Agir pour vous et avec vous

Auteur/autrice : adminmtb (Page 1499 de 2113)

Ce matin, Hervé Féron est intervenu en Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation lors de l’audition de M. Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS pour le programme « 13 novembre ». Ce programme de recherche pluridisciplinaire a pour objectif d’étudier la construction et l’évolution de la mémoire individuelle et collective après les attentats. L’historien cherche à comprendre pourquoi et comment « tout le monde se rappelle où il était le 13 novembre ». C’est à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) que pendant 12 ans, 1 000 personnes seront interrogées dans le cadre de ce programme. 

 

***

« Merci Monsieur le Président.

Monsieur Peschanski, cher.e.s collègues,

Nous sommes à la fois heureux et curieux de découvrir votre ambitieux programme, dont l’objet et l’ampleur inédits sont véritablement fascinants. 1000 personnes, interrogées chacune quatre fois en 12 ans, le chantier est immense alors que plus de 2000 heures de vidéos ont déjà été collectées !

Comme vous le dites, « il n’y a pas un Bataclan mais 100 Bataclans, 100 personnes que l’on interviewe » : la mémoire n’est pas la même en fonction des personnes et le champ des « memory studies » qui s’ouvre à nous donne le tournis. Le choix est très novateur de « mettre l’humain au centre » en allant chercher l’information au cœur des émotions, des souvenirs intenses et des cauchemars. Comment transformer ces témoignages en données qui pourront ensuite être analysées par la communauté scientifique ? En d’autres termes, comment passer de l’émotion à la donnée ?

J’ai lu que vous aviez déjà travaillé dans le cadre d’un programme franco-américain il y a une dizaine d’années sur l’importance d’étudier et de tenir compte de l’évolution de la mémoire. Nous pouvons imaginer que c’était dans le cadre du 11 septembre, acte traumatique à l’« effet de sidération maximal » qui fait que chacun de nous se souvient là où il était ce jour. Quelles seront, selon vous, les différences entre le peuple français et le peuple américain dans leur appréhension ces événements traumatiques et leur capacité à se construire une mémoire collective, qui comme vous ne cessez de le rappeler évolue continuellement ?

Vous travaillez à partir de l’émotion, du sentiment, tout en installant votre réflexion dans un temps suffisamment long qui permet d’avoir le recul nécessaire à une analyse apaisée et source de véritables enseignements. Ne croyez-vous pas que les méthodes aujourd’hui pratiquées par certains médias et notamment les chaînes d’information en continu, où l’information circule beaucoup plus vite qu’avant et qui présentent certaines personnes comme des « experts » parfois à la va-vite, peuvent être dangereuses ? Selon vous, les recommandations du CSA relatives à la couverture audiovisuelle d’actes terroristes, rendues publiques fin octobre, seront-elles utiles ? Plus largement, quelles règles pourrions-nous imposer aux médias pour parer à ces dérives et notamment au phénomène de ressassement dont vous dites qu’il peut entretenir la pathologie du syndrome post-traumatique, et donc causer une véritable « maladie de la mémoire » ? 

Je retiens enfin de votre intervention et des informations que j’ai pu rassembler des éléments porteurs d’espoir : un an après les attentats du 13 novembre, on note le « nouveau contrat » passé avec les policiers, la solidarité, le fait que « la société tient le coup » avec même une baisse des actes antisémites et anti-musulmans… Car ce qui se joue est la défense de nos valeurs partagées, avec au premier rang celles de la Révolution française, et qu’une organisation comme l’Etat islamique veut nous faire abandonner. Un programme comme celui que vous menez est une forme d’engagement des scientifiques à leur manière pour défendre ces valeurs citoyennes, et le politique doit également y prendre sa part. 

Pour tout cela, nous vous remercions. »

Ce matin, Hervé Féron est intervenu en Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation lors de l’audition de M. Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS pour le programme « 13 novembre ». Ce programme de recherche pluridisciplinaire a pour objectif d’étudier la construction et l’évolution de la mémoire individuelle et collective après les attentats. L’historien cherche à comprendre pourquoi et comment « tout le monde se rappelle où il était le 13 novembre ». C’est à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) que pendant 12 ans, 1 000 personnes seront interrogées dans le cadre de ce programme. 

 

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« Merci Monsieur le Président.

Monsieur Peschanski, cher.e.s collègues,

Nous sommes à la fois heureux et curieux de découvrir votre ambitieux programme, dont l’objet et l’ampleur inédits sont véritablement fascinants. 1000 personnes, interrogées chacune quatre fois en 12 ans, le chantier est immense alors que plus de 2000 heures de vidéos ont déjà été collectées !

Comme vous le dites, « il n’y a pas un Bataclan mais 100 Bataclans, 100 personnes que l’on interviewe » : la mémoire n’est pas la même en fonction des personnes et le champ des « memory studies » qui s’ouvre à nous donne le tournis. Le choix est très novateur de « mettre l’humain au centre » en allant chercher l’information au cœur des émotions, des souvenirs intenses et des cauchemars. Comment transformer ces témoignages en données qui pourront ensuite être analysées par la communauté scientifique ? En d’autres termes, comment passer de l’émotion à la donnée ?

J’ai lu que vous aviez déjà travaillé dans le cadre d’un programme franco-américain il y a une dizaine d’années sur l’importance d’étudier et de tenir compte de l’évolution de la mémoire. Nous pouvons imaginer que c’était dans le cadre du 11 septembre, acte traumatique à l’« effet de sidération maximal » qui fait que chacun de nous se souvient là où il était ce jour. Quelles seront, selon vous, les différences entre le peuple français et le peuple américain dans leur appréhension ces événements traumatiques et leur capacité à se construire une mémoire collective, qui comme vous ne cessez de le rappeler évolue continuellement ?

Vous travaillez à partir de l’émotion, du sentiment, tout en installant votre réflexion dans un temps suffisamment long qui permet d’avoir le recul nécessaire à une analyse apaisée et source de véritables enseignements. Ne croyez-vous pas que les méthodes aujourd’hui pratiquées par certains médias et notamment les chaînes d’information en continu, où l’information circule beaucoup plus vite qu’avant et qui présentent certaines personnes comme des « experts » parfois à la va-vite, peuvent être dangereuses ? Selon vous, les recommandations du CSA relatives à la couverture audiovisuelle d’actes terroristes, rendues publiques fin octobre, seront-elles utiles ? Plus largement, quelles règles pourrions-nous imposer aux médias pour parer à ces dérives et notamment au phénomène de ressassement dont vous dites qu’il peut entretenir la pathologie du syndrome post-traumatique, et donc causer une véritable « maladie de la mémoire » ? 

Je retiens enfin de votre intervention et des informations que j’ai pu rassembler des éléments porteurs d’espoir : un an après les attentats du 13 novembre, on note le « nouveau contrat » passé avec les policiers, la solidarité, le fait que « la société tient le coup » avec même une baisse des actes antisémites et anti-musulmans… Car ce qui se joue est la défense de nos valeurs partagées, avec au premier rang celles de la Révolution française, et qu’une organisation comme l’Etat islamique veut nous faire abandonner. Un programme comme celui que vous menez est une forme d’engagement des scientifiques à leur manière pour défendre ces valeurs citoyennes, et le politique doit également y prendre sa part. 

Pour tout cela, nous vous remercions. »

Lundi matin, Hervé Féron a rencontré une cinquantaine d’élèves de Terminale au Lycée Jacques Callot, à Vandoeuvre dans sa circonscription. Certains de ces élèves étaient venus visiter l’Assemblée Nationale avec le Député, début octobre. Hervé Féron est revenu sur certains sujets qu’il avait alors évoqués comme le rôle d’un Député, le processus de création de la Loi et le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, les valeurs de la République, … Il a ensuite échangé avec les élèves sur des sujets très variés, les conséquences des élections présidentielles américaines, les conditions de travail des Députés, le stade Marcel Picot à Tomblaine, la Laïcité, …

Lundi matin, Hervé Féron a rencontré une cinquantaine d’élèves de Terminale au Lycée Jacques Callot, à Vandoeuvre dans sa circonscription. Certains de ces élèves étaient venus visiter l’Assemblée Nationale avec le Député, début octobre. Hervé Féron est revenu sur certains sujets qu’il avait alors évoqués comme le rôle d’un Député, le processus de création de la Loi et le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, les valeurs de la République, … Il a ensuite échangé avec les élèves sur des sujets très variés, les conséquences des élections présidentielles américaines, les conditions de travail des Députés, le stade Marcel Picot à Tomblaine, la Laïcité, …

 Une grosse activité comme chaque week-end pour Hervé Féron avec, entre autres :

– Samedi, à 11h30, inauguration de l’exposition proposée par l’UFAL « La Laïcité tout simplement ». Rose Nobile, Présidente de l’UFAL de Nancy agglomération, présentait cette exposition pédagogique et Samuel Farget a passionné l’assistance par ses commentaires. Cette exposition sera visible du samedi 10 au vendredi 16 décembre 2016 à l’Espace Jean Jaurès de Tomblaine, les écoles, collèges et lycées se sont déjà annoncés mais l’exposition est ouverte à tout public.

– Samedi à 16h, Hervé Féron inaugurait le marché équitable « Vet ethic », installé pour le week-end à la salle des fêtes de Tomblaine. Avec les organisateurs, Pascale Didier de « Vet ethic » et les artisans du monde, il a fait le tour de ce marché équitable et solidaire, une expo vente de vêtements, artisanat, bijoux, jeux, décorations de Noël, alimentaire, très achalandée. Des animations pour enfants et pour adultes étaient même prévues. Le Député-Maire, dans sa prise de parole, a dit combien concevoir l’économie autrement, de façon solidaire, « au service de la vie des gens » et non pas l’économie au service de l’économie était aujourd’hui un discours novateur.   

– Samedi à 18h, le Député était sur sa circonscription à Villers-lès-Nancy, en compagnie du Conseiller Départemental de Villers-Laxou, Pierre Baumann, à l’occasion de la fête proposée aux enfants pour la Saint Nicolas, fête très réussie. Comme chaque fois à Villers, le Maire n’avait pas invité le Député mais ce sont les acteurs de la vie associative qui lui avait proposé d’être présent, ce qu’il a fait avec grand plaisir.

En discussion avec ses amis de Villers

 

À Laxou, le Maire n’invite jamais le Député non plus, mais ce n’est pas grave, il vient quand même et là c’était à l’invitation de l’association Saint Genès qui organisait son marché de Noël. Un beau marché de Noël très, très sympathique, accompagné là aussi de Pierre Baumann, Conseiller Départemental de Laxou-Villers, de Christophe Girardot et de quelques autres amis. Le Député a fait le tour des stands et a gouté les huitres délicieuses qui participent à faire la réputation de ce marché de Noël convivial à Laxou.

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