Agir pour vous et avec vous

Auteur/autrice : adminmtb (Page 1150 de 2109)

On vous avait prévenu, si vous n’étiez pas là, vous avez manqué « la soirée de l’année ». Devant une salle Léo Ferré archi-comble Isabelle Aubret, la grande dame de la chanson française, nous a tout simplement éblouis. Tout simplement, parce qu’elle est tout en simplicité sur scène ou dans la vie, mais quel énorme talent ! En deux parties d’une heure, elle nous emmène dans un tourbillon de chansons toutes plus belles les unes que les autres, les siennes bien sûr, mais aussi celles de ces très grands poètes qu’elle a connus et aimés comme des grands frères. Alors, elle convoque pour nous Aragon, Jean Ferrat ou Jacques Brel

En robe blanche en première partie, elle nous illumine, en robe noire en deuxième partie, elle nous bouleverse. On en a vu plus d’un pleurer dans la salle. On a envie de la rejoindre dans le voyage qui s’offre à nous, de chanter avec elle, mais on se retient pour mieux l’écouter. Son pianiste est virtuose, ses yeux bleus pétillent et lui donnent une force d’interprétation exceptionnelle, ses bras nous disent les mots pour mieux nous embrasser. Sa voix, sa belle voix si jeune et si fraîche est un instrument de musique qu’elle maitrise à la perfection, elle est précise, juste, ciselée, elle vibre. La note est tenue parfaitement, sans artifice, le souffle, la respiration y trouvent leur place pour sans cesse teinter la voix d’une émotion dense.

Et chaque fois, au premières notes des chansons « cultes », que le public reconnaît immédiatement, Isabelle Aubret nous fait chavirer. Elle peut se permettre d’interpréter de grands titres qui paraîtraient si ternes dans la bouche de tant d’autres interprètes, mais elle, elle peut, car elle les porte, merveilleusement, elle les vit, comme si Aragon, Ferrat ou Brel les lui avaient confiés pour qu’elle nous les apporte en offrande encore aujourd’hui.
Alors Isabelle Aubret chante « Nuit et brouillard », « C’est beau la vie », « La source », « La Fanette », « Que la montagne est belle », « Le plat pays », « Potemkine », « Dans le port d’Amsterdam » et 30 chansons plus tard… on ne voit pas le temps passer !
Merci madame Isabelle Aubret, hier soir vous êtes venue à Tomblaine avec Gérard Meys, tout aussi abordable que vous, et pourtant producteur, éditeur de Jacques BrelJean FerratJuliette Gréco (!)
L’Espace Jean Jaurès à Tomblaine vous aura accueillie avec fierté, comme il a accueilli tant de grandes personnalités et votre sourire s’affichera parmi les nombreuses autres photos en noir et blanc sur ses murs. C’est pour cela que ce lieu est devenu mythique, vous y resterez pour toujours présente, nous n’oublierons pas ce moment délicieux passé en votre compagnie.
Le journal local a tort d’ignorer ce qui se passe dans ce lieu. Annoncer en dernière minute cette soirée par une petite photo en avant-dernière page pourrait être une insulte à votre immense carrière, à votre histoire, à ce que vous représentez pour la poésie et dans le patrimoine de la grande chanson française. Ce patrimoine qui accompagne les rêves et les plus beaux combats de l’histoire populaire.
Cette façon de banaliser l’évènement, il y aura peut-être un compte-rendu minimaliste dans 5 ou 6 jours dans ce journal, pourrait bien être aussi une insulte à votre public qui vous aime tant et qui vous le prouve à chacun de vos concerts. Mais non, c’est juste de l’ignorance, ces gens-là sont incultes.
Quant à votre public, dont certains spectateurs s’étaient déplacés hier de Dunkerque, de Strasbourg, de Luxembourg, pour venir à Tomblaine, votre public Isabelle, il vous a salué par une standing ovation pour vous dire qu’il vous aime aussi fort que vous l’aimez. Respect. Merci.

 

On vous avait prévenu, si vous n’étiez pas là, vous avez manqué « la soirée de l’année ». Devant une salle Léo Ferré archi-comble Isabelle Aubret, la grande dame de la chanson française, nous a tout simplement éblouis. Tout simplement, parce qu’elle est tout en simplicité sur scène ou dans la vie, mais quel énorme talent ! En deux parties d’une heure, elle nous emmène dans un tourbillon de chansons toutes plus belles les unes que les autres, les siennes bien sûr, mais aussi celles de ces très grands poètes qu’elle a connus et aimés comme des grands frères. Alors, elle convoque pour nous Aragon, Jean Ferrat ou Jacques Brel

En robe blanche en première partie, elle nous illumine, en robe noire en deuxième partie, elle nous bouleverse. On en a vu plus d’un pleurer dans la salle. On a envie de la rejoindre dans le voyage qui s’offre à nous, de chanter avec elle, mais on se retient pour mieux l’écouter. Son pianiste est virtuose, ses yeux bleus pétillent et lui donnent une force d’interprétation exceptionnelle, ses bras nous disent les mots pour mieux nous embrasser. Sa voix, sa belle voix si jeune et si fraîche est un instrument de musique qu’elle maitrise à la perfection, elle est précise, juste, ciselée, elle vibre. La note est tenue parfaitement, sans artifice, le souffle, la respiration y trouvent leur place pour sans cesse teinter la voix d’une émotion dense.

Et chaque fois, au premières notes des chansons « cultes », que le public reconnaît immédiatement, Isabelle Aubret nous fait chavirer. Elle peut se permettre d’interpréter de grands titres qui paraîtraient si ternes dans la bouche de tant d’autres interprètes, mais elle, elle peut, car elle les porte, merveilleusement, elle les vit, comme si Aragon, Ferrat ou Brel les lui avaient confiés pour qu’elle nous les apporte en offrande encore aujourd’hui.
Alors Isabelle Aubret chante « Nuit et brouillard », « C’est beau la vie », « La source », « La Fanette », « Que la montagne est belle », « Le plat pays », « Potemkine », « Dans le port d’Amsterdam » et 30 chansons plus tard… on ne voit pas le temps passer !
Merci madame Isabelle Aubret, hier soir vous êtes venue à Tomblaine avec Gérard Meys, tout aussi abordable que vous, et pourtant producteur, éditeur de Jacques BrelJean FerratJuliette Gréco (!)
L’Espace Jean Jaurès à Tomblaine vous aura accueillie avec fierté, comme il a accueilli tant de grandes personnalités et votre sourire s’affichera parmi les nombreuses autres photos en noir et blanc sur ses murs. C’est pour cela que ce lieu est devenu mythique, vous y resterez pour toujours présente, nous n’oublierons pas ce moment délicieux passé en votre compagnie.
Le journal local a tort d’ignorer ce qui se passe dans ce lieu. Annoncer en dernière minute cette soirée par une petite photo en avant-dernière page pourrait être une insulte à votre immense carrière, à votre histoire, à ce que vous représentez pour la poésie et dans le patrimoine de la grande chanson française. Ce patrimoine qui accompagne les rêves et les plus beaux combats de l’histoire populaire.
Cette façon de banaliser l’évènement, il y aura peut-être un compte-rendu minimaliste dans 5 ou 6 jours dans ce journal, pourrait bien être aussi une insulte à votre public qui vous aime tant et qui vous le prouve à chacun de vos concerts. Mais non, c’est juste de l’ignorance, ces gens-là sont incultes.
Quant à votre public, dont certains spectateurs s’étaient déplacés hier de Dunkerque, de Strasbourg, de Luxembourg, pour venir à Tomblaine, votre public Isabelle, il vous a salué par une standing ovation pour vous dire qu’il vous aime aussi fort que vous l’aimez. Respect. Merci.

 

Isabelle Aubret, la grande dame de la chanson française.
Ce soir, à 20h30 un grand moment à passer avec Isabelle Aubret. J’assiste actuellement à sa répétition. C’est énorme ! Quel talent ! Quelle émotion !
Vous pouvez encore nous rejoindre, il reste quelques places disponibles.

Isabelle Aubret, la grande dame de la chanson française.
Ce soir, à 20h30 un grand moment à passer avec Isabelle Aubret. J’assiste actuellement à sa répétition. C’est énorme ! Quel talent ! Quelle émotion !
Vous pouvez encore nous rejoindre, il reste quelques places disponibles.

 

Ouvrez votre radio, les premiers mots que vous entendez actuellement sont : « gilets jaunes ». Ils hantent les nuits d’Emmanuel Macron, ils excitent les journalistes qui vendent chaque jour du scoop, ils passionnent les français, qu’ils soient pour ou contre. Mais qui sont donc les gilets jaunes ?Les gilets jaunes ne sont qu’un. C’est à dire qu’ils n’existent qu’à partir du moment où ils se sont réunis. C’est une sorte de coup de communication spontané d’une exceptionnelle intelligence stratégique. 

Les gilets jaunes n’existent que parce qu’ils sont en mouvement, ils sont un mouvement.

 

Le gilet jaune est d’abord un symbole, inventé (bien malgré lui) par Nicolas Sarkozy, il a constitué alors, une sorte de taxe supplémentaire que les français n’ont jamais digérée, comme toutes les autres taxes. Ce gilet jaune représente une espèce de colère rentrée permanente, une colère capitalisée qui devait bien ressortir un jour…

 

Ils étaient invisibles, ils ont vêtu des gilets jaunes, vêtement conçu pour être vu de loin. Ils étaient anonymes, on ne parle plus que d’eux, car ils sont incontournables quand ils se mettent en travers de votre route. Ils étaient divisés, épars, ils ne savaient même pas que les autres existaient. Internet les a réunis et leur permet de communiquer entre eux, de s’organiser, de se mobiliser. Internet outil de communication qui ne fonctionne que sur l’émotion et rarement sur la Raison est une allumette qui met le feu aux poudres. (Et voilà que Macron veut mettre une nouvelle taxe pour l’audiovisuel sur les ordinateurs et sur les téléphones… il n’y a pas de hasard !)

 

Alors voilà une nouvelle force qui s’est ainsi constituée, qui dérange et contrarie le pouvoir en place. Car les gilets jaunes sont très forts. Ce qui fait leur force, c’est leur colère. Quand on est en colère, on parle fort, on agit en conséquence, on a la force de ses convictions, on ne doute pas. Ce qui fait leur force, c’est aussi leur spontanéité qui fait que ce mouvement est libre, indépendant, (aucun parti, aucun syndicat ne peut le museler, comme cela se passe habituellement pour les acteurs de la politique qui n’ont d’autres alternatives que de se plier aux consignes étriquées de leur propre parti). La spontanéité, c’est aussi la justesse des motivations et des revendications. Et puis c’est aussi une vraie intelligence populaire, parce que non polluée par les dogmes politiques. C’est tout ce qui fait que, normalement, un gouvernement qui se veut respectueux des valeurs républicaines devrait les entendre… C’est ce qui fait aussi qu’une grande majorité de français, dont je fais partie, soutient les gilets jaunes.

 

Mais l’originalité de ce mouvement par la spontanéité, en fait aussi hélas sa grande faiblesse, car son absence de structuration permet toutes les infiltrations possibles. Et alors là, c’est opérations portes ouvertes à tous les démagos, les fachos, les bobos,…

Alors s’infiltrent insidieusement l’extrême droite, qui cherche à pousser aux propos et aux actes de l’extrême. Les gilets jaunes ne sont que des citoyens en souffrance, ils sont des proies faciles pour ceux qui tentent de les diviser. Il y aussi les casseurs qui s’infiltrent et qui sont un vrai bonheur pour tous ceux qui combattent (gouvernants, une partie des journalistes,…) les gilets jaunes et qui ne manquent pas de les assimiler… Il y a les blaireaux, les ploucs qui croient qu’il suffit de mettre un gilet jaune pour prendre la parole et dire des imbécilités (racisme, blagues idiotes, insultes,…) qui ne peuvent que salir le mouvement des gilets jaunes…

Il y a tous ces politiques, misérables, ridicules, qui soudain se revendiquent « gilets jaunes » mais qui, à ce petit jeu, ne risquent que de dénaturer et tuer le mouvement. Il y a enfin, les bobos, les artistes qui sentent que cela commence à faire « classe » de se déclarer gilet jaune (quand parfois leur propre image est singulièrement ringardisée)… Mais lorsque je lis qu’un grand syndicat français se déclare anti gilets jaunes, je me dis que là encore on a affaire  à des gens qui tentent péniblement de se refaire une virginité, de se justifier…

 

Bref toutes ces tentatives de récupération ne peuvent que nuire au mouvement. Un mouvement qui me semble pourtant nécessaire, voire salutaire, parce qu’aux motivations justifiées.

 

Soutenez les gilets jaunes, mais ne cherchez pas à les récupérer, vous ne pourrez que leur nuire !

 

Attention ! Ce mouvement est un très grand risque pour le gouvernement, si celui-ci continue à le mépriser ainsi.

D’avril à mai 1775, une vague d’émeutes très violente a frappé la France suite à une hausse des prix des céréales et consécutivement du prix du pain. Cette révolte appelée « la guerre des farines » n’a pu être réglée que par un contrôle du prix du blé et l’intervention violente des troupes du roi.

Cette rupture avec le peuple partait du principe qui « exigeait du roi de veiller à la sécurité de ses sujets et à leur approvisionnement en denrées. »

Alors transposez cette page de l’histoire à notre époque, remplacez le mot « farine » par le mot « essence », remplacez les troupes du roi par les CRS de Macron…

Et souvenez-vous alors que la Guerre des farines de 1775 est considérée par les historiens comme l’évènement prérévolutionnaire et signe avant-coureur de la Révolution Française de 1789.

 

Alors, monsieur Macron, arrêtez de jouer au con ! Arrêtez de méprisez vos pauvres ! Votre intervention télévisée a été lamentable. Vous commencez par un ton de condescendance, un ton mielleux, avant même que vous n’ayez parlé, vous êtes déjà irrespectueux. Les gilets jaunes et le peuple ne veulent pas de votre pitié. Et ensuite, vous expliquez que de toute façon, vous garderez le cap ! Mais quel mépris !

Vous proposez aux représentants des gilets jaunes une rencontre avec votre Premier Ministre qui est le plus mauvais Premier Ministre de toute le 5ème République ! Alors même que vous avez annoncé que vous ne changerez pas le cap, à quoi peut servir cette rencontre ?  De qui vous moquez-vous ?

Et puis, dans le même temps, votre Ministre de la Culture annonce qu’il va créer de nouvelles taxes (taxe pour l’audiovisuel sur les ordinateurs et sur les téléphones), dans le même temps, vous relancez la mise en cause du statut des intermittents du spectacle sur ordre du MEDEF, ignorant que l’industrie culturelle française est une des premières de France en chiffre d’affaire, en activité et en création d’emplois, avant l’industrie automobile ! Savez-vous que la très grande majorité de ces intermittents sont des travailleurs pauvres ? Dans le même temps, vous refusez d’aller rencontrer les maires, représentants du Peuple de France à leur Congrès, alors que vous vous étiez engagé solennellement et publiquement « à y venir chaque année rendre compte de votre mandat » ! Vous êtes donc pris en flagrant délit de mensonges et de tromperie. 

 

Alors, je crois que le mouvement des « gilets jaunes » va enfler, il vous déborde, vous dépasse déjà.

 

Il est aussi la conséquences de la médiocrité de la Gauche. Je parle de la Gauche, car c’est elle qui normalement devrait incarner l’espoir et le progrès social dans ce pays et depuis longtemps, elle a failli à sa tâche. Une partie de la Gauche s’est laissée contaminer par le libéralisme mou, une autre partie tarde à trouver sa crédibilité populaire. La solution serait de retrouver une Gauche réunie, non pas sur un programme commun qui ne viserait qu’à aiguiser les intentions de carrières personnelles, mais sur la base de valeurs communes, et de propositions concrètes qui correspondraient enfin aux aspirations du Peuple de France et à ces souffrances actuelles que seuls les Maires s’emploient à soulager au quotidien. Une Gauche sans les bobos, les penseurs, les surfaits, une Gauche réaliste qui pense le développement économique au service du Peuple et de la Planète.

Car, en l’absence de cette alternative, symbole d’espoir, le Peuple est dans la rue. Et plus il sera dans la rue, plus il désertera les urnes. 

 

Dimanche dernier, une élection législative partielle avait lieu à Evry, pour remplacer à l’Assemblée Manuel Valls. Un autre Manu et un autre exemple de trahison honteuse de la Gauche. Pendant que les gilets jaunes manifestaient leur colère « apolitique », 82% des électeurs se sont abstenus… Résultat, c’est le candidat de la République en Marche qui a gagné et qui ira à l’Assemblée avec plus de 50% des 18% de voix exprimées !

 

La France continue donc à être gérée par un Président mal élu, mal aimé et recordman du plus bas niveau de satisfaction de toute la 5ème République ! Gérée par des Ministres qui ont tous trahi. Gérée par des députés en marche-godillots  qui se terrent… Gérée aussi par des Barons non élus au suffrage direct, Présidents de Métropoles qui spolient les petites Communes…

 

Je pense que l’heure est à la mobilisation.

 

                                Hervé Féron.

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