Agir pour vous et avec vous

Auteur/autrice : adminmtb (Page 1597 de 2113)

Un nom a toujours un sens, il n’y a pas de mots par hasard, il ne peut donc pas y avoir de tirage au sort.

La méthode est étonnante : demander à des gens tirés au sort de proposer un nom. Comme s’il y avait refus de prise de responsabilité ? Ou bien comme s’il s’agissait de légitimer un possible mauvais choix à venir…

Et puis après, il sera proposé de faire voter par internet, avec tous les risques de manipulations, d’excentricité, ou d’erreurs, que cela permet…

D’autant plus qu’en ayant déjà verrouillé la proposition par le choix de ces « tirés au sort », on s’empêche quasiment de recevoir une proposition nouvelle et pertinente.
Etrange conception de la démocratie… Manque de sérieux ? Démagogie ? Cela fait un peu sondage de bistrot…

Que cherchent-ils ?  Veulent-ils faire croire qu’ils seraient plus démocrates que tous les autres ?
Quand on connait les méthodes de la Conseillère Régionale qui porte très médiatiquement tout ça, cela prête à sourire.

Trois possibilités s’offrent donc désormais à vous chers internautes : Acalie, Rhin-Champagne et Nouvelle Austrasie !

Il aurait été intéressant a priori de se poser quelques questions : que cherche-t-on ? Faire un coup médiatique, on a compris.

Mais plus sérieusement, par le nom de la nouvelle région on aurait pu intellectuellement viser une cible : définir une identité ? Un territoire ? Un projet ? Une histoire commune ?

Il me semble qu’aucune des trois propositions ne définit de près ou de loin une de ces quatre cibles.

– Acalie : il s’agit d’un néologisme issu, lui-même, d’un acronyme. On est certainement dans le pire en termes d’esthétisme, mais surtout, ça n’évoque rien de ces quatre cibles, sauf à faire une véritable enquête pour en trouver un minimum de sens. Le temps de l’enquête, le voyageur aura changé de région…

– Rhin-Champagne : cela évoque deux parties de deux morceaux de cette Grande Région. Même si on sent bien qu’il y a eu là la volonté de définir un territoire (de l’est à l’ouest), ça reste pauvre, à peu près, morcelé, fracturé. Comment voudriez-vous que les Ardennais ou les Lorrains s’y retrouvent ? C’est d’emblée abandonner l’idée de réunir. Mais la majorité de cette nouvelle région souhaite-t-elle l’équilibre du territoire ? La cohérence ? Ou bien est-on d’emblée engagé dans une lutte de tous les instants, entre les anciennes régions, les plus grandes villes, l’urbain et le rural ? Malheur aux faibles ! Adieu la République Une et Indivisible !

– La Nouvelle Austrasie : c’est passéiste, ça évoque un territoire qui n’est pas celui dont on parle aujourd’hui. Outre la Lorraine, l’Alsace et la Champagne, l’Austrasie des Mérovingiens comprenait aussi la Belgique, la Rhénanie, et la partie septentrionale des actuels Pays-Bas. Pour définir un territoire, même en le qualifiant de nouveau, on a vu mieux et plus  précis !

Et puis, il faut savoir raison garder ! Notre nouvelle grande Région est une réunion, la réunion de trois anciennes régions. Alors que  l’Austrasie était, elle, issue du partage du royaume des Francs, donc d’une division.

L’Austrasie était un royaume chrétien.

Alors que nous sommes toujours dans une République laïque, me semble-t-il ?

Et puis « Austrasie », moi ça me fait penser à « ostracisme » donc à l’exclusion, à l’éviction, au rejet. On parle d’ostracisme social, d’ostracisme religieux, d’ostracisme au travail, par exemple…
ça ne donne pas vraiment envie de devenir « néo-austrasien » !!!

Bref, je trouve que ces trois propositions sont malheureuses. Je redoute que l’une d’entre elles (ou peut-être les trois) n’intéresse la majorité de la nouvelle Grande Région. C’est pourquoi je m’inquiète de la méthode utilisée (très induite) pour interroger les citoyens et des possibilités de manipulation ou d’interprétation des résultats.

Un nom a toujours du sens et ce nom pèsera, comme tout nom, sur notre identité et sur l’histoire commune que nous aurons à construire.

Je suis contre ces trois propositions, mais on peut espérer qu’une proposition plus intéressante émergera suffisamment massivement pour peser dans la décision ?

Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il est déjà entré dans l’usage  d’appeler cette Grande Région « Grand Est ». Je pense que c’est là une proposition plus intéressante. Parce qu’elle est déjà dans l’usage, spontanément, et que je crois dans le bon sens populaire (loin du tirage au sort).

Parce que « Grand Est » évoque une situation géographique, mais aussi un territoire pas restrictif. Et parce que dans l’expression « Grand Est », j’entends une déclaration d’intention, peut-être même le début d’un projet de développement et d’ouverture vers les territoires environnants.

Et si on faisait la Région ensemble ?

Samedi 12 mars, une cinquantaine de volontaires ont répondu à l’appel de Jean-Pierre LAURENCY, 1er Adjoint au Maire délégué au Cadre de Vie, et de Emmanuel ROSINA, Conseiller Municipal, Président de la Commission « Cadre de Vie- Environnement » pour effectuer une opération de nettoyage des îles du Foulon et de l’Encensoir.

Ces deux îles, à Tomblaine, constituent sur 17 hectares un véritable poumon vert et un enjeu écologique de premier ordre pour l’agglomération nancéenne. C’est pourquoi la Commune de Tomblaine s’est battue longtemps et a obtenu leur classement en Espace Naturel Sensible. Avec l’aide du Conseil Départemental, de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et de l’Agence de l’eau, la première étape pour protéger ces deux îles consistait à acquérir le foncier. Aujourd’hui 85 % est en propriété publique.

Mais d’ores et déjà, il faut protéger et se réapproprier ces îles où la faune et la flore sont remarquables.

C’est pourquoi cet appel à une mobilisation citoyenne et volontaire avait été lancé.

Lors de cette opération de nettoyage, près de 4 tonnes de déchets (bouteilles, sacs plastiques, carcasses de voitures etc…) ont été ramassées manuellement.

C’est dire si ces deux îles sont maltraitées par les visiteurs, et parfois même par des artisans voyous qui viennent y déposer leurs déchets !

Acte citoyen et généreux, le nettoyage a été réalisé dans la joie et la bonne humeur sous l’œil attentif d’un couple de cygnes.

Un grand merci à tous les participants !

Samedi 12 mars, une cinquantaine de volontaires ont répondu à l’appel de Jean-Pierre LAURENCY, 1er Adjoint au Maire délégué au Cadre de Vie, et de Emmanuel ROSINA, Conseiller Municipal, Président de la Commission « Cadre de Vie- Environnement » pour effectuer une opération de nettoyage des îles du Foulon et de l’Encensoir.

Ces deux îles, à Tomblaine, constituent sur 17 hectares un véritable poumon vert et un enjeu écologique de premier ordre pour l’agglomération nancéenne. C’est pourquoi la Commune de Tomblaine s’est battue longtemps et a obtenu leur classement en Espace Naturel Sensible. Avec l’aide du Conseil Départemental, de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et de l’Agence de l’eau, la première étape pour protéger ces deux îles consistait à acquérir le foncier. Aujourd’hui 85 % est en propriété publique.

Mais d’ores et déjà, il faut protéger et se réapproprier ces îles où la faune et la flore sont remarquables.

C’est pourquoi cet appel à une mobilisation citoyenne et volontaire avait été lancé.

Lors de cette opération de nettoyage, près de 4 tonnes de déchets (bouteilles, sacs plastiques, carcasses de voitures etc…) ont été ramassées manuellement.

C’est dire si ces deux îles sont maltraitées par les visiteurs, et parfois même par des artisans voyous qui viennent y déposer leurs déchets !

Acte citoyen et généreux, le nettoyage a été réalisé dans la joie et la bonne humeur sous l’œil attentif d’un couple de cygnes.

Un grand merci à tous les participants !

Retrouvez l’intervention d’Hervé Féron en séance publique à l’occasion de l’examen du Projet de loi sur la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias :

 

Intervention sur la Proposition de loi visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias

En séance publique le mardi 8 mars

***

Merci Monsieur le Président / Madame la Présidente.

Madame la Ministre, chers collègues,

 « Volkswagen, l’entreprise de tous les scandales », « Le monde selon Youtube », « Les placards dorés de la République », « La répression made in France », ou encore « Nutella, les tartines de la discorde » ; de tous ces titres, on peut se demander quel est le point commun hormis le fait qu’ils se veulent accrocheurs.

En réalité, ce sont des émissions que vous ne verrez jamais, car elles auraient toutes été refusées par la direction nommée par Vincent Bolloré au dernier comité d’investigation de l’émission vedette de Canal +, « Spécial investigation ».

Si les conflits entre milieux d’affaires et liberté d’expression ont toujours existé, il faut reconnaître que nous assistons depuis quelques années à une vague de concentrations sans précédent dans les médias, le cas de l’homme d’affaires breton n’étant qu’un cas parmi tant d’autres. A juste titre, le législateur a donc décidé de se saisir pour mieux les protéger de ce qui constitue l’un des pans essentiels de notre culture et de notre démocratie, à savoir, le droit d’expression et d’information.   

En effet, sans journalisme et sans journalistes, il n’y a pas de « conversation nationale », car la mission d’informer est essentielle dans le sens où les journalistes participent à la fabrication de l’opinion en passant tous les sujets d’actualité au tamis de l’analyse critique. Un tel discours renvoie peut-être à une vision idyllique de la réalité, mais cela n’en constitue pas moins le cœur de mission originel des journalistes qu’il est toujours bon de rappeler.

Leur rôle est primordial dans une société où la communication se trouve au centre de toutes les stratégies, et où l’évolution technologique incite à privilégier l’immédiateté plutôt que l’analyse distanciée et mesurée nécessaire à la bonne compréhension du monde.

Pas question donc de « demander la permission » pour enquêter, comme Nicolas de Tavernost, patron de M6, l’a laissé entendre l’an dernier[1], sous prétexte de déplaire aux clients, c’est-à-dire aux financeurs, des chaînes de télévision !

A l’heure où un pays comme la Tunisie forme des officiers de la garde nationale au respect et à la protection des journalistes afin de garantir la continuité du processus démocratique, gardons-nous de faire marche arrière en bridant les gardiens de la liberté d’expression de notre pays. Albert Camus disait bien qu’ « un journal, c’est la conscience d’une nation » !

 

Je pense en particulier à la nécessité d’assurer la confidentialité des sources d’information des journalistes, enjeu majeur dans une démocratie où le rôle d’information implique la recherche d’éléments susceptibles d’éclairer le public par des canaux plus ou moins officiels qui constituent ses sources.

Je me réjouis donc que l’amendement porté par mes collègues Michel Pouzol et Marie-George Buffet ait été adopté à l’unanimité en commission des affaires culturelles, et je souhaite que l’issue de notre vote y soit tout aussi favorable en séance.

Une autre avancée sur laquelle j’appelle votre attention est la suspension des aides à la presse pour les entreprises ayant refusé d’informer le public sur l’actionnariat et les organes dirigeants des publications, qui peuvent avoir les incidences que l’on sait sur la ligne éditoriale d’un média et donner lieu à des pressions sur les journalistes. L’amendement de notre groupe institue une véritable sanction financière qui amènera indubitablement les groupes privés à réfléchir à deux fois avant de manquer à leurs obligations en termes de transparence.    

Au sujet de cette Proposition de loi, on peut néanmoins regretter que les « comités d’éthique » prévus à l’article 7 soient exclusivement dédiés aux radios et aux télévisions, ignorant de ce fait la presse écrite et les nouveaux supports électroniques qui transforment radicalement aussi bien les rapports des journalistes à leurs sources que leurs relations avec leurs lecteurs.

Il n’y a pas de raison non plus que les comités d’éthique ne soient pas élargis aux radios et télévisions locales, mais heureusement notre groupe a déposé un amendement en ce sens qui a été adopté en commission.

Bien que beaucoup reste à faire et que des voix s’élèvent pour clamer leur insatisfaction, je pense personnellement que cette Proposition de loi mérite d’être soutenue car elle doit être considérée comme un premier pas vers la promesse de François Hollande de mettre en place un véritable encadrement de la concentration en matière de médias. Ceci pourra notamment passer par la reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle, appelée de leurs vœux par d’importants syndicats de journalistes. 

Pour conclure, je citerai le grand Milan Kundera, qui témoigne dans l’Immortalité du rôle vital des journalistes, rappelant pourquoi il est nécessaire de continuer à les protéger :

« Le pouvoir du journaliste ne se fonde pas sur le droit de poser une question, mais sur celui d’exiger une réponse ». 

Je vous remercie pour votre attention.

***

Retrouvez l’intervention d’Hervé Féron en séance publique à l’occasion de l’examen du Projet de loi sur la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias :

 

Intervention sur la Proposition de loi visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias

En séance publique le mardi 8 mars

***

Merci Monsieur le Président / Madame la Présidente.

Madame la Ministre, chers collègues,

 « Volkswagen, l’entreprise de tous les scandales », « Le monde selon Youtube », « Les placards dorés de la République », « La répression made in France », ou encore « Nutella, les tartines de la discorde » ; de tous ces titres, on peut se demander quel est le point commun hormis le fait qu’ils se veulent accrocheurs.

En réalité, ce sont des émissions que vous ne verrez jamais, car elles auraient toutes été refusées par la direction nommée par Vincent Bolloré au dernier comité d’investigation de l’émission vedette de Canal +, « Spécial investigation ».

Si les conflits entre milieux d’affaires et liberté d’expression ont toujours existé, il faut reconnaître que nous assistons depuis quelques années à une vague de concentrations sans précédent dans les médias, le cas de l’homme d’affaires breton n’étant qu’un cas parmi tant d’autres. A juste titre, le législateur a donc décidé de se saisir pour mieux les protéger de ce qui constitue l’un des pans essentiels de notre culture et de notre démocratie, à savoir, le droit d’expression et d’information.   

En effet, sans journalisme et sans journalistes, il n’y a pas de « conversation nationale », car la mission d’informer est essentielle dans le sens où les journalistes participent à la fabrication de l’opinion en passant tous les sujets d’actualité au tamis de l’analyse critique. Un tel discours renvoie peut-être à une vision idyllique de la réalité, mais cela n’en constitue pas moins le cœur de mission originel des journalistes qu’il est toujours bon de rappeler.

Leur rôle est primordial dans une société où la communication se trouve au centre de toutes les stratégies, et où l’évolution technologique incite à privilégier l’immédiateté plutôt que l’analyse distanciée et mesurée nécessaire à la bonne compréhension du monde.

Pas question donc de « demander la permission » pour enquêter, comme Nicolas de Tavernost, patron de M6, l’a laissé entendre l’an dernier[1], sous prétexte de déplaire aux clients, c’est-à-dire aux financeurs, des chaînes de télévision !

A l’heure où un pays comme la Tunisie forme des officiers de la garde nationale au respect et à la protection des journalistes afin de garantir la continuité du processus démocratique, gardons-nous de faire marche arrière en bridant les gardiens de la liberté d’expression de notre pays. Albert Camus disait bien qu’ « un journal, c’est la conscience d’une nation » !

 

Je pense en particulier à la nécessité d’assurer la confidentialité des sources d’information des journalistes, enjeu majeur dans une démocratie où le rôle d’information implique la recherche d’éléments susceptibles d’éclairer le public par des canaux plus ou moins officiels qui constituent ses sources.

Je me réjouis donc que l’amendement porté par mes collègues Michel Pouzol et Marie-George Buffet ait été adopté à l’unanimité en commission des affaires culturelles, et je souhaite que l’issue de notre vote y soit tout aussi favorable en séance.

Une autre avancée sur laquelle j’appelle votre attention est la suspension des aides à la presse pour les entreprises ayant refusé d’informer le public sur l’actionnariat et les organes dirigeants des publications, qui peuvent avoir les incidences que l’on sait sur la ligne éditoriale d’un média et donner lieu à des pressions sur les journalistes. L’amendement de notre groupe institue une véritable sanction financière qui amènera indubitablement les groupes privés à réfléchir à deux fois avant de manquer à leurs obligations en termes de transparence.    

Au sujet de cette Proposition de loi, on peut néanmoins regretter que les « comités d’éthique » prévus à l’article 7 soient exclusivement dédiés aux radios et aux télévisions, ignorant de ce fait la presse écrite et les nouveaux supports électroniques qui transforment radicalement aussi bien les rapports des journalistes à leurs sources que leurs relations avec leurs lecteurs.

Il n’y a pas de raison non plus que les comités d’éthique ne soient pas élargis aux radios et télévisions locales, mais heureusement notre groupe a déposé un amendement en ce sens qui a été adopté en commission.

Bien que beaucoup reste à faire et que des voix s’élèvent pour clamer leur insatisfaction, je pense personnellement que cette Proposition de loi mérite d’être soutenue car elle doit être considérée comme un premier pas vers la promesse de François Hollande de mettre en place un véritable encadrement de la concentration en matière de médias. Ceci pourra notamment passer par la reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle, appelée de leurs vœux par d’importants syndicats de journalistes. 

Pour conclure, je citerai le grand Milan Kundera, qui témoigne dans l’Immortalité du rôle vital des journalistes, rappelant pourquoi il est nécessaire de continuer à les protéger :

« Le pouvoir du journaliste ne se fonde pas sur le droit de poser une question, mais sur celui d’exiger une réponse ». 

Je vous remercie pour votre attention.

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