Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 113 de 146)

Monsieur le Président, chers collègues,

 

J’ai l’honneur au nom du groupe de la Gauche du Grand Nancy d’être candidat à la Présidence du Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy et je vous remercie de bien avoir voulu me donner la parole pour que je puisse expliquer le sens de cette candidature.

Tout d’abord, au nom de mon groupe, je voudrais adresser nos félicitations à toutes les personnes qui ont été élues ou réélues lors de ces élections municipales dans les 20 communes du Grand Nancy. Je voudrais redire combien l’engagement des élus municipaux est noble et courageux et par conséquent respectable. Je souhaite bien évidemment féliciter également l’ensemble des Maires et dire notre amitié aux Maires sortants qui n’ont pas gagné car nous le savons très bien, il est difficile d’exercer les fonctions de Maire, cela demande une passion et un engagement de tous les instants, et la défaite est alors toujours injuste. C’est forcément une épreuve affective et personnelle qu’il nous faut respecter. Il n’y a pas de mauvais Maire. On ne peut résumer une défaite à une mise en cause personnelle du chef de l’exécutif municipal sortant, il y a un contexte, il y a des difficultés, il y a des épreuves et un jour, il y a la sanction qui parfois, à quelques voix près, peut faire basculer une majorité. Je pense qu’il est important ici collectivement de remercier les maires qui ont perdu et de leur témoigner notre solidarité.

Je voudrais aussi, au nom du groupe que je représente, redire la tristesse immense qui fut la nôtre à l’annonce du décès de Michel Dinet, Président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle. Il a été un grand homme politique, un grand tribun d’une exceptionnelle clairvoyance, humaniste, apprécié, aimé de tous, il nous manquera longtemps. Dans beaucoup de nos communes, les drapeaux ont été en berne, le Conseil Municipal a observé une minute de silence, j’ai personnellement demandé au Président de l’Assemblée Nationale qu’un hommage soit rendu ultérieurement à Michel Dinet.

Je serai donc candidat à la Présidence de la Communauté Urbaine du Grand Nancy tout à l’heure alors qu’il n’y aura aucun suspense puisque la majorité est connue et que les électeurs en ont décidé ainsi. Nous ne présenterons pas de candidats aux Vice-Présidences de la Communauté Urbaine pour ne pas alourdir la séance mais en faisant observer qu’il n’a pas été proposé à la minorité que nous représentons de Vice-Présidences à la Communauté Urbaine. Je serai par contre candidat à la Présidence par respect pour tous ces électeurs qui nous ont fait confiance et qui ont permis que nous soyons 27 Conseillers Communautaires aujourd’hui dans un hémicycle qui en compte 76 alors qu’en fin de mandat dernier, nous étions 25 Conseillers Communautaires dans le groupe de Gauche sur 80 Conseillers Communautaires. C’est donc une progression pour notre groupe que j’ai plaisir à faire remarquer. Par les temps qui courent, ces petits plaisirs ne sont pas à bouder.

Par respect pour les électeurs, mais aussi parce que nous leur avons proposé un projet, une autre conception de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, cette candidature à la Présidence est donc une déclaration d’intention, Monsieur le Président. Nous resterons offensifs pour tenter de faire progresser, et l’organisation même de cette Communauté Urbaine, et sur le fond les dossiers dans l’ensemble des compétences qui sont les nôtres. Nous nous emploierons à faire vivre les idées que nous avons portées pour enrichir votre projet, le projet qui est le vôtre, et toujours dans l’intérêt général.

Déclaration d’intention également pour vous dire, Monsieur le Président, que nous souhaitons être constructifs. Vous nous avez proposé une charte de gouvernance du Grand Nancy pour laquelle vous avez jugé nécessaire de sous-titrer « contrat de confiance ». Cela ne va pas sans dire, c’est même peut-être l’axe essentiel. Nous avons toujours pensé lors de cette campagne que pour faire évoluer de façon significative la Communauté Urbaine du Grand Nancy, il fallait transformer radicalement, Monsieur le Président, le mode de gouvernance d’une part, et d’autre part s’attaquer à la nature de la dette. C’est à ces conditions que les évolutions souhaitables pourraient être envisagées dans le contexte particulièrement sombre que vous nous avez décrit.

Là, vous nous proposez une charte de gouvernance. A sa lecture, nous en avons parlé ensemble, nous prenons acte de vos propositions, elles auraient pu nous être beaucoup plus favorables pour permettre plus de participation à la démocratie représentative mais nous nous en satisfaisons. Nous prenons acte d’une nouvelle organisation proposée avec une Conférence des Maires pour laquelle vous indiquez que l’ordre du jour sera arrêté AVEC l’ensemble des Maires, c’est ce que vous nous avez précisé oralement. Nous avons accepté l’idée de participer à cette Conférence des Maires parce que vous avez semblé être d’accord avec nos demandes. La Conférence des Maires ne pourra plus être une instance de simple transmission d’informations, une instance où nous ne pouvons pas élaborer avec vous l’ordre du jour au préalable, une instance où nous aurions des dossiers sur table à étudier, dont certains seraient à l’ordre du jour du Conseil de Communauté quelques heures plus tard. Bref, nous ne voulons pas d’une simple chambre d’enregistrement. Vous nous avez confirmé que cette intention était la vôtre, c’est pourquoi je reviens sur cette idée de « contrat de confiance », nous serons constructifs, nous ne poserons pas d’a priori, nous participerons à cette Conférence des Maires et à l’usage, nous verrons si la définition qui en a été faite au préalable correspond à son fonctionnement.

Mais plus encore, nous demandons par respect pour les élus minoritaires dans cette enceinte que tous les Conseillers Communautaires désignés au suffrage universel, par leur légitimité, puissent véritablement travailler en amont à la construction des décisions dans le cadre d’un mode de fonctionnement rénové des Commissions. Il s’agira de respecter la parole, la légitimité, la représentativité de chacun des 76 Conseillers Communautaires. Notre demande sans laquelle cette Communauté Urbaine ne pourra jamais avoir de destin commun, ne pourra jamais fonctionner dans l’intérêt général, notre demande est que chaque Maire puisse être pilote de toutes les politiques publiques sur le territoire de sa commune. Toutes les politiques publiques, cela signifie bien évidemment aussi celles qui sont de compétences communautaires. D’abord parce que les citoyens ne comprennent pas lorsqu’un Maire leur répond : « le problème que vous posez n’est pas de ma compétence, il est de la compétence de la Communauté Urbaine ». Le Maire doit pouvoir répondre de façon responsable. Tout comme il est le représentant de l’Etat sur sa commune, tout comme il représente sa commune auprès de l’Etat, le Maire doit être cette interface entre les habitants de sa commune et la Communauté Urbaine qu’il soit Maire majoritaire ou minoritaire. C’est d’abord donner du crédit à l’organisation politique en évolution de notre société, c’est aussi redonner de la confiance aux habitants, c’est enfin permettre une bienveillance vis-à-vis de nos concitoyens dans la proximité. Mais il faut bien remarquer aussi qu’il arrive très rarement qu’un domaine de compétence réputé exclusif de la Communauté Urbaine ne croise pas une compétence réputée exclusive ou un pouvoir du Maire. Au-delà de l’accord des communes pour engager une action communautaire sur leur territoire, il faut entendre les demandes des Maires et leur permettre d’animer des dispositifs, des réflexions, des concertations sur leur commune en y associant bien sûr les représentants de la Communauté Urbaine pour permettre de porter ensemble, de façon cohérente et éclairée les politiques publiques dans l’intérêt général.

L’amélioration des conditions de travail dans les Commissions est souhaitable mais également l’amélioration des conditions de travail en Bureau de Communauté et en Conseil de Communauté. C’est pourquoi nous notons avec satisfaction votre proposition de limiter le temps de parole selon des modalités qui seront déterminées dans le cadre de la Conférence des Présidents. Nous aurons ainsi un objectif partagé, parler moins pour parler mieux.

Monsieur le Président, nous participerons activement et de façon constructive aux travaux de l’ensemble des Commissions, du Bureau et du Conseil de Communauté Urbaine parce que c’est le mandat que les électrices et les électeurs nous ont confié. Nous acceptons la proposition que vous nous avez faite d’une Présidence de la Commission des Finances pour laquelle nous proposerons la candidature de Pascal Jacquemin. Mais là encore, cela n’aura du sens que si le Président de la Commission des Finances a accès à toutes les informations et qu’il a toute latitude pour organiser les débats et l’ordre du jour de la Commission des Finances. En résumé, nous retrouvons dans vos propositions un certain nombre d’éléments constitutifs du projet qui est le nôtre et nous nous en réjouissons. Nous serons vigilants pour que dans la forme, la mise en œuvre de votre charte de gouvernance soit conforme à l’esprit que nous souhaitons et que vous avez semblé partager. Nous continuerons à œuvrer pour tenter de vous faire progresser sur tous les sujets dont l’analyse nous sépare, en particulier les équilibres budgétaires, l’urbanisme, le cadre de vie, le développement durable, les transports et tout ce qui concoure à la qualité du vivre-ensemble.

Je vous remercie et parce que Jean Jaurès est notre guide et que nous avons une ambition pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy, je voudrais enfin le citer : « L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création.  »

 

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 35 – 13 mars 2014

VOTEZ MATHIEU KLEIN !

 

J’étais présent hier soir lors du débat organisé par l’Est Républicain et France Bleu, réunissant les têtes de listes pour les municipales à Nancy. La première des choses qui est à remarquer, c’est certainement l’absence d’André Rossinot. On se dit que, soit il continue à être très suffisant et il ne s’abaisse pas à venir avec le petit peuple écouter parler les candidats, soit il ne soutient pas avec enthousiasme Laurent Hénart. Il y a une troisième solution, c’est qu’il ait cette suffisance et qu’il ne soutienne pas avec enthousiasme Laurent Hénart.

L’organisation de ce débat est très intéressante dans sa forme. Il est forcément frustrant d’avoir un temps de parole limité sur autant de sujets mais ce style de débats a le mérite d’exister. Je suis forcément partisan, mais c’est tout de même avec une réelle satisfaction et bien évidemment sans surprise que j’ai trouvé que Mathieu Klein surclassait et de loin tout le monde dans ce débat. Il a le bon ton, il a choisi la bonne méthode, il est toujours en train d’installer la construction de son projet en le présentant de façon très pédagogique et sereine. Il ne cède pas aux tentatives de déstabilisation, il convainc, il avance. On sent qu’il est homme de terrain, on sent que le projet a été mûrement réfléchi. Il est le bon candidat, il est l’homme de la situation. Assez loin derrière lui arrive Laurent Hénart, avec un certain nombre de qualités qu’on lui connaît mais coincé dans le costume qu’il se doit d’endosser, le costume du mauvais bilan du temps d’André Rossinot. Il est très difficile pour lui d’assumer.

Mais surtout, on découvre un Laurent Hénart très énervé, très énervable. On m’avait dit qu’il s’était déjà comporté comme ça à d’autres occasions, mais on le sent véritablement sur la défensive et moins convaincant que Mathieu. Il est trop agressif.

Quant aux autres candidats, j’ai trouvé cela très décevant. Je pense sincèrement que beaucoup d’entre eux sont sur des positions dogmatiques, que leur projet est plus d’être candidat que de devenir éventuellement Maire de Nancy. C’est vraiment dommage pour le débat car ils ne se sont pas sérieusement appropriés les problématiques. Il y a manifestement un manque de travail. Je ne dis pas cela pour le plaisir de polémiquer mais je pense que beaucoup de questions méritaient des réponses plus pertinentes, plus pragmatiques et là, seul Mathieu Klein m’a convaincu.

Je suis également dérangé par le fait qu’on pose beaucoup de questions aux candidats à la Mairie sur des thématiques qui sont de la compétence de la Communauté Urbaine, même si bien évidemment, le Maire de Nancy (et surtout si c’est Mathieu Klein) aura toute sa place dans la discussion, dans la contribution sur chacune de ces thématiques.

Par contre, lorsque je lis la presse d’aujourd’hui, je suis étonné de voir qu’une association « interpelle les candidats à la Mairie de Nancy et par voie de conséquence à la CUGN au sujet de la fracture numérique ». En effet, il est clair que nous ne sommes pas là sur un domaine de compétence municipale mais que c’est une compétence que s’est attribuée la Communauté Urbaine. J’ai trouvé dommage à plusieurs reprises que la presse n’ait pas relayé mes propos au Conseil de Communauté Urbaine. En effet, je suis le seul Conseiller communautaire à être intervenu très longtemps sur ce qu’on appelle les zones d’ombre et les mauvais choix du Grand Nancy en matière d’accès au Très Haut Débit. Rappelez-vous, j’étais également intervenu à l’époque et j’avais été le seul pour dénoncer les conditions scandaleuses de la gestion de la SEM Câble de l’Est, le déficit cumulé et les conditions dans lesquelles la CUGN a stoppé cette aventure en perdant au passage 3,87 millions d’euros. J’ai été le seul à intervenir en Conseil de Communauté sur l’oubli de Tomblaine par le Président Rossinot quant au développement de la fibre optique. A tel point qu’au Conseil de Communauté suivant, c’était en 2012, il a dû remettre à l’ordre du jour une nouvelle délibération pour corriger la précédente (je l’avais menacé par écrit de l’attaquer au Tribunal Administratif pour inégalité de traitement). Aujourd’hui, j’apprécierais que la presse relaie de temps en temps mes prises de position car dans l’article que j’ai publié hier sur ce même blog intitulé « Le courant ne passe pas », il me semble que je donne des réponses assez précises aux questions que se pose cette association, questions qui ne peuvent être posées si on veut être cohérent qu’au futur Président de la Communauté Urbaine. Pour l’instant, je suis le seul à y avoir répondu.

Encore une bonne raison pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 35 – 13 mars 2014

VOTEZ MATHIEU KLEIN !

 

J’étais présent hier soir lors du débat organisé par l’Est Républicain et France Bleu, réunissant les têtes de listes pour les municipales à Nancy. La première des choses qui est à remarquer, c’est certainement l’absence d’André Rossinot. On se dit que, soit il continue à être très suffisant et il ne s’abaisse pas à venir avec le petit peuple écouter parler les candidats, soit il ne soutient pas avec enthousiasme Laurent Hénart. Il y a une troisième solution, c’est qu’il ait cette suffisance et qu’il ne soutienne pas avec enthousiasme Laurent Hénart.

L’organisation de ce débat est très intéressante dans sa forme. Il est forcément frustrant d’avoir un temps de parole limité sur autant de sujets mais ce style de débats a le mérite d’exister. Je suis forcément partisan, mais c’est tout de même avec une réelle satisfaction et bien évidemment sans surprise que j’ai trouvé que Mathieu Klein surclassait et de loin tout le monde dans ce débat. Il a le bon ton, il a choisi la bonne méthode, il est toujours en train d’installer la construction de son projet en le présentant de façon très pédagogique et sereine. Il ne cède pas aux tentatives de déstabilisation, il convainc, il avance. On sent qu’il est homme de terrain, on sent que le projet a été mûrement réfléchi. Il est le bon candidat, il est l’homme de la situation. Assez loin derrière lui arrive Laurent Hénart, avec un certain nombre de qualités qu’on lui connaît mais coincé dans le costume qu’il se doit d’endosser, le costume du mauvais bilan du temps d’André Rossinot. Il est très difficile pour lui d’assumer.

Mais surtout, on découvre un Laurent Hénart très énervé, très énervable. On m’avait dit qu’il s’était déjà comporté comme ça à d’autres occasions, mais on le sent véritablement sur la défensive et moins convaincant que Mathieu. Il est trop agressif.

Quant aux autres candidats, j’ai trouvé cela très décevant. Je pense sincèrement que beaucoup d’entre eux sont sur des positions dogmatiques, que leur projet est plus d’être candidat que de devenir éventuellement Maire de Nancy. C’est vraiment dommage pour le débat car ils ne se sont pas sérieusement appropriés les problématiques. Il y a manifestement un manque de travail. Je ne dis pas cela pour le plaisir de polémiquer mais je pense que beaucoup de questions méritaient des réponses plus pertinentes, plus pragmatiques et là, seul Mathieu Klein m’a convaincu.

Je suis également dérangé par le fait qu’on pose beaucoup de questions aux candidats à la Mairie sur des thématiques qui sont de la compétence de la Communauté Urbaine, même si bien évidemment, le Maire de Nancy (et surtout si c’est Mathieu Klein) aura toute sa place dans la discussion, dans la contribution sur chacune de ces thématiques.

Par contre, lorsque je lis la presse d’aujourd’hui, je suis étonné de voir qu’une association « interpelle les candidats à la Mairie de Nancy et par voie de conséquence à la CUGN au sujet de la fracture numérique ». En effet, il est clair que nous ne sommes pas là sur un domaine de compétence municipale mais que c’est une compétence que s’est attribuée la Communauté Urbaine. J’ai trouvé dommage à plusieurs reprises que la presse n’ait pas relayé mes propos au Conseil de Communauté Urbaine. En effet, je suis le seul Conseiller communautaire à être intervenu très longtemps sur ce qu’on appelle les zones d’ombre et les mauvais choix du Grand Nancy en matière d’accès au Très Haut Débit. Rappelez-vous, j’étais également intervenu à l’époque et j’avais été le seul pour dénoncer les conditions scandaleuses de la gestion de la SEM Câble de l’Est, le déficit cumulé et les conditions dans lesquelles la CUGN a stoppé cette aventure en perdant au passage 3,87 millions d’euros. J’ai été le seul à intervenir en Conseil de Communauté sur l’oubli de Tomblaine par le Président Rossinot quant au développement de la fibre optique. A tel point qu’au Conseil de Communauté suivant, c’était en 2012, il a dû remettre à l’ordre du jour une nouvelle délibération pour corriger la précédente (je l’avais menacé par écrit de l’attaquer au Tribunal Administratif pour inégalité de traitement). Aujourd’hui, j’apprécierais que la presse relaie de temps en temps mes prises de position car dans l’article que j’ai publié hier sur ce même blog intitulé « Le courant ne passe pas », il me semble que je donne des réponses assez précises aux questions que se pose cette association, questions qui ne peuvent être posées si on veut être cohérent qu’au futur Président de la Communauté Urbaine. Pour l’instant, je suis le seul à y avoir répondu.

Encore une bonne raison pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 34 – 12 mars 2014

LE COURANT NE PASSE PAS

 

La CUGN investit depuis 1996 dans la construction d’un Réseau Métropolitain de Télécommunications en fibre optique, visant à développer l’accès Haut Débit sur l’ensemble de l’agglomération. D’abord limité aux administrations locales et aux entreprises, la CUGN a choisi courant 2010 d’étendre son Réseau et de déployer la fibre optique jusqu’à l’intérieur des logements pour les particuliers des 8 communes les moins bien desservies de l’agglomération, à savoir Art-Sur-Meurthe, Fléville-devant-Nancy, Jarville-la-Malgrange, Laneuveville-Devant-Nancy, Maxéville, Saulxures-lès-Nancy, Seichamps et Tomblaine.

On se souvient des difficultés qu’Hervé Féron avait connues pour faire en sorte que Tomblaine soit intégré à ce projet car André Rossinot avait tout simplement oublié la ville de Tomblaine. Il a fallu des interventions acharnées d’Hervé Féron pour que la mauvaise délibération qui avait été prise soit reproposée au Conseil de Communauté suivant en intégrant Tomblaine.

La gestion du RMT est assurée par Tutor, société privée liée à la CUGN par une délégation de service public pour une durée de 8 ans. C’est ainsi elle qui a été chargée de définir les conditions d’accès des Fournisseurs d’Accès Internet au Réseau afin que ceux-ci puissent proposer leurs services au public.

Depuis le 1er octobre dernier, les habitants de quatre des communes précitées sont raccordés au réseau déployé par la CUGN. 9.000 prises FTTH ont été ouvertes à la commercialisation dans les communes de Fléville, Laneuveville, Maxéville et Saulxures. Quatre opérateurs peu connus du grand public se sont positionnés et proposent leurs services. Les Fournisseurs d’Accès Internet nationaux n’ont quant à eux formulé aucune offre à l’heure actuelle.

La raison ? Tutor demande aux opérateurs de débourser 12 euros pour l’utilisation des câbles reliant le particulier au réseau local. Sur un abonnement triple play généralement situé aux alentours des 30 euros, ce montant représente tout de même plus du tiers de l’abonnement facturé aux usagers ! Dès lors, il n’est guère étonnant de voir les FAI nationaux bouder le réseau de la CUGN et compter sur une baisse progressive de ce tarif, une fois le réseau amorti. D’autant plus dans le contexte actuel où la guerre des prix entre les opérateurs semble repartir de plus belle comme le montre l’offre triple play proposée récemment par l’un des Fournisseurs d’Accès Internet à 19,90 euros sur laquelle certains concurrents se sont rapidement alignés en dépit des doutes des analystes quant à la viabilité économique d’une telle initiative. D’autant plus que les opérateurs s’emploient conformément aux orientations nationales contenues dans le plan France Très Haut Débit et en collaboration avec les pouvoirs publics à moderniser leur réseau pour répondre aux nouveaux usages des internautes et étendre l’accès Haut Débit dans les zones difficilement accessibles pour que chaque habitant puisse être raccordé à Internet.

Les conditions imposées par Tutor et indirectement par la CUGN dans le contrat d’affermage nuisent à l’attractivité du réseau communautaire. C’est donc une offre partielle qui est présentée aux habitants concernés. Il ne s’agit pas de critiquer les propositions des quatre opérateurs qui se sont positionnés sur ces communes, ni leur capacité à assurer une qualité de service satisfaisante. Le problème, c’est que la liberté de choix des habitants est dès lors restreinte. En effet, pour bénéficier du Très Haut Débit, ceux-ci devront impérativement changer d’opérateur, entraînant le règlement de frais de résiliation, la perte de certains services dont ils bénéficient avec leur FAI actuel…

Le mécontentement grandissant de ces citoyens laisse également à penser que la Communauté Urbaine pourrait laisser des plumes dans cette affaire si son Réseau était délaissé par les habitants de l’agglomération. Ce serait une nouvelle fois des investissements considérables qui auraient été réalisés avec de l’argent public dépensé en vain. Plus de 13 millions d’euros sont consacrés par la CUGN à la résorption des zones blanches et grises dans l’agglomération, sans compter les travaux déjà entrepris précédemment. S’achemine-t-on vers un nouveau désastre financier ? Rappelons que le réseau était précédemment géré par la SEM Câbles de l’Est qui a enregistré un déficit cumulé de 2,25 millions d’euros entre 2000 et 2004, conduisant la CUGN à stopper cette aventure hasardeuse et perdant au passage 3,87 millions d’euros, correspondant aux fonds investis dans le capital de la SEM.

En 2012, Tutor a reversé près de 853.000 euros à la Communauté Urbaine pour l’exploitation du réseau mais il n’est pas certain que le montant de ces redevances demeure aussi élevé. Le contrat d’affermage prenant fin en février 2015, une procédure de consultation pour la recherche d’un nouvel opérateur a été lancée. Ce serait peut-être l’occasion de rechercher enfin une issue à ces difficultés pour éviter un nouvel écueil de l’agglomération dans le domaine du numérique.

Une bonne raison supplémentaire pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

 

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 34 – 12 mars 2014

LE COURANT NE PASSE PAS

 

La CUGN investit depuis 1996 dans la construction d’un Réseau Métropolitain de Télécommunications en fibre optique, visant à développer l’accès Haut Débit sur l’ensemble de l’agglomération. D’abord limité aux administrations locales et aux entreprises, la CUGN a choisi courant 2010 d’étendre son Réseau et de déployer la fibre optique jusqu’à l’intérieur des logements pour les particuliers des 8 communes les moins bien desservies de l’agglomération, à savoir Art-Sur-Meurthe, Fléville-devant-Nancy, Jarville-la-Malgrange, Laneuveville-Devant-Nancy, Maxéville, Saulxures-lès-Nancy, Seichamps et Tomblaine.

On se souvient des difficultés qu’Hervé Féron avait connues pour faire en sorte que Tomblaine soit intégré à ce projet car André Rossinot avait tout simplement oublié la ville de Tomblaine. Il a fallu des interventions acharnées d’Hervé Féron pour que la mauvaise délibération qui avait été prise soit reproposée au Conseil de Communauté suivant en intégrant Tomblaine.

La gestion du RMT est assurée par Tutor, société privée liée à la CUGN par une délégation de service public pour une durée de 8 ans. C’est ainsi elle qui a été chargée de définir les conditions d’accès des Fournisseurs d’Accès Internet au Réseau afin que ceux-ci puissent proposer leurs services au public.

Depuis le 1er octobre dernier, les habitants de quatre des communes précitées sont raccordés au réseau déployé par la CUGN. 9.000 prises FTTH ont été ouvertes à la commercialisation dans les communes de Fléville, Laneuveville, Maxéville et Saulxures. Quatre opérateurs peu connus du grand public se sont positionnés et proposent leurs services. Les Fournisseurs d’Accès Internet nationaux n’ont quant à eux formulé aucune offre à l’heure actuelle.

La raison ? Tutor demande aux opérateurs de débourser 12 euros pour l’utilisation des câbles reliant le particulier au réseau local. Sur un abonnement triple play généralement situé aux alentours des 30 euros, ce montant représente tout de même plus du tiers de l’abonnement facturé aux usagers ! Dès lors, il n’est guère étonnant de voir les FAI nationaux bouder le réseau de la CUGN et compter sur une baisse progressive de ce tarif, une fois le réseau amorti. D’autant plus dans le contexte actuel où la guerre des prix entre les opérateurs semble repartir de plus belle comme le montre l’offre triple play proposée récemment par l’un des Fournisseurs d’Accès Internet à 19,90 euros sur laquelle certains concurrents se sont rapidement alignés en dépit des doutes des analystes quant à la viabilité économique d’une telle initiative. D’autant plus que les opérateurs s’emploient conformément aux orientations nationales contenues dans le plan France Très Haut Débit et en collaboration avec les pouvoirs publics à moderniser leur réseau pour répondre aux nouveaux usages des internautes et étendre l’accès Haut Débit dans les zones difficilement accessibles pour que chaque habitant puisse être raccordé à Internet.

Les conditions imposées par Tutor et indirectement par la CUGN dans le contrat d’affermage nuisent à l’attractivité du réseau communautaire. C’est donc une offre partielle qui est présentée aux habitants concernés. Il ne s’agit pas de critiquer les propositions des quatre opérateurs qui se sont positionnés sur ces communes, ni leur capacité à assurer une qualité de service satisfaisante. Le problème, c’est que la liberté de choix des habitants est dès lors restreinte. En effet, pour bénéficier du Très Haut Débit, ceux-ci devront impérativement changer d’opérateur, entraînant le règlement de frais de résiliation, la perte de certains services dont ils bénéficient avec leur FAI actuel…

Le mécontentement grandissant de ces citoyens laisse également à penser que la Communauté Urbaine pourrait laisser des plumes dans cette affaire si son Réseau était délaissé par les habitants de l’agglomération. Ce serait une nouvelle fois des investissements considérables qui auraient été réalisés avec de l’argent public dépensé en vain. Plus de 13 millions d’euros sont consacrés par la CUGN à la résorption des zones blanches et grises dans l’agglomération, sans compter les travaux déjà entrepris précédemment. S’achemine-t-on vers un nouveau désastre financier ? Rappelons que le réseau était précédemment géré par la SEM Câbles de l’Est qui a enregistré un déficit cumulé de 2,25 millions d’euros entre 2000 et 2004, conduisant la CUGN à stopper cette aventure hasardeuse et perdant au passage 3,87 millions d’euros, correspondant aux fonds investis dans le capital de la SEM.

En 2012, Tutor a reversé près de 853.000 euros à la Communauté Urbaine pour l’exploitation du réseau mais il n’est pas certain que le montant de ces redevances demeure aussi élevé. Le contrat d’affermage prenant fin en février 2015, une procédure de consultation pour la recherche d’un nouvel opérateur a été lancée. Ce serait peut-être l’occasion de rechercher enfin une issue à ces difficultés pour éviter un nouvel écueil de l’agglomération dans le domaine du numérique.

Une bonne raison supplémentaire pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

 

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