Actualité

Tomblaine : commémoration intergénérationnelle du 8 mai 1945

Article de l'Est Républicain du 10.05.2016

7 avril 2016 : commémorations du génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994

Nous aurons l’occasion sur ce site de revenir sur l’histoire du génocide contre les Tutsis, sur la situation actuelle du Peuple Rwandais et sur l’attitude de la France avant, pendant et après ce génocide.  Hervé Féron était l’invité de l’EGAM –mouvement antiraciste européen, dans le cadre de l’initiative « Génocide contre les Tutsis : la vérité, maintenant ! ».

Hervé Féron a donc participé à Kigali aux commémorations du génocide contre les Tutsis au Rwanda qui a fait plus d’1 million de victimes entre avril et juillet 1994. Cette délégation formée par l’EGAM a réuni la jeunesse associative, politique et syndicale européenne, française et rwandaise, ainsi que des députés européens et un député français, Hervé Féron. Il s’agissait de rentre hommage aux victimes du génocide, de connaître et reconnaître l’histoire dramatique du Rwanda ainsi que sa situation actuelle pour sensibiliser la France à la vraie histoire, celle qu’on ne lui a jamais racontée. Il se pose aujourd’hui la question de la reconnaissance de la responsabilité de certains hauts représentants de l’appareil d’Etat, notamment dans leur collaboration avec le régime génocidaire, avant, pendant et après le génocide.

Alors que l’émotion était grande au Rwanda, pour ce 22eme anniversaire, les déclarations d’Alain Juppé, par tweet ont été reçues comme un manque de respect incroyable. Celui-ci a déclaré « faire procès à la France de porter une part de responsabilité dans le génocide au Rwanda est une honte et une falsification historique ». Monsieur Juppé est certainement gêné puisqu’il était Ministre des Affaires étrangères à l’époque, mais on pourrait attendre un peu plus de considération pour les victimes et les familles de victimes en période de commémoration. Quant à la responsabilité de certains représentants de l’Etat français, il serait bon de commencer par ouvrir les archives pour que le travail vers la vérité puisse s’organiser. La déclassification des archives a été annoncée en 2015 mais cela a été de la poudre aux yeux : quelques dizaines de papiers sans intérêt qui ne permettent pas l’investigation. On attend toujours que puisse se dérouler le procès de génocidaires habitants en France aujourd’hui.

La cérémonie de cette année en présence du Président de la République Rwandaise, a été marquée par l’émotion de l’allumage de la flamme de l’espoir qui brûlera pendant les 100 jours de deuil national, et par le discours d’accueil Jean-Damascène Bizimana (historien, président de la commission nationale de lutte contre les génocides) qui a rappelé que les commémorations de cette année mettent au premier plan la lutte contre le négationnisme et a remercié l’EGAM pour sa présence.

Un grand moment d’émotion a été aussi, la rencontre de l’association des étudiants rescapés du génocide. Discussions très constructives mais bouleversantes car la douleur est omniprésente.

L'association des étudiants rescapés du génocide

 

Hervé Féron et la délégation ont étés accueillis au Sénat puis au Ministère des Affaires étrangères. Il s’est entretenu avec Madame la Ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, lors d’un déjeuner avec également Patrick de Saint Exupéry, journaliste et Benjamin Abtan président de l’EGAM. Ce déjeuner a eu lieu à l’Hôtel des Milles Collines tristement célèbre puisque c’est l’hôtel du film « hotel Rwanda ».

 

 

 

Pendant le génocide 3000 Tutsis se sont réfugiés dans cet hôtel, dont une grande partie ont pu être rescapés du génocide.

 

 

 

 

Une tribune cosignée par l’EGAM, des parlementaires, chefs de partis, anciens ministres français et européens ainsi que par des représentants d’associations antiracistes, de jeunesse politique, syndicale, associative, français, rwandais et européens, avait été publiée dans Le Monde (France), Le soir (Belgique), Igihe (Rwanda) et New Time (Rwanda). Cette tribune appelle le gouvernement français à rompre avec le silence sur la collaboration avec le régime génocidaire de certains hauts dirigeants français des années 90, avant, pendant et après le génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994.

Une lettre ouverte au Ministère des Affaires étrangères a été adressée par 44 parlementaires français de tous bords politiques et 43 parlementaires européens pour demander l’envoi d’une délégation parlementaire à Kigali en avril 2016 pour participer aux commémorations du génocide contre les Tutsis, Hervé Féron avait cosigné cette lettre ouverte qui malheureusement n’a  pas reçu de réponse favorable.

La Société Générale

La semaine dernière, j’alertais le Premier Ministre au sujet des dérives de la Société Générale. En effet, j’ai tenu à mettre en évidence les pratiques scandaleuses de cette entreprise bancaire qui, très peu gênée par les contradictions, profite de l’argent public tout en détruisant des emplois et favorisant l’évasion fiscale. En effet, malgré les 38 millions d’euros de subventions reçues au titre du crédit compétitivité emploi (CICE), elle annonçait des suppressions de postes massives. Avec cette stratégie, qui prévoit d’ici 2020 la fermeture de 400 agences et de 6 centres administratifs, la fermeture du centre de Nancy et la suppression de ses 114 emplois aura des conséquences sociales désastreuses pour les salariés et leurs familles, ainsi que pour l’attractivité économique du territoire. Etonnamment, cette politique drastique de réduction des coûts, en ce qui concerne le personnel, n’a pas empêché la banque de distribuer cette année 1612 millions d’euros à ses actionnaires.

Le manque de déontologie de cette entreprise a déjà été mis en évidence au cours des dernières années, à de nombreuses reprises au gré de différents scandales suscités par l’affaire Kerviel. Dans cette affaire, cette vertueuse entreprise nie systématiquement toute responsabilité dans ses erreurs, préférant imputer tous ses déboires à la faute d’un seul homme. Aujourd’hui, la mauvaise foi qui règne au sein de l’exécutif de cette banque prend un sens nouveau, au regard des révélations faites dans le cadre de l’affaire dite « Panama Papers ». Basée sur la fuite de documents confidentiels issus de la firme panaméenne Mossack Fonseca, celle-ci met à jour un vaste système de fraude fiscale qui a permis, via cette firme, la création de sociétés offshores dédiées à l’évasion fiscale ou au blanchiment d’argent.

Au cœur du vaste système frauduleux impliquant la firme Mosssack Fonseca, il semblerait que la Société Générale ait créé, pour le compte de ses clients fortunés, 979 sociétés offshores. Cette performance place ainsi la banque française dans les principaux clients de la firme panaméenne. Cette nouvelle affaire vient, une fois de plus, mettre en lumière les pratiques occultes de cette entreprise.

Ainsi, outre le fait de profiter de subventions publiques en détruisant des emplois sans que cela ne pose le moindre problème de conscience, la banque française se livre à des pratiques frauduleuses, entre optimisation et évasion fiscale. Les révélations de l’affaire « Panama Papers » viennent ainsi appuyer et renforcer les conclusions de trois ONG (CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et Secours Catholique-Caritas France, en partenariat avec la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires), qui ont déjà mis en lumière les activités lucratives de la banque au sein des paradis fiscaux, et dont je me suis fait l’écho auprès du premier ministre.

Exemptes de remords, des entreprises comme la Société générale font preuve d’une curieuse forme de moralité, qui varie et s’adapte en fonction des clients et des profits. Ainsi, ne voient-elles pas la contradiction qu’il y à profiter de subventions publiques, tout en favorisant l’évasion et l’escamotage fiscal vers l’étranger des comptes de leurs clients les plus fortunés. Cette affaire démontre bien une fois de plus l’opacité du système bancaire et le cynisme de certaines entreprises qui, dans un total mépris des règles du jeu, ne sont pas vraiment gênées lorsqu’il s’agit de confisquer les richesses et détruire les emplois.

Hervé Féron

Ouverture à Tomblaine du premier Centre Génération Basket de Meurthe-et-Moselle

Ce lundi 4 avril 2016, a eu lieu l’inauguration du premier Centre Génération Basket de Meurthe-et-Moselle à Tomblaine en présence de Thierry Bilichtin, Président du Comité de Basket ball 54, d’Hervé Féron, Député-Maire de Tomblaine,  d’Olivier Rambaut, Président de l’ASPTT Nancy-Tomblaine Basket club et de Franck Wintenberger, Directeur Région Est de GrDF.
Les Centres Génération Basket sont des lieux d’initiation et de perfectionnement au basket par le jeu permettant aux jeunes à partir de 8 ans, de pratiquer gratuitement le basket durant les vacances scolaires, à l’image des fameux « camps de basket américain » et d’ailleurs Tony Parker parraine ces centres et twitte régulièrement des messages.

Depuis novembre 2014, GrDF soutient l’initiative et participe au développement des Centres Génération Basket.
La mise en place de Centres Génération Basket vise à promouvoir la pratique du sport collectif, ils forment tout type de public, licencié ou non licencié d’un club, de tous âges, pour une pratique du basket informelle et ludique. Ce stage gratuit a lieu cette semaine, du 4 au 8 avril 2016 au COSEC, rue Jean Moulin à Tomblaine.
N’hésitez pas, allez-vous inscrire !

Après la région Grand Test, la région Grand Est

Dans un article sur ce site du 14 mars dernier, je m'étais étonné de ce simulacre de démocratie, par lequel la nouvelle grande région organisait un pseudo-sondage. En conclusion je trouvais que la solution la moins mauvaise était de dénommer la région « Grand Est ». Vous trouverez ci-dessous une partie de mon intervention :

« Parce que "Grand Est" évoque une situation géographique, mais aussi un territoire pas restrictif. Et parce que dans l'expression "Grand Est", j'entends une déclaration d'intention, peut-être même le début d'un projet de développement et d'ouverture vers les territoires environnants. Et si on faisait la Région ensemble ? »

Il semblerait que l’exécutif de la nouvelle région soit revenu à la raison. Comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir...

CHANGEONS L’ÉCOSYSTÈME MÉDIATIQUE AVANT QU’IL NE NOUS CHANGE DÉFINITIVEMENT.

J'avais envie de vous faire partager cet article, parce que un peu de sérénité et d'intelligence de temps en temps, ça fait du bien dans ce monde de brutes !

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"CHANGEONS L’ÉCOSYSTÈME MÉDIATIQUE AVANT QU’IL NE NOUS CHANGE DÉFINITIVEMENT.

Pourtant, dix années de batailles féroces derrière nous, les groupes de presse n’ont fait que souffrir et les pure-players, à la fougue éphémère, ont été avalés par les premiers. Le « Journalisme » s’est noyé sous la pression du chiffre et l’obligation des clics, des vues, des likes et des tweets. Les sujets les plus creux, spectaculaires et scandaleux sont malheureusement les plus traités.

L’analyse, l’enquête, le débat de fond sont délaissés : trop chers et trop peu lus. Le manque d’exigence et la recherche de la facilité ont eu un rôle dans cette gabegie. L’audience a été à la fois bourreau et victime : gavée d’info crasse et grisante, elle s’est habituée à recevoir chaque jour sa dose d’angoisse, de cynisme et de folie. Aujourd’hui elle en redemande. Quotidiennement. Comme accoutumée par un flot de fiel permanent, elle la veut plus forte, plus vive, plus trash. Elle en demande toujours plus au détriment du mieux : plus de pics émotionnels, plus de spectacle pour plus d’addiction. Nous oublions que notre réalité est façonnée par l’image que nous nous en faisons. Elle se conforme à la façon dont nous la racontons.

De fait, la presse, la radio, la télé et les sources d’informations sur les réseaux ont une responsabilité majeure dans la marche du monde. En privilégiant les amalgames, les discours radicaux, l’interprétation des actes isolés en vérité systémique, elles dépeignent une société barbare, au bord du suicide. Elles finissent par transformer notre rapport au monde et à l’autre.

Dans les sociétés libres et démocratiques, l’audience est maitre du jeu. Elle définit les attentes et les limites. Elle n’en demeure pas moins influencée par le contenu qu’elle consomme. Par conséquent, une prise de conscience individuelle est clé pour modifier l’équation audience-media. Cette prise de conscience ne peut se faire sans remettre en question la vision que nous avons du monde contemporain.

Contre tous les signaux déclinistes, malheureux voire suicidaires, il faut rappeler que nous vivons les temps les plus apaisés que l’Histoire ait connue. Quelques données factuelles nous le prouvent : en un siècle notre espérance de vie a doublé et la mortalité infantile a diminué d’un facteur cent. En cinquante ans, la production alimentaire par habitant a augmenté d’un tiers et la population mondiale a doublé. Le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême a diminué de moitié ces vingts dernières années ! Toujours, depuis vingt ans, on enregistre une baisse d’un tiers environ du nombre de guerres civiles. Faut-il rappeler l’horreur des champs de bataille et les millions de morts du début du XXeme siècle ?

Le monde n’est pas plus barbare que par le passé. Il vit en permanence devant un miroir déformant. Dans les années 70, la fin du monde était annoncée pour les prochaines décennies. On prédisait une famine inévitable du fait de l’explosion démographique, le raccourcissement de l’espérance de vie à cause de la multiplication des produits chimiques dans notre environnement, les pluies acides sur les forêts, la fin du pétrole, l’hiver nucléaire…

Rien de tout ça n’est arrivé. Alors, oui, nous pouvons continuer à nous faire peur. Nous pouvons aussi changer d’habitude, nous concentrer sur les données et consacrer notre énergie à mieux filtrer l’information qui nous parvient.

Loin de moi l’intention de minimiser les enjeux de notre temps. Les défis qui nous attendent sont nombreux et importants : l’environnement, la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation, la pauvreté, la préservation et la découverte de nouveaux espaces, la paix entre les peuples… Mais, pour avancer nous devons privilégier l’analyse, les débats et la recherche de solutions plutôt que de nous contenter de cynisme et d’indignation.

Pas si facile me direz-vous ? Certes. L’homme est fasciné par le scandale et l’effroi. Et il y a une raison physiologique à cela. En effet, nous possédons au coeur de notre cerveau, une zone que l’on appelle communément l’amygdale, ou plus précisément le complexe amygdalien. Ce dernier nous était particulièrement utile à l’époque préhistorique quand nous vivions dans la jungle parmi les prédateurs. Cette zone est un détecteur de danger. Elle nous permet, pour assurer notre survie, de nous focaliser sur la peur. Elle explique pourquoi une mauvaise nouvelle a dix fois plus d’impact qu’une bonne nouvelle. L’amygdale fonctionne encore de la même façon qu’il y a des centaines de milliers d’années. C’est elle qui encourage les médias, dont le seul critère de performance est l’attention, à se concentrer sur les mauvaises nouvelles. Mais nous sommes en mesure de contenir l’effet de la peur en la cernant.

Depuis quelques mois, je mène une expérience personnelle sur le sujet. Je n’ai pas cessé d’être ciblé par le flot d’informations crasses qui forge nos angoisses quotidiennes, j’ai en revanche choisi d’y prêter moins d’attention, et surtout de ne plus participer à sa diffusion. La prise de conscience des effets de l’amygdale a changé mon rapport à l’information.

Le début d’année est l’occasion de prendre de bonnes résolutions. Laissez-moi proposer, naïvement, mais fermement une résolution qui peut, je l’espère, changer votre rapport au monde : prenez le temps de vous intéresser aux données, de vous documenter, de chercher les solutions, faites-en une discipline, chaque semaine, chaque jour, lisez, écoutez ou regardez un reportage, une enquête, un documentaire, une conférence ou un article qui présente les découvertes et les réponses aux défis de notre temps.

Troquez le flux habituel d’infos nocives contre la lecture de quelques récits de découvertes, d’enquêtes et d’analyses. Evitez les magazines d’information, les journaux télévisés et le flux de nouvelles quotidiennes. Une information importante vous atteindra sans effort de toute manière.

Scrutez de nouvelles sources d’enseignements et de débats. Dénichez et partagez des pépites. Jouez votre rôle de caisse de résonance positivement : amplifiez les signaux faibles qui le méritent. Cet acte individuel, simple, efficace et constant peut avoir un impact sur votre cercle, votre communauté et de proche en proche, pas à pas, transformer le rapport que nous entretenons collectivement avec l’information.

L’audience est la clé et vous êtes un élément de la solution. Pour ma part, j’utilise et j’enrichis régulièrement une liste de sources d’informations positives parmi lesquelles figurent TEDLes podcasts de France CultureLes cours du Collège de FranceEDxSparknewsSciences & VieSciences et AvenirLa Rechercheiflscience.comUsbek & RicaClésXXIHBR.org

Je me suis abonné à leurs flux sur les réseaux sociaux, et c’est la façon la plus simple que j’ai trouvé d’être ciblé au quotidien. Je m’investis professionnellement à mettre sous les projecteurs, les acteurs et les initiatives qui font progresser le monde. Nous n’avons pas tous cette chance et cette responsabilité, en revanche nous sommes tous une partie de la solution.

Les révolutions ne s’arrêtent jamais et les trahisons ne sont que des occasions d’aller plus loin.

Sur ce je vous souhaite une belle année, positive et riche de sens."


(source:http://mikiane.com/2014/12/24/changeons-lecosysteme-mediatique-avant-quil-ne-nous-change-definitivement/)

Décret contre les sacs plastique, c'est gagné !

Le décret signé par Ségolène Royal interdisant au 1er janvier 2017 l'usage de tous les sacs plastique (c’est-à-dire également les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas en caisse et qui contiennent des denrées alimentaires) a été signé ce 31 mars. Le décret est paru au Journal Officiel. C'était un enjeu fondamental pour l'emploi en France, pour l'écologie, pour la planète.

Il fallait que ce décret soit signé au plus tard le 31 mars pour permettre aux industriels d'avoir le temps de commander les machines, de les installer et de mettre en route tout le process pour qu'ils soient prêts le 1er janvier 2017 pour distribuer des sacs en bioplastique. Mais les lobbys du plastique faisant pression, cela n'était pas gagné d'avance. Hervé Féron est beaucoup intervenu très directement auprès de Manuel Valls, Emmanuel Macron et Ségolène Royal. Ségolène Royal lui avait promis personnellement que ce décret serait avancé du mois de juillet au 31 mars. Si cela n'avait pas été le cas, les industriels qui courageusement vont s'engager dans la production de bioplastique, n'auraient pas pu répondre au marché dès la date du 1er janvier 2017. Cela aurait largement compromis la mise en œuvre de la Loi.

Ainsi, le groupe Sphère dont dépend l'usine Schweitzer à Ludres, va investir 20 millions d'euros dans des équipements permettant de fabriquer du bioplastique à partir de fécule de pomme de terre. C'est 3 à 5000 emplois en France, c'est une opportunité incroyable pour l'usine Schweitzer de Ludres et son directeur qui s'est bien battu pour cela et c'est aussi un choix écologique.

Pour les personnes qui s'inquiètent et qui se demandent comment elles vont pouvoir faire leurs courses sans sacs plastique, la réponse est simple : grâce à ce décret signé par Ségolène Royal, ils pourront utiliser des sacs en bioplastique.

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Extrait du Journal officiel du 31/03 :  ici

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Extrait du journal LesEchos du 31/03

Sacs en plastique : chronique d'une mort annoncée

La distribution aux caisses de sacs en plastique à usage unique sera interdite en France dès le 1 er juillet, le décret est paru au Journal officiel. Puis, le 1er janvier prochain, ce sera au tour des emballages qui ne sont pas en caisse.

C'est une très mauvaise habitude et les Français, qui la pratiquent 17 milliards de fois par an, vont devoir apprendre à s'en passer. A compter du 1er juillet la distribution aux caisses de sacs en plastique à usage unique sera interdite. Le décret est paru jeudi au Journal officiel. Cette interdiction, prévue par la loi sur la transition énergétique votée en août 2015, s'effectuera en deux temps.

Tout d'abord, les sacs d'épaisseur inférieure à 50 micromètres, sans considération de volume, gratuits ou payants, seront donc interdits à partir du 1 er juillet. La mesure s'applique à tous les commerces : alimentation spécialisée (boulangeries, boucheries, etc), petites et grandes surfaces, stations-services, pharmacies, marchés couverts et de plein air, etc.

Puis, à partir du 1er janvier 2017, seront prohibés les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas en caisse et contenant des denrées alimentaires.

Initialement, la fin programmée du sac plastique aurait dû entrer en vigueur le 1er janvier dernier. La ministre de l'Environnement Ségolène Royal avait annoncé début février qu'elle s'appliquerait finalement à partir de juillet: " J'ai écouté le besoin de transition " qui s'est exprimé, avait-elle expliqué.

Les chiffres donnent le vertige. En France, quelque 5 milliards de sacs en plastique à usage unique sont distribués en caisse chaque année et 12 milliards de sacs supplémentaires sont consommés pour d'autres usages, hors des caisses. Sur ce total, 2,6 milliards sont fabriqués dans l'Hexagone, le reste étant surtout importé d'Asie,  et moins d'un emballage sur quatre (23 %) est recyclé.

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Sagesse

Le Président de la République a annoncé lors d’une allocution télévisée qu’il avait décidé de clore le débat constitutionnel. Pour ce qui concerne la partie de déchéance de nationalité, il me semble qu’il y a là un retour à la sagesse. En effet, lors de l’examen du texte, nous avons été nombreux à penser que cette notion de déchéance de nationalité portait atteinte à l’unité et à l’égalité républicaine.

Christiane Taubira a commenté « maintenant que se ferme la parenthèse d'un douloureux égarement, que la Constitution va demeurer la résidence de nos valeurs, des principes qui régissent la République, des symboles qui nous font tenir ensemble, de nos droits et de nos libertés imprescriptibles, des règles qui s’imposent à chacun d’entre nous pour rendre possible la vie commune, bref maintenant que la Loi fondamentale redevient le cadre de notre appartenance, nous revoilà libres ensemble ».

Ce gouvernement a fait plus que tout autre gouvernement en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. La déchéance de nationalité aurait été une erreur car inefficace contre le terrorisme et dangereuse pour la république.

Job Durupt : officier de la Légion d'honneur

Une fierté pour Tomblaine

Grégoire Ruhland élu à 21 ans, adjoint aux finances de la ville de Tomblaine, adjoint au Chef de Cabinet de la Ministre de l'Education nationale, a été honoré samedi dernier à Toulouse. Ayant terminé ses études à Sciences Po au printemps dernier, il est sorti major de sa promotion, 1er sur 187. On se souvient que lors des élections départementales de l'an dernier, son ancien professeur de gymnastique avait ironisé sur le fait « qu'il n'avait pas souvenir qu'il ait été un bon élève ». Une bonne occasion perdue de se taire. Bravo Grégoire !

Une belle victoire !

Il y a quelques mois j'ai souhaité m'intéresser à l'activité de l'usine Schweitzer à Ludres, située sur ma circonscription. J'ai découvert une usine performante qui fabrique du plastique, et en particulier des sacs poubelle depuis très longtemps avec du résidu de pétrole mais qui est également engagée dans une démarche écologique puisqu'elle recycle des plastiques.

Je me suis intéressé aux difficultés que pouvait connaître cette usine et j'ai découvert par exemple une aberration : elle produit énormément et fournit en sacs plastique jusqu'à la Communauté de Communes de Bruxelles. C'est l'entreprise Vigneron également située à Ludres sur la Communauté Urbaine du Grand Nancy qui livre la production de l'entreprise Schweitzer. Pendant ce temps là, la Communauté Urbaine du Grand Nancy achète ses sacs plastique en Italie. Cherchez l'erreur, il y a certainement quelque chose à corriger.

Cependant, un autre enjeu majeur était à prendre en considération. Depuis très longtemps la loi a prévu l'interdiction de l'usage des sacs plastique aux caisses des hypermarchés, puis l'interdiction de ces sacs plastique au 1er janvier 2017 pour emballer les fruits et légumes. Malheureusement, le décret d'application était sans cesse retardé, à cause vraisemblablement de la pression des lobbies du plastique.

L'usine Schweitzer appartient au groupe Sphère. Le groupe Sphère était prêt à investir 20 millions d'euros pour acheter des machines permettant de fabriquer du bioplastique à partir de fécule de pomme de terre. C'est un enjeu incroyable, d'abord, parce que notre planète est en train de crever sous un continent sous-marin de déchets plastiques. Ensuite parce que produire du bioplastique engendrera la création de 3000 à 5000 emplois en France. Cela permettra également plus d'activité pour les agriculteurs et comme la fécule de pomme de terre se cultive sur des terres en jachère, il n'y a donc pas de concurrence avec les autres types de culture.

Le groupe Sphère a l'intention de développer cette nouvelle activité en partie sur l'usine Schweitzer de Ludres, mais le groupe refusait de prendre le moindre risque. Il n'était pas question d'investir un centime tant que le décret n'avait pas été signé.

 Or, à plusieurs reprises il a été annoncé que la signature du décret avait été décalée dans le temps : la date de juillet 2016 était finalement arrêtée. Mais cela n'était pas acceptable pour le groupe Sphère, en effet, il lui fallait au moins neuf mois pour commander, installer les machines et pour se préparer à la production de bioplastique. Si le décret avait été signé après le mois de mars, cela ne permettait pas au groupe Sphère d'être opérationnel pour le 1er Janvier 2017. Il risquait donc de perdre les marchés. Je suis intervenu personnellement auprès de Ségolène Royal, Manuel Valls, Emmanuel Macron puis à nouveau auprès de Ségolène Royal. Tous les trois ont été très à l'écoute et réactifs. Il a donc été décidé d'avancer la signature de ce décret au 31 mars prochain, ce que Ségolène Royal m'a confirmé par SMS. Et puis, il y a quelques jours à Marseille, elle a publiquement annoncé la signature de ce décret pour le 31 mars. J'ai reçu quelques messages de la part du directeur de l'usine Schweitzer et de la part du groupe Sphère pour me dire leur satisfaction et leur intention d'engager les dépenses nécessaires à cette belle évolution, pour le développement durable comme pour l'emploi, dès le lendemain de la signature du décret.

Sarkozy est juste gonflé !

 Dans une tribune publiée dans le Figaro, Nicolas Sarkozy se permet de critiquer vigoureusement le fait que "François Hollande ait choisi délibérément le 19 mars, date du cessez le feu qui suivit la signature des accords d'Evian pour commémorer la fin de la Guerre d'Algérie".

 

C'est un déni de démocratie de la part de Nicolas Sarkozy. La reconnaissance du 19 mars 1962 est une demande très majoritaire des Anciens Combattants fédérés en particulier dans la FNACA et cela depuis très longtemps.

 

C'est le 22 janvier 2002 que l'Assemblée Nationale en première lecture votait la reconnaissance du 19 mars.

 

Il a fallu attendre 2012 pour que le Sénat majoritairement à gauche adopte également ce texte. La loi a été promulguée le 6 décembre 2012. C'est donc un choix démocratique voté majoritairement par les deux assemblées, attendu  par de très nombreux Anciens Combattants d'Algérie. Comment Nicolas Sarkozy peut-il s'en émouvoir au nom d'on ne sait quelle rancœur issue des méandres de l'histoire ? Je suis fier de faire partie des députés qui ont interpellé à de nombreuses reprises le Président de la République pour que le 19 mars 1962 soit reconnu pour commémorer la fin de la Guerre d'Algérie.

 

Tomblaine et son maire Job Durupt ont été les premiers en Meurthe-et-Moselle à commémorer cette date et à inaugurer "une allée du 19 mars 1962". François Hollande prononcera samedi un discours devant le mémorial national de la Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie situé au Quai Branly.

 

C'est la première fois qu'un Président de la République commémore le 19 mars. C'est juste du courage.

Voter l’interdiction des néonicotinoïdes pour protéger les abeilles et la biodiversité

            Voter l’interdiction des néonicotinoïdes pour protéger les abeilles et la biodiversité

 

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De plus en plus fréquemment dans le débat public, nous entendons parler des néonicotinoïdes, cette famille de molécules présentes dans des produits phytosanitaires largement utilisés dans l’Union européenne, extrêmement nocives pour les abeilles.

L’année dernière, une étude conjointe de l’INRA[1] et du CNRS[2] a en effet démontré la nocivité de ces substances pour les colonies d’abeilles. Selon une enquête publiée par la Commission européenne en mars 2015, près de 10 % des 2 000 espèces sauvages d'abeilles européennes seraient actuellement menacées d'extinction. Une autre étude, publiée à la Royal Holloway University de Londres, a prouvé la réduction des services de pollinisation assurés par les bourdons et a mesuré, pour la première fois, les conséquences économiques d’une telle réduction.

Ce n’est donc pas d’une, ni même de deux études scientifiques dont nous parlons, car il existe plus de 1 100 études convergentes à l’échelle internationale !

Or, les abeilles sont indispensables à la vie. La pollinisation, que l’usage de ces substances met en péril, est un enjeu fondamental pour l’avenir de l’humanité. On estime en effet que la plupart des plantes que nous mangeons (près de 85 %) en ont besoin pour vivre. Sans abeilles, un grand nombre de fruits et légumes n’existerait plus, et la diversité de notre alimentation serait grandement affectée. 

L’absence d’abeilles est déjà une réalité dans certains endroits du monde comme en Chine, à la Réunion ou encore dans certaines parties des Etats-Unis, où c’est l’homme qui doit se substituer aux abeilles pour polliniser artificiellement les plantes. 

Lors de la COP21, si la crise climatique a été présentée comme le défi majeur pour l’humanité, la perte de la biodiversité représentait ainsi un enjeu tout aussi important : nous assistons à une vague d’extinction d’espèces, notamment de pollinisateurs, qui ne laisse aucun doute sur le plan scientifique.

Avant d’en arriver là, il nous faut prendre les décisions qui s’imposent et interdire strictement et le plus rapidement possible les produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes. Convaincu de cela, je me suis tout de suite joint à l’initiative parlementaire œuvrant pour cette interdiction (par mon vote et en co-signant des amendements) couronnée d’un franc succès en première lecture du Projet de loi Biodiversité à l’Assemblée nationale mais qui avait été supprimée par la droite dès son arrivée au Sénat.

Le texte nous étant revenu par le jeu de la navette parlementaire, je me réjouis que la commission développement durable de l’Assemblée ait réussi à rétablir cette interdiction au 1er janvier 2017, et je plaide pour que ceci ne soit pas remis en cause au moment de l’examen en séance publique cette semaine. Je voterai en ce sens.

Vous pouvez également consulter ma question écrite datant d’avril 2015 dans laquelle j’interpellais déjà le Ministre de l’Agriculture sur la nécessité d’interdire les néonicotinoïdes (QE n°78474, http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-78474QE.htm).  

 

 

Vous noterez que je ne réponds pas aux messages d'interpellation inquisiteurs et agressifs qui encombrent nos réseaux sociaux, mais que j'ai grand plaisir à informer les personnes qui suivent mon travail dans un esprit constructif.

Hervé Féron.


[1] l’Institut national de la recherche agronomique

[2] Centre national de la recherche scientifique

 

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