Actualité

Aujourd’hui, 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes

Le 25 novembre 1960, trois militantes politiques, les sœurs Mirabal, étaient assassinées en République dominicaine sur les ordres du dictateur Rafael Trujillo, devenant par là-même un symbole de résistance à toutes les formes de tyrannie. 

Commémorée partout dans le monde depuis 1999, elle est l’occasion de réaffirmer l’engagement des gouvernements, organisations internationales et ONG contre les violences faites aux femmes sous toutes les formes. « Physiques, sexuelles ou psychologiques », commises « dans la sphère privée comme publique », elles sont toutes également condamnables, selon le texte des Nations-Unies.

La violence contre les femmes demeure aujourd’hui un problème mondial. Jusqu’à 70% des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie, 1 femme sur 3 dans le monde est victime de violences physiques ou sexuelles. En France, 1 femme sur 10 est touchée par ce type de violences. Récemment, un sondage nous avait interpelés en nous apprenant que 100% des femmes avaient déjà été victimes d’agressions sexuelles dans les transports en commun.

Afin de marquer leur soutien à la grande cause de la lutte contre les violences faites aux femmes, plusieurs personnes porteront un ruban blanc aujourd’hui. Aussi, avec le mot-dièse #ViolencesFemmes, une campagne a été lancée pour faire connaître largement la ligne téléphonique 3919, numéro d’écoute et d’orientation, anonyme et gratuit, disponible pour toutes les femmes victimes de violences, 7 jours sur 7.

En tant que député, je m'associe à cette journée nationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, et en tant que maire je demande à ce que ce courrier soit affiché dans les lieux publics que sont la mairie de Tomblaine, la bibliothèque municipale et l'espace socio-culturel Jean Jaurès.

Hervé Féron

Génération Bataclan

Il y a exactement 2 ans, jour pour jour,

le 22 Novembre 2013, Hugo F chantait

au Bataclan, en première partie de Nicoletta.

Ce soir là, Hugo F avait interprété

une chanson qui dénonce la Culture

mise à mal dans le monde. 

Le texte dit :

"Le dernier qui sortira éteindra les Lumières". 

La jeune femme Nathalie Jardin,

qui était à la régie lumières ce soir là au Bataclan

pour la première partie de Hugo F

et pour la partie de Nicoletta,

a perdu la vie lors de l'odieux attentat du 13 Novembre 2015.

Nous témoignons de notre peine,

de notre solidarité, et de notre respect

pour les victimes, les familles,

et les amis des victimes.

 

Non cumul des mandats = déjà le début des dégâts

A l’heure où le Gouvernement socialiste est en train de mettre à mal en priorité les communes les plus pauvres en les rendant exsangues par des baisses de dotation insupportables, certains députés s’érigent en donneurs de leçons. Ainsi peut-on lire que Christine Pirès-Beaune, spécialiste de la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF), regrette-t-elle que le non-cumul des mandats n’ait pas été appliqué plus tôt. C’est très grave. Cela montre une incompétence et un manque de connaissance de la réalité du terrain énormes.

Moi qui ai toujours été contre le cumul des indemnités, j’ai dit depuis longtemps que le jour où il n’y aurait plus du tout de maire à l’AN, celle-ci ne serait plus composée que de notables parisianistes et apparatchiks, loin de la réalité du terrain. Seuls les maires ont une expertise permanente de la difficulté au quotidien des gens. La preuve, c’est moi le premier qui ai dénoncé les conséquences catastrophiques de la suppression de la demi-part des veuves, quand beaucoup de ministres et de députés étaient sourds et aveugles.

Aujourd’hui, les conséquences de cette mauvaise loi sur le cumul des mandats font que les maires sont beaucoup moins nombreux à l’Assemblée, et en particulier à la commission des finances. Il est donc très facile d’étrangler les communes pour faire des économies quand dans les ministères et dans les services de l’Etat on gaspille l’argent de la République à tout va. Les communes sont garantes de la solidarité et du lien social. Leur supprimer les dotations de fonctionnement comme on le fait signifie purement et simplement abandonner des millions de Françaises et de Français parmi les plus pauvres.

Quand en quatre années budgétaires une commune pauvre voit baisser sa DGF de 35%, elle est complètement impuissante pour aider les populations les plus fragiles. Et c’est un Gouvernement de gauche qui met cela en œuvre ! Comment sera-t-il possible d’expliquer que ce Gouvernement est de gauche quand les communes fermeront les services publics de compétence non-obligatoire comme par exemple la restauration scolaire, les bibliothèques, ou encore les foyers d’hébergement de personnes âgées ? Christine Pirès-Beaune ne doit pas savoir ce que c’est que ce type de service public.

Aide au développement : le budget ne sera finalement pas diminué

Quel serait le sens d’accueillir des migrants si dans le même temps on baissait l’aide au développement ?

 

Pour la première fois en quatre ans, le budget de l’aide au développement  ne va pas diminuer.

Cette (bonne) nouvelle est une surprise, car le Gouvernement avait présenté en septembre un budget d’aide au développement en baisse dans le Projet de loi de finances pour 2016. Revenant sur sa décision initiale, le  Gouvernement a déposé un amendement proposant de porter le plafond de la Taxe française sur les transactions financières (TTF) affectée au Fonds de solidarité pour le développement (FSD) à 260 millions d’euros en 2016, contre les 160 millions initialement prévus.

Nous sommes plusieurs à accueillir avec soulagement cette décision du Gouvernement, qui s’inscrit dans la droite ligne des objectifs affichés le 28 septembre par François Hollande à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Deux mois avant l’organisation de la COP 21 à Paris, il était en effet urgent de réaffirmer l’implication de la France dans le système de solidarité internationale. Car les enjeux sont énormes, dans tous les domaines : économique, démocratique, sanitaire, éducatif... Il nous faut soutenir les pays touchés par le changement climatique, contribuer à éradiquer les épidémies, aider les pays frontaliers des pays en guerre à gérer l’afflux de réfugiés, et bien d’autres choses encore. 

Même si nous aurions préféré parvenir à une augmentation de l’aide publique au développement, l’effort réalisé par le Gouvernement doit tout de même être salué. Peut-être la tribune publiée dans la Croix, et que nous avions cosignée avec plusieurs parlementaires[1], a-t-elle joué un rôle dans cet arbitrage. Si tel était le cas, il faut croire que la mobilisation de la société civile et de la représentation nationale aura, pour cette fois, porté ces fruits.

L’attitude du Gouvernement ayant été, à cet égard, véritablement encourageante, je veux croire qu’elle sera de bon augure pour la suite du combat que je mène avec plusieurs de mes collègues en faveur du rétablissement de la demi-part fiscale[2].

[1] Consultable en cliquant ici

[2] Pour l’ensemble des personnes veuves.

 

Vivre pour des idées

Leny Escudero s’en est allé. Ce fils de républicain espagnol marqué par la guerre civile de 1939, émigré en France, a été un des plus grands de la chanson française. Je l’avais eu au téléphone il y a un peu plus d’un an. J’avais été bouleversé car j’avais à peine reconnu sa voix. De Malypense à la planète des fous, il nous a fait voyager sur des textes forts avec une présence sur scène inégalable. J’avais beaucoup d’amitié pour lui, même si je ne l’avais pas revu depuis quelques années (une sacrée java jusque très tard dans la nuit à Tomblaine). C’était un humaniste, un combattant, il avait énormément d’humour, il était plein de vie. On aura longtemps dans la tête la balade à Sylvie. Enorme peine. Salut Leny.

70 ans de la sécurité sociale : plus que jamais, protégeons nos acquis sociaux

Il y a 70 ans, le jeudi 4 octobre 1945, était promulguée l’ordonnance instaurant la sécurité sociale en France.

La sécurité sociale prend racine dans le contexte si particulier des lendemains de la Seconde Guerre Mondiale ; en 1945, il faut tout reconstruire, mais également renouer le lien social, qui s’est délité dans une société meurtrie par l’occupation et la honte de la collaboration. 

Conduite par le Centre National de la Résistance, la réflexion sur les principes de la sécurité sociale a été diffusée dans un programme intitulé, à point nommé, « Les jours heureux ». Elle fait écho à l’article 11 de la Constitution de 1946, qui charge la Nation de « garantir à tous […] la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. »

Il est indispensable de rappeler les circonstances exceptionnelles qui ont présidé à la mise en place de la « sécu », dont nous bénéficions tous naturellement aujourd’hui. Ainsi gardons-nous en mémoire que la sécurité sociale n’a pas surgi de nulle part, et qu’il s’agit de la protéger.

Le regretté Stéphane Hessel s’indignait il y a quelques années encore, dans un pamphlet qui a fait grand bruit. Grand diplomate, co-rédacteur de la Déclaration des Droits de l’Homme, il mettait le doigt sur le véritable problème auquel notre système fait face aujourd’hui : en 1945, au lendemain de la guerre, nous n’avions plus rien, l’Europe n’était que destruction. C’est alors que nous avons inventé, grâce au Conseil national de la Résistance, la solidarité nationale, la sécurité sociale, afin de faire société, et de garantir aux citoyens français un niveau décent de bien-être en les protégeant de la maladie. Stéphane Hessel faisait aussi remarquer que depuis, la France n’avait jamais cessé de produire plus de richesse et de devenir plus riche alors que l’on nous dit régulièrement que l’Etat ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes. Le seul véritable problème qui se pose aujourd’hui est donc celui de la redistribution des richesses.

Non, ce ne sont pas des positions dogmatiques voire ringardes que de défendre nos acquis sociaux. S’ils sont justes, s’ils ont du sens, alors c’est le devoir de notre société de se donner les moyens de les défendre.

Que chacun, quels que soient ses revenus, et quel que soit le territoire qu’il habite, ait accès aux mêmes prestations de santé, tel doit être le sens de notre combat. On ne peut faire des économies sur la santé des gens, au risque de déséquilibrer l’ensemble de notre système social, et de mettre dans une situation d’isolement désespéré les Français les plus fragiles.

Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2016, en discussion au Parlement dans les semaines à venir, doit être l’occasion de rouvrir ce débat vital. Dans le contexte du soixante-dixième anniversaire de la sécurité sociale, les députés y apporteront une attention toute particulière et ils seront particulièrement vigilants au respect des principes de la solidarité universelle.

Tribune sur l'aide au développement : un budget en totale contradiction avec les objectifs

Le 30 septembre dernier est parue dans le journal La Croix une tribune intitulée "Un budget d'aide au développement en totale contradiction avec les objectifs" cosignée par Hervé FERON et un certain nombre de ses collègues. Cette tribune dénonce la baisse du budget d'Aide publique au développement dans le Projet de loi de finances pour 2016.

Vous pouvez la retrouver ci-dessous dans son intégralité :

"Le projet de loi de finances pour 2016, présenté ce matin par le gouvernement, affiche une nouvelle baisse des crédits de la mission Aide publique au développement (APD). La France sacrifie donc la solidarité internationale en totale contradiction avec les objectifs affichés lundi par François Hollande à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Deux mois avant la COP 21 et quelques jours après le sommet de l’ONU, nous nous attendions pourtant, légitimement, à y voir une hausse substantielle du budget dédié à l’aide publique au développement.

Prendre une telle décision, c’est renier des engagements et une responsabilité.

Les besoins sont immenses, nous le savons, et cela tant pour financer l’adaptation des pays les plus touchés par le changement climatique que pour mener à bien l’atteinte d’ici 2030 des objectifs de développement durable. La France s’y est encore engagée lundi à l’ONU.

Les besoins sont immenses dans les pays émergents comme dans les pays les moins avancés. Ils sont immenses en matière de santé – l’épidémie d’Ebola nous a montré à quel point des systèmes de santé efficaces sont essentiels, comme ils le sont en terme d’éducation ou d’agriculture.

C’est aussi faire un très mauvais choix stratégique.

Dans bien des pays, les enjeux économiques, démocratiques, sanitaires et éducatifs sont aujourd’hui d’autant plus aigus que la faiblesse des États génère des risques de chaos. Paix et sécurité sont les deux revers d’une même médaille, dont l’alliage repose d’abord sur le développement. C’est pourquoi l’aide au développement est, et doit rester, une mission clé de notre politique publique.

Il en va également de la cohérence de nos politiques. On ne se poserait pas la question de comment accueillir des réfugiés si on luttait réellement contre ce qui fait fuir les populations, qu’il s’agisse de guerres, de la pauvreté, ou des catastrophes liées au climat.

Ce n’est pas la perspective d’une hausse des prêts dès 2020, envisagée grâce à l’adossement de l’AFD à la Caisse des Dépôts, qui viendrait combler cette baisse. Les prêts ne doivent pas être l’outil numéro un de notre politique de développement. Ils ne sont pas adaptés aux besoins de financement des politiques publiques des pays les moins avancés, des Etats fragiles et en crise, ceux qui justement doivent être la priorité de l’aide française.

L’ambition de la France en la matière implique d’y mettre des moyens importants, qui sont incompatibles avec les économies de bouts de chandelle qui font désormais office de modus operandi de la politique de développement.

Nous, parlementaires, souhaitons que le projet de loi de finances pour 2016 acte une augmentation de l’aide publique au développement de la France, avec l’objectif de reprendre une trajectoire ascendante vers les 0,7%.

Nous attendons également du gouvernement qu’il s’engage pleinement dans la mise en place de nouvelles sources de financements publics additionnels au budget de l’aide publique au développement, notamment en augmentant le plafond et l’assiette de la taxe sur les transactions financières."

Signataires :

Pouria Amirshahi
François Asensi
Danielle Auroi
Philippe Baumel
Kheira Bouziane-Laroussi
Marie-George Buffet
Fanélie Carrey-Conte
Nathalie Chabanne
André Chassaigne
Pascal Cherki
Sergio Coronado
Jean-Pierre Dufau
Hervé Féron
Aurélie Filippetti
Jacqueline Fraysse
Benoît Hamon
Mathieu Hanotin
Philippe Noguès
Christian Paul
Patrice Prat
Denys Robiliard
Barbara Romagnan
Suzanne Tallard

Sur la fin de vie

Ce matin, Hervé Féron a participé à l'émission Libre-échange sur Radio Caraïbe Nancy consacrée à la fin de vie. Retrouvez son intervention sur le podcast de l'émission en suivant le lien (à partir de 37:20) :

Cliquez ici

Et pendant ce temps-là...

Nadine Morano a réussi à faire 5 fois la Une de l'Est Républicain et à être présente sur plusieurs pages intérieures chaque fois en une dizaine de jours : 

- une fois parce qu'elle attaquait la liberté d'expression de Guy Bedos,
- une fois parce qu'elle a perdu,
- une fois parce qu'elle fait appel,
- une fois parce qu'elle est allée se faire photographier dans un camp de réfugiés
- une fois parce qu'elle a dit de nouvelles horreurs chez Ruquier...

Si ça n'est pas une bonne stratégie de communication, ça, qu'est-ce que c'est ?
...et pendant ce temps-là, il y a des députés européens qui travaillent !

Le week-end du Député

Hervé Féron a ouvert le congrès des syndicats Force Ouvrière de Meurthe-et-Moselle ce vendredi matin à la Maison des Sports à Tomblaine. Invité par Patrick Feuillatre, le Secrétaire départemental du syndicat, Hervé Féron a partagé un café avec les syndicalistes, puis il a prononcé un mot de bienvenue afin de lancer une journée qui aura assurément été riche en débat et en échanges.

Après la conférence des maires en conseil de communauté urbaine, HF était invité à partager le traditionnel pot de départ pour la retraite du directeur d’Auchan-Laxou.

Hervé Féron avait connu Dominique Dugenest tout d’abord lorsqu’il était directeur d’Auchan-Tomblaine en tant que maire, puis en tant que député lorsqu’il a pris la direction d’Auchan-Laxou. C’est quelqu’un que la profession et les amis qu’il a su se faire regretteront car c’est un personnage attachant, peut-être même atypique dans la grande distribution, quelqu’un qui est passionné par la nature, ses Pyrénées d’origine et à travers son travail pour la valorisation des produits du terroir locaux. Il laisse un excellent souvenir à ses collègues et amis et va pouvoir se consacrer beaucoup plus à sa famille. Bonne retraite !

La journée s’est achevée sur une belle cérémonie pour les 60 ans des transports Vigneron à Ludres, sur sa circonscription. M. Joël Vigneron, qui dirige depuis 1987 l’entreprise familiale créée par son grand-père, l’a fait croître avec brio tout en maintenant une atmosphère conviviale, basée sur la promotion interne. Cette gestion remarquable lui a valu de se voir décerner le prestigieux prix de Transporteur de l’année en mars dernier à Paris. Félicitations à lui !

L’association « Aux Actes Citoyen », dont le but est le resserrement du lien social par l’organisation ensemble d’un événement culturel de grande qualité, organisait un déplacement pendant tout le weekend à Milan auquel Hervé Féron a participé. 51 personnes ont ainsi pu passer 2 jours sur l’exposition universelle. Enorme !

@Stefano de Grandis-objectif images Paris

Dès lundi, il est de retour à l’Assemblée Nationale pour l’examen en séance publique du projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine », pour lequel il est responsable pour le groupe socialiste de la partie « Création ».

Morano : le poids des maux, le choc des photos

Les maires de Meurthe-et-Moselle, d’après la presse, étaient en colère et dans le journal de dimanche, se sont rendus à la Préfecture. Ils protestent bien sûr contre les baisses de dotation de l’Etat et sur le fond, je suis d’accord avec eux. Les collectivités ne pourront pas continuer avec ce rythme de baisses de dotations sans supprimer du service public. C’est une réalité alors que les collectivités n’ont pas de responsabilité dans l’état de la dette publique.

Mais, il faut quand même dire que cette manifestation des Maires, sur la forme, était tout à fait particulière. Si on regarde la photo, la Présidente des Maires de Meurthe-et-Moselle est entourée très majoritairement des Maires de Droite de la Communauté Urbaine qui ont vraisemblablement répondu au mot d’ordre, en bons petits soldats. Ils sont plutôt mal placés pour parler des difficultés financières des collectivités, eux qui sont collectivement responsables du fait que la Communauté Urbaine du Grand Nancy est dernière de France pour ce qui concerne le rapport dette par habitant.

Autour de cette Présidente des Maires de Meurthe-et-Moselle, il n’y a que des élus de Droite. Il s’agit donc d’une démarche très politisée. Que dire de la présence du sénateur Nachbar dont on se souvient encore, à Jarny, de ses talents de gestionnaire ? Mais que dire aussi de la présence de Nadine Morano ? Elle était là pour représenter les Maires ? Se prendrait-elle pour Valérie Debord ? On se souvient que Nadine Morano, candidate à la Mairie de Toul, en 2008, avait réalisé le superbe score de 26,26% face à Nicole Feidt, gagnante au second tour. Du coup, elle ne s’était même pas présentée en 2014. Les mauvaises langues (mais uniquement les mauvaises langues) disent alors que si elle représentait les Maires en préfecture, ça n’était surtout pas de la politique politicienne, elle n’était surtout pas en campagne pour les régionales. Tout comme le fait qu’elle soit en première page du journal, à la Une, dans des camps de réfugiés avec des petits enfants qu’elle entoure de ses bras protecteurs, le fait qu’elle soit en deuxième page du même journal avec les « Maires contre la disette » et qu’elle soit en photo toujours en page France-Monde dans le même journal où on la voit rencontrer des familles de refugiés syriens : ce n’est certainement pas parce qu’elle est en campagne pour les régionales…

J’ai vu que Francis Lalanne avait écrit une chanson sur le sort des réfugiés et qu’il s’est fait brocarder, moquer, on a dit de lui qu’il était ridicule et opportuniste.

Les sportifs ont trouvé que c’était un beau match…

Les médias parlent beaucoup des incidents très graves qui ont eu lieu ce dimanche soir lors du match de football Marseille-Lyon qui s’est déroulé à Marseille. Je suis très inquiet des dérives constatées en particulier autour de ce sport et sur le fait que trop de dirigeants et trop d’observateurs ont tendance à banaliser une montée du fanatisme.

Je trouve irresponsable la façon dont le Président de l’Olympique de Marseille a banalisé ces comportements pourtant d’une extrême gravité. La France sera-t-elle en capacité, dans un tel contexte, d’organiser dans de bonnes conditions l’Euro 2016 ?

Il est peut-être déjà trop tard pour réagir. Les insultes à caractère sexiste, homophobe, raciste, les jets de projectiles ciblés pour blesser, les slogans, les bagarres, sont insupportables.

Alors, que dire du match de football Metz-Nancy qui a été organisé pour raisons de sécurité avec interdiction aux supporters de Nancy de s’approcher du stade St Symphorien à Metz ? Je trouve étonnant, là encore, qu’après ce match, le comportement d’une très grande partie des spectateurs ait été autant banalisé. Qu’est-ce qui m’a choqué ? Dès le moment de l’échauffement, les insultes, les pancartes aux slogans agressifs, les projectiles tirés sur les joueurs nancéiens, étaient particulièrement inquiétants. L’ambiance était électrique, la violence semblait omniprésente. Au moment où les joueurs commençaient à rentrer aux vestiaires avant le début du match, j’ose espérer que le système d’arrosage automatique n’a pas été mis en route exprès pour tremper le dernier joueur nancéien qui était en train d’échauffer son gardien. Cela a particulièrement réjoui les supporters haineux placés derrière les buts, ils n’avaient pas besoin de ça…

Pendant tout le match, les joueurs nancéiens ont subi de nombreuses insultes. Le gardien de buts de Nancy a été véritablement bombardé de projectiles divers. Il fallait être particulièrement courageux pour rester dans les buts. Que dire des nombreux pétards et nombreuses fusées lancés sur le terrain, mais que dire surtout des fusées lancées directement en direction de joueurs nancéiens à certains moments du match. Il aurait pu y avoir des blessés graves. Et lorsqu’à trois reprises, les joueurs nancéiens blessés restaient étendus sur le terrain, que dire de cette foule qui reprenait en chœur : « Tuez-les, tuez-les ! »

Quand on est un être civilisé, respectueux des valeurs de la République et amoureux de ce sport, on est abasourdi.

Est-ce du fanatisme ? Est-ce une forme de fascisme ? Est-ce de la folie collective ? Il faut savoir que cela ne concerne pas que les quelques milliers de fanatiques placés derrière les buts. Dans un tel stade, il y a des milliers d’autres supporters que l’on pourrait supposer plus intelligents, plus responsables, ce sont de bons pères de famille, ce sont des gens qui vont au travail et qui sont sans histoires dans la semaine. Mais dans un stade, dans la foule, ils deviennent fous, vulgaires, stupides.

Quand ils reprennent en chœur les mêmes slogans, les mêmes chansons, quand ils reproduisent les mêmes gestes (dont certains rappellent terriblement les années les plus sombres de l'histoire) alors qu’ils sont parfois accompagnés de leur enfant dans le stade, j’ai peur pour demain. Le plus inquiétant, c'est que ces gens-là se reconnaissent en un sentiment de même appartenance, en partageant les mêmes gestes, les mêmes insultes, la même médiocrité dans laquelle ils semblent se complaire.

Il est urgent de ne pas se taire, il est urgent de résister. Il faut combattre la banalisation de ces nouveaux codes sociaux.
Il est urgent de prendre des sanctions systématiques dans ce genre de situation.

Retour sur le week-end du Député-Maire !

Après la superbe inauguration de la Place des Arts à Tomblaine, en présence de la Ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin, qui avait fait le déplacement spécialement à la demande d’Hervé Féron, le week-end a été particulièrement chargé.

En effet, samedi matin, les élus tomblainois accueillaient environ 80 nouveaux Tomblainois : cela a été l’occasion de présenter pendant toute une matinée la Ville, ses projets et en particulier le service public. Cela permet aux nouveaux Tomblainois d’entendre qu’ils sont bien sûr les bienvenus et de savoir ensuite comment ils vont pouvoir organiser leur vie dans leur nouvelle commune. Notons que les chiffres de l’INSEE montrent une augmentation de 9,74% de la population de Tomblaine en 4 ans.

 

En fin de matinée, la visite des nouveaux Tomblainois croisait l’ouverture du Forum des Associations tomblainoises. De très nombreuses associations exposent leur savoir-faire en début d’année et les adhésions suivent. C’est un moment très important car ces associations font la qualité du vivre-ensemble à Tomblaine.

Samedi à 20 heures, les élus tomblainois participaient à une sympathique soirée d’accueil pour l’installation d’un nouveau commerce à Tomblaine au 15 rue de la République, « Mon Pressing ». Rappelons qu’en 18 mois, ce sont 22 commerces ou entreprises qui sont nouvellement installés à Tomblaine. Nous souhaitons pleine réussite à ce nouveau commerce !

Dimanche matin, à 11 heures, le Député-Maire de Tomblaine donnait le départ d’un grand run organisé par l’Association tomblainoise les Moilcars : la fête a été superbe toute la journée grâce au dynamique Président Christian Boff.

Des centaines de grosses cylindrées, motos, trikes, voitures américaines, concert, stands divers… La fête a battu son plein !

Quand les grosses cylindrées rencontrent la Place des Arts.

Pour votre information

Vendredi 11 septembre, Fleur Pellerin venait à Tomblaine à mon invitation pour l'inauguration de la Place des Arts. Profitant de cela, André Rossinot a fait une pression terrible pendant plusieurs semaines pour qu'elle en profite pour faire un passage au Livre sur la Place à Nancy. Puis la pression a été également énorme pour que les médias ne couvrent pas l'événement de Tomblaine.

La ministre a passé deux heures à Tomblaine, elle y a eu beaucoup de plaisir, elle l'a dit, elle l'a écrit, à rencontrer les gens, les enseignants, les enfants, les artistes.
La manifestation à Tomblaine avait du sens, elle était esthétique, festive, participative. Loin de la lourdeur habituelle du protocole pénible et de l'hyper-bourgeoisie surfaite.

Et puis il a bien fallu qu'elle passe aussi à Nancy.
Il était donc étonnant de voir l'inégalité de traitement dans la presse ce matin, la Une consacrée à Nancy où Fleur Pellerin est solidement encadrée par... A. Rossinot, L. Hénart et N. Morano (il n'y a pas de hasard). Ce matin, on avait vraiment l'impression en tournant les pages que Rossinot avait acheté le journal.

Nombreux sont les Tomblainois qui aujourd'hui, à l'occasion de l'accueil des nouveaux Tomblainois, ou du forum des associations s'en sont offusqués. C'était LE sujet de discussion, les gens, même ceux qui n'étaient pas là la veille, se sentent insultés.

Et après cela, on nous dira que l'on veut faire Métropole ensemble, je n'en crois pas un mot.

Cerise sur le gâteau, un nouvel article pour tenter de valoriser V. Debord à propos de l'accueil des réfugiés... Il est écrit "Valérie Debord représente les 20 communes du Grand Nancy ce matin au ministère de l'Intérieur". C'est faux !

Elle n'a aucune légitimité à représenter les 20 communes. Nous avons eu une discussion à la CUGN où nous avons souhaité une attitude solidaire et harmonisée au sein de la CUGN. Mais en aucun cas nous n'avons donné mandat à V. Debord pour représenter les communes dont nous sommes les maires, elle n'en a pas la compétence et pas le mandat.

 

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