Agir pour vous et avec vous

Auteur/autrice : adminmtb (Page 604 de 2112)

Les basketteuses de National 3 de l’ASPTT Nancy-Tomblaine sont allées remporter une belle victoire à Dijon 55 à 69 !!! Les tomblainoises restent dans la course malgré l’avalanche de blessures qu’elles ont connues, bravo !
 
 
Et puis, après avoir gagné leurs trois derniers matches 22 à 0, 11 à 0, puis 4 à 0, les footballeurs du GSATomblaine n’ont gagné que 4 buts à 1, mais c’était contre Laxou deuxième du championnat. Le GSAT continue à caracoller en tête et creuse même les écarts. Là encore bravo Tomblaine !
 
Kesaj Tchavé, c’est l’histoire d’un groupe d’enfants tziganes qui chantent et dansent. Fondé par le musicien Yvan Akimov en 2000, il est encadré par une association rom qui réunit, à travers des activités artistiques, des jeunes des colonies tsiganes de la région des Tatras, en Slovaquie orientale.
Je suis devenu ami avec Yvan Akimov. A l’époque, ces enfants étaient pour la plupart « étiquetés » handicapés mentaux dans leur pays par racisme, pour qu’ils ne puissent pas aller à l’école avec les autres enfants. Ils vivent dans un état de grande précarité. Ceci est une réalité actuelle de l’Europe.
Après notre rencontre, les enfants Kesaj ont fait des tournées dans l’Europe entière, engendrant un enthousiasme extraordinaire, leur joie débordante et communicative mettant le feu à un public pantois ! A l’époque, Hugo F a écrit une chanson qui raconte leur histoire et Nicoletta a même chanté sur
le premier album d’Hugo F, avec lui, sur cette chanson… Les enfants Kesaj ont ensuite joué à l’Olympia à Paris les 29 et 30 novembre2014. Un documentaire de deux heures, relatant cette histoire extraordinaire (même si les enfants et leurs familles sont toujours aussi pauvres…), a été diffusé sur en 2014 sur ARTE, intitulé « les enfants de la fée ». En 2017, une bande dessinée « le paradis des yeux » raconte l’aventure du groupe et de son fondateur.
Après ma remise de médaille de Chevalier des Arts et des Lettres, Yvan Akimov m’a adressé une lettre qui m’a bouleversé. C’est un peu prétentieux de la diffuser, mais j’ai plaisir tout de même à vous la faire partager.
 
 
 
  
Kesaj Tchavé, c’est l’histoire d’un groupe d’enfants tziganes qui chantent et dansent. Fondé par le musicien Yvan Akimov en 2000, il est encadré par une association rom qui réunit, à travers des activités artistiques, des jeunes des colonies tsiganes de la région des Tatras, en Slovaquie orientale.
Je suis devenu ami avec Yvan Akimov. A l’époque, ces enfants étaient pour la plupart « étiquetés » handicapés mentaux dans leur pays par racisme, pour qu’ils ne puissent pas aller à l’école avec les autres enfants. Ils vivent dans un état de grande précarité. Ceci est une réalité actuelle de l’Europe.
Après notre rencontre, les enfants Kesaj ont fait des tournées dans l’Europe entière, engendrant un enthousiasme extraordinaire, leur joie débordante et communicative mettant le feu à un public pantois ! A l’époque, Hugo F a écrit une chanson qui raconte leur histoire et Nicoletta a même chanté sur
le premier album d’Hugo F, avec lui, sur cette chanson… Les enfants Kesaj ont ensuite joué à l’Olympia à Paris les 29 et 30 novembre2014. Un documentaire de deux heures, relatant cette histoire extraordinaire (même si les enfants et leurs familles sont toujours aussi pauvres…), a été diffusé sur en 2014 sur ARTE, intitulé « les enfants de la fée ». En 2017, une bande dessinée « le paradis des yeux » raconte l’aventure du groupe et de son fondateur.
Après ma remise de médaille de Chevalier des Arts et des Lettres, Yvan Akimov m’a adressé une lettre qui m’a bouleversé. C’est un peu prétentieux de la diffuser, mais j’ai plaisir tout de même à vous la faire partager.
 
 
 
  
Cela restera un très beau souvenir… Il y avait du sens et de l’émotion. Parmi les amis présents, mais aussi les amis qui n’avaient pas pu être là, certains m’ont dit qu’ils aimeraient ré-entendre la chanson enregistrée par Hugo F., avec la complicité de Jean-Michel Vaicle au Studio Du Puits. Chanson écrite par Hugo pour la circonstance. C’était une surprise, mais quelle secousse que de découvrir en direct (et en public) une telle chanson, un tel message, de la part de mon fils et de mon vieux copain ! La voici donc…
Et puis, plusieurs personnes m’ont demandé de leur transmettre la fin de mon discours, lorsque je me suis un peu lâché à propos
des mails, des sms et de leur impact sur nos relations aujourd’hui… Voilà donc cet extrait…
Cette médaille n’est pas la marque d’une fin d’histoire, bien au contraire. Aujourd’hui, j’écris de plus en plus et je voudrais
terminer mon propos en m’expliquant auprès de vous à ce sujet…
Avant que de se demander pour qui on écrit, ou même comment on écrit, il faut se poser la question : « pourquoi écrire ? »
J’écris parce que j’éprouve un plaisir intense à choisir les mots, à mieux les connaitre, à les reconnaitre, à triturer les phrases
qui organisent ainsi les mots et leur donnent la justesse et la force… J’aime à tordre, malaxer, torturer ces phrases jusqu’à ce
qu’elles déchirent la banalité du propos usuel, puis à les ciseler, en recherche d’un hypothétique esthétisme.
Je commence à écrire un livre, comme si j’esquissais une lettre à l’intention de quelqu’un de précis, donc de précieux.
Les relations épistolaires ont été supplantées aujourd’hui par les mails rébarbatifs, aux formules tristes et convenues. Un e-mail
ne porte pas l’émotion, ne permet pas la relation, car il sera trop vite classé dans les messages déjà lus et il sera ainsi perdu. Il aura juste servi à participer à la pollution numérique, engendrée par les nouvelles technologies et qui étouffe le monde prétendu moderne :
les émissions de gaz à effet de serre, la pollution chimique, l’érosion de la biodiversité, à quoi s’ajoute la production de déchets électroniques.
Parce que l’e-mail apparaitra parmi des centaines d’autres e-mails reçus et envoyés, il n’en restera que la banalité, puis l’oubli.
L’e-mail devient alors un « tue-l’amour », il ronge de l’intérieur l’humain comme l’intelligence par l’inconsistance, la fragilité, jusqu’à l’obscurité. Il prête à confusion, quand il ignore raffinement et délicatesse, par manque de temps. L’e-mail est fade, inodore et incolore.
Parce qu’il ne nécessite aucun effort à la rédaction, comme à la lecture, ni sur le choix des mots, ni sur la tonalité qu’on leur donne, quand on sait, comme une fatalité, qu’ils ne seront lus que trop vite et qu’ils ne feront jamais vibrer la personne à qui l’on s’adresse.
L’e-mail n’a pas remplacé la lettre manuscrite, tout au plus a-t-il remplacé le crayon, c’est-à-dire qu’il est l’outil pour écrire et transmettre plus vite. En absence de « raison », il fallait un prétexte : plus pratique ? Plus efficace ? Plus rentable ? Mais la vitesse d’exécution n’a jamais permis la qualité, la préciosité, la vibration de l’échange épistolaire…
Quant au sms ! L‘émoticône est une bien triste représentation du sentiment ! On fait des fautes d’orthographe, qui génèrent des fautes
de syntaxe, qui produisent des non-sens ou des absences de sens. Ce qui peut paraitre avoir été un jeu au début est devenu un mode de relation et voilà comment on abrutit le peuple. Sans compter l’arthrose évolutive des pouces, que l’on finira bien par constater un jour comme une dégénérescence sociétale irréversible ! Le dictionnaire définit la rhizarthrose, comme un type d’arthrose, due à des gestes répétitifs, qui affecte l’articulation de la base du pouce, entre le premier métacarpien et le trapèze. Le cartilage s’use alors et laisse deux
os dénudés frotter l’un contre l’autre. Le frottement est la cause d’une douleur qui peut être importante…
Les maux ont donc, par le truchement du sms, remplacé les mots… (mdr !)
Alors que, autres temps, autres mœurs, les poètes du XIXème siècle, de Baudelaire à Verlaine, les peintres de Toulouse-Lautrec à Modigliani, avant que de se saisir de leur plume ou de leur pinceau, trouvaient, eux, l’inspiration dans l’absynthe. A cette époque, on savait vivre ! Alfred de Musset écrivait « Salut, verte liqueur (,…) tu m’as donné l’ivresse et l’oubli de mes maux ! »
Non seulement, on écrivait à la main en prenant le temps, mais on n’avait même pas mal au pouce ! (lol)
Encore merci à tous, j’espère que nous porterons encore ensemble et longtemps de nombreux beaux projets, dont les ingrédients pour que la recette soit savoureuse et délectable, sont humanisme, solidarité, créativité, esthétisme.
« Car de longs et pénibles travaux seront encore nécessaires avant que notre tâche soit achevée ».

Cela restera un très beau souvenir… Il y avait du sens et de l’émotion. Parmi les amis présents, mais aussi les amis qui n’avaient pas pu être là, certains m’ont dit qu’ils aimeraient ré-entendre la chanson enregistrée par Hugo F., avec la complicité de Jean-Michel Vaicle au Studio Du Puits. Chanson écrite par Hugo pour la circonstance. C’était une surprise, mais quelle secousse que de découvrir en direct (et en public) une telle chanson, un tel message, de la part de mon fils et de mon vieux copain ! La voici donc…
Et puis, plusieurs personnes m’ont demandé de leur transmettre la fin de mon discours, lorsque je me suis un peu lâché à propos
des mails, des sms et de leur impact sur nos relations aujourd’hui… Voilà donc cet extrait…
Cette médaille n’est pas la marque d’une fin d’histoire, bien au contraire. Aujourd’hui, j’écris de plus en plus et je voudrais
terminer mon propos en m’expliquant auprès de vous à ce sujet…
Avant que de se demander pour qui on écrit, ou même comment on écrit, il faut se poser la question : « pourquoi écrire ? »
J’écris parce que j’éprouve un plaisir intense à choisir les mots, à mieux les connaitre, à les reconnaitre, à triturer les phrases
qui organisent ainsi les mots et leur donnent la justesse et la force… J’aime à tordre, malaxer, torturer ces phrases jusqu’à ce
qu’elles déchirent la banalité du propos usuel, puis à les ciseler, en recherche d’un hypothétique esthétisme.
Je commence à écrire un livre, comme si j’esquissais une lettre à l’intention de quelqu’un de précis, donc de précieux.
Les relations épistolaires ont été supplantées aujourd’hui par les mails rébarbatifs, aux formules tristes et convenues. Un e-mail
ne porte pas l’émotion, ne permet pas la relation, car il sera trop vite classé dans les messages déjà lus et il sera ainsi perdu. Il aura juste servi à participer à la pollution numérique, engendrée par les nouvelles technologies et qui étouffe le monde prétendu moderne :
les émissions de gaz à effet de serre, la pollution chimique, l’érosion de la biodiversité, à quoi s’ajoute la production de déchets électroniques.
Parce que l’e-mail apparaitra parmi des centaines d’autres e-mails reçus et envoyés, il n’en restera que la banalité, puis l’oubli.
L’e-mail devient alors un « tue-l’amour », il ronge de l’intérieur l’humain comme l’intelligence par l’inconsistance, la fragilité, jusqu’à l’obscurité. Il prête à confusion, quand il ignore raffinement et délicatesse, par manque de temps. L’e-mail est fade, inodore et incolore.
Parce qu’il ne nécessite aucun effort à la rédaction, comme à la lecture, ni sur le choix des mots, ni sur la tonalité qu’on leur donne, quand on sait, comme une fatalité, qu’ils ne seront lus que trop vite et qu’ils ne feront jamais vibrer la personne à qui l’on s’adresse.
L’e-mail n’a pas remplacé la lettre manuscrite, tout au plus a-t-il remplacé le crayon, c’est-à-dire qu’il est l’outil pour écrire et transmettre plus vite. En absence de « raison », il fallait un prétexte : plus pratique ? Plus efficace ? Plus rentable ? Mais la vitesse d’exécution n’a jamais permis la qualité, la préciosité, la vibration de l’échange épistolaire…
Quant au sms ! L‘émoticône est une bien triste représentation du sentiment ! On fait des fautes d’orthographe, qui génèrent des fautes
de syntaxe, qui produisent des non-sens ou des absences de sens. Ce qui peut paraitre avoir été un jeu au début est devenu un mode de relation et voilà comment on abrutit le peuple. Sans compter l’arthrose évolutive des pouces, que l’on finira bien par constater un jour comme une dégénérescence sociétale irréversible ! Le dictionnaire définit la rhizarthrose, comme un type d’arthrose, due à des gestes répétitifs, qui affecte l’articulation de la base du pouce, entre le premier métacarpien et le trapèze. Le cartilage s’use alors et laisse deux
os dénudés frotter l’un contre l’autre. Le frottement est la cause d’une douleur qui peut être importante…
Les maux ont donc, par le truchement du sms, remplacé les mots… (mdr !)
Alors que, autres temps, autres mœurs, les poètes du XIXème siècle, de Baudelaire à Verlaine, les peintres de Toulouse-Lautrec à Modigliani, avant que de se saisir de leur plume ou de leur pinceau, trouvaient, eux, l’inspiration dans l’absynthe. A cette époque, on savait vivre ! Alfred de Musset écrivait « Salut, verte liqueur (,…) tu m’as donné l’ivresse et l’oubli de mes maux ! »
Non seulement, on écrivait à la main en prenant le temps, mais on n’avait même pas mal au pouce ! (lol)
Encore merci à tous, j’espère que nous porterons encore ensemble et longtemps de nombreux beaux projets, dont les ingrédients pour que la recette soit savoureuse et délectable, sont humanisme, solidarité, créativité, esthétisme.
« Car de longs et pénibles travaux seront encore nécessaires avant que notre tâche soit achevée ».

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