, ce qui est le cas. Mais ces petits malins trouvent toujours le moyen de pervertir la Loi... En effet, affirmer que le tram est d’intérêt général, n’est pas démontrer.
- Il n’est pas dit que cette nécessité absolue est la résultante des décisions unilatérales de déplacer les entreprises et les universités vers Brabois pour une hyper-concentration avant même que d’avoir imaginé comment les gens se déplaceraient pour s’y rendre... Il est vrai que lorsqu’on bénéficie d’une voiture avec chauffeur, y compris pour ses déplacements personnels, on ne peut pas se rendre compte des difficultés quotidiennes de nos concitoyens... 
- Il n’est pas dit que plusieurs associations, et pas des moindres, se plaignent de ne pas avoir été entendues. Leurs remarques dans le cadre de l’enquête publique ont été balayées et le vice-président n’a pas daigné les recevoir. Selon la délibération qui reste floue sur la notion d’associations « reçues » ou « à recevoir », il n’a pas l’intention de les recevoir.
- Il n’est pas dit les objections ou propositions de ces associations exclues. L’association Devibra qui démontre que le passage dans le Val de Villers détruira une biodiversité très riche et impactera la faune comme la flore. Cette association explique que la nouvelle idée de remblai (dont on ne connait d’ailleurs pas la hauteur) aura un impact encore plus important que le viaduc sur le Jardin Botanique ! Elle rappelle que le projet prévoit toujours un autre viaduc près du château du Montet ! Le Collectif de défense des usagers des transports et de l’environnement, écarté lui aussi du débat, malgré sa contribution à l’enquête publique, conteste le tracé, le calendrier et les coûts ! Il continue à préconiser... une montée à Brabois par l’avenue du Général Leclerc sur deux voies réservées... J’avais fait une proposition un peu différente, mais assez proche. Et quid des interventions de Françoise Hervé qui a beaucoup travaillé sur ce sujet et qui a émis des propositions concrètes ? Comment peut-on rester sourd à tant de contestations et de mécontentement ?

Il parait évident qu’on ne peut pas avoir confiance en ce Conseil de Métropole où le débat reste structurellement insincère, du fait de son exécutif. 
Aujourd’hui, ce serait au représentant de l’Etat d’intervenir et de remettre de l’ordre et de la légalité dans ce grand cirque dont les citoyens sont et seront les victimes. Alors, il ne faut pas s’étonner que Rossinot et Hénart multiplient les courbettes et alliances en direction des macronistes et invitent Édouard Philippe et Jean-Michel Blanquer à un show convenu, inutile, coûteux, payé par l’argent public (à combien le déplacement en avion ?).  
Au Conseil Municipal de Nancy, Laurent Hénart dit que ce tram ce sera prendre une longueur d’avance, mais il omet de dire qu’il a largement participé à faire que nous avons déjà pris 50 longueurs de retard. Ces élus-là sont hasbeen ! 

La preuve, il reconnaît qu’il faudrait passer de 20.000 passagers à 65.000-70.000 ! Il serait temps de s’en préoccuper !
Quant à la Gauche... Bertrand Masson dit aujourd’hui ce que j’ai toujours dit, tant mieux. Et par exemple, il insinue qu’on pourrait faire des économies sur l’aménagement du Parc des Expositions ou encore en abandonnant le Grand Nancy Thermal (on croit rêver ! Il a voté pour !!!) Il faut lui reconnaître qu’il avait été un des rares à Gauche à ne pas être complice de la mascarade du Tram au Conseil de Métropole. 
Mathieu Klein reste dans un grand flou, posture inaudible et incompréhensible, étonnant. Comme s’il ne voulait pas reconnaître qu’il n’a pas été combatif quand il le fallait. Et finalement... Il vote pour ce projet  !!! Quand on sait que ce projet incohérent et impossible  du tram avait été voté aussi par les élus « de gauche » de Vandoeuvre (sauf Annie Lévi-Cyferman), on se dit que l’avenir ne passe pas par cette gauche de compromission et de calculs... à moins qu’un jour, ils se ressaisissent et se retrouvent sur de vraies valeurs, dans l’intérêt général ?
On peut toujours rêver.

Comment c’est déjà la musique de l’Arnaque ?

En ce moment tous les jours dans le journal, on voit des maires du Grand Nancy, en photo, en général, plutôt satisfaits... Il se re-présentent aux élections municipales.
Mais attention danger ! Il sera important avant que d’entendre leurs promesses, de se renseigner sur leur attitude pendant tout ce mandat écoulé.
Les Communes ont été spoliées par la Métropole, les Maires ont été dépossédés de leurs compétences et de leur pouvoir d’agir. Et beaucoup de ces Maires se sont tus, ont courbé l’échine face au système Rossinot, ne pensant qu’à préserver leur petite situation personnelle, en l’occurrence leur petite indemnité de vice-président...
L’opposition à la Métropole n’étant pas plus résistante que la droite, les Communes ont été laminées. Dans l’indifférence générale, c’est la confiance des électeurs qui a été ainsi trahie, en permanence.

Les vraies questions qui se posent donc avant ces élections, seraient « quelle a été votre attitude vis à vis de Rossinot pendant ce mandat ? Avez-vous rampé comme les autres ? Êtes-vous fier de vous ? Vous vous présentez aux municipales, Avez-vous vraiment défendu vos concitoyens ? Pensez-vous que cela soit compatible avec ce à quoi Rossinot a réduit les Communes ?... »  
Et LA question fondamentale sera « allez-vous enfin vous battre pour que la Commune, premier échelon de la démocratie, retrouve ses droits, les moyens et la liberté de faire vivre localement les politiques publiques ? » 

Pour les grognons qui laisseraient entendre que j’exagère, je voudrais vous raconter une seule histoire, en exemple concret...

Avant, dans une conception solidaire et républicaine, lorsqu’une Commune se devait de construire une école, elle disposait des dotations de l’Etat (la redistribution de vos impôts) comme recettes, puis elle bénéficiait de participations de l’Etat, du Conseil Départemental, voire de l’Europe (via la Région). Et puis, elle avait des richesses propres, comme les terrains, le foncier disponible. Et quand une ZAC était créée, les promoteurs qui gagnent de l’argent en vendant des parcelles et des maisons, participaient normalement à la création des équipements publics.
Tomblaine s’est bien développée, son image a été revalorisée et les gens viennent habiter à Tomblaine qui attire aussi les commerçants et les entreprises. Avec une augmentation de près de 15% de la population, le nombre d’élèves a augmenté et il est donc nécessaire de construire une nouvelle école et une structure multi-accueil pour la petite enfance.

Mais pour la Commune, c’est la triple peine.
1) Les dotations pour une année, comparées à il y a 13 ans (Sarkosy-Hollande-Macron) ont été diminuée de 760 000€...
2) Les participations sollicitées auprès de l’Etat et du Conseil Départemental en 2019 ont été refusées. On attend leurs réponses sur une nouvelle demande en 2020.
3) La participation du FEDER (Fond Européen), via la Région a été refusée. La lettre de relance n’a obtenu aucune réponse...

4) Mais le pire, c’est l’attitude de la Métropole. Elle est la Métropole de France qui s’est accaparé le plus grand nombre de compétences au détriment des Maires pour pouvoir tout régenter. Elle a donc tout pouvoir sur le développement de cette ZAC. Elle choisi comme aménageur la SOLOREM qui n’est rien d’autre que l’exécutant des volontés édictées par la Métropole... 
Le Président de la SOLOREM était ... André Rossinot. Le Président, aujourd’hui est... Laurent Hénart !

Sous prétexte d’équilibres financiers, la Métropole et la SOLOREM nous imposent de la verticalité et de la sur-densité, dont les habitants de Tomblaine ne veulent pas, sur la deuxième phase de cette ZAC. 

Pour l’école ? On aurait pu penser que la Métropole participerait financièrement à la réalisation de cet équipement public qui n’est que la conséquence du développement de la ZAC, dont la Métropole est responsable. Non, non...
Au contraire, la Métropole, via l’EPFL et la SOLOREM, achète les terrains au prix du terrain non-constructible et les revend aux promoteurs au prix du terrain constructible (c’est là que je dis que la Métropole spolie les Communes) et en plus elle leur demande de payer pour les aménagements... et les équipements publics !
Il y aura donc une contribution des promoteurs pour l’équipement public, mais rien de la Métropole.
Comme elle s’est rendue propriétaire des terrains, on aurait pu penser que la Métropole aurait donné à la Commune la parcelle lui permettant de bâtir l’école et la structure multi-accueil... Non, non... Elle avait acheté ce terrain 22€ le mètre carré, elle nous le revend... 72€ ! C’est à dire 295 000€, qu’elle capte au passage sur la participation des promoteurs !!!
Mais ça ne lui suffit pas : les frais de notaire, 4400€, sont à la charge de la Commune. Et nous découvrons que nous devons à la SOLOREM (qui vit pourtant de vos impôts, messieurs dames, avec d’énormes subventions de la Métropole) 500€ de...frais de dossier (on ne sait pas pourquoi) !!!

L’ensemble école et structure multi-accueil va coûter 3 millions d’€. Nous espérons encore être entendu par l’Etat, le Conseil Départemental et la Région (sur le FEDER) en 2020, ce serait raison garder. Mais pour ce qui est de la Métropole le mal est fait. Les Communes et les Maires sont complètement abandonnés. 

Il faut balayer tout ça pour le prochain mandat, ça ne peut plus durer. En ne respectant pas les Communes, ce sont les citoyens qu’on ne respecte pas. La République n’est pas en marche, elle est en berne.

Et la démocratie dans tout ça ?

Le tram, le grand public n'y comprend plus rien, sauf peut-être qu'il n'a rien à dire...dégagez, y a rien à voir !

Alors, Rossinot, Choserot et les complices (trop nombreux pour les énumérer...) avancent cachés.
Il faut remarquer aussi que, pour les citoyens, il est difficile de se faire entendre... 
La justice ? On peut se poser beaucoup de questions, à partir par exemple du scandale de la Tour Emblème (Tour Thiers bis...) la justice est lente, elle finit presque toujours par débouter sur la forme (quand est-ce qu'elle s'empare du fond ?) et de toute manière, elle reste inaccessible aux braves citoyens qui souhaiteraient s'en emparer, car elle est trop chère et ses arcanes sont trop complexes...
Pendant ce temps-là, les puissants, eux-même auteurs de ces scandales, ont le temps de fourbir leur argumentaire, d'actionner leurs réseaux d'influence et paient tout cela (bureaux d'études, campagne de communication, frais de justice) avec l'argent public. 
C'est ce qui fait la différence de classe entre le citoyen lambda qui en est de sa poche et le baron local. 
Mais les citoyens sont opiniâtres parfois et n'ont pas dit leur dernier mot...

On pourrait citer quelques autres gamelles aux fesses de Rossinot ou de Hénart, mais aujourd'hui, je vous parle du tram...
Ils sont embêtés, car ils disposent de peu de temps pour lever les réserves, consécutives à l'enquête publique. Cela peut leur donner quand même l'opportunité de modifier leur copie à partir de l'hypothèse qu'ils veulent imposer (qui rappelons le est la pire de toutes les hypothèses). Le résultat n'en serait que catastrophique sur le pan environnemental, fonctionnel et financier. La Métropole n'a pas les moyens de s'offrir cette petite folie ! Rossinot a plombé le budget !!!
Il y a des gens qui résistent, mais dans le microcosme Grand Nancéien, ils sont rendus inaudibles. 
Parmi eux, Françoise Hervé.
Le 14 octobre dernier, elle a adressé une lettre recommandée à André Rossinot. Celui-ci n'a pas daigné lui répondre, c'est l'omerta. 

Prenez connaissance de cette lettre, c'est très intéressant...
Et puis je publie aussi sa contribution à l'Enquête Publique. Qu'en a-t-on fait ? Le Commissaire Enquêteur en a-t-il vraiment pris connaissance ? Ou bien a-t-il jugé qu'elle ne méritait pas d'être prise en considération pour la traduire en réserves ? Ou bien le sujet était-il acté d'avance ? C. Choserot, le suppôt de Rossinot, n'avait-il pas annoncé qu'il répondrait à tous les contributeurs ? Lisez plutôt...

ENQUÊTE PUBLIQUE RELATIVE À LA LIGNE 1 DU TRAM Déposition de Françoise HERVÉ, Conseiller Municipal de Nancy

Mesdames et Messieurs les Membres de la Commission d’enquête,

I. En préambule de la présente déposition, je souhaite exprimer mon approbation à trois composantes du projet.

1. La technologie choisie

Conseiller communautaire de 1995 à 2008, je me suis constamment, et dès l’origine, opposée au projet de tram Bom- bardier, en m’appuyant sur son historique et sur une analyse de ses caractéristiques techniques et de ses performances. La suite ininterrompue de ses déboires --rappelons, à titre d’exemple, les 4.300 pannes de l’année 2006--, qui en a fait sans conteste l’un des plus grands ascos des TC en France depuis longtemps, a malheureusement tout à fait corro- boré la position qui était la mienne.

Parallèlement à celle-ci, j’avais préconisé que soit étudiée la possibilité offerte par une technologie toute nouvelle, le tram ferré léger, inventé par Alstom, sous l’appellation «Citadis», et que celle-ci gure parmi les variantes, que la loi sur les études d’impact impose de comparer entre elles. Tout fut fait pour que cette comparaison objective n’ait pas lieu. Il me fut même opposé en séance publique de la Communauté Urbaine que cette technologie n’existait pas. Or le premier tram Citadis était au même moment en construction à l’usine d’Aytré-La Rochelle et fut livré en 1999-2000 à Montpellier, pendant qu’était inauguré le tram Bombardier de Nancy. Rappelons également que le tram nancéien fut sanctionné pour illégalité par le Tribunal Administratif.

Ce type de tramway ferré est celui aujourd’hui retenu.

2. Les extensions

On ne peut également qu’approuver les différentes extensions de la ligne 1. Celle qui irriguera Vandoeuvre était d’ailleurs initialement prévue dans la livraison de 2000. Les autres prolongements répondent tous à la nécessité d’aller chercher les usagers dès leur entrée dans l’agglomération, ce qui est la condition sine qua non pour réduire la circulation automobile intra muros.

3. L’abandon de la rupture de charge

D’abord envisagée par le Grand Nancy, elle aurait été une étape coûteuse en temps, en organisation, en confort, étape que les opérateurs en conséquence redoutent et essaient de limiter au maximum. La correspondance tram/BHNS au Vélodrome, selon une expertise commandée par la mairie de Vandoeuvre, aurait généré des blocages récurrents de cet important noeud de circulation --on mesure l’engorgement du carrefour à la simple considération que 30 trams de 38 mètres de long et 15 BHNS de 18 mètres l’emprunteraient à l’heure...--. Elle aurait aussi représenté une dégradation du déplacement, notamment pour les patients fréquentant les hôpitaux.

La continuité du moyen de transport recueille de ce fait le consensus.

II. En second lieu, je formulerai des observations sur trois points particuliers.

1. Le double virage de la gare

Il est af rmé dans l’étude d’impact que, compte tenu des contraintes de giration des tramways, la con guration ac- tuelle ne pourra être maintenue. Il en résulte que le pôle intermodal devra être revu et évoluer tant dans sa géométrie que dans ses fonctionnalités (bus et autocars, taxis, piétons...).

Cette question mérite d’être examinée plus avant, car elle entraînerait un coût important, venant s’ajouter au projet.

Or il est possible d’observer, à Strasbourg, au moins deux situations, où le tram fer tourne quasi à angle droit. C’est le cas à hauteur des Halles, où, au sortir du tunnel de la gare, il bifurque sur le pont de Paris, pour rejoindre le centre de la ville. C’est également le cas place de la République, où l’une des lignes décrit une courbe et une contre-courbe très rapprochées.

Chaque situation étant évidemment spéci que, je demande donc qu’une étude technique ne soit réalisée avant que la question ne soit dé nitivement tranchée. Je sollicite également que soit prise en considération l’alternative consistant en un tracé beaucoup moins contraint, qui passerait par le tronçon de l’avenue Foch actuellement piétonnier, le long de la Fnac, pour rejoindre la place Maginot.

Au sujet de la place de la République, il me semble qu’il serait nécessaire, à terme, et dans le cadre d’un maillage repensé des TC, de s’interroger sur la pertinence d’accueillir en coeur de ville les lignes secondaires et les lignes départementales.

2. Le captage au sol

En raison de son caractère béné que pour l’esthétique et l’aménité du cadre urbain, comme l’illustre le cas de plu- sieurs villes, je sollicite que le captage au sol soit prévu dès l’origine pour certaines sections, notamment la traversée du centre historique, à tout le moins qu’on en inclue la possibilité ultérieure.

3. L’engazonnement

Le tram fer permet l’engazonnement de la piste de roulement. Ce verdissement a apporté, dans mainte ville, particu- lièrement dans les quartiers périphériques, une notable amélioration du cadre de vie. Il serait très souhaitable de le mettre en oeuvre sur plusieurs tronçons de la Métropole.

III. La troisième partie de la présente intervention portera sur la montée à Brabois.

Ce volet est sans nul doute la question la plus cruciale de la ligne 1.

1. Une concertation viciée

Le choix du tracé par la Faculté des Sciences et le Jardin Botanique et sa mise à l’enquête interviennent après une concertation viciée. En effet, trois variantes ont été présentées au public lors de la concertation, qui s’est déroulée
du 27 novembre 2017 au 27 janvier 2018: par l’avenue Jean Jaurès au moyen d’un bus à haut niveau de service, par l’avenue Général Leclerc au moyen d’un tram sur rails, et par le boulevard des Aiguillettes et le Jardin Botanique, via un tunnel, puis une tranchée couverte dans le Jardin Botanique, en lisière sud-est.

Or, comme il est indiqué page 254 de l’étude d’impact, trois variantes ont été étudiées à l’issue de la concertation. Mais l’une était jusqu’alors inconnue du public: le tracé par le Campus Sciences et la lisière du Jardin Botanique au moyen d’un viaduc et d’un pont et c’est elle qui a été retenue.

On doit considérer que la concertation était également, et à un second titre, viciée, en ce que le panel de variantes excluait a priori la montée par l’avenue Jean Jaurès par un tram ferré, étant considéré une prétendue incapacité de ce matériel à franchir ce pourcentage de pente et la nécessité qui en découle de modi er profondément le niveau de la route. Cette incapacité était péremptoirement af rmée dans la notice de la concertation (page 35), sans la moindre preuve, et en négation agrante de la réalité, puisque des trams ferrés, dans le monde, empruntent des pourcentages élevés. J’ai d’ailleurs expressément demandé dans la déposition que j’ai faite lors de la concertation que cette alterna- tive soit examinée.

2. Une insuf sance manifeste de la comparaison entre les variantes devant précéder et fonder le choix

Les trois variantes considérées dans l’étude d’impact (Avenue Général Leclerc par un tram fer en site propre - Rue du Jardin Botanique et tunnel - Par le Campus Sciences) font chacune l’objet de deux ou trois courts paragraphes, où leurs impacts sont indiqués en quelques phrases parfaitement générales. Ces résumés, manifestement incomplets, non plus que le tableau sommaire qui en résulte (page 255), ne peuvent être conformes aux exigences de l’article R 122-5 7° du Code de l’Environnement, lequel stipule que l’étude d’impact doit comporter: «Une description des solutions raisonnables qui ont été examinées par le maître d’ouvrage, en fonction du projet proposé et de ses caractéristiques spéci ques, et une indication des principales raisons du choix effectué, notamment une comparaison des incidences sur l’environnement et la santé humaine;»

Ils ne sauraient être considérés comme satisfaisant à ces exigences pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que l’une des hypothèses exclues, l’avenue Général Leclerc, est susceptible de révéler différentes sous-variantes, qui ont été à plusieurs reprises avancées par des experts indépendants et libéreraient l’hypothèse Général Leclerc du caractère rédhibitoire que lui impute le Grand Nancy. Certains de ces experts mettent d’ailleurs en doute plusieurs des don- nées, sur lesquelles s’appuie la Métropole. En second lieu, comment considérer comme légale l’attitude d’un maître d’ouvrage, qui exclut a priori d’étudier une variante, qui est d’ailleurs celle à laquelle on pense spontanément, à sa- voir la montée par l’avenue Jean Jaurès, actuel tracé du tram Bombardier? Suf t-il que ce maître d’ouvrage la décrète déraisonnable, comme il l’a fait dans la presse, pour qu’elle le soit?

Ce qui est étrange en l’espèce, c’est que le même argument de l’impossibilité pour un tram ferré de franchir ce type de pente m’a été opposé à la n des années 90, alors que conseiller communautaire je demandais que le Grand Nancy étudie l’option que constituait le tramway d’Alstom nouvellement créé. Ainsi que rappelé plus haut, il me fut objecté en séance publique que ce tramway «n’existait pas»: Montpellier l’inaugura avant Nancy...

A n d’obtenir une réponse technique du constructeur, j’avais adressé à l’époque un plan topographique détaillé à Alstom, qui m’assura de la faisabilité moyennant l’aplanissement du pro l à un endroit ponctuel. Le Grand Nancy n’étudia jamais cette option et l’argument de la déclivité continua de fonder le choix du tram sur pneus.

3. Une insuf sance notoire de la description de l’état actuel et des impacts qui résulteront du projet dans le domaine du paysage et de la géologie

a) L’absence de prise en considération du site

Le site du vallon du Montet, où est implanté le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt, n’est à aucun moment appréhendé. Aucune analyse de sa topographie, de sa géomorphologie, de son couvert végétal, de ses unités paysagères, de ses ambiances. Aucune photographie du lieu. Aucun montage photographique permettant d’évaluer l’impact visuel de
la ligne pour un visiteur du jardin depuis différents points de vue ou pour un promeneur en périphérie, manque que l’Autorité environnementale n’a pas manqué de relever. On se contente de focaliser le propos sur les deux ouvrages d’art (viaduc et pont), dont il est juste indiqué qu’ils «viennent notamment modi er l’aspect visuel du paysage». Rien n’est dit sur la destruction de la pépinière du Jardin Botanique et de sa collection de poiriers lorrains, non plus que sur l’amputation de la prairie lorraine.

Le château du Montet, pourtant jugé «remarquable» dans le document, n’est même pas montré.

Patrimoine paysager, mais tout autant paysage scienti que et culturel, le Jardin Botanique, l’un des plus importants de France, est ainsi le grand absent de l’enquête publique. Il faut pourtant ajouter à sa valeur intrinsèque le fait qu’il appartient à la liste des rares paysages encore préservés dans l’agglomération, et à ce titre d’autant plus précieux. Inspecteur Régional des Sites de Lorraine jusqu’en 2008, je considérais d’ailleurs qu’il était éligible à une inscription ou à un classement dans le cadre de la loi du 2 mai 1930 codi ée et je l’aurais protégé si j’avais disposé d’un pouvoir administratif sur le territoire du Grand Nancy.

Au vu des développements qui précèdent, on peut clairement af rmer que l’étude d’impact ne répond pas aux exigen- ces de l’article R 122-5 I du Code de l’Environnement, lequel dispose que «le contenu de l’étude d’impact est propor- tionné à la sensibilité environnementale de la zone susceptible d’être affectée par le projet, à l’importance et la nature

des travaux, installations, ouvrages, ou autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage projetés et à leurs incidences prévisibles sur l’environnement ou la santé humaine.»

 Une omission fautive concernant les aléas géologiques

Il est af rmé page 314 et page 424 de l’étude d’impact que l’édi cation des sept pylônes du viaduc de 335 mètres n’aura pas d’incidences sur les risques naturels en présence.

Cette assertion est totalement contredite par l’étude réalisée en 2017 pour le compte de la DDT 54 par le Cerema/ Direction Territoriale Est/Laboratoire Régional de Nancy, dont l’objet est la mise à jour et l’harmonisation des études d’aléas mouvements de terrain sur le territoire de la CUGN.

Sur la base de plusieurs sondages, cette étude conclut à «un aléa fort au niveau de la Faculté des Sciences du fait de la présence d’un glissement de terrain avéré» (page 31).

Conclusion

Au début de l’étude d’impact sont rappelées les trois fonctions de celle-ci (page 15).
La toute première qui est af rmée est que l’’étude d’impact est «un instrument de protection de l’environnement».

Il est stupé ant de constater que celle aujourd’hui présentée au public aboutit, pour la section terminale vers Brabois, à la solution sans conteste la plus pénalisante pour l’environnement.

Nancy, le 29 septembre 2019

Françoise HERVÉ
Conseiller municipal de Nancy
Conseiller communautaire de 1995 à 2008 Ancien Inspecteur Régional des Sites de Lorraine

Ô temps suspends ton vote !

A la lecture de cet article de l'Est Républicain, j'ai vraiment cru que c'était le compte-rendu de mon intervention au Conseil de Métropole de juillet 2018 (dont la presse n'avait pas dit un seul mot, mais il est facile d'aller tout vérifier sur les compte-rendus officiels ou bien sur mon site)... Mathieu Klein dit aujourd'hui exactement ce que je disais depuis très longtemps : "ce mandat a été inutile... beaucoup de temps (et d'argent public) perdu... le Grand Nancy n'a pas la capacité à tenir le calendrier et le financement du tram..."
Il demande un audit financier, car selon lui le niveau d'endettement de 2600€ par habitant dans la Métropole serait le plus élevé de France ! On croit rêver ! Il vient de naître ?
Je dis cela en Conseil de Métropole depuis 10 ans et on me dit que je rabâche...
Et alors, pourquoi est-ce que les socialistes ont voté sur le tram en soutien à Rossinot-Hénart ?
Bon, c'est plutôt bien qu'aujourd'hui il se réveille, même si c'est beaucoup trop tard (car il a raison de dire que ce mandat a été celui du temps perdu, y compris pour la gauche mollassonne). Mais c'est bien qu'il change de discours, il ne manquerait plus qu'il s'exprime maintenant sur le scandale du Grand Nancy Thermal...

Pour revenir au tram. L'explication est simple, en juillet 2018, Rossinot nous a renvoyé à une délibération à décembre suivant. J'avais dit à la gauche, il nous ment, il ne veut pas d'un tram qui monte à Brabois, il s'en contrefiche, il joue la montre. La gauche avait préféré se ranger derrière Rossinot, un Vandopérien en tête, gonflé d'orgueil, car Rossinot lui avait fait des promesses (que la politique est moche parfois !). Je me suis alors démarqué de cette gauche, dont les traîtrises, les incohérences et le manque de travail m'irritaient. En décembre 2018, la délibération, comme je l'avais prédit, nous renvoyait à des études... Mais la gauche du Grand Nancy continuait à faire semblant de croire en Rossinot comme on croit au Père Noèl...
Et voilà qu'on nous dit aujourd'hui que le 20 décembre 2019 (Rossinot n'a plus que 3 mois à tenir), "la déclaration de projet, prélude à la déclaration d'utilité publique" devra être votée par le Conseil de Métropole ! Qu'elle mascarade ! Qu'elle bouffonnerie ! Les 45000 voyageurs qui ont besoin de se rendre à Brabois pour travailler, pour y vivre ou encore pour aller au CHU sont désespérés...

Rossinot se fout du tram et se fout des grands-nancéiens. Il a surendetté la Métropole. Relisez aussi mes interventions au Conseil de Métropole au moment du vote du Budget au début de l'année 2019. Je faisais remarquer une délibération dans laquelle il proposait au vote les AP (Autorisations de Programme) pour les années suivantes.
En un calcul tout simple, j'additionnais les autorisations de programme proposées pour les 3 années suivantes à l'état de la dette et j'en arrivais à démontrer logiquement que 3 ans plus tard la Métropole passerait en terme d'endettement le cap du milliard.
Il y avait donc deux solutions, soit ils mentaient en nous disant qu'ils maîtrisaient bien leur budget, soit ils mentaient en n'ayant pas du tout l'intention d'engager certaines de ces autorisations de programme...
Comme de toutes façons, il veulent faire leur Grand Nancy Thermal en donnant 87 millions d'euros de cadeaux à la société à laquelle ils ont offert la concession... C'est bien la montée en tram, sans rupture de charge, vers Brabois qui sera sacrifiée...
Dans le prochain Débat d'Orientation Budgétaire (juste avant les élections) ils vont nous faire remarquer que l'encours de la dette baisse (peu, très peu, trop peu, mais elle baisse), ce sera la démonstration du mensonge, puisque cela signifiera qu'ils n'ont encore rien engagé de ces autorisation de programme qu'ils ont pourtant fait voter...

Et si Rossinot, Choserot et tous les suivistes ont choisi sciemment le tracé par Villers, c'est parce qu'ils savent très bien que c'est le plus cher, le plus destructeur, le moins écologique, le moins cohérent. Cette solution sera la plus combattue, car la plus critiquable et ce sera un bel alibi pour, un jour, dire que finalement ce n'est pas possible et mettre en place "en provisoire" une montée à Brabois avec rupture de charge, solution qui finira par être pérennisée dans une Métropole au bord de la faillite financière et démocratique.

C'est dommage que M. Klein ne parle pas aussi de cet aspect, sur le fond...
PARCE QUE DES SOLUTIONS ONT ÉTÉ AVANCÉES PAR L'ASSOCIATION DE RIVERAINS DE VILLERS, PAR "LE BIEN COMMUN", PAR FRANÇOISE HERVÉ, PAR MOI-MÊME...
Mais si le titre de l'Est Républicain ("Mathieu Klein suspend son vote") rappelle le poème de Lamartine "Ô temps, suspends ton vol", il faut connaitre la suite de ce poème :
"Ô temps, suspends ton vol !
Et vous, heures propices, suspendez votre cours !..."
Les campagnes électorales sont des heures propices aux déclarations de circonstances,
Alors que les luttes, toutes les luttes, pour la démocratie, la justice, le progrès social, ne devraient jamais s'arrêter...

PTDR ! Plus écolos que moi, tu meurs !

Nouveau Conseil de Métropole insipide, comme d'habitude. 
On y parle de transition écologique. La gauche de NANCY qui a passé tout un mandat à ne rien dire à ce sujet en Conseil de Métropole intervient et donne des leçons à tout le monde ! Il faut oser...
La gauche de Vandoeuvre, celle-là même qui a voté le projet de tram à Villers et Vandoeuvre (itinéraire appelé "la balafre"), avec viaducs, expropriations de jardins et amputation du Jardin Botanique, intervient pour se faire le chantre de la transition écologique ! Il fallait oser...
Et comme le décor est posé, où chacun s'écoute et n'écoute d'ailleurs que soi même, ambiance mensonge partagé et effets de manches à la grand-messe soporifique du vendredi après-midi au Conseil de Métropole, il est ouvert un boulevard au Maire de Nancy Laurent Hénart, qui ne trouve rien de mieux que de nous brandir une comparaison du nombre d'arbres à Nancy il y a 6 ans avec le nombre d'arbres prétendu aujourd'hui. Non, mais allo ? Je rêve ?
Laurent, sors un peu  de chez toi et vas te promener un peu à la rencontre des gens dans ce que vous avez appelé "Nancy Grand Coeur" l'univers impitoyable du béton, "Entre Meurthe et Canal", la Place Simone Veil, "le Plateau de Haye"... et bientôt le Grand Nancy Thermal, les viaducs de Villers,...
Où sont les arbres ???

Les cahiers de l"été - épisode 5 - esthétique, écologie, qualité de la vie...

 

Les cahiers de l'été - épisode 5 - esthétique, écologie, qualité de vie...

 

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Quand on parle de bilan sur le grand Nancy aujourd'hui en matière d'urbanisme, d'environnement et de qualité de la vie, force est de considérer l'ensemble du bilan du règne Rossinot et pour ce qui concerne la Ville-centre, il faudra que ce triste bilan soit assumé par le tandem Rossinot-Hénart, tant la situation s'est dégradée et précipitée pendant ce dernier mandat...

Globalement, il faut bien se rendre à l'évidence, ces deux-là n'ont pas le sens de l'esthétique, ça se saurait. Si la transformation de la Place Stanislas a été plutôt une réussite, elle a surtout été pensée et voulue par des experts.

Pour le reste où que l'on se tourne, que l'on parle des réalisations ou des projets... c'est moche ! Je sais, il est subjectif de le dire comme ça, mais comme chacun sait que ce ressenti est partagé très largement, on parlera donc de "subjectivité très partagée"...

 

Plusieurs raisons à cela, me semble-t-il :

 

1) A force de travailler trop souvent avec le(s) même(s) architecte(s), avec les mêmes promoteurs, on tisse des liens amicaux et ceux-ci se sentent suffisamment puissants pour s'engager dans des projets irresponsables, ils ne craignent rien. Alors, c'est laid, pas fonctionnel, c'est minéral, mais ça rapporte gros...

 

2)  A force de ne pas respecter impunément les règles de l'urbanisme, ou bien de les faire évoluer à sa guise (quand on a le pouvoir de modifier un PLU et qu'en même temps on est Maître d'Ouvrage sur de grands projets, on est en permanence juge et partie) on finit par faire n'importe quoi et surtout pas dans l'intérêt public.

 

3) On peut légitimement se poser la question aujourd'hui : "où sont passés les Bâtiments de France ?"... Car le nombre de réalisations ou de projets qui insultent l'histoire et le patrimoine interroge... Si vous voulez faire la moindre modification de façade chez vous et que vous avez à faire aux Bâtiments de France, chacun sait que la tolérance sera minime. Est-ce à dire que le Grand Nancy s'assied en permanence sur les préconisations des BF ?

J'en veux pour preuve l'immense quartier "Nancy Grand Cœur", le Grand Nancy Thermal, l'ancienne église du noviciat des Jésuites rue St Dizier, le projet de la tour "Emblème" face à l'Excelsior" (petite tour Thiers)... L'autre jour, je dînais à la terrasse d'un restaurant rue Gustave Simon, par une belle soirée d'été... Face à moi, l'arrière du Musée des Beaux Arts.. Qu'est-ce que c'est moche ! Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Juste à côté de la superbe façade du bâtiment ancien qui était avant l'AG (Association Générale des Étudiants de Nancy). Et aucun effort pour corriger ça, de grandes baies vitrées avec des rideaux tristes, qui ne font même pas propres de l'extérieur on a l'impression d'un bâtiment qui pleure...

 

4) Autre raison, les projets ne sont jamais partagés, chaque fois la concertation n'est que de principe. On interroge les gens sur des projets décidés au préalable et qui s'imposent à eux.

 

5) Hélas, il est encore une autre raison de cette énorme débâcle, qui, elle, est structurelle. On ne peut pas se déplacer à Nancy, on a fermé la Place Stanislas avant que de penser les déplacements et en particulier les transports en commun. On a fait monter à Brabois les universités, avant que de penser comment les gens allaient y aller quotidiennement. Alors la Ville Centre se vide, elle n'est plus attractive, les commerçants sont mécontents, les habitants partent. Il faut donc "faire du chiffre", faire revenir des habitants pour ne pas passer en-dessous du plancher en nombre d'habitants qui fera perdre des dotations de l'Etat... D'autant plus que les finances ne sont pas florissantes. Voilà comment on construit des bâtiments à remplir, peu importe l'esthétique, peu importe l'absence de verdure.

 

L'erreur c'est de n'avoir que des intentions spéculatives (au sens calculateur, à la recherche de bénéfices financiers) sans avoir de projet philosophique et humain.

L'erreur, c'est aussi de croire qu'en construisant des "cages à lapins" à perte de vue dans des quartiers inhumains et inaccessibles, on va donner envie de venir habiter là. Alors, ils imaginent y mettre des bureaux, du tertiaire, à 1h40 en TGV de Paris ! Mais, le résultat est le même : qui aurait envie de venir s'installer là dans ces conditions ?

On va donc refaire le coup du quartier "Entre Meurthe et Canal", A. Rossinot actionne son réseau d'influence et les premiers occupants sont... Pôle Emploi ! Installé là en précurseur tout seul au milieu du Grand Chantier de Nancy Grand Cœur. Quelle tristesse !

 

Chronique d'une mort annoncée... ou nouveau quartier sans vie et sans âme programmé.

 

La Ville est en effet étouffée. Allez vous promener dans les grandes villes du nord de l'Europe, tout près de nous, en Allemagne, en Belgique, en Hollande... Partout, on développe l'idée de la campagne qui reprend ses droits en cœur de ville, on y trouve des arbres, des espaces à vivre, de vraies prairies au milieu de la ville, où l'on pratique la fauche tardive pour favoriser la biodiversité, des voies vertes, des cheminements doux...  Si l'on avait mis autant d'argent et de moyens dans un tel projet qu'on en a mis pour construire "Nancy Grand Cœur", quelle belle ambition pourrait-on ainsi partager pour le Grand Nancy et la qualité de la vie...

À Nancy, on a définitivement raté ce rendez-vous, la Place CharlesIII, le quartier "Entre Meurthe et Canal", Nancy Grand Coeur, la Place Veil sont terriblement minéralisés, le projet de la tour "Emblème"...

 

La politique à Nancy... c'est du béton !!!

 

Et voilà que soudain, à quelques encablures des élections municipales, Laurent Hénart se met à évoquer, via la presse, la transition écologique ! On croit rêver, on entend déjà les petits oiseaux... Qui peut y croire avec un bilan pareil ?

Bien sûr que l'urgence est d'abord écologique, bien sûr que nous avons tous le devoir de changer nos modes de vie pour sauver la planète. Mais les actes ont été en parfaite contradiction avec un discours aseptisé et prononcé trop tardivement.

 

Et puis l'esthétique, ! Franchement, le Plateau de Haye, Entre Meurthe et Canal, Nancy Grand Cœur, et bientôt Grand Nancy Thermal ! On a envie de dire "arrêtez le massacre !"

Ça, on pourra dire que Laurent Hénart et André Rossinot auront laissé leur empreinte, avec une dominante constante : "c'est moche !"

 

Il ne faudra pas oublier que l'exécutif du Grand Nancy aura été complice (voire acteur) de cette politique. Par contre, il faut reconnaître qu'André Rossinot est un fin stratège. Même si la ficelle est un peu grosse et qu'on nous ressert la même supercherie à chaque fois en terme de communication...

 

Tout est dans la dialectique. Cela commence par les éléments de langage qui sont communiqués régulièrement aux bons petits soldats de l'exécutif. Cela nous donne des rapports interminables en Conseil de Métropole qui décrivent une vie idyllique et des réalisations de rêve sur le Grand Nancy.

 

Et puis, on dénomme... Avez-vous remarqué qu'on ne dit plus "un aveugle", on dit "un non-voyant". On ne dit plus "un sourd" on dit "une personne malentendante", on ne dit plus "un chômeur", on dit "un demandeur d'emploi" (et maintenant on ne dit d'ailleurs plus rien, car il vient juste d'être radié !). Tout cela n'est que de la dialectique de communiquant pour cacher les problèmes. Le non-voyant est toujours aveugle, la personne malentendante est toujours sourde, le demandeur d'emploi radié ou non, n'a toujours pas d'emploi...

 

Et bien dans le Grand Nancy, on ne dit plus "le Haut du Lièvre", on dit "Le Plateau de Haye", on ne dira plus "la piscine Louison Bobet", on dira "Le Grand Nancy Thermal", on ne dit plus la Place Thiers (qui a assassiné la Commune) on dit la "Place Simone Veil", on ne parle pas de la "nouvelle Tour Thiers", on parle du bâtiment "Emblème" (et d'ailleurs on évite d'en parler en ce moment...)

 

Bref, on est dans le mensonge permanent, on habille tout cela de belles dénominations, mais tout reste laid, triste, et inhumain.

 

La prochaine majorité au Grand Nancy aura la lourde tâche de corriger, comme elle pourra, tout cela. Il y a un beau projet à partager, de longs et pénibles travaux restent encore à accomplir...

 

 

 

Les cahiers de l'été - épisode 4 - Les Municipales à Nancy.

 

Les cahiers de l'été - épisode 4 - Les Municipales à Nancy...

 

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Dans les épisodes précédents, on a pu voir l'omniprésence du Président de la Métropole dans la vie des Communes et son mode de gouvernance, déni permanent de démocratie.

 

La future majorité à la Métropole dépendra, comme chaque fois, du résultat des municipales à Nancy-Ville. En effet, le nombre de sièges attribués à Nancy est si important, qu'il faudrait, pour avoir la majorité, sans gagner Nancy, gagner Vandoeuvre, elle aussi très importante, mais avec moins de sièges, et gagner aussi une grande partie des autres Communes…

Donc, la majorité qui se dégage à Nancy-Ville fait toujours la majorité de la Métropole qui s'impose alors aux 20 Communes. On en déduit que la majorité municipale de Nancy influera énormément sur les politiques publiques mises en œuvre par la Métropole, alors que celles-ci se répercutent sur les 20 Communes ! C'est une première bizarrerie démocratique.

Il serait par conséquent souhaitable que le ou la prochain(e) Maire de Nancy soit une personne qui se démarque clairement, par ses propos, par ses actes et par son histoire, des dysfonctionnements et dérapages politiques et chroniques que nous connaissons depuis trop longtemps dans le microcosme du Grand Nancy.

 

Je parle bien sûr de la majorité et non de la Présidence de la Métropole, car il me semble évident qu’il ne faudra pas renouveler les erreurs dommageables du passé. Le Maire de Nancy ne devra pas cumuler avec la fonction de Président de la Métropole. Ce serait « faire Métropole contre nature ». Et puis, on a assez donné !

Plus encore, il faut mettre en place l’alternance qui avait été promise à la création de la CUGN et donc, il faudra que le Président de la Métropole soit issu d’un Conseil Municipal d’une Commune de la périphérie.

L’idéal serait que le (ou la) future Président(e) de la Métropole ne soit pas Maire en exercice, mais qu’il ou elle l’ait été précédemment pour avoir l’expérience de la gestion d’une collectivité.

 

Etonnamment, à plusieurs reprises depuis le mois de juin, la presse locale a annoncé un « duel » Klein-Hénart, en titrant d’ailleurs « Klein-Hénart balle au centre » … Ce qui en dit long sur le menu à la carte !  

Etonnamment, parce que ces articles s’appuient sur un sondage commandité à l’IFOP par le PS (sic !), parce que cet organisme précise bien que ce sondage ne peut en aucun cas être prédictif des résultats le jour du vote (on peut donc s’interroger sur l’intérêt de payer un tel sondage et sur l’intérêt de le présenter dans la presse…) Etonnamment, car il n’est envisagé aucune autre alternative qu’une confrontation Hénart-Klein, ce qui évacue d’emblée l’idée qu’il pourrait émerger d’autres candidatures et peut-être même un autre vainqueur ? C’est assez peu respectueux de la démocratie… Etonnamment aussi, parce que les deux protagonistes interviewés se disent ne pas être encore candidats déclarés !

Enfin, cela m’étonne, car dans tous ces articles, on ne parle que de rapports de force et de stratégie politicienne dans la course au pouvoir, on occulte complètement les idées, les grands dossiers, les projets, bref, tout ce qui fait et ce qui va faire la vie des gens…

 

Tout cela est très inquiétant, car si l’on compare les parcours des deux candidats potentiels, on ne voit pas beaucoup de différences…

Laurent Hénart, héritier du siège de A. Rossinot, aura été un mauvais Maire. Un pâle gestionnaire, loin des gens, sans grands projets. Il est vrai qu’il a été étouffé par A. Rossinot et empêché d’agir (comme les autres Maires), mais il est resté attentiste, ne s’est pas opposé à A. Rossinot, il a même souvent voté comme lui.

 

Mathieu Klein, héritier du siège de M. Dinet, aura été tout aussi attentiste. On regrette de ne pas l’avoir entendu sur les grands dossiers, il est également loin des gens, quant au Conseil départemental, il y aurait beaucoup à dire sur la gouvernance, sur l’aide aux Communes, sur l’action sociale… Il ne s’est pas opposé à A. Rossinot, il a même souvent voté comme lui.

L. Hénart est un apparatchik, il fonctionne de façon clanique, soit on fait partie du clan, soit on n’en fait pas partie.

M. Klein est un apparatchik, il fonctionne de façon clanique, soit on fait partie du clan, soit on n’en fait pas partie.

L. Hénart a fait allégeance à Macron par opportunisme.

M. Klein a été très proche de Manuel Valls, jusqu’au bout de l’incohérence, puis il dit avoir été sollicité à deux reprises par l’entourage de Macron pour un Ministère, on peut déjà être inquiet qu’il puisse être ainsi considéré comme Macron-compatible. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’à aucun moment il n’a dit avoir refusé, parce qu’il aurait été en désaccord avec la politique menée par Macron.

 

L. Hénart n’a rien dit sur l’écologie dans la Ville (il portera la lourde responsabilité du bilan de Nancy Grand Cœur), M. Klein n’a rien dit non plus, L. Hénart n’a rien dit sur la santé et sur la suppression de moyens et d’emplois au CHU, (tous les deux sont pourtant membres du CA depuis longtemps), Mathieu Klein n’a rien dit non plus. Et c’est maintenant, à quelques encablures des Municipales qu’ils prennent la parole et que les beaux discours refleurissent… Ils ont voté tous les deux pour le scandaleux dossier du Grand Nacy thermal…

Et quand L. Hénart travaille en catimini à la construction d’une Commune Nouvelle qui permettrait de ponctionner les dernières ressources des Communes de l’agglo et qui empêcherait les Maires d’agir dans leurs Communes, M. Klein ne dit rien… il attend.

 

Tout cela n’est pas très engageant et il est à redouter que l’on se trouve à Nancy dans la même situation que pour la Présidentielle, quand une minorité de Français ont élu un Président par défaut, en raison de la médiocrité de la proposition politique dans ce pays. Et là quel que serait le résultat, il y aurait tout à craindre.

 Il faut donc espérer qu’une alternative voit le jour, une autre candidature, sur la base d’un vrai projet sincère, cohérent, à partager largement.

Les cahiers de l'été - épisode 2 - "la vraie histoire..."



Les cahiers de l'été - épisode 2 - "La vraie histoire..."

En 2014, j'avais publié une série d'articles, intitulée "50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la CU du Grand Nancy", en émettant un certain nombre de propositions, mais aussi de craintes quant à l'évolution de bon nombre de dossiers.

Puis il y a eu l'énorme supercherie : André Rossinot, pactisant avec Laurent Hénart, savait qu'il n’aurait pas été réélu Maire, alors il partait en troisième position sur la liste menée par L. Hénart aux municipales de Nancy, ce qui lui permettait, en n'étant plus candidat comme Maire de Nancy, de pouvoir être candidat une fois de plus à la Présidence de la Communauté Urbaine, mais sans passer par le vote direct des électeurs.

 

On était dans un contexte de grande lassitude des habitants vis à vis de la longévité politique et surtout de l'hégémonie d'André Rossinot. Et il y avait le "syndrome Jean-Marie Rausch", ancien Maire de Metz qui, lui, avait voulu faire "le mandat de trop", après avoir trop duré et qui avait ainsi tout perdu.

Je me souviens que, dans le bureau du DGS d'André Rossinot, pendant tout le mandat 2008-2014, un dessin de Philippe Delestre était encadré et affiché sur le mur. Ce dessin représentait Jean-Marie Rausch et André Rossinot, tous deux portant sceptre et couronne, Jean-Marie Rausch venant de tomber de son trône, alors que Rossinot vacillait... Il était évident que déjà, un seul sujet importait pour André Rossinot : comment durer et garder le pouvoir sans partage le plus longtemps possible ?
Comme à chaque rendez-vous électoral, A. Rossinot activait alors ses réseaux d'influence. Quand on est puissant, en situation de décider seul d'attribution de subventions, de marchés ou de missions... on est forcément très influent... Comme à chaque fois, il envoyait dans les Communes tenues par la Gauche ses "poissons pilotes" comme candidats aux municipales, qui pouvaient ainsi exploiter toutes les petites misères qu'A. Rossinot avait faites aux Maires sortant. C'est ainsi qu'il a envoyé à Villers-les-Nancy François Werner, son gendre, précédemment élu à Nancy...


Quant à la C.U. Il promettait qu'il n’en resterait le Président que trois ans et qu'il céderait sa place au bout de trois ans... Personne n'était dupe et, en tous cas, moi j'avais écrit que je n'en croyais pas un mot...
Comme il y avait de nombreux candidats à la succession (déjà !) dans le camp de droite, il avait formellement promis ou laissé entendre (en privé et séparément) à plusieurs d'entre eux qu'il lui céderait sa place de Président. Parmi ceux-là, au moins Laurent Hénart et le sénateur Husson... Par la suite, il s'employait très vite à les "user"... Pour Hénart, il devenait un Maire fantoche, sans pouvoir d'agir et contraint sans cesse à avaler des couleuvres, pour Husson, il était facile de l'écarter grâce à la loi sur le non cumul des mandats...
À cette époque, il avait fallu aussi étouffer dans l'œuf une velléité de quelques Maires de droite de s'organiser pour soutenir une autre candidature (on se souvient d'une réunion dans une commune du sud de l'agglo qui avait provoqué une grosse colère...)

Voilà, à force d'intrigue et de pressions, André Rossinot était réélu démocratiquement Président de la CUGN.
Dès qu'il fut élu, il s'employa à faire en sorte que la Communauté Urbaine devienne Métropole. Il n'en avait jamais dit un mot publiquement avant les élections. Les électeurs n’avaient en aucun cas été concertés à ce sujet. Au début, on se disait que c'était encore sa volonté obsessionnelle d'hégémonie, de toute-puissance : dans le sens "Metropolis" (dans la Grèce antique la Métropole était "la cité-mère" par rapport à ses colonies...)

Cette nouvelle et soudaine orientation sous-tendait bien sûr qu’il ne pouvait s’arrêter au bout de trois ans comme promis… Il devait assumer sa mission : mettre sur les rails la Métropole du Grand Nancy. Une fois de plus donc, il ne tenait pas sa promesse, allant jusqu’à dire à la presse qu’il n’avait jamais dit ça (!)

A titre personnel, je trouve André Rossinot parfois exécrable et dédaigneux, mais je le trouve aussi souvent sympathique. Il faut lui reconnaitre une grande intelligence et un sens de la stratégie politique largement supérieur à nous tous. Le problème, c’est que depuis trop longtemps il n’use de ces qualités que pour concentrer tous les pouvoirs dans sa main et ainsi durer le plus longtemps possible. L’intérêt public n’est pas son souci. Le problème n’est donc pas l’âge d’A. Rossinot, ni même sa longévité (je lui souhaite de bien se porter le plus longtemps possible), le problème est le déni de démocratie permanent institué par la façon dont il gère cette Métropole.

Comme il n’est pas performant sur tous les dossiers (la Culture, l’écologie, l’humain, les finances, l’esthétisme…) et qu’il n’est pas forcément bien entouré (je trouve que beaucoup d’élus autour de lui ne travaillent pas assez et ne maitrisent, par conséquent, pas bien leurs dossiers), les grandes politiques publiques sont abandonnées contre nature à une technocratie impuissante en la matière (la technocratie selon moi se définit par de grandes dispositions sur le plan technique, mais une absence absolue d’émotion et l’ignorance de l’aspect humain de chaque « dossier à traiter »…). A l’arrivée, on a de beaux rapports, de belles plaquettes de communication, des études aussi brillantes que couteuses, qui constituent une contradiction flagrante et continue avec la réalité de la vie des gens sur le territoire…

J’ai pensé qu’il était important pour le Grand Nancy et pour les Grands-Nancéens que la CUGN devienne Métropole, ne serait-ce que pour organiser un équilibre avec la capitale de la Grande Région Strasbourg, pour bénéficier aussi de plus de dotations de l’Etat et pouvoir conserver la compétence du développement économique.

 

A la demande d’A. Rossinot, je me suis beaucoup investi comme député, en particulier auprès du Premier Ministre pour le sensibiliser à cette nécessaire évolution. Dans le même temps nous discutions avec A. Rossinot, il m’a proposé pendant plusieurs mois une Vice-Présidence de la Métropole, une seule pour moi… J’ai chaque fois refusé. Ma position a toujours été la même, je pense que, dans une intercommunalité, tous les Maires de gauche comme de droite doivent faire partie de l’exécutif d’une manière ou d’une autre, dès lors que la gouvernance n’est pas démocratique que sur le papier… Je ne voulais jouer seul une carte personnelle.

Je l’ai pris au mot, il s’agissait de « faire Métropole tous ensemble », selon ses propres paroles. Une négociation âpre et très longues s’est engagée. J’étais le Président du groupe d’opposition et nous étions 6 Maires de gauche. J’ai fini par obtenir 4 Vice-Présidences et deux Présidences de commissions, à conditions que le mode de gouvernance change...

Je n’étais pas dupe, en ne proposant pas une Vice-Présidence par Maire, il tentait d’organiser des dissensions entre nous. Mais cela n’a pas marché, on a bien géré. A. Rossinot a été le premier étonné lorsque je lui ai annoncé qui seraient les VP… Je ne demandais rien pour moi, et tout pour mes petits camarades, j’avais flairé l’embrouille, je voulais rester libre.

Mais je peux dire, et j’en suis fier, que j’ai été un des artisans très actifs pour que le Grand Nancy devienne Métropole.

Le problème, c’est qu’une fois de plus, A. Rossinot n’a pas tenu parole. Il n’a rien changé de ses méthodes de gouvernance, il régente tout, il verrouille tout. Il méprise complètement la fonction de Maire à qui il ne reconnait aucune légitimité démocratique.

Et la meilleure preuve pour démonter qu’il n’a rien changé, c’est que l’entrée des Maires de gauche dans l’exécutif n’a en rien influé sur les politiques publiques du Grand Nancy. Au contraire, tout s’est accéléré, tout s’est aggravé : la dette, les projets scandaleux, le Grand Nancy Thermal, Nancy Grand Cœur, la ligne 1 du tram… Ils sont impuissants et ont fait du jour au lendemain allégeance à A. Rossinot pour conserver leur Vice-Présidence. Je ne leur en veux pas, même si je me suis senti immédiatement trahi, quand du jour au lendemain, ils étaient prêts à soutenir n’importe quelle proposition de la droite, quitte à être les premiers à me contredire…

Le piège rossinien s’était refermé sur eux. Pour Christophe Choserot, je n’étais pas étonné, il nous avait trahi depuis longtemps, il n’a jamais été de gauche au sens noble du terme, il a senti une belle opportunité à se dire macronisé quand cela est devenu intéressant, mais il a de toutes façons toujours été plus libéral qu’homme de progrès social. Dommage, car il est brillant et intelligent. Les autres Maires de gauche, eux, ne se sont pas macronisés, mais un peu carbonisés quand même, en acceptant trop souvent de se taire et de fermer les yeux...

 

Aujourd’hui, la fin de mandat est proche, le bilan est terrifiant de médiocrité.

A droite, ils sont nombreux dans les starting-blocks, prêts en cette année olympique à jouer des coudes et des coups bas pour devenir calife à la place de Dédé… A gauche, ça n’est pas mieux. « Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens-là, on n’aime pas monsieur, on calcule… ».

Dans les épisodes suivants, j’évoquerai par exemple l’idée nouvelle à la mode qui circule « la Commune Nouvelle », ou nouvelle embrouille, qu’ils chercheront à vous imposer, après les municipales, sans vous avoir concertés. Pour spolier encore un peu plus les Communes, pour empêcher encore plus les élus locaux d’agir et peut-être même pour permettre à A. Rossinot de durer politiquement encore un peu…

Mais cette fois-ci, quelque chose me dit qu’on ne se laissera pas faire…

 

 

 

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