Actualité

La "Marie-France Garaud de chez Lidl"...

Lu dans "La Semaine" du 16 février 2012 :

"Avant d'apprécier la férocité de la comparaison, encore faut-il rappeler aux plus jeunes que Marie-France Garaud fut l'éminence grise de Jacques Chirac. Une femme d'influence aux jugements acérés que beaucoup redoutaient. Alors, quand cette personnalité vandopérienne aujourd'hui retirée de la vie politique locale dont le cœur ne penche pas franchement à gauche, compare Valérie Rosso-Debord "à la Marie-France Garaud de chez Lidl", allusion à son rôle dans le dispositif électoral de l'UMP, on mesure combien cet observateur à la dent dure et combien les choses s'annoncent difficiles pour VRD dans la deuxième circonscription de Meurthe-et-Moselle. Décidément très en verve, le même commentateur ajoute : "Morano fait du Morano, elle n'essaie pas de se faire passer pour Morano de l'Académie française". Qu’élégamment ces choses sont dites..."

La question du nucléaire en France.


Alors que la centrale nucléaire de Fessenheim fait actuellement débat et qu'il est attaqué par l'UMP sur sa position à ce sujet, François HOLLANDE en a fait un argument de campagne : il souhaite réduire progressivement la part du nucléaire dans la production d’électricité française, en commençant par arrêter définitivement les réacteurs de Fessenheim. Cet objectif peut-il être atteint ? Assurément oui.


Réduire la part du nucléaire :

François HOLLANDE propose déjà de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité française de 75% à 50% à l’horizon 2025. Pourquoi voir si loin ? Déjà, un arrêt trop radical du nucléaire en France serait économiquement catastrophique. En effet, la part de l’énergie nucléaire dans la production mondiale de l’électricité est de 14%. Les énergies renouvelables et les énergies fossiles (charbon, gaz, etc.) représentant respectivement 19% et 67% de la production mondiale d’électricité. Ce chiffre de 14% n’est bien sûr qu’une moyenne. La part du nucléaire est à peine de 20% aux Etats-Unis, 30% au Japon, et 15% au Canada. Mais elle est de plus de 75% en France ! Autant dire que nous sommes totalement dépendants du nucléaire…

Dès lors, quelles seraient les conséquences d’un arrêt brusque de plusieurs de nos centrales ? Eu égard à la situation allemande, cette décision serait économiquement irresponsable. En effet, en mars 2011, l'arrêt des sept centrales nucléaires allemandes les plus anciennes a contraint l'Allemagne à augmenter ses achats en provenance de l'étranger, et notamment de France.

Depuis le 17 mars 2011, date à laquelle les principales centrales concernées ont effectivement arrêté de produire, la production allemande d'électricité a diminué d'environ 120 gigawatt-heures par jour. Cela s'est également traduit par une hausse des prix de l'électricité à la Bourse de l'énergie de Leipzig EEX, en moyenne de 12%. On voit donc parfaitement où mènerait une réduction trop radicale. Ironie du sort, l'électricité importée de France est produite majoritairement par des réacteurs nucléaires…

Eu égard à ce constat et à l’augmentation avérée du prix de l’électricité en France depuis 5 ans (+ 25%), et dans un contexte de souffrance économique pour les Français, il serait donc irresponsable d’engager une telle procédure de réduction de la production électrique nucléaire sans qu’une véritable politique de développement des énergies renouvelables ne soit mise en place.


Fermer dès maintenant la centrale nucléaire de Fessenheim :

Le débat fait rage entre la gauche et l’UMP autour de la fermeture immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim, la doyenne des centrales françaises. Il va sans dire que la catastrophe de Tchernobyl en 1986, et plus proche de nous la catastrophe de Fukushima, ont marqué les esprits et éveillé fortement les consciences. 

Pour Le Président SARKOZY, « vouloir fermer Fessenheim, c'est un scandale parce que c'est sacrifier l'emploi qui est le vôtre à des arrières pensées politiciennes ». Mais ne pas le faire est surtout totalement irresponsable… En effet, il faut rappeler que le rapport initial de sûreté de 1971, confirmé ensuite par le rapport définitif de sûreté de 1979, avait déterminé une durée d’exploitation en sûreté de 40 ans. La multiplication du nombre d’incidents de niveau 0 et 1 (incidents mineurs) depuis 2000 est d’ailleurs particulièrement inquiétante…

Les risques constatés depuis des années sont multiples dans cette centrale :

- Des risques d’inondation : il semble qu’EDF n’ait pas pris en compte au moment des études de réalisation les risques d’inondation de la centrale qui seraient liés à une rupture de la digue du grand canal d’Alsace, situé à huit mètres au-dessus du niveau de la centrale. C’est en tout cas ce qu’a pu constater le service Environnement du Haut-Rhin, dans une étude réalisée après la catastrophe de Fukushima. Mais EDF présente ce scénario comme étant improbable et refuse pour l’heure d’en tenir compte…

- Des risques sismiques : les rapports ne font pas l’unanimité sur la résistance de l’infrastructure aux risques sismiques. Si l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) estime que la prise en compte du risque sismique de la centrale de Fessenheim est pertinente, le bureau d’études « Résonance », dans un rapport de 2007, conclut quant à lui à une sous-estimation de ce risque sismique. L’IRSN, suite à différents colloques et plusieurs études, a d’ailleurs été contrainte de revoir l’évaluation de la magnitude à 6,8 alors qu’elle l’estimait à 6,0 au départ. Malgré tout, l’entreprise EDF reste fixée sur une base de 6,1…

- Des risques de pollution de la nappe phréatique rhénane : comme tous les réacteurs en exploitation en France, les réacteurs de Fessenheim ne disposent pas d'une cuve de récupération du corium, un dispositif pouvant limiter les conséquences ultimes d’un accident grave en cas de fusion de son cœur. C'est pourquoi l'Autorité de Sûreté Nucléaire a prescrit dans son avis du 4 juillet 2011 que le radier du réacteur soit renforcé avant le 30 juin 2013. Pour l’heure, l’absence d’un tel dispositif augmente considérablement les risques de contamination de la nappe phréatique rhénane en cas d’accident nucléaire important. Cette contamination conduirait à une interdiction totale de tous prélèvements dans cette nappe…

Malgré l’autorisation décennale de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de continuer l’exploitation de la centrale, plusieurs collectivités locales, dont le conseil régional de Franche-Comté, la ville de Strasbourg ou encore la CU de Strasbourg, ont demandé l’arrêt des réacteurs. Cette multiplicité des risques en est à l’origine.

Dans ce contexte, la centrale nucléaire de Fessenheim devrait donc fermer. Il faut également rappeler que sur les 55 centrales en activité aujourd’hui dans le pays, 42 ont plus de 25 ans ! La décision de Nicolas SARKOZY de maintenir l’activité de la centrale nucléaire de Fessenheim n’est qu’une vague posture électoraliste, un choix totalement irresponsable. D’autant plus lorsqu’on sait qu’il est responsable de la perte de 450.000 emplois dans le secteur industriel… François BROTTES, responsable Energie dans l'équipe de François HOLLANDE, l'a d'ailleurs affirmé : la fermeture de Fessenheim n'aura "aucune incidence en matière sociale", "parce que les emplois dans la filière nucléaire vont demeurer". Le choix de la responsabilité, c’est avant tout celui d’une politique énergétique raisonnée et de long terme, qui seule permettra le redressement industriel de la France. C’est en tout cas le choix de François HOLLANDE.


Une autre priorité : achever le chantier de l’EPR de Flamanville, et garantir une sûreté maximale des installations et de poursuivre la modernisation de l’industrie nucléaire du pays :

L’EPR (Réacteur pressurisé européen) marque la troisième génération de réacteurs nucléaires. Conçu dans les années 1990, ses concepteurs le présentent non pas comme révolutionnaire, mais comme évolutionnaire. Il contient effectivement un certain nombre d’avancées par rapport aux REP (Réacteur à Eau Pressurisé) actuels, mais qui restent minimes. Ainsi, on constate des différences :

- En termes de sûreté : le récupérateur de corium par exemple, absent dans la centrale de Fessenheim, est conçu avec un matériau qui permet de maintenir le corium dans l’enceinte et le réfrigérer en cas de percement de la cuve.

- En termes de performances : les nouveaux générateurs de vapeur améliorent sensiblement le rendement.

- En termes de déchets et d’émissions : là-dessus, les avis sont mitigés. L’Autorité de Sûreté Nucléaire, notamment, restent sceptiques sur la capacité de la Génération III à réduire les déchets.

Il convient de remarquer que les réacteurs de troisième génération sont ni plus, ni moins, qu’une version légèrement améliorée des réacteurs de Génération II. La Génération IV est à l’étude depuis 2011, avec toujours les mêmes objectifs (moins de déchets, plus de rendements, améliorer la sûreté, etc.). Il va sans dire que l’Etat doit fournir un effort énorme dans le financement de la recherche destinée à trouver une méthode de recyclage des déchets nucléaires. C’est la condition pour que l’énergie nucléaire soit enfin considérée comme « propre ».



Euro 2016 : je vous l'avais dit !


Progressivement, la presse révèle des vérités que j’ai dites en conseil de Communauté ou sur ce blog, il y a 18 mois !

Il y a 15 jours, c’était les révélations du Canard Enchaîné à propos du député Depierre, ami de Michel Dufraisse, et auteur de la scandaleuse loi sur l’Euro 2016, faite « sur mesure » et « sur commande » pour légaliser l’apport d’argent public au profit de quelques hommes d’affaires… Avec la complicité de VRD, venue spécialement soutenir cette loi.

Tout cela, je vous l’avais dit…

Récemment encore, le journal Le Monde diffusait l’info suivante, et hier le site www.localtis.info renchérissait !

Lisez attentivement ces deux articles, car ça aussi, je l’avais dit sur le financement des stades, et j’avais dénoncé à l’époque le fait que l’Etat allait pour cela piller l’enveloppe du CNDS au détriment des projets des petites communes et des petits clubs sportifs ! Je l’avais dit, et l’UMP en chœur prétendait que c’était faux !

Alors maintenant, si même David Douillet (qui n’est pas spécialement connu pour être un intellectuel de gauche…) le dit… c’est que ça doit être vrai !




Article paru sur LEMONDE.FR avec AFP le 26 janvier 2012 :

Euro 2016 : l'Etat "n'aurait pas dû avoir besoin de contribuer" pour les stades

Le ministre des sports, David Douillet, a déclaré jeudi, lors de sa présentation des vœux au monde du sport, que l'Etat "n'aurait pas dû avoir besoin de contribuer à la construction ou à la rénovation des stades" en vue de l'Euro 2016 de football qui aura lieu en France.

"Logiquement, l'Etat n'aurait pas dû avoir besoin de contribuer à la construction ou à la rénovation des stades. Le milieu aurait dû être plus mature et avoir le bon sens du bon père de famille d'investir dans les stades", a déclaré David Douillet, qui a succédé Chantal Jouanno à la tête du ministère des sports le 26 septembre 2011. Le ministre des sports a notamment estimé qu'une partie des droits de télévision perçus par les clubs professionnels aurait dû être réinvestie dans les enceintes sportives.

"Les sommes perçues ont atteint jusqu'à 600 millions d'euros [par an]. Une partie aurait dû être réinvestie dans la rénovation ou la construction", a avancé David Douillet, selon qui "il faudra peut-être une loi pour obliger les clubs à le faire". L'Etat a débloqué 158 millions d'euros sur quatre ans, pris sur l'enveloppe du Centre national du développement du sport (CNDS) pour la rénovation ou la construction des onze enceintes qui accueilleront l'Euro 2016. L'Etat contribue également à des travaux d'aménagement, à proximité des stades.

Le 30 juin 2011, Chantal Jouanno avait en outre annoncé le déblocage de 10 millions d'euros pour la rénovation du Parc des Princes à Paris, en dehors de l'enveloppe des 158 millions d'euros.



Article paru sur le site www.localtis.info le 7 février 2012 :

Euro 2016 : les collectivités redoutent la facture


"L'Association nationale des élus en charge du sport souscrit aux propos du David Douillet sur le financement de l'Euro 2016 de football qui risque de coûter plus d'un milliard d'euros aux collectivités concernées.

La position exprimée "à titre personnel" par David Douillet sur le financement de la construction et de la rénovation des stades de l'Euro 2016 de football fait réagir l'Association nationale des élus en charge du sport (Andes). Le 26 janvier, le ministre des Sports avait déclaré : "L'Etat n'aurait pas dû avoir à financer la rénovation et la construction des stades [de l'Euro 2016]." (Lire notre article du 26 janvier ci-contre). Dans un communiqué du 2 février, l'Andes partage "la vision de monsieur le ministre sur le football professionnel qui n'a pas réservé une part des importantes ressources issues des droits télévisuels pour financer aux côtés des collectivités locales la rénovation des stades". Pour l'association, sur les 1,7 milliard d'euros d'investissements prévus, "ce sont 168 millions d'euros de l'Etat (CNDS, Centre national pour le développement du sport) et très certainement plus d'un milliard pour les collectivités territoriales qui seront consacrés à la rénovation" des stades. Soit une part beaucoup plus importante qu'annoncée (lire notre article du 21 avril 2011 ci-contre). Et l'Andes de conclure : "Cette situation laisse à penser que le concept de la privatisation des recettes et de la socialisation des dépenses demeure, et qu'il est grand temps d'y mettre fin. Il s'agit pour les collectivités territoriales de consacrer leurs moyens et leurs priorités en faveur de la correction des différentes inégalités d'accès au sport notamment en milieu rural."

Lens à la peine, Nancy renonce :

La position du ministre des Sports et la réaction de l'Andes arrivent alors que le financement de la construction et de la rénovation des stades de l'Euro 2016 soulève de nombreuses questions. Le 24 janvier au Sénat, Patrick Lefas, président de la troisième chambre de la Cour des comptes, faisait remarquer à propos de la charge "liée à l'organisation de l'Euro 2016 de football, pour laquelle le CNDS sera le vecteur de la contribution de l'Etat, [que] le prélèvement exceptionnel prévu pour la période 2011-2015 devrait permettre de lever au maximum 120 millions d'euros. Or cette somme est inférieure à la participation annoncée par l'Etat à hauteur de 168 millions d'euros". Outre le recours au fonds de roulement du CNDS, un amendement au projet de loi de finances pour 2012 de Bernard Depierre proposait de porter de 0,3% à 0,36% le prélèvement sur les mises engagées auprès de la Française des jeux de façon à rassembler la somme prévue. Un amendement voté en séance à l'Assemblée mais supprimé par le gouvernement dans le texte définitif.

Et sur les sites prévus pour accueillir l'Euro 2016, la situation n'est guère plus enthousiasmante. A Lille, l'adaptation du stade en construction aux nouvelles normes parasismiques pourrait faire grimper la facture de 96 millions d'euros. A Lens, on envisage le transfert du bail emphytéotique du club vers les collectivités (conseils régional et général et communauté d'agglomération) de façon à ce que celles-ci deviennent maîtres d'ouvrage et financent les travaux. Le Racing club de Lens - actuel titulaire du bail emphytéotique du stade, propriété de la ville - est en effet jugé incapable d'emprunter les sommes nécessaires. Des problèmes qui ne se posent plus à Nancy. Admise parmi les hôtes de l'événement, la communauté urbaine du Grand Nancy a renoncé le 16 décembre dernier à l'organisation de l'Euro 2016. En cause : des "surcoûts, non prévus dans l'appel d'offres, [qui] représentaient une charge financière cinq à huit fois supérieure au plafond fixé par le cahier des charges". Et si partenaires publics et privés ne jouaient pas dans la même équipe ?

Jean Damien Lesay"




Avis de grand froid : la ministre Nora Berra conseille aux SDF de rester chez eux !

Cliquer sur l'image ci-dessous pour lire l'article de Libération :


La crise financière expliquée par la "fable des ânes" imaginée par Halimi Abdellatif

Ce dimanche 29 janvier 2012, toutes les télévisions de France seront réquisitionnées en début de soirée pour forcer la diffusion de la bonne parole présidentielle concernant la gestion de la crise financière qui traverse le pays comme l'ensemble de l'Europe. Mieux qu'un savant discours politicien, Halimi Abdellatif propose une fable qui permet de comprendre les mécanismes sous-jacents à cette crise. Maglor.fr vous invite à la lire et à la diffuser autour de vous.


La crise des ânes (texte d'Halimi Abdellatif)

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village…

Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient un peu étrange, mais son prix était très intéressant, et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revint le lendemain, et offrit cette fois 150 euros par tête… Là encore, une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. 

Les jours suivants, il offrit 300 euros…

Et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 dans huit jours, et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter, et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 l ‘unité…

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix auquel ils l’avaient vendu. Et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal, et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés !

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt…

Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis, puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier.

Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire, en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant.

Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois, ni sur celles de la commune, et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d’être dégradée, et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines. Mais ces dernières lui répondirent quelles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires, et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable…

Mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères, et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée “à la sueur de leur front”. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

Cette histoire n’est toutefois pas finie, car on ignore ce que firent les villageois !

Sarko, Rossinot : même combat...


Hervé FERON dénonce la baisse de la dotation... par herveferon

Pendant tout le mandat présidentiel, André Rossinot n'a cessé de s'aligner sur les politiques Sarkozistes. En contraste permanent puisqu'il s'annonce volontiers "Humaniste", quand Sarko n'a généré qu'injustice sociale.

Sentant le vent tourner, il y a peu, et après le camouflet subi par son ami Borloo qui se voyait déjà "Premier Ministre bien coiffé" à la place du"Premier Ministre bien coiffé", André Rossinot avait semblé (semblé seulement) prendre ses distances avec cette Droite. Je me souviens même avoir lu dans l'Est Républicain un message à peine subliminal, dans lequel A Rossinot déclarait que "le prochain Maire de Nancy ne pourrait pas être de Droite" (!)


Mais, il n'a pas trompé son monde très longtemps, il reste Sarkosiste convaincu et sectaire dans ses méthodes.

Par exemple : il a fait en sorte que les PRU (Projets de Rénovation Urbaine) des communes de l'agglomération nancéenne soient portés par la CUGN. Ça, c'est plutôt bien, ça donnait plus de poids, de cohérence au projet global. Sauf que c'était, là encore pour lui, le moyen de verrouiller un peu plus son autorité et aussi d'exclure les quartiers ou communes dont il ne voulait pas (on se souvient que Tomblaine, exclue d'office avait dû batailler dur pour être intégrée finalement au projet).

Nous avons toujours redouté que la Droite et surtout le gouvernement Sarkosiste ne tienne pas les engagements dans le cadre du PNRU (Projet National de Rénovation Urbaine). Cela se confirme, lisez ma question au ministre ci-dessous. L'Etat abandonne les bailleurs sociaux et la Foncière Logement dont le rôle devait être essentiel dans les PRU.

Alors que ce passe-t-il au royaume de Stanislas ?

Le maire de Tomblaine reçoit mi-décembre une lettre du directeur de la Foncière Logement l'avisant de la suspension de la convention pour cause de diminutions drastiques des subventions de l'Etat. Le maire de Tomblaine interroge A. Rossinot qui a voulu tout maîtriser en tant que Président de la CUGN. Il lui demande si les autres communes ont reçu le même courrier, il lui demande si on ne pourrait pas tenter une action commune auprès du ministre...

Pas de réponse !

Et pourquoi pas de réponse ?

- parce que proposer à A. Rossinot une action intelligente dans l'intérêt public, c'est remettre en cause son autorité,

- parce que les bonnes idées ne peuvent jamais venir de Gauche,

- parce que si cela venait à s'arranger, il se débrouillerait pour s'en approprier seul la paternité (un peu comme il a tenté de le faire très tardivement pour le stade Marcel Picot), le Rossinot n'est pas partageur !

- parce qu'il ne veut pas qu'il soit dit que Sarko fait des cadeaux aux très riches et pour cela ne tient pas les engagements de la Droite sur les politiques du logement et de la Rénovation Urbaine...

Vendredi, au Conseil de Communauté, A. Rossinot s'est hasardé à attaquer "ceux qui prédisaient que le gouvernement ne tiendrait pas ses promesses" , il s'est félicité de voir les résultats du Projet de Rénovation Urbaine. Il a juste oublié de parler des travaux interminables qui trainent anormalement en longueur, faisant supporter des conditions de vie difficiles à des quartiers déjà fragilisés, tout cela parce que la CUGN veut tout piloter, quand elle n'en est pas capable, et surtout ne pas laisser d'autonomie aux maires (de Gauche) pour que les Projets avancent et se concrétisent comme prévu sur leurs propres communes. Il a juste oublié de parler de l'abandon par l'Etat de la Foncière Logement.

Lorsque je lui ai posé la question, il a balayé cela d'un revers de main, faisant référence à des discussions qui devraient avancer avec le ministre. Jugez plutôt, en lisant ma question et en écoutant la réponse du ministre.

Pendant ce temps là, ce sont les pauvres qui trinquent.

Je disais que c'était du Sarkosisme et du sectarisme, ça y ressemble beaucoup, non ?

Hervé FERON



Question orale de mardi 31 janvier 2012 :

"Merci Monsieur le Président.


Ma question s’adresse à Monsieur le secrétaire d’Etat en charge du Logement.

Monsieur le Ministre, en décembre dernier, 3 communes de ma circonscription, Vandœuvre, Jarville, et ma ville de Tomblaine dans l’agglomération nancéienne, ont eu la très mauvaise surprise de recevoir un courrier de la Foncière Logement dans lequel l’association évoque ses difficultés, et plus particulièrement la baisse du montant de la dotation d’Etat UESL, qui l’amène à suspendre les conventions signées avec nos communes.

Apparemment, toutes les communes de France engagées dans des projets de Rénovation Urbaine ont été informées par la Foncière Logement de la suspension de cette convention. Or, par définition, ces communes sont déjà fragilisées historiquement par des politiques du logement inégalitaires.

La dotation UESL, de l’ordre d’1,5 milliards d’euros pour la dernière période triennale qui s’est achevée en 2011, est menacée par le futur décret gouvernemental qui fixerait à 600 millions d’euros dans le meilleur des cas la dotation pour les années 2012 à 2014.

Ce n’est pas la première fois que l’association doit faire face à des restrictions budgétaires et à un désengagement de l’Etat. Durant la période 2009-2011, Action Logement, l’organisme gestionnaire du 1% logement, a été ponctionné de 3, 7 milliards d’euros. La Foncière Logement a subi cette réduction de plein fouet, puisque l’association aurait dû être dotée bien au-delà d’1,5 milliards d’euros, ce qui ne l’a heureusement pas empêché de mener à bien ses nombreux projets dans le cadre du Programme National de Rénovation Urbaine. Mais on se souvient tous qu’Action Logement a saisi le tribunal administratif de Paris l’année dernière pour protester contre cette décision de l’Etat…

L’organisme paritaire anticipait sans doute sur sa situation à venir. En effet, Action Logement risque de subir à nouveau un prélèvement de 3,25 milliards d’euros pour la période 2012-2014, et il semble que nous connaissions déjà une partie des modalités du décret avec la baisse significative de la dotation UESL pour la Foncière Logement. Cette réduction risque d’avoir des conséquences désastreuses sur les projets des quartiers les plus en difficulté, puisqu’elle oblige la Foncière Logement à suspendre notamment l’exécution de la convention ANRU qui la liait aux 3 communes évoquées, convention signée le 19 janvier 2007. 

Dans les conventions passées avec l’ANRU, le rôle de la Foncière Logement est indispensable, puisqu’il apporte dans la phase « reconstruction » les nécessaires mixité sociale et mixité de l’habitat, sans lesquelles les projets de rénovation urbaines n’ont plus de sens. Au total, 200 logements à loyer libre sont donc menacés sur ma circonscription.

Cette annonce tombe d’autant plus mal que les collectivités locales vivent elles-mêmes une période budgétaire difficile liée à la baisse générale des dotations de l’Etat (la ville de Tomblaine a connu depuis 2006 une baisse des dotations de l’Etat de 8,57%), et que les Français subissent une indéniable crise du logement qui touche les plus modestes et les jeunes.

Le logement est de plus en plus cher : les prix de vente ont augmenté de 140 % depuis 2002, et la dépense moyenne consacrée au logement représente désormais un quart du budget des ménages. Et face à ces constats, le gouvernement ne cesse de baisser le budget logement de l’Etat. Par exemple, il faut savoir que depuis 2009, la Nation ne consacre plus un seul centime à la réhabilitation des logements sociaux, hors ANRU.

Je crois avoir entendu le Président de la République parler dimanche soir du logement en termes de priorité. Monsieur le Ministre, je vous demande donc de maintenir la dotation UESL de la Foncière Logement à son niveau précédent. L’avenir de nos quartiers en dépend."

Economies d'énergie...

En ces temps de crise, économisons l'énergie !

...pendant une heure, au moins !

Législatives, la campagne, c'est parti !

Nous entrons en campagne pour les élections législatives des 10 et 17 Juin prochain cette semaine. Vous le savez, je serai le candidat du Parti Socialiste sur la 2ième circonscription de Meurthe et Moselle, composée de Jarville, Houdemont, Ludres, Heillecourt, Vandoeuvre, Villers, Laxou et Nancy-Ouest.

C'est une belle aventure que nous allons vivre ensemble le plus nombreux possible. Vous serez informés au fur et à mesure de la stratégie et des moyens mis en oeuvre, par ce blog et d'autres moyens de communication.

Nous avons tout pour faire une belle campagne :

- d'abord, ils ont triché en charcutant ma circonscription pour tenter de me mettre en difficulté, c'est irrespectueux des électrices et des électeurs, c'est la République des voyous dont nous ne voulons plus,

- je suis député sortant avec un beau bilan, je n'ai eu de cesse de travailler dans l'intérêt public et de vous en rendre compte tout au long de mon mandat,

- je n'ai eu de cesse d'être en contact avec vous, je ne vous apparais pas soudainement dans la campagne électorale. Je ne cherche pas à paraître sans arrêt devant des caméras, je préfère être près des gens sur le terrain,

- j'ai défendu l'intérêt public contre toutes les magouilles et intérêts privés depuis mes combats à l'Assemblée Nationale contre le bouclier fiscal, contre les niches fiscales, jusqu' à mes combats locaux où je n'ai pas hésité à prendre de nombreux coups en m'opposant au scandaleux projet d'agrandissement du stade Marcel Picot avec l'argent des contribuables, tous les jours je rencontre des gens qui m'en félicitent,

- les Socialistes ont un très bon candidat à l'élection présidentielle et un bon programme ambitieux et raisonnable pour le changement et la justice sociale,

- je ferai avant la mienne la campagne de François Hollande dont je suis proche,

- la droite Sarkoziste a le bilan le plus calamiteux de toute la 5ième République, ils ont mis à mal l'économie, le pouvoir d'achat, l'emploi, la santé, l'éducation, la culture, la sécurité, les libertés publiques,...

- vous êtes nombreux en difficultés, les jeunes, les familles, les personnes àgées, nous avons le devoir de gagner votre confiance et de ne pas vous décevoir. Nous allons faire campagne ensemble.

- c'est un autre choix de socièté que nous vous proposons !


Voilà pourquoi, nous allons vivre ensemble une belle aventure, nous avons besoin de tous.

Hervé FERON.

Article du Canard Enchaîné du 25 Janvier 2012


Ça se passe comme ça en Meurthe-et-Moselle !


Dans ce département, il y a un journal qui, plus que de me boycotter, boycotte la ville dont je suis maire. Depuis très longtemps, la rubrique Tomblaine dans ce journal local n’apparaît qu’une fois ou deux par semaine. Cela n’est pas respectueux des Tomblainois.

Alors que beaucoup de choses se passent dans la vie locale par les politiques publiques, elles sont méprisées par ceux dont le métier est d’informer. Dans ce journal aujourd’hui, l’opportunité de salir l’image de Tomblaine était trop grande, Tomblaine obtient un titre à la une !

En effet, trois jeunes ont commis un viol. C’est un fait très grave, mais il est regrettable que toute l’année, lorsqu’il se passe des choses très positives à Tomblaine, cela ne soit pas mis ainsi en valeur dans la presse locale. De plus, après vérifications, ces jeunes n'étaient pas de Tomblaine mais de Nancy, et cela s'est passé sur la ligne de bus allant de Nancy à Tomblaine.

Autre exemple, Tomblaine a eu la première école numérique en milieu urbain de Meurthe-et-Moselle. Cela consiste à doter toutes les salles de classes de tableaux interactifs, de meubles mobiles avec des ordinateurs en réseau. Tomblaine n’a jamais eu de première page pour cela.

Aujourd’hui, dans le même journal, la ville de Nancy bénéficie d’un nouveau coup de pub avec une énorme photo à la une, parce qu’elle a investi… dans 5 tableaux interactifs !


Samedi 28 janvier 2012 : les informations que je vous ai communiquées hier sont justes : la presse annonce ce matin que les trois jeunes ne sont pas de Tomblaine mais Nancéiens, et que le drame a eu lieu à Nancy.


Le programme est arrivé, demandez-le programme !

Consultez les 60 propositions de François HOLLANDE en cliquant sur la photo ci-dessous :


VRD dérape à nouveau !

Ce n’est pas la première fois, alors qu’elle s’emploie sans cesse à apparaître comme quelqu’un de lisse avec une approche sociale, VRD ne cesse de déraper. 

C’est elle qui, à plusieurs reprises, m’a insulté publiquement (en conseil de Communauté urbaine par exemple). C’est elle qui ne cesse de lancer des attaques virulentes contre le Parti socialiste, contre François HOLLANDE, pour plaire à Nicolas SARKOZY. 

Pendant tout ce mandat, elle a montré qu’elle était prête à tous les dérapages pour obtenir un portefeuille de ministre. Elle a même souvent annoncé que c’était fait… Mais elle n’a jamais été récompensée de ses efforts !

Alors aujourd’hui, elle passe la surmultipliée, elle attaque tous azimuts, et comme Yannick NOAH supportait François HOLLANDE dimanche au Bourget, c’est à lui qu’elle s’en prend !

Yannick NOAH est la personnalité la plus appréciée des Français, mais VRD n’a peur de rien ! Elle commente la situation fiscale de Yannick NOAH, de façon très hasardeuse, et risque des complications judiciaires… Voyez l’article de l’Est Républicain ce matin.



Le "Canard Enchaîné" du 18 janvier 2012




Les ministres en campagne...

Vous l'avez sans doute remarqué, en ce moment, la ville de Nancy reçoit tous les trois jours un ministre.

La réalité, c'est qu'il ne s'agit pas de visites ministérielles, mais de déplacements de campagne ! Le scandale est qu'ils font cela avec l'argent des contribuables.

Aujourd'hui encore, avec la venue de Claude Guéant, ça va vous coûter cher... Des policiers réquisitionnés, des frais de réception élevés, et une ville bloquée !

La preuve que le ministre de l'Intérieur n'est pas en voyage officiel mais en campagne : savez-vous qu'il ne déjeunera pas avec Monsieur le Préfet, comme le protocole le veut, mais avec André Rossinot ?

Les amis des amis...

 

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