Actualité

Départ de Christiane Taubira

Hervé Féron a eu l’occasion hier de répondre au micro de France Bleu pour dire qu’il exprimait un grand malaise voire une amertume à l’occasion de la démission de Christiane Taubira, avec qui il entretient depuis longtemps des rapports d’amitié. Il se souvient avoir été de nombreuses fois entre 2007 et 2012 à 1h du matin sur les bancs dans l’hémicycle à ses côtés à mener les mêmes combats.

Christiane Taubira aura été une grande ministre de la République.

Fidèle à des valeurs, femme de conviction, présente sur de grandes causes qu’elle a su défendre avec talent, combattivité, ainsi qu’une grande clairvoyance. C’est aujourd’hui un appauvrissement dans ce gouvernement qui n’avait pas besoin de cela. Et malheureusement c’est un signe. Car après que Christiane Taubria ait subi les pires attaques venant de droite et d’extrême droite, attaques personnelles parce qu’elle est une femme, parce qu’elle a l’intelligence de l’impertinence, parce qu’elle est extraordinairement courageuse, elle aura subi les pires attaques allant parfois jusqu’au racisme le plus primaire.

Et si aujourd’hui elle quitte le gouvernement, c’est que malheureusement elle n’est plus en capacité d’assumer des contradictions de plus en plus évidentes. En choisissant de proposer la déchéance de nationalité, ce gouvernement met les pieds sur le terrain de l’extrême-droite. On est dans la démagogie, et cela aura des conséquences très graves sur notre capacité à faire société ensemble dans l’espace républicain.

Christiane Taubira ne pouvait pas accepter cela. La totalité des députés de gauche l’a applaudi hier et lui a rendu honneur en se levant quand son nom a été évoqué. Quelques sifflets honteux sont venus des bancs de la droite.

Même si Jean-Jacques Urvoas est quelqu’un de sérieux, qui travaille beaucoup, il est malheureux de constater que depuis des mois, progressivement, les ministres qui intègrent ce gouvernement sont ceux qui ont démontré par leur attitude une capacité à être aux ordres de la ligne voulue par le Président, le Premier Ministre ou encore Emmanuel Macron. Tout cela va faire des dégâts…

Voeux d'Essey-les-Nancy

Petite photo de la gauche solidaire
Henri Chanut - Michel Breuille- Chaynesse Khirouni-Bertrand Kling-Hervé Féron

Hugo F, 100.000 vues

Moins d'un mois et demi après avoir posté sur youtube le clip de la chanson "Le dernier qui sortira", Hugo F. vient de franchir le cap des 100.000 vues ! Ne soyez pas de ceux qui ne sont pas allés voir... Sur youtube, tapez "Hugo F. le dernier qui sortira"

Des nouvelles du Conseil Régional

La presse locale s'était déjà appropriée les résultats et avait annoncé que Valérie Debord serait première vice-présidente et que François Werner serait vice-président du Conseil Régional. A l'arrivée, Valérie Debord n'est que 4ème vice-présidente et François Werner n'a rien. On est triste que le Grand Nancy soit aussi mal représenté.

Interdiction des sacs plastiques jetables : le gouvernement manque de courage

L’interdiction des sacs plastiques à usage unique devait entrer en vigueur au 1er janvier 2016. Mais hier lundi 28 décembre était annoncé le report de cette mesure pour trois mois, nouvelle reculade sur cette promesse maintes fois repoussée. Il y a dix ans, on annonçait déjà l’interdiction des sacs plastiques à horizon 2010, mais le décret d’application de la loi ne fut jamais publié. Aujourd’hui, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, votée en août dernier, a remis cette mesure à l’ordre du jour. Il y a urgence, alors qu’un sous-marin de plastique étouffe la planète. L’interdiction des sacs plastiques jetables est de plus indispensable pour permettre le développement de l’industrie bioplastique, filière d’avenir qui ouvrira des perspectives nouvelles pour l’emploi et pour nos agriculteurs. Mais alors que le Ministère de l’Écologie disposait de plusieurs mois pour anticiper les éventuelles difficultés juridiques, on apprend que la Commission européenne a bloqué la publication du décret pour trois mois en raison de craintes pour la libre-circulation des biens. On a peine à croire que ce problème n’ait pas été anticipé, depuis le temps qu’on parle de cette mesure ! S’il ne s’agit pas d’un manque de courage de la part du gouvernement, sous la pression de l’industrie du plastique, cela y ressemble beaucoup.

Soutien à l'appel des Procureurs de la République

Hervé Féron a adressé un courrier à la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Madame Christiane TAUBIRA, pour soutenir l'appel lancé vendredi 18 décembre par la Conférence Nationale des Procureurs de la République :

Youtube Hugo F

 60000 vues en moins de 3 semaines ! Si vous allez sur youtube, tapez : Hugo F Le dernier qui sortira

Superbe chanson, terriblement d'actualité.

Hugo F l'avait chantée pour la première fois sur scène le 13 novembre 2013 au Bataclan...

Hugo F avait enregistré le clip en mai 2015, avec Manu Dibango !

Et il avait chanté aussi "le dernier qui sortira" le 15 mai 2015 à l'Olympia.

Analyse, émotion, et amour

Cela fait bizarre un lendemain d'élections d'avoir la gueule de bois alors qu'on n'a pas bu le champagne la veille...

La seule vraie satisfaction, c'est que de façon affirmée et confirmée, la grande majorité des français ne veut pas du Front National.

Mais hélas, c'est un peu pauvre comme satisfaction... Car ils sont tout aussi nombreux à devoir faire un non-choix. La société est malade et cette maladie est devenue chronique. Le malaise s'est installé.

La Politique est un concept honorable parce que vertueux, cela consiste à faire société, à organiser le vivre ensemble, à s'occuper de la vie de tous dans la Cité. Mais il existe une extraordinaire entreprise de démolition qui décrédibilise sans cesse la Politique dans ce pays...

Cela n'est probablement pas concerté, pas organisé, mais c'est une déviance moderne de notre société. Petite auscultation...petite contribution...

  •            La stratégie de François Hollande.

Il a probablement sacrifié les municipales, les européennes, les départementales, les régionales pour une stratégie personnelle par laquelle il espère se retrouver au deuxième tour de la Présidentielle face à Marine Le Pen et bénéficier ainsi d'un hypothétique front républicain pour lui offrir un second mandat présidentiel.

Il a certainement cru au début à l'efficacité de sa politique économique, mais il a vite abandonné certaines valeurs, certains engagements de la gauche. Il est certes moins pire que la droite de Sarko, mais j'ai le sentiment que plus je continue à le soutenir par fidélité, plus je crains de me  renier et de renier ma famille de pensée progressiste et humaniste.

Il a eu l'opportunité d'être élu Président, non pas parce que les Français l'ont choisi, mais parce que les Français ne voulaient plus de Sarkozy et pas plus de la droite. La tâche était dure, on n'a d'ailleurs jamais dit de lui "qu'il représentait un formidable espoir pour les Français", comme on avait pu le dire pour Mitterrand. Mais il a eu la possibilité de faire renaître l'Espoir. Et il n'a pas réussi cela...

Sur le plan international, en politique étrangère, il est plutôt performant, mais depuis le début de son mandat, dans nos villages, nos quartiers, nos villes, il ne sait rien du quotidien des Français, il n'entend pas la souffrance, du désespoir et pas même de la colère.

Question : la fonction présidentielle ne devrait-elle pas immerger l'homme au coeur de la vie des gens plutôt que de le placer au-dessus de tout et de le quasi déifier ?

Diagnostic : manque d'analyse, manque d'émotion, manque d'amour.

  •                      Le rôle des médias.

Au fil des mois les médias ont anesthésié le peuple de France, et ont formaté les intentions de vote, voire de non-vote. Ces médias pour qui aujourd'hui le sport national est de bouffer de l'élu. Les responsables politiques, appelés avec mépris "les politiques", sont sans cesse jetés à la vindicte populaire, suspectés, fliqués, interprétés, montrés comme des fainéants, des profiteurs, des tricheurs, des nantis, des cumulards. C'est la culture de l'amalgame et de la délation qui fait école, et qui encourage les réflexes individualistes et populistes dans la population. Car les citoyens n'ont plus de repères, ils ne croient plus en rien, ni à leurs élus, ni aux valeurs de la République. Ils méconnaissent la Fraternité, la Solidarité, la Laïcité, qui sont le socle de notre mode sociétal que l'on nomme "République" et ils ne font donc plus société...

Cette injustice permanente faite aux élus, par les médias, vient du fait qu'au 19ième siècle les patrons de presse étaient des intellectuels, cela a abouti à une loi celle de la liberté de la presse qui alors s'est justifiée...

Aujourd'hui les patrons de presse, comme les patrons des autres médias, sont des financiers, des commerçants. Parfois envoyés là d'ailleurs par des entreprises qui ne sont pas toujours des modèles d'intégrité... Les médias sont donc réduits à l'état de moyen au service de l'argent. Il faut vendre, exit l'information, seul le scoop est intéressant. Le travail des élus n'intéresse donc pas les médias, seules les dissentions, les dysfonctionnements, les "affaires" nourrissent aujourd'hui les rotatives.

Et puis, il n'y a plus d'analyse, c'est le règne des spécialistes. Allumez votre télévision, quand un responsable politique parle, juste après, vous avez droit à un spécialiste qui vient vous expliquer ce que le politicien vient de dire, c'est vous dire si on vous prend vraiment pour des cons ! A priori, les médias considèrent que vous ne comprenez pas, que vous ne pensez pas, alors ils vous expliquent ! Et ils vous habituent ainsi à ne pas penser, voilà pourquoi je dis qu'ils vous anesthésient et qu'ils formatent le vote à grands coups de sondages complices.

Aujourd'hui le moindre journal télévisé (télé publique comme privée !), le moindre talk-show, nous servent un spécialiste qui vient commenter, qui n'a que des certitudes ! Il y a des spécialistes de tout, des spécialistes de la politique, des spécialistes de la sécurité, des spécialistes de l'économie, il y aura bientôt des spécialistes des spécialistes ! Cela n'aboutit qu'à une précarisation intellectuelle.

Diagnostic : manque d'analyse, manque d'émotion, manque d'amour.

  •               Le rôle de la classe dirigeante.

Mais la précarisation intellectuelle, on la constate aussi chez nos gouvernants. Bien évidemment, je ne parle pas des élus en général, ceux qui travaillent, qui donnent leur temps, leur énergie, une grande partie de leur vie pour l'intérêt général.

Dans la classe dirigeante, je parle de ceux qui courrent sans cesse après le pouvoir et d'abord les apparatchiks de tous bords qui nourrissent sans cesse les projets des partis d'affirmations plus démagogiques les unes que les autres mais au service seulement de leurs ego et de leurs carrières personnelles.

Les donneurs de leçons, les faiseurs de morale, qui n'ont jamais rien géré dans leur vie, qui n'ont jamais dû assumer ces lourdes responsabilités, mais qui pensent tout savoir. Bien souvent Ils n'ont jamais gagné une élection et ils n'en gagneront peut-être jamais, il n'ont pas vraiment de légitimité, c'est peut-être de là qu'ils puisent l'aigreur de leurs propos.

Quand ceux-là trouvent le pouvoir dans leur parti, quel que soit le parti, le parti devient pesant ! Cela intoxique la vie démocratique, cela étouffe la liberté de penser. Alors les partis, tous les partis  qui se veulent républicains ne pensent plus, il passent leur temps à panser. Notre société crève des donneurs de leçons qui ne pensent pas...

Les citoyens sont prisonniers inconscients de cette sorte de dictature insidieuse, subliminale.

Diagnostic : manque d'analyse, manque d'émotion, manque d' amour.

 

Quant à nos gouvernants, les puissants,  ils ont imposé des reconfigurations stupides de nos circonscriptions, de nos cantons, puis de nos régions, ils croyaient réorganiser, ils ont déstructuré... Après avoir perdu les municipales, les européennes, les départementales, les régionales, nos gouvernants actuels n'ont toujours rien compris. Chaque fois le discours du Premier Ministre est le même au lendemain de la défaite cuisante : "nous avons entendu les Français... et (dans la même phrase !), nous allons accélérer les réformes !"

A aucun moment, il ne sera dit "nous nous sommes trompés, nous allons changer de cap !"

Nos gouvernants sont sourds ! Ils ne connaissent pas, ils ne reconnaissent pas le peuple.

On attend d'eux qu'ils arrêtent de mettre à mal les collectivités publiques, les communes et les maires sont l'extraordinaire réseau républicain qui garantit la cohésion sociale dans la proximité sur nos territoires. On s'en rend compte plus que jamais en période d'état d'urgence. Que deviendra la cohésion sociale quand ces maires n'auront plus les moyens d'exercer leurs compétences ? Que se passera-t-il quand ils ne pourront plus donner des aides alimentaires d'urgence, quand il devront fermer les cantines scolaires, les foyers de personnes âgées ?

Il n'y a pas de nantis chez les fonctionnaires territoriaux, pas plus que dans la fonction publique hospitalière et dans la plupart des fonctionnaires d'Etat.

Les Français veulent des enseignants, des policiers, des infirmières. Les économies ne sont pas à faire là !

On attend d'eux qu'ils redonnent de l'espoir aux jeunes, de la solidarité aux plus fragiles, de la dignité, faire en sorte que chacun ait sa place dans la société. Quand on est maire, on sait que la réalité aujourd'hui c'est que des familles tout près de chez vous font le choix (discrètement en ayant honte) de ne plus partager qu'un repas par jour, car elle n'ont plus les moyens de faire mieux.

Oui, ça se passe en France en 2015 !

 

Mais les gouvernements se succèdent et restent toujours sur leurs positions, leurs certitudes, c'est le système. Les plus belles réformes sont en termes de réponses à des années lumières de la réalité du terrain et pour cause...

 

Que la droite soit au pouvoir ou que la gauche y soit, il se passe toujours les mêmes choses :

- les députés qui se courbent toujours plus dans l'espoir un jour de devenir ministres et qui sont capables de tout accepter dans l'espoir de...

- les injonctions, les pressions, les menaces du Premier Ministre envers les députés de son bord politique sans aucun respect de la nécessaire séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif...

- dans ces conditions l'impossibilité pour les députés de contrôler librement l'action du gouvernement, de poser des questions pourtant pertinentes, de proposer des amendements pourtant constructifs, de représenter le Peuple...

Tout cela, est une réalité. France, ta belle démocratie fout le camp !

Dans le très beau salon Delacroix avant la porte de Gauche donnant vers l'Hémicycle de l'Assemblée Nationale, chaque semaine, il s'organise une sorte de ballet avant et après la séance des Questions au Gouvernement...les ministres arrivent, leurs collaborateurs marchent à leurs côtés, mais toujours légèrement derrière, chacun se doit d'être obséquieux.

La superbe du Ministre qui usait pourtant hier ses fonds de culottes à nos côtés sur les bancs de l'Assemblée est toujours étonnante. Mais aujourd'hui, il est Ministre !

Ministre, c'est un peu comme un Dieu...C'est incroyable la concentration de dieux que l'on trouve à ce moment là dans le salon Delacroix ! Delacroix n'en avait pas prévu autant par ses évocations picturales sur les murs du salon éponyme, ça n'est pas le salon Delacroix, c'est le Mont Olympe !

Plus sérieusement, tous les ministres ne se comportent pas comme ça, heureusement. Mais le système est comme ça et dès lors la Démocratie est empêchée.

 

A propos de ce gouvernement de Gauche... Je regardais à la télévision la semaine précédant le premier tour des régionales. Une émission était consacrée à Emmanuel Macron. Et je me disais "il est souriant, avenant, il est beau, il est jeune, il est sympathique, bref le gendre idéal, on a envie de lui faire confiance, d'être ami avec lui" (je le dis sincèrement).

Oui, mais il a été mis en place parce que le peuple a choisi une politique de Gauche, et lui n'est pas de Gauche.  Et quand un enfant de 12 ans, dans cette émission télévisée, le lui faisait remarquer, lui même posait alors la question "c'est quoi être de Gauche ?

Moi, je crois qu'être responsable politique de Gauche, c'est être en capacité de proposer des solutions économiques performantes, efficaces, c'est avoir la "lucidité par l'économie". Mais cela n'est pas suffisant, il faut que cette politique publique qu'est l'économie ne soit en permanence qu'un moyen au service de l'Humain. (je ne dis pas volontairement "au service du social" tant ce terme est aujourd'hui galvaudé et confondu avec "assistanat").

L'Humain, la seule voie pour le Progrès : la Fraternité, le vivre-ensemble, la solidarité, l'Egalité, la Liberté, la Connaissance, la Culture.

Et comme ni Emmanuel Macron ni Manuel Valls ne mettent l'économie au service de l'Humain, on ne peut pas dire que leur politique soit de Gauche. Ils ont le droit, ils y croient, mais à ce moment-là, la "lucidité économique" attendue chez nos gouvernants est perçue comme une forme de cynisme par les citoyens. Et là, les citoyens décrochent, ils sont en perte de repères républicains.

 

...de la superbe du Dieu-Ministre traversant le salon Delacroix au misérabilisme de l'abstentionniste !  

Diagnostic : manque d'analyse, manque d'émotion, manque d'amour.

 

  •                 Et puis les autres, tous les autres.

 

Tous responsables ! et en premiers ceux qui ne veulent pas être responsables : les abstentionnistes qui abandonnent leur droit d'être citoyens, pour lequel on s'est tant battu, on est mort même en France et sur la planète, il n'y a pas si longtemps encore.

Commencer à se taire est une forme d'abandon peut-être, mais surement une forme de lâcheté.

Si la Politique ne t'intéresse pas, tu peux être sûr que la Politique s'intéressera toujours à toi.


C'est Sartre qui disait "Elections, piège à cons !"

Aujourd’hui, parce qu'il était l'auteur de l'Être et le Néant, il dirait certainement "Abstention, piège à cons !", parce que c'est par le néant que l'on abandonne tout esprit de civisme et toute fraternité.

Tous responsables ! La Cour des Comptes qui donne des avis d'opportunité sur des politiques publiques dont seuls les élus pourtant ont la légitimité, jetant l'opprobre sur les élus de la République quand elle ferait bien de balayer devant sa Chambre... Le Conseil Constitutionnel quand il déclare le Concordat compatible avec notre Constitution, les hauts fonctionnaires nantis de la République, dans les ministères qui sont des bouffeurs de collectivités locales,...Ils régentent, les Ministres passent, le haut fonctionnaire reste...

Diagnostic : manque d'analyse, manque d'émotion, manque d'amour.

  •                          Le FN

Nous sommes donc (moi comme vous) toutes et tous responsables de ce délitement terrible de la citoyenneté. Dans ce contexte, le Front National ne s'est pas constitué, nous l'avons tous créé, semé, arrosé, cultivé comme la chienlit au milieu d'un champ de bleuets et de coquelicots.

Si on excepte les quelques responsables nationaux et désormais hélas médiatiques du FN qui ont une stratégie basée sur la haine, la xénophobie, l'intolérance ordinaire, on voit émerger désormais sur tout le territoire des candidats FN. Avant, ils ne se montraient pas, aujourd'hui ils se montrent, mais il n'ont pas de discours vraiment construit, pas de programme.

Ils reproduisent souvent des bribes du discours officiel lepenisé, labellisé, plutôt bien élaboré et malin dans la dialectique, avec des formules bien ciselées et faites pour être assenées et répétées inlassablement.

Ils sont plutôt pauvres d'esprit ces candidats FN, ce n'est pas agressif de ma part de constater ça, mais c'est là que nait toute mon inquiétude.

Pauvres d'esprit, car l'intelligence se construit aussi par la Connaissance, par la Culture. Quand on lit, quand on est curieux, quand on apprend, on forme son intelligence parce qu'on acquiert de la Connaissance, des repères, des références, on peut faire des citations parce qu'on a travaillé et réfléchi au sens de la phrase. Par la Connaissance, par la Culture, on s'intéresse à l'autre, on reconnait les différences, on aime la diversité plutôt que de la craindre. Et ainsi on fait société.

Les candidats FN ne sont pas très cultivés, au moins ils ne le montrent pas. Ils n'aiment pas la Culture, ils ne peuvent donc pas "faire société", alors que, rappelez-vous au début de ce long propos divagatoire, j'écrivais que la Politique c'était "faire société".

C'est ainsi qu'ils s'offrent à vous par le repli sur soi, le racisme, l'intolérance, l'individualisme, et ils vous proposent le tout  comme un remède quand tout cela n'est que gangrène.

Les candidats FN ont donc ce lourd handicap pour faire de la Politique, ils sont empêchés de faire société. Et les rendre majoritaires un jour serait particulièrement dangereux. C'est pourquoi il faut les combattre, aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain.

Diagnostic : Manque d'analyse, manque d'émotion, manque d'amour.

Pour remettre un peu d'ordre dans tout ça, je propose que l'on redonne des moyens aux collectivités pour organiser la cohésion sociale et la solidarité sur les territoires, pour donner le pouvoir aux élus de mettre en cohérence les dispositifs institutionnels, les initiatives privées les services de l'Etat, pour former des citoyens libres et éclairés, pour retrouver une adéquation entre la formation professionnelle et l'employabilité sur les territoires, pour libérer les énergies, je propose que l'on redonne du service public aux citoyens, que l'on redonne le pouvoir au vote républicain en ouvrant les yeux et les oreilles quand le Peuple s'exprime, je propose un Ministère de l'Education Populaire, je vous propose de faire la connaissance de votre voisin, de vous intéresser aux autres et surtout à ceux qui ne vous ressemblent pas, soyons tous acteurs demain d'une citoyenneté retrouvée, d'une société fraternelle et solidaire !

Pour combattre la maladie, vous prendrez régulièrement une pincée d'analyse, une cuillerée d'émotion, un grand bol d'amour.

Il subsiste un petit malaise

S’il fallait commenter à chaud le résultat des élections régionales, dans un premier temps il vaut mieux ne pas trop en dire. La vraie satisfaction c’est que la grande majorité des français ne veut pas du Front National. C’est mathématique. La grande déception, c’est qu’une forte minorité a fait le choix de voter pour les extrêmes, un choix individualiste, aveugle, égoïste. Nous devons revenir à nos fondamentaux, à l’éducation, à la citoyenneté, redonner du sens aux valeurs républicaines de fraternité, réapprendre à faire société. Je rends hommage au courage de Jean-Pierre Masseret qui a fait une belle campagne. Comme il l’avait prévu, et malgré tout ce qu’il a pu subir entre les deux tours, il progresse en nombre de voix et les électeurs qui ont voté pour lui sont ceux qui de toute manière n’auraient jamais voté pour la droite. L’émergence du Front National n’est pas de la responsabilité de Jean-Pierre Masseret, c’est dû aux mauvaises politiques nationales, bien sûr de la droite mais aussi de la gauche. Il est temps de se réinterroger véritablement. Nous avons eu droit au même discours après avoir perdu les européennes, les municipales, les départementales, les régionales. Chaque fois, le Premier Ministre dit avoir entendu le message des français alors qu’il est complètement sourd. Dans la même phrase il ajoute qu’il va accélérer les réformes. C’est clairement la plus mauvaise nouvelle du weekend. Grâce à Jean-Pierre Masseret et à tous ceux qui l’ont soutenu, grâce à ceux qui restent sur une volonté de politique progressiste et véritablement de gauche parce que humaine, nous n’aurons pas abandonné les citoyennes et les citoyens de la région Grand est, nous pourrons rester combattifs grâce aux élus de gauche (ceux qui se maintiendront) qui pourront siéger pendant six ans au conseil régional. Ainsi, nous pourrons continuer à travailler.

Les leçons oubliées des années 1930

Je souhaite partager cet article de Jean-Marc Vittori publié sur le site internet des Echos (http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021538904000-les-lecons-oubliees-des-annees-19-30-1182573.php?RlfFIkHDfJzFMJKf.99) qui offre un parallèle intéressant entre la situation actuelle et les années 1930. Si je ne partage pas toutes les opinions de l'auteur, en particulier lorsqu'il parle des "archéo-PS", je trouve que l'article offre dans l'ensemble un point de vue intéressant.

 

Les leçons oubliées des années 1930

Jean-Marc Vittori / Editorialiste | Le 08/12 à 07:00

Les Echos

Face à la fatigue de la crise, la montée des extrémismes n'est pas surprenante. Le succès du Front national non plus. A cela près que l'une et l'autre passent par l'oubli des leçons terribles de l'entre-deux-guerres.

de Jean-Marc Vittori

Les hommes et plus encore les peuples ne peuvent pas vivre sans espoir. Quand la crise s'éternise, quand la sécurité est menacée, quand l'horizon semble bouché, ils aspirent à changer de destin. Ils s'engagent alors dans des routes nouvelles. Parfois, ils trouvent la lumière. Souvent, ils vont de Charybde en Scylla. C'est ce qui s'est passé dans les années 1930. C'est ce qui se passe aujourd'hui en Europe.

La France est aujourd'hui l'exemple le plus frappant de cette terrible amnésie. Le pays va mal. Le chômage continue de monter alors qu'il baisse chez pratiquement tous ses voisins, l'économie a connu depuis un quart de siècle l'une des plus faibles croissances par tête de tous les pays avancés, l'école est très inégalitaire, la société de statuts tourne à la pyramide de castes, avec des intouchables au sommet. La droite comme la gauche ayant échoué à régénérer le pays, l'extrémisme gagne du terrain.

Cette tentation monte presque partout en Europe. Au sud de l'Europe, elle bascule souvent vers la gauche, avec Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne. Le Mouvement 5 étoiles en Italie, lui, tire vers l'extrême droite, avec la volonté de fermer les portes et de rester entre soi qui se retrouve dans beaucoup de pays du Nord - AfD en Allemagne, Ukip au Royaume-Uni, Parti pour la liberté aux Pays-Bas, Vrais Finlandais en Finlande, etc. La même volonté de fermeture était apparue dans les années 1930. En France, les dizaines de ligues d'extrême droite n'ont jamais réussi à se fédérer et c'est le Front populaire qui remporta les élections en 1936. Mais il en fut autrement en Allemagne, pays économiquement le plus mal en point de l'époque. Le Parti national-socialiste, qui conquit le pouvoir en 1933, porte un nom qui indique son programme. Il est « national » car il porte une version intégriste du nationalisme, profondément xénophobe - il entend chasser les non-Allemands d'Allemagne puis prend les juifs comme boucs émissaires. Il est « socialiste » car il a un programme social très développé, rejette le capitalisme et prône un dirigisme d'Etat.

Nous n'en sommes pas encore là en France, mais nous n'en sommes plus très loin. Dimanche, plus de 6 millions de Français ont voté pour les candidats Front national aux élections régionales. Or son programme ressemble de plus en plus à celui du Parti national-socialiste. Il est d'abord fondé sur une logique de fermeture et de rejet de l'autre. Il a ensuite une vision économique qui a changé depuis le programme initial de Jean-Marie Le Pen (le libéralisme poujadiste : moins d'impôts, moins de règles, moins de concurrence). Le programme actuel ressemble beaucoup plus à celui des archéo-PS. Dénonciation du grand capital et de la « mondialisation ultralibérale », nationalisations, préservation des fonctionnaires (effectifs et statut), retour à la retraite à 60 ans… Pas étonnant que des électeurs de gauche votent FN. Même si le programme national-socialiste des années 1930 a débouché logiquement sur une forme d'économie très dirigiste, qui ne peut survivre qu'en temps de guerre et qui serait dévastatrice trois quarts de siècle plus tard, dans une société numérique où il faut au contraire libérer les énergies de la base.

Les Français ne sont pas les seuls à oublier les leçons des années 1930. Les Européens abordent aujourd'hui la question des migrants comme si c'était la première fois qu'elle se posait. Or elle était aiguë quand les juifs fuyaient en masse l'Allemagne. A l'initiative du président américain Franklin Roosevelt, les gouvernants du monde entier s'étaient rencontrés à Evian en 1938. Comme le raconte la journaliste Imogen Wall dans un article hallucinant publié sur le site humanitaire Irin, chacun avait une excellente raison de ne rien faire, une raison qui semble étrangement familière. «  Nous n'avons pas de problème racial et nous ne voulons pas en importer un », affirmèrent les Australiens. Les Brésiliens acceptaient seulement les baptisés. Les Français craignaient que les nouveaux venus prennent les emplois des Français. Les Britanniques acceptèrent seulement ceux qui acceptaient de devenir domestiques. Les Américains préféraient garder leurs ressources pour leurs pauvres à eux, et redoutaient la présence non de terroristes mais d'espions parmi les migrants - un argument aussi avancé par Paris. Au bout du compte, seule la République dominicaine se déclara prête à accueillir 100.000 réfugiés pour cultiver ses terres. A peine 800 vinrent. Conclusion d'Imogen Wall : «  Echouer à traiter un problème massif de réfugiés est une décision qui n'est ni neutre ni sans conséquences. »

D'autres leçons de cette époque à la fois si différente et si semblable paraissent elles aussi lointaines. En matière de change : chaque pays a la tentation de dévaluer sa monnaie dans son coin, alors que les dévaluations unilatérales des années 1930 avaient dévasté la finance internationale et débouché après guerre sur la création d'un régime de change quasi fixes. En matière commerciale : depuis le début de la crise, les pays du G20 ont pris, selon le dernier pointage du réseau Global Trade Alert , 3.581 mesures pour freiner les échanges, alors que la fermeture des frontières à partir de 1930 avait renforcé la spirale dépressive de l'activité. En matière bancaire : les grandes banques avaient été obligées après la crise de 1929 de faire le tri dans leurs activités, alors qu'elles ont été cette fois-ci préservées mais abruties de nouvelles normes. Peut-être aussi en matière monétaire : la banque centrale des Etats-Unis va relever les taux d'intérêt malgré un endettement record du pays, alors que la hausse des taux pratiquée en 1937 avait replongé le pays en récession. La douleur condamne-t-elle les peuples et leurs gouvernants à l'oubli ?

Jean-Marc Vittori

Soutien à Jean-Pierre Masseret

Madame, Monsieur,

Les résultats du vote pour les élections régionales de dimanche dernier ont mis les candidats de gauche et du progrès en grande difficulté. Il sera temps de commenter et de rechercher les responsabilités après le deuxième tour. Force nous est de constater que depuis des mois, le vote des électeurs est formaté par des médias qui s’acharnent à montrer les élus de la République de façon systématiquement négative et à ne jamais prendre en considération le travail qui est fait dans l’intérêt général. C’est une réalité.

Les françaises et les français sont en déficit de citoyenneté et de conscience politique, anesthésiés par les médias et les pseudo-experts qui envahissent nos ondes. Il est clair aussi qu’une grande partie de la population est déçue et est aujourd’hui en déshérence. Ainsi, la moitié des électeurs n’est pas venue voter dimanche et une majorité de ceux qui se sont déplacés ont porté leur vote sur le Front National.

Le front national vous ment en permanence. Un exemple : monsieur Philippot dimanche soir à la télévision annonçait que si vous votiez Front National il ferait beaucoup de choses pour les personnes âgées. Vous devez savoir que la grande région n’a pas de compétence vis-à-vis des personnes âgées.

Par contre, vous devez savoir qu’à plusieurs reprises les responsables du Front National ont annoncé des suppressions de subventions pour des associations culturelles, pour le planning familial, remettant en cause ainsi la grande avancée sociale qu’était la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse.

Voter Front National, c’est s’assurer du chaos social. La majorité des communes sera empêchée de fonctionner, le pire est à venir. J’en appelle à toutes les électrices et tous les électeurs qui, sur des élections locales, reconnaissent leurs élus de proximité. Vous savez ce que les collectivités locales vous apportent au quotidien. Tout ce que l’on vous met dans la tête à longueur d’année est faux. Les collectivités locales ne sont pas dépensières. Elles investissent pour vous, en permanence. Les budgets de fonctionnement servent à organiser la qualité du vivre-ensemble.

Le Front National à la tête de la grande région demain, nous serons empêchés de continuer à faire vivre les valeurs de la République et à organiser le vivre-ensemble.

Je comprends parfaitement la position de Jean-Pierre Masseret. C’est lui faire un mauvais procès que d’insinuer qu’il jouerait sa carte personnelle. Les donneurs de leçons sont toujours là pour commenter mais jamais pour agir. Jean-Pierre Masseret a décidé de se maintenir par respect pour les électeurs de gauche. D’abord parce que la gauche et la droite, ça n’est pas pareil. Ensuite, le retrait signifierait que pendant 6 ans, nous n’aurions plus d’élus de gauche à la Région. Nous serions donc dans l’impossibilité de résister. Nous devons être représentés à gauche à la Région par des élus qui devront être combattifs à tous les instants pour limiter les conséquences de ce vote désastreux.

Et puis il y a cette abstention massive, de 50% des électeurs. Appelons partout dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers, à un sursaut de citoyenneté, à un sursaut républicain. Appelons à ne pas être individualiste, appelons à l’intelligence, intelligence en ce sens qu’il faut réapprendre à faire société ensemble.

Je soutiens Jean-Pierre Masseret et j’appelle à voter et à faire voter massivement pour lui et la liste de gauche qu’il conduira dimanche 13 décembre. J’espère un sursaut républicain.

Hervé Féron

Enfin, une stratégie commune du Gouvernement et d’Internet contre Daech

Vous ne le savez peut-être pas, mais une publication d’une photo de femme en train d’allaiter ou bien du tableau intitulé « l’Origine du Monde » peut être supprimée, voire même entraîner la désactivation de votre compte Facebook. En revanche, publier des images montrant des combattants de Daech en train de décapiter des prisonniers n’est pas toujours sanctionné !

Sur Facebook, Twitter, Instagram et autres réseaux sociaux, on peut en effet trouver des propos homophobes, racistes,  des vidéos ultra-violentes, mais la nudité est totalement bannie. Un tel paradoxe s’explique par une conception de la liberté d’expression très différente en France et dans les pays anglo-saxons (particulièrement aux Etats-Unis).

Mais le vent est en train de tourner, et il se pourrait bien que les acteurs d’Internet changent rapidement de politique à l’encontre des propagateurs de messages de haine et d’apologie du terrorisme. Récemment, le Gouvernement a rencontré les émissaires de Facebook, Twitter, Google, Apple et Microsoft, dans le but de « [cibler] spécifiquement les activités de Daech ». En effet, Internet est l’un des principaux vecteurs de la radicalisation islamiste.  

Pour lutter contre la radicalisation sur les réseaux sociaux, les pouvoirs publics et les géants d’Internet doivent coopérer dans les situations d’urgence (on a bien vu l’utilité du « safety check » de Facebook[1] le 13 novembre dernier), mais également à long-terme, afin de favoriser le « contre-discours » face à Daech. Pour cela, il sera notamment plus facile de bloquer l’accès à des contenus appelant à des actes de terrorisme ou en faisant l'apologie, comme le permet la Loi de lutte contre le terrorisme du 13 novembre 2014. 

L’Europe n’est pas en reste dans la lutte contre la radicalisation et la propagande terroriste en ligne. Le jeudi 3 décembre, la Commission européenne a réuni des représentants des géants du web et des 28 Etats-membres pour lancer un forum européen en ligne à cet effet.

Pour plus d’informations :

- Gouvernement : Réunion de travail avec les grands acteurs de l’Internet et des réseaux sociaux : http://www.gouvernement.fr/partage/5981-reunion-de-travail-avec-les-grands-acteurs-de-l-internet-et-des-reseaux-sociaux

- Communiqué de presse de la Commission européenne : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-6243_fr.htm



[1] Outil qui permet d’envoyer d’un clic le message « Je suis en sécurité » à tous ses contacts

L'être et le néant

« Abstention, piège à con », c’est Jean-Paul Sartre qui le disait. La bête continue à avancer sournoisement en rampant puis brutalement elle se redresse.

« Abstention, piège à con », il est terrible de constater que la décision repose aujourd’hui sur le néant.

Le décrochage scolaire recule enfin !

Bonne nouvelle : le décrochage scolaire est en baisse. Alors que l'on comptait, en 2010, 136.000 jeunes décrocheurs ayant quitté le système scolaire sans qualification, le Ministère de l'Education nationale en a recensé 110.000 pour l'année 2014. Ceci représente une baisse de 20% en cinq ans.

La France a également fait mieux l’an dernier que l'objectif européen de descendre sous la barre des 10 % de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme, avec un résultat de 9 %, ce qui représente un total de 494 000 jeunes ni en emploi ni en formation, au lieu de 620 000 cinq ans plus tôt. 

La Ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem s’est réjouie de ces résultats encourageants et a rappelé l’objectif gouvernemental de diviser le décrochage scolaire par deux d’ici 2017. Nous récoltons les fruits des actions menées depuis 2013 afin de lutter contre ce phénomène, qui ont permis de ramener dans le système scolaire 23 000 jeunes cette année-là. Les chiffres ont été tout aussi positifs en 2014, et il se pourrait bien qu’ils soient encore meilleurs en 2015. 

Afin d’aider les 110.000 jeunes restants à reprendre le chemin de l’école, Najat Vallaud-Belkacem propose différentes solutions : des parcours aménagés avec davantage de stages, des établissements innovants comme les « lycées de la seconde chance » pour les jeunes de 16 à 25 ans ayant quitté le système scolaire depuis plusieurs mois sans qualification[1], ou encore un recours accru au service civique.

Mais il faut aussi de la prévention, afin de repérer le plus vite possible les premiers signes du décrochage, comme l'absentéisme en cours ou une baisse des résultats. Pour cela, des « référents décrochage » ont été mis en place dans tous les établissements scolaires. En outre, les parents d’élèves peuvent s'adresser à tout moment à un numéro vert spécialement mis en place (0 800 12 25 00).

 

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Hervé Féron avec Najat Vallaud-Belkacem
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