Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 103 de 146)

Je regrette que l’Est Républicain ne reprenne que les affirmations de la majorité de la Communauté Urbaine du Grand Nancy sans avoir repris les informations que j’ai données à plusieurs reprises, y compris en Conseil de Communauté. Dans l’édition d’aujourd’hui, un article est ainsi consacré au mécontentement des rippeurs qui craignent la suppression de 30 emplois et la dégradation de leurs conditions de travail déjà difficiles si un avenant au contrat de délégation de service public venait à être appliqué. Le journaliste indique que « d’autres mesures d’économies sont à redouter » en raison des baisses de dotations de l’Etat au Grand Nancy, de l’ordre de 10,3 millions d’euros cette année et de 55,8 millions d’euros en cumulé à l’horizon 2017. La cause est toute trouvée, il n’y a pas besoin de chercher ailleurs, l’Etat est fautif, la Communauté Urbaine blanche comme neige. Mais la réalité est bien différente.

J’avais donc fait la démonstration en Conseil de Communauté Urbaine que la situation financière de la CUGN et les mesures d’économies nécessitées par cet état ne sont pas les résultantes des baisses de dotations de l’Etat mais bien les conséquences de la gestion malheureuse du Grand Nancy depuis de nombreuses années, et notamment de la politique dispendieuse, pour ne pas dire hasardeuse, en matière d’investissement (que l’on pense au tram, au Centre des Congrès ou encore aux nombreux terrains réservés auprès de l’EPFL) qui ont conduit à un niveau d’endettement irraisonné.

Le 13 février dernier, Lors du Débat d’Orientation Budgétaire 2015, j’avais indiqué que le Grand Nancy avait investi en moyenne 154 millions d’euros par an ces 5 dernières années. Entre 2008 et 2013, cela représente 919 millions d’euros, les dépenses d’investissement ont grimpé de 112 à 172 millions d’euros, soit une hausse de 54%. Dès 2013, la Communauté Urbaine n’a plus été en mesure de tenir le rythme puisque les dépenses d’investissement ont baissé de 8,5% par rapport à 2012 quand celles des 16 autres collectivités similaires augmentaient de 3,7%. De même, j’avais relevé qu’entre 2009 et 2013, l’encours de dette de la CUGN avait augmenté de 34% quand cette hausse était limitée à 3,7% en moyenne pour l’ensemble des Communautés Urbaines et métropoles de France.

Le 10 avril 2015 à l’occasion du vote du Budget Primitif 2015, j’avais noté que les recettes avaient augmenté de 21% entre 2008 et 2015 et les charges réelles de 20,3%. Alors que ces résultats ont entraîné une hausse de l’épargne brute de 24,5%, l’encours de dette a continué d’atteindre des sommets, passant de 471,3 à 677 millions d’euros au 31 décembre 2014, soit une hausse de 43,6% ! Fin 2013, l’encours de dette était de 662 millions d’euros. Cet accroissement de l’encours de dette de plus de 2% en un an, entre 2013 et 2014, équivaut à 15 millions d’euros alors que les baisses de dotations de l’Etat pour la Communauté Urbaine s’élèvent à 3 millions d’euros en 2014 et 10,3 millions d’euros en 2015. Ainsi sur 2 ans, les dotations de l’Etat perdues ne suffiraient même pas à combler la hausse de la dette sur un an alors que cette hausse est la plus faible depuis 2010 ! Les faits sont là.

Lorsqu’aujourd’hui, on nous annonce des restrictions sur les voiries qui lèsent en particulier les communes les plus pauvres et les plus mal desservies par les transports en commun ou lorsqu’on nous annonce des diminutions des tournées pour le ramassage des ordures qui épargnent le centre-ville de Nancy, on a l’impression que cette grosse dette, elle aussi, ne sera pas épongée de façon égalitaire.

 

Le Président de la Communauté Urbaine a donné des responsabilités dans son exécutif uniquement aux Maires de Droite et certains d’entre eux utilisent ce pouvoir malheureusement trop souvent pour se faire valoir ou pour régler leurs comptes. Comment expliquer par exemple que le club de basket de Tomblaine appelé ASPTT Nancy-Tomblaine Basket ait demandé pour faire sa journée de fête avec les familles des joueurs le COSEC de Tomblaine qui permet facilement de jouer au basket en intérieur tout en faisant la fête à l’extérieur au mois de juin et qu’on lui ait refusé en lui proposant à la place le gymnase Jacquet à Nancy où les possibilités sont beaucoup plus réduites pour faire la fête en extérieur ? Tout cela quand on sait que ce dimanche, le COSEC de Tomblaine n’était pas utilisé.

Le Vice-Président est Monsieur Pensalfini. Pourquoi traite-t-il les clubs tomblainois de la sorte ? Pourquoi réserve-t-il les terrains annexes dans l’enceinte du stade Marcel Picot, pourtant à Tomblaine, au club de football de Saint-Max et pourquoi les refuse-t-il au GSAT, club de Tomblaine ? Le club de basket ASPTT Nancy-Tomblaine a eu d’excellents résultats cette année en particulier chez les filles. Elles ont gagné tous leurs matches, elles accèdent en Nationale 3, elles ont gagné la Coupe de Lorraine et elles sont championnes. Elles reçoivent actuellement une équipe algérienne, sélection de la région de Saïda, parmi lesquelles 4 joueuses sont membres de l’équipe nationale d’Algérie. C’est une belle activité pour ce club et l’on sent bien que ce dynamisme vient de l’ancrage tomblainois d’où sont issus une grande partie des joueurs et des dirigeants. Leur refuser une infrastructure basée sur Tomblaine sans raison est forcément vécu comme une injustice de plus.

 

Le Président de la Communauté Urbaine a donné des responsabilités dans son exécutif uniquement aux Maires de Droite et certains d’entre eux utilisent ce pouvoir malheureusement trop souvent pour se faire valoir ou pour régler leurs comptes. Comment expliquer par exemple que le club de basket de Tomblaine appelé ASPTT Nancy-Tomblaine Basket ait demandé pour faire sa journée de fête avec les familles des joueurs le COSEC de Tomblaine qui permet facilement de jouer au basket en intérieur tout en faisant la fête à l’extérieur au mois de juin et qu’on lui ait refusé en lui proposant à la place le gymnase Jacquet à Nancy où les possibilités sont beaucoup plus réduites pour faire la fête en extérieur ? Tout cela quand on sait que ce dimanche, le COSEC de Tomblaine n’était pas utilisé.

Le Vice-Président est Monsieur Pensalfini. Pourquoi traite-t-il les clubs tomblainois de la sorte ? Pourquoi réserve-t-il les terrains annexes dans l’enceinte du stade Marcel Picot, pourtant à Tomblaine, au club de football de Saint-Max et pourquoi les refuse-t-il au GSAT, club de Tomblaine ? Le club de basket ASPTT Nancy-Tomblaine a eu d’excellents résultats cette année en particulier chez les filles. Elles ont gagné tous leurs matches, elles accèdent en Nationale 3, elles ont gagné la Coupe de Lorraine et elles sont championnes. Elles reçoivent actuellement une équipe algérienne, sélection de la région de Saïda, parmi lesquelles 4 joueuses sont membres de l’équipe nationale d’Algérie. C’est une belle activité pour ce club et l’on sent bien que ce dynamisme vient de l’ancrage tomblainois d’où sont issus une grande partie des joueurs et des dirigeants. Leur refuser une infrastructure basée sur Tomblaine sans raison est forcément vécu comme une injustice de plus.

 

Cet après-midi lors du Conseil de Communauté Urbaine, Hervé Féron a interrogé le Président du Grand Nancy sur la crainte de plusieurs associations, dont le Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine, qui ont été prévenues de façon informelle que les subventions attribuées au titre de l’accueil des élèves des établissements scolaires de l’agglomération ne seraient pas reconduites.

 

Retranscrit de l’intervention :

Monsieur le Président,

La subvention d’équipement que nous sommes appelés à voter permettra la concrétisation de ce projet ambitieux pour la pratique professionnelle du tennis sur l’agglomération et plus largement dans la Région. Ce soutien au sport de haut niveau est primordial, puisque celui-ci a un impact sur le rayonnement de l’agglomération mais également sur l’attrait de la discipline en question et donc sur le développement de la pratique de loisirs. Cependant, ce lien de dépendance entre sport de haut niveau et sport amateur fonctionne dans les deux sens et le sport non-professionnel, antichambre de l’élite, doit lui-aussi être soutenu.

Plusieurs associations sont aujourd’hui inquiètes de la remise en cause des subventions qui leur étaient jusqu’à présent attribuées par la Communauté Urbaine du Grand Nancy, comme le Canoë-Kayak-Club de Nancy-Tomblaine qui bénéficie d’une dotation au titre de l’accueil régulier de nombreux élèves des établissements scolaires de l’agglomération.

Cette association sportive perçoit depuis plusieurs années 20.000 €, tout comme le club d’aviron, somme lui permettant de faire l’acquisition du matériel spécifique utilisé par le public scolaire et de s’acquitter des charges liées à cette activité comme la rémunération du personnel. Cette participation de la Communauté Urbaine autorise le club à proposer ses prestations sportives aux partenaires à un coût avantageux, favorisant leur accès et la découverte de cette activité par tous et notamment les élèves. Le Golf de Pulnoy se voit, quant à lui, attribuer 100.000 € pour l’accueil des établissements scolaires. Déjà là, ces différences de montant m’interrogent d’autant que les effectifs accueillis sont sans commune mesure. Selon la délibération du 18 octobre 2013 concernant la mise à disposition des bâtiments, c’est quelque « 3.000 élèves qui utilisent régulièrement les installations de canoë-kayak » quand le nombre d’élèves inscrits à l’école de Golf était en baisse en 2012, évalué à 105 jeunes. Toujours en 2012, le Canoë-Kayak Club a accueilli 45.000 scolaires contre seulement 1.700 pour le Golf de Pulnoy. Enfin, le Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine a mis en place 439 séances cette année à destination des usagers des établissements scolaires, ce qui constitue un record. Il serait intéressant de connaître sur quelle base les montants de ces subventions ont été déterminés. Par ailleurs, ces trois clubs bénéficient de la prise en charge des transports depuis les établissements scolaires jusqu’aux lieux de pratique, valorisée à hauteur de 20.000 €.

Or, il semble que certaines associations aient été prévenues de façon informelle du non-renouvellement de ces crédits en 2015 ainsi que de l’arrêt du financement des bus indispensables aux transports des élèves vers les lieux de pratique sportive.

Les conséquences pour le Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine, c’est une perte de 30.000 euros attendus cette année, à savoir le montant de la subvention ainsi que des recettes engendrées par les prestations à destination des élèves pour le premier trimestre de la prochaine année scolaire. En 2016, cette perte pourrait atteindre 45.000 euros !

Les associations peuvent comprendre que la situation financière difficile des collectivités, en particulier de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, ne puisse permettre de revoir à la hausse ou de maintenir en l’état le montant des subventions mais elles ne peuvent accepter une suppression totale alors qu’elles  assurent une véritable mission d’intérêt général et de service public.

J’ajoute que le Contrat de Projets Etat-Région 2007 et 2013 a permis la réalisation de 1,2 M€ de travaux sur le pôle nautique. Il serait regrettable que ces investissements importants pour valoriser le potentiel sportif de la Lorraine et notamment l’aménagement du pôle nautique aient été réalisés en pure perte ou ne bénéficient plus qu’à quelques privilégiés. Enfin, nous reposons la sempiternelle question : quand et où se prennent de telles décisions et qui les prend ?

Je vous remercie.

 

En l’absence de Monsieur Pensalfini, parti voir un match de foot (sic !), c’est Monsieur Werner qui a répondu … à côté de la question. Avec des petites piques aussi agressives que stupides.

Il a fini par nous annoncer ce qu’il qualifie de « bonne nouvelle » : le club de canoë-kayak aura finalement 10.000 € … au lieu de 20.000 € ! Sacrée bonne nouvelle ! Il faut juste rappeler que cela sert au sport scolaire !

Mais à la question « où et quand se prennent ces décisions et surtout qui les prend ? » … il n’a pas répondu ! Il a juste dit que la décision était prise ! Vous avez dit démocratie ?

 

Cet après-midi lors du Conseil de Communauté Urbaine, Hervé Féron a interrogé le Président du Grand Nancy sur la crainte de plusieurs associations, dont le Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine, qui ont été prévenues de façon informelle que les subventions attribuées au titre de l’accueil des élèves des établissements scolaires de l’agglomération ne seraient pas reconduites.

 

Retranscrit de l’intervention :

Monsieur le Président,

La subvention d’équipement que nous sommes appelés à voter permettra la concrétisation de ce projet ambitieux pour la pratique professionnelle du tennis sur l’agglomération et plus largement dans la Région. Ce soutien au sport de haut niveau est primordial, puisque celui-ci a un impact sur le rayonnement de l’agglomération mais également sur l’attrait de la discipline en question et donc sur le développement de la pratique de loisirs. Cependant, ce lien de dépendance entre sport de haut niveau et sport amateur fonctionne dans les deux sens et le sport non-professionnel, antichambre de l’élite, doit lui-aussi être soutenu.

Plusieurs associations sont aujourd’hui inquiètes de la remise en cause des subventions qui leur étaient jusqu’à présent attribuées par la Communauté Urbaine du Grand Nancy, comme le Canoë-Kayak-Club de Nancy-Tomblaine qui bénéficie d’une dotation au titre de l’accueil régulier de nombreux élèves des établissements scolaires de l’agglomération.

Cette association sportive perçoit depuis plusieurs années 20.000 €, tout comme le club d’aviron, somme lui permettant de faire l’acquisition du matériel spécifique utilisé par le public scolaire et de s’acquitter des charges liées à cette activité comme la rémunération du personnel. Cette participation de la Communauté Urbaine autorise le club à proposer ses prestations sportives aux partenaires à un coût avantageux, favorisant leur accès et la découverte de cette activité par tous et notamment les élèves. Le Golf de Pulnoy se voit, quant à lui, attribuer 100.000 € pour l’accueil des établissements scolaires. Déjà là, ces différences de montant m’interrogent d’autant que les effectifs accueillis sont sans commune mesure. Selon la délibération du 18 octobre 2013 concernant la mise à disposition des bâtiments, c’est quelque « 3.000 élèves qui utilisent régulièrement les installations de canoë-kayak » quand le nombre d’élèves inscrits à l’école de Golf était en baisse en 2012, évalué à 105 jeunes. Toujours en 2012, le Canoë-Kayak Club a accueilli 45.000 scolaires contre seulement 1.700 pour le Golf de Pulnoy. Enfin, le Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine a mis en place 439 séances cette année à destination des usagers des établissements scolaires, ce qui constitue un record. Il serait intéressant de connaître sur quelle base les montants de ces subventions ont été déterminés. Par ailleurs, ces trois clubs bénéficient de la prise en charge des transports depuis les établissements scolaires jusqu’aux lieux de pratique, valorisée à hauteur de 20.000 €.

Or, il semble que certaines associations aient été prévenues de façon informelle du non-renouvellement de ces crédits en 2015 ainsi que de l’arrêt du financement des bus indispensables aux transports des élèves vers les lieux de pratique sportive.

Les conséquences pour le Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine, c’est une perte de 30.000 euros attendus cette année, à savoir le montant de la subvention ainsi que des recettes engendrées par les prestations à destination des élèves pour le premier trimestre de la prochaine année scolaire. En 2016, cette perte pourrait atteindre 45.000 euros !

Les associations peuvent comprendre que la situation financière difficile des collectivités, en particulier de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, ne puisse permettre de revoir à la hausse ou de maintenir en l’état le montant des subventions mais elles ne peuvent accepter une suppression totale alors qu’elles  assurent une véritable mission d’intérêt général et de service public.

J’ajoute que le Contrat de Projets Etat-Région 2007 et 2013 a permis la réalisation de 1,2 M€ de travaux sur le pôle nautique. Il serait regrettable que ces investissements importants pour valoriser le potentiel sportif de la Lorraine et notamment l’aménagement du pôle nautique aient été réalisés en pure perte ou ne bénéficient plus qu’à quelques privilégiés. Enfin, nous reposons la sempiternelle question : quand et où se prennent de telles décisions et qui les prend ?

Je vous remercie.

 

En l’absence de Monsieur Pensalfini, parti voir un match de foot (sic !), c’est Monsieur Werner qui a répondu … à côté de la question. Avec des petites piques aussi agressives que stupides.

Il a fini par nous annoncer ce qu’il qualifie de « bonne nouvelle » : le club de canoë-kayak aura finalement 10.000 € … au lieu de 20.000 € ! Sacrée bonne nouvelle ! Il faut juste rappeler que cela sert au sport scolaire !

Mais à la question « où et quand se prennent ces décisions et surtout qui les prend ? » … il n’a pas répondu ! Il a juste dit que la décision était prise ! Vous avez dit démocratie ?

 

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