Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 123 de 147)

Monsieur le Président,

 

Il faut faire un petit peu d’histoire pour que chacun puisse comprendre. En 2012, la petite ville de Tomblaine a obtenu un départ d’étape du Tour de France. Cela aurait dû vous réjouir Monsieur le Président, mais cela malheureusement vous a beaucoup énervé. Nous avions candidaté avec la ville de Metz, tout simplement parce que la ville de Tomblaine n’avait pas les moyens d’acheter une étape complète toute seule. Mais aussi parce que, si nous avions proposé à la ville de Nancy de candidater avec nous, il est évident que le maire de Nancy, président de la Communauté Urbaine, désireux de toujours tout régenter, nous aurait empêchés de le faire. De plus, le système Rossinot aurait, par ses moyens de communication, étouffé complètement la valorisation souhaitée de la ville de Tomblaine. Car à ce stade, il faut bien se poser la question : pourquoi Tomblaine souhaite organiser une telle manifestation ? Depuis 30 ans et avant vous vos prédécesseurs, vous avez empêché le développement harmonieux de cette ville. Vous y avez implanté des infrastructures communautaires qui ne rapportent aucune recette à la ville, exceptée la taxe sur les spectacles de l’AS Nancy Lorraine. 58% de la population de Tomblaine est exonérée d’impôts, il y a donc insuffisamment de recettes constatées et la seule solution d’imaginer l’avenir est de rendre Tomblaine attractive, inciter de nouveaux habitants à venir s’y installer pour que les bases d’imposition mathématiquement permettent des recettes plus importantes. C’est en valorisant l’image de la ville par de grands événements tels que le Tour de France et bien d’autres que nous avons donc résisté à la façon dont vous avez traité notre ville depuis si longtemps et que nous avons ainsi investi sur l’avenir et engagé une belle évolution pour Tomblaine.

Ce n’est un secret pour personne, lorsque vous avez appris dans l’Est Républicain que le Tour passerait par Tomblaine en 2012, cela vous a mis dans une colère mémorable, vous, un de vos vice-présidents et un de vos adjoints à Nancy. Il faut se rappeler qu’en 2012, je vous ai écrit le 7 janvier pour vous demander une aide matérielle, des barrières et des containers poubelles. Vous m’avez répondu favorablement le 5 juillet 2012, soit 2 jours seulement avant le départ d’étape de Tomblaine. C’était un moyen mesquin de ne pas nous aider comme nous l’avions souhaité. A l’époque, la Communauté Urbaine dans le cadre des crédits CUCS nous avait alloué une subvention de 4.000 euros pour des activités d’éducation populaire que nous avions menées au cours de l’année, en utilisant cette formidable locomotive qu’est l’étape du Tour de France. Mais cette subvention qui n’a servi qu’à des actions de prévention, sécurité routière à vélo, d’éducation populaire, d’incitation à la citoyenneté, bref tout ce qui concoure à la politique de la ville conformément à ce que doivent être des crédits dans le cadre du CUCS, n’a absolument pas servi à acheter le départ d’étape. Lorsque nous nous sommes rencontrés récemment, vous avez eu l’audace de me dire que l’aide technique que la Communauté Urbaine nous avait apportée à l’époque était évaluée à 20.000 euros. Et bien ça fait cher la barrière ! Personne ne sera dupe, c’est une nouvelle roublardise de votre part pour surévaluer un service que vous nous avez mal rendu. En effet, pour votre information, j’ai demandé à une société privée de me faire un devis pour 2014 et pour la location, le transport, l’installation et le démontage de 1.600 barrières (c’est-à-dire le double de ce que vous nous aviez mis à disposition), le devis se monte à 7.000 euros TTC seulement. Alors que ces barrières que vous nous mettiez à disposition ont été installées par mes services et des bénévoles tomblainois, il faut rappeler que ces barrières, vous les avez en stock pour servir sur l’ensemble du territoire de la Communauté Urbaine en cas de besoin. Je n’ai pas vraiment connaissance du fait que lors des nombreuses manifestations nancéiennes, vous ayez fait évaluer la mise à disposition de personnels, de barrières ou de matériels de façon aussi systématique. Votre très mauvaise volonté est donc ainsi démontrée.

 

 

La fête à Tomblaine en 2012 a été remarquablement réussie. Nous avons su démontrer notre capacité à organiser un tel événement et c’est certainement ce qui nous a valu le renouvellement de la confiance de la direction du Tour de France pour 2014. La ville de Metz était enchantée de ce partenariat avec Tomblaine mais il m’a été expliqué que le maire de Nancy le leur avait beaucoup reproché et que donc, une autre fois, ce ne serait pas possible. J’ai alors proposé au maire de Gérardmer de postuler pour 2017 car je n’avais pas, pour ce qui me concerne, comme but de m’organiser une petite promotion personnelle pour les élections municipales de 2014. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque la direction du Tour de France m’a appelé en août dernier pour me dire textuellement que bien sûr j’avais postulé pour 2017 mais la ville de Nancy postulait pour une étape complète dès 2014 et avec beaucoup d’insistance. A trois reprises, la ville de Nancy aurait demandé à la direction du Tour de France une étape en 2014 et aurait rappelé qu’elle ne souhaitait pas que le Tour de France passe par Tomblaine. C’est difficile à entendre Monsieur le Président et pour cause, il me semble que cela n’est pas digne d’un Président d’une Communauté Urbaine et Humaine. La direction du Tour de France m’a donc proposé de ne donner qu’une arrivée d’étape à Nancy en 2014 mais par contre d’anticiper sur la demande de Tomblaine pour lui donner un départ d’étape dès 2014. Je ne peux que me réjouir de cette nouvelle pour Tomblaine, tout comme je me réjouis que la ville de Nancy ait obtenu une arrivée d’étape.

Là où les choses commencent à se compliquer, c’est lorsque le maire de Nancy me téléphone au mois d’octobre pour me proposer de le rencontrer à la Communauté Urbaine. Je m’en étonne car la Communauté Urbaine n’a rien à voir avec la candidature de la ville de Nancy, jamais cela n’a été communiqué aux conseillers communautaires, jamais ils n’ont été interrogés sur une candidature à laquelle serait associée la Communauté Urbaine. Je me suis donc rendu à ce rendez-vous où j’ai passé, je dois le dire, un sale moment, reçu par vous Monsieur le Président, encadré de votre vice-président Monsieur PENSALFINI et votre directeur général des services. Et là, je dois dire que la discussion a tourné rapidement à une pression que je trouve pitoyable sur le thème : il faut que Tomblaine accepte de signer une convention quadripartite avec ASO, la direction du Tour de France, la Communauté Urbaine du Grand Nancy et la ville de Nancy. Cela impliquant un certain nombre de conséquences en termes de frais de communication pris en charge par la Communauté Urbaine par exemple. Je vous ai répondu tout d’abord que la direction du Tour de France avait choisi de signer une convention avec la ville de Nancy et une autre avec la ville de Tomblaine, et en ce qui concernait Tomblaine au moins, il n’a jamais été question d’une convention tripartite ou quadripartite. Je vous ai dit que je trouvais la manœuvre peu correcte puisque manifestement vous aviez engagé la ville de Nancy sur une dépense et que fort de votre cumul de mandats, vous alliez tenter de faire prendre en charge une grande partie du coût d’achat de cette arrivée d‘étape par la Communauté Urbaine alors que ça n’avait pas du tout été le cas il y a deux ans pour Tomblaine. C’est à ce moment-là que vous m’avez parlé des 4.000 euros dont on a bien compris qu’ils sont hors sujet et des 20.000 euros de mise à disposition de barrières et de containers poubelles dont on a bien compris qu’ils étaient probablement en plaqué or. Je vous ai dit aussi qu’accepter de signer une telle convention, c’était me vendre pieds et poings liés à vous, puisque manifestement maîtrisant la communication, vous alliez complètement étouffer Tomblaine. Je vous ai dit qu’en matière de sports, Monsieur PENSALFINI pendant tout le mandat n’avait eu de cesse que d’écarter la ville de Tomblaine de toutes les manifestations, actions, décisions sur l’entretien des infrastructures, menées par la Communauté Urbaine sur le territoire de cette ville. La discussion est allée assez loin mais j’ai tenu bon et j’ai refusé de signer cette proposition malhonnête. C’est cela qu’il faut retenir, ce n’est pas Tomblaine qui refuse le jeu de l’intercommunalité, c’est l’hyper-président maire de Nancy dans sa volonté de tout diriger qui ne supporte pas que Tomblaine puisse aussi exister.

Il y a eu ensuite des échanges de courriers. Je vous ai informé avoir obtenu une réponse favorable sur une participation du Conseil Régional. Je précise qu’à cette occasion, le Président MASSERET m’a assuré oralement qu’il y aurait également une aide à la ville de Nancy. J’ai par ailleurs sollicité le Conseil Général pour m’aider sur toutes les actions d’éducation populaire que nous mènerons dans le courant de l’année pour de la formation à la citoyenneté, la sensibilisation à la sécurité routière à vélo… Je n’ai pas fléché cette demande de subvention sur le coût d’achat du départ d’étape. Je vous ai donc répondu par courrier que je n’acceptais pas de signer la convention que vous me proposiez de façon un peu plus soft par écrit pour garder toute ma liberté d’action et parce qu’ASO a souhaité signer avec la ville de Tomblaine. Je vous ai écrit que je n’imaginais pas que la CUGN pourrait financer 50% de la part due par la ville de Nancy sans qu’elle ne finance les 50% de la part due par la ville de Tomblaine et j’en concluais que j’acceptais bien volontiers la proposition de solliciter le Conseil de Communauté Urbaine pour une participation à hauteur de 50%. Par la suite, dans la continuité de votre méthode, profitant du passage des commissaires responsables des étapes à Tomblaine et à Nancy, vous avez très tardivement invité la presse à une conférence de presse et une photo, annonçant que vous alliez y associer l’ensemble des maires concernés dans la Communauté Urbaine. C’est une drôle de méthode, vous pensez vraiment que les médias doivent répondre à vos convocations ? Quand vous les faites prévenir par simple coup de téléphone et que dans le même temps, vous faites téléphoner à un fonctionnaire de la Communauté Urbaine pour m’inviter juste à la photo, pas à la conférence de presse (on n’avait l’impression de revivre ce que vous m’avez fait pour le stade Marcel Picot), quand vous confisquez la communication, ainsi, vous vous comportez très mal, Monsieur le Président. Chacun jugera.

 

Sur le podium...

 

Dernier acte : vous m’adressez un courrier pour me proposer une convention et alors là, il faut que les Conseillers communautaires aient vraiment connaissance de ce que vous me proposez car je ne lis pas cela dans votre délibération. Il n’est nullement question d’une somme de 36.000 euros dans le courrier que vous m’avez adressé alors que cette somme est avancée dans le projet de délibération. Par contre dans votre courrier, vous annoncez que vous valorisez d’entrée entre 10.000 et 15.000 euros les avantages en nature. La cote du prêt de barrières à la Communauté Urbaine est à la baisse selon vos dernières estimations mais sérieusement à la hausse si l’on compare aux prestations du privé. Mais surtout, vous exigez en 14 points quasiment que je vous abandonne la maîtrise d’ouvrage de cette manifestation à Tomblaine. Quelques exemples :

– Présenter le Grand Nancy comme partenaire du site d’accueil en l’occurrence la ville de Tomblaine.

– Présenter les attraits touristiques du Grand Nancy aux côtés des attraits de la ville de Tomblaine dans le guide de l’épreuve et sur le site Internet du Tour de France.

– Inscrire le nom et placer le logo du Grand Nancy sur les différents emplacements du site de départ comme l’arche de départ, le podium protocolaire, les écrans le cas échéant, les kakemonos.

– Intégrer le Grand Nancy dans toutes les opérations de communication dans lesquelles sont impliquées les collectivités territoriales.

– Intégrer le logo du Grand Nancy sur tous les supports de communication utilisés.

– Inviter le Grand Nancy sur le podium protocolaire.

– Fournir 50% des accréditations non nominatives permettant d’accéder à l’espace Tour de France.

– Fournir 4 invitations nominatives tous accès.

– Valoriser systématiquement le partenariat avec le Grand Nancy dans toutes les interventions de la ville de Tomblaine pour majorer cet événement (médias, assemblées publiques).

– Inviter les représentants du Grand Nancy à toutes les opérations promotionnelles liées à l’événement et valoriser sa présence. Vous n’avez pas osé marquer que vous me demandez de vous cirer les pompes en plus…

Monsieur le Président, vous vous moquez du monde. Pour ce qui concerne l’invitation de représentants du Grand Nancy, tout d’abord, je ne sais pas qui seront les représentants du Grand Nancy en juillet 2014. Si j’en fais partie, je n’oublierai pas de m’inviter. Mais si cela avait été vous, Monsieur le Président, je n’aurais pas hésité un seul instant à vous inviter cordialement comme je l’ai fait avec insistance il y a deux ans. Malheureusement, vous ne m’avez jamais répondu, je n’ai pas pu vous accueillir et vous êtes arrivé sur le site à l’improviste. Pour ce qui concerne les accréditations et les invitations, à Tomblaine, ça ne se passe pas de la même façon. Nous ne distribuons pas d’invitations pour des notables. Nous avions eu il y a deux ans une quarantaine de bénévoles qui étaient venus de 1 heure à 6 heures du matin pour installer des barrières. Et bien ce sont ces gens-là à qui nous donnons des accréditations. Il est donc hors de question que j’en donne la moitié pour le Grand Nancy. Mais par contre dans un esprit de solidarité, de convivialité, je ne manquerai pas d’inviter dans la mesure de nos moyens et de nos possibilités les collègues des autres communes qui le souhaitent ardemment, après avoir donné la priorité à ces bénévoles. Quant au siglage du Grand Nancy sur nos éléments de communication, je suis prêt à le faire mais je n’accepte aucune dépendance vis-à-vis de vous. Il est hors de question d’accepter vos excès, vos exigences.

Par conséquent, on l’a bien compris, vous essayez de faire payer aux Grands Nancéiens une dépense que vous avez engagée à Nancy sans concerter personne et vous essayez d’empêcher Tomblaine de communiquer sur cet événement qu’elle a su obtenir une deuxième fois. Vous créez l’incident en tentant d’expliquer que vous nous proposez une convention et que nous refusons. Les élus de gauche ne voteront pas cette délibération puisque la ville de Tomblaine n’a pas donné son accord. Nous vous demandons de reporter cette délibération, de négocier une nouvelle convention sur la base de conditions plus respectueuses avec la ville de Tomblaine et à partir du moment où il y aura accord, nous vous demandons de représenter cette délibération lors d’un prochain Conseil de Communauté.

 

La gauche a voté unanimement contre cette délibération. Mais la droite étant majoritaire à la Communauté Urbaine, la délibération a été adoptée. Est-elle légale ? La suite nous le dira…

Le Président de la Communauté Urbaine a indiqué que les négociations se poursuivraient entre la commune de Tomblaine et le vice-président délégué aux Sports. Hervé Féron a précisé qu’il continuerait à discuter avec la Communauté Urbaine mais que son interlocuteur pourrait ne pas être toujours le même…

 

Monsieur le Président,

 

Il faut faire un petit peu d’histoire pour que chacun puisse comprendre. En 2012, la petite ville de Tomblaine a obtenu un départ d’étape du Tour de France. Cela aurait dû vous réjouir Monsieur le Président, mais cela malheureusement vous a beaucoup énervé. Nous avions candidaté avec la ville de Metz, tout simplement parce que la ville de Tomblaine n’avait pas les moyens d’acheter une étape complète toute seule. Mais aussi parce que, si nous avions proposé à la ville de Nancy de candidater avec nous, il est évident que le maire de Nancy, président de la Communauté Urbaine, désireux de toujours tout régenter, nous aurait empêchés de le faire. De plus, le système Rossinot aurait, par ses moyens de communication, étouffé complètement la valorisation souhaitée de la ville de Tomblaine. Car à ce stade, il faut bien se poser la question : pourquoi Tomblaine souhaite organiser une telle manifestation ? Depuis 30 ans et avant vous vos prédécesseurs, vous avez empêché le développement harmonieux de cette ville. Vous y avez implanté des infrastructures communautaires qui ne rapportent aucune recette à la ville, exceptée la taxe sur les spectacles de l’AS Nancy Lorraine. 58% de la population de Tomblaine est exonérée d’impôts, il y a donc insuffisamment de recettes constatées et la seule solution d’imaginer l’avenir est de rendre Tomblaine attractive, inciter de nouveaux habitants à venir s’y installer pour que les bases d’imposition mathématiquement permettent des recettes plus importantes. C’est en valorisant l’image de la ville par de grands événements tels que le Tour de France et bien d’autres que nous avons donc résisté à la façon dont vous avez traité notre ville depuis si longtemps et que nous avons ainsi investi sur l’avenir et engagé une belle évolution pour Tomblaine.

Ce n’est un secret pour personne, lorsque vous avez appris dans l’Est Républicain que le Tour passerait par Tomblaine en 2012, cela vous a mis dans une colère mémorable, vous, un de vos vice-présidents et un de vos adjoints à Nancy. Il faut se rappeler qu’en 2012, je vous ai écrit le 7 janvier pour vous demander une aide matérielle, des barrières et des containers poubelles. Vous m’avez répondu favorablement le 5 juillet 2012, soit 2 jours seulement avant le départ d’étape de Tomblaine. C’était un moyen mesquin de ne pas nous aider comme nous l’avions souhaité. A l’époque, la Communauté Urbaine dans le cadre des crédits CUCS nous avait alloué une subvention de 4.000 euros pour des activités d’éducation populaire que nous avions menées au cours de l’année, en utilisant cette formidable locomotive qu’est l’étape du Tour de France. Mais cette subvention qui n’a servi qu’à des actions de prévention, sécurité routière à vélo, d’éducation populaire, d’incitation à la citoyenneté, bref tout ce qui concoure à la politique de la ville conformément à ce que doivent être des crédits dans le cadre du CUCS, n’a absolument pas servi à acheter le départ d’étape. Lorsque nous nous sommes rencontrés récemment, vous avez eu l’audace de me dire que l’aide technique que la Communauté Urbaine nous avait apportée à l’époque était évaluée à 20.000 euros. Et bien ça fait cher la barrière ! Personne ne sera dupe, c’est une nouvelle roublardise de votre part pour surévaluer un service que vous nous avez mal rendu. En effet, pour votre information, j’ai demandé à une société privée de me faire un devis pour 2014 et pour la location, le transport, l’installation et le démontage de 1.600 barrières (c’est-à-dire le double de ce que vous nous aviez mis à disposition), le devis se monte à 7.000 euros TTC seulement. Alors que ces barrières que vous nous mettiez à disposition ont été installées par mes services et des bénévoles tomblainois, il faut rappeler que ces barrières, vous les avez en stock pour servir sur l’ensemble du territoire de la Communauté Urbaine en cas de besoin. Je n’ai pas vraiment connaissance du fait que lors des nombreuses manifestations nancéiennes, vous ayez fait évaluer la mise à disposition de personnels, de barrières ou de matériels de façon aussi systématique. Votre très mauvaise volonté est donc ainsi démontrée.

 

 

La fête à Tomblaine en 2012 a été remarquablement réussie. Nous avons su démontrer notre capacité à organiser un tel événement et c’est certainement ce qui nous a valu le renouvellement de la confiance de la direction du Tour de France pour 2014. La ville de Metz était enchantée de ce partenariat avec Tomblaine mais il m’a été expliqué que le maire de Nancy le leur avait beaucoup reproché et que donc, une autre fois, ce ne serait pas possible. J’ai alors proposé au maire de Gérardmer de postuler pour 2017 car je n’avais pas, pour ce qui me concerne, comme but de m’organiser une petite promotion personnelle pour les élections municipales de 2014. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque la direction du Tour de France m’a appelé en août dernier pour me dire textuellement que bien sûr j’avais postulé pour 2017 mais la ville de Nancy postulait pour une étape complète dès 2014 et avec beaucoup d’insistance. A trois reprises, la ville de Nancy aurait demandé à la direction du Tour de France une étape en 2014 et aurait rappelé qu’elle ne souhaitait pas que le Tour de France passe par Tomblaine. C’est difficile à entendre Monsieur le Président et pour cause, il me semble que cela n’est pas digne d’un Président d’une Communauté Urbaine et Humaine. La direction du Tour de France m’a donc proposé de ne donner qu’une arrivée d’étape à Nancy en 2014 mais par contre d’anticiper sur la demande de Tomblaine pour lui donner un départ d’étape dès 2014. Je ne peux que me réjouir de cette nouvelle pour Tomblaine, tout comme je me réjouis que la ville de Nancy ait obtenu une arrivée d’étape.

Là où les choses commencent à se compliquer, c’est lorsque le maire de Nancy me téléphone au mois d’octobre pour me proposer de le rencontrer à la Communauté Urbaine. Je m’en étonne car la Communauté Urbaine n’a rien à voir avec la candidature de la ville de Nancy, jamais cela n’a été communiqué aux conseillers communautaires, jamais ils n’ont été interrogés sur une candidature à laquelle serait associée la Communauté Urbaine. Je me suis donc rendu à ce rendez-vous où j’ai passé, je dois le dire, un sale moment, reçu par vous Monsieur le Président, encadré de votre vice-président Monsieur PENSALFINI et votre directeur général des services. Et là, je dois dire que la discussion a tourné rapidement à une pression que je trouve pitoyable sur le thème : il faut que Tomblaine accepte de signer une convention quadripartite avec ASO, la direction du Tour de France, la Communauté Urbaine du Grand Nancy et la ville de Nancy. Cela impliquant un certain nombre de conséquences en termes de frais de communication pris en charge par la Communauté Urbaine par exemple. Je vous ai répondu tout d’abord que la direction du Tour de France avait choisi de signer une convention avec la ville de Nancy et une autre avec la ville de Tomblaine, et en ce qui concernait Tomblaine au moins, il n’a jamais été question d’une convention tripartite ou quadripartite. Je vous ai dit que je trouvais la manœuvre peu correcte puisque manifestement vous aviez engagé la ville de Nancy sur une dépense et que fort de votre cumul de mandats, vous alliez tenter de faire prendre en charge une grande partie du coût d’achat de cette arrivée d‘étape par la Communauté Urbaine alors que ça n’avait pas du tout été le cas il y a deux ans pour Tomblaine. C’est à ce moment-là que vous m’avez parlé des 4.000 euros dont on a bien compris qu’ils sont hors sujet et des 20.000 euros de mise à disposition de barrières et de containers poubelles dont on a bien compris qu’ils étaient probablement en plaqué or. Je vous ai dit aussi qu’accepter de signer une telle convention, c’était me vendre pieds et poings liés à vous, puisque manifestement maîtrisant la communication, vous alliez complètement étouffer Tomblaine. Je vous ai dit qu’en matière de sports, Monsieur PENSALFINI pendant tout le mandat n’avait eu de cesse que d’écarter la ville de Tomblaine de toutes les manifestations, actions, décisions sur l’entretien des infrastructures, menées par la Communauté Urbaine sur le territoire de cette ville. La discussion est allée assez loin mais j’ai tenu bon et j’ai refusé de signer cette proposition malhonnête. C’est cela qu’il faut retenir, ce n’est pas Tomblaine qui refuse le jeu de l’intercommunalité, c’est l’hyper-président maire de Nancy dans sa volonté de tout diriger qui ne supporte pas que Tomblaine puisse aussi exister.

Il y a eu ensuite des échanges de courriers. Je vous ai informé avoir obtenu une réponse favorable sur une participation du Conseil Régional. Je précise qu’à cette occasion, le Président MASSERET m’a assuré oralement qu’il y aurait également une aide à la ville de Nancy. J’ai par ailleurs sollicité le Conseil Général pour m’aider sur toutes les actions d’éducation populaire que nous mènerons dans le courant de l’année pour de la formation à la citoyenneté, la sensibilisation à la sécurité routière à vélo… Je n’ai pas fléché cette demande de subvention sur le coût d’achat du départ d’étape. Je vous ai donc répondu par courrier que je n’acceptais pas de signer la convention que vous me proposiez de façon un peu plus soft par écrit pour garder toute ma liberté d’action et parce qu’ASO a souhaité signer avec la ville de Tomblaine. Je vous ai écrit que je n’imaginais pas que la CUGN pourrait financer 50% de la part due par la ville de Nancy sans qu’elle ne finance les 50% de la part due par la ville de Tomblaine et j’en concluais que j’acceptais bien volontiers la proposition de solliciter le Conseil de Communauté Urbaine pour une participation à hauteur de 50%. Par la suite, dans la continuité de votre méthode, profitant du passage des commissaires responsables des étapes à Tomblaine et à Nancy, vous avez très tardivement invité la presse à une conférence de presse et une photo, annonçant que vous alliez y associer l’ensemble des maires concernés dans la Communauté Urbaine. C’est une drôle de méthode, vous pensez vraiment que les médias doivent répondre à vos convocations ? Quand vous les faites prévenir par simple coup de téléphone et que dans le même temps, vous faites téléphoner à un fonctionnaire de la Communauté Urbaine pour m’inviter juste à la photo, pas à la conférence de presse (on n’avait l’impression de revivre ce que vous m’avez fait pour le stade Marcel Picot), quand vous confisquez la communication, ainsi, vous vous comportez très mal, Monsieur le Président. Chacun jugera.

 

Sur le podium...

 

Dernier acte : vous m’adressez un courrier pour me proposer une convention et alors là, il faut que les Conseillers communautaires aient vraiment connaissance de ce que vous me proposez car je ne lis pas cela dans votre délibération. Il n’est nullement question d’une somme de 36.000 euros dans le courrier que vous m’avez adressé alors que cette somme est avancée dans le projet de délibération. Par contre dans votre courrier, vous annoncez que vous valorisez d’entrée entre 10.000 et 15.000 euros les avantages en nature. La cote du prêt de barrières à la Communauté Urbaine est à la baisse selon vos dernières estimations mais sérieusement à la hausse si l’on compare aux prestations du privé. Mais surtout, vous exigez en 14 points quasiment que je vous abandonne la maîtrise d’ouvrage de cette manifestation à Tomblaine. Quelques exemples :

– Présenter le Grand Nancy comme partenaire du site d’accueil en l’occurrence la ville de Tomblaine.

– Présenter les attraits touristiques du Grand Nancy aux côtés des attraits de la ville de Tomblaine dans le guide de l’épreuve et sur le site Internet du Tour de France.

– Inscrire le nom et placer le logo du Grand Nancy sur les différents emplacements du site de départ comme l’arche de départ, le podium protocolaire, les écrans le cas échéant, les kakemonos.

– Intégrer le Grand Nancy dans toutes les opérations de communication dans lesquelles sont impliquées les collectivités territoriales.

– Intégrer le logo du Grand Nancy sur tous les supports de communication utilisés.

– Inviter le Grand Nancy sur le podium protocolaire.

– Fournir 50% des accréditations non nominatives permettant d’accéder à l’espace Tour de France.

– Fournir 4 invitations nominatives tous accès.

– Valoriser systématiquement le partenariat avec le Grand Nancy dans toutes les interventions de la ville de Tomblaine pour majorer cet événement (médias, assemblées publiques).

– Inviter les représentants du Grand Nancy à toutes les opérations promotionnelles liées à l’événement et valoriser sa présence. Vous n’avez pas osé marquer que vous me demandez de vous cirer les pompes en plus…

Monsieur le Président, vous vous moquez du monde. Pour ce qui concerne l’invitation de représentants du Grand Nancy, tout d’abord, je ne sais pas qui seront les représentants du Grand Nancy en juillet 2014. Si j’en fais partie, je n’oublierai pas de m’inviter. Mais si cela avait été vous, Monsieur le Président, je n’aurais pas hésité un seul instant à vous inviter cordialement comme je l’ai fait avec insistance il y a deux ans. Malheureusement, vous ne m’avez jamais répondu, je n’ai pas pu vous accueillir et vous êtes arrivé sur le site à l’improviste. Pour ce qui concerne les accréditations et les invitations, à Tomblaine, ça ne se passe pas de la même façon. Nous ne distribuons pas d’invitations pour des notables. Nous avions eu il y a deux ans une quarantaine de bénévoles qui étaient venus de 1 heure à 6 heures du matin pour installer des barrières. Et bien ce sont ces gens-là à qui nous donnons des accréditations. Il est donc hors de question que j’en donne la moitié pour le Grand Nancy. Mais par contre dans un esprit de solidarité, de convivialité, je ne manquerai pas d’inviter dans la mesure de nos moyens et de nos possibilités les collègues des autres communes qui le souhaitent ardemment, après avoir donné la priorité à ces bénévoles. Quant au siglage du Grand Nancy sur nos éléments de communication, je suis prêt à le faire mais je n’accepte aucune dépendance vis-à-vis de vous. Il est hors de question d’accepter vos excès, vos exigences.

Par conséquent, on l’a bien compris, vous essayez de faire payer aux Grands Nancéiens une dépense que vous avez engagée à Nancy sans concerter personne et vous essayez d’empêcher Tomblaine de communiquer sur cet événement qu’elle a su obtenir une deuxième fois. Vous créez l’incident en tentant d’expliquer que vous nous proposez une convention et que nous refusons. Les élus de gauche ne voteront pas cette délibération puisque la ville de Tomblaine n’a pas donné son accord. Nous vous demandons de reporter cette délibération, de négocier une nouvelle convention sur la base de conditions plus respectueuses avec la ville de Tomblaine et à partir du moment où il y aura accord, nous vous demandons de représenter cette délibération lors d’un prochain Conseil de Communauté.

 

La gauche a voté unanimement contre cette délibération. Mais la droite étant majoritaire à la Communauté Urbaine, la délibération a été adoptée. Est-elle légale ? La suite nous le dira…

Le Président de la Communauté Urbaine a indiqué que les négociations se poursuivraient entre la commune de Tomblaine et le vice-président délégué aux Sports. Hervé Féron a précisé qu’il continuerait à discuter avec la Communauté Urbaine mais que son interlocuteur pourrait ne pas être toujours le même…

 

Hervé Féron est intervenu cet après-midi dans le cadre du Conseil de Communauté sur la proposition de budget primitif 2014 soumis à l’approbation des élus communautaires. Un budget qui se caractérise une nouvelle fois par la forte hausse de l’endettement.

 

Retranscription de l’intervention :

 

Monsieur le Président,

 

A l’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire lors du dernier Conseil de Communauté, nous vous avions invité à changer les orientations qui ont guidé votre politique tout au long de cette mandature afin de proposer un projet ambitieux pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Rompre avec cette approche dépensière et concentrer les efforts sur de véritables initiatives d’utilité économique et sociale. Nous ne pouvons que constater sans surprise que nous n’avons pas été entendu. Nous allons donc continuer sur cette voie, du moins pour les quelques mois restants, à contre-courant des efforts menés au niveau national pour redresser la situation.

Vous avez emprunté, vous avez dépensé à tout va mais l’absence de vision dont vous avez fait preuve pour le Grand Nancy s’est traduite par des dépenses vaines. Aujourd’hui, l’endettement de la Communauté Urbaine atteint des sommets et la faute est rejetée sur l’Etat dont les dotations seront en baisse les prochaines années, avec un impact estimé à 10,5 millions d’euros pour le Grand Nancy. Avouez qu’on est quand même loin de l’encours de dette actuel : 662 millions d’euros, soit une hausse de 8% en à peine un an.

 

(en millions d’euros)

 

Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin l’explication. Des projets coûteux et à l’efficacité douteuse, tout cela comme toujours aux frais du contribuable. Depuis 2008, les ménages ont été pressés de toute part. Dans la Communauté Urbaine du Grand Nancy, la hausse des taux d’imposition pour les « 3 Vieilles » est de 12%. Ces ressources qui représentaient 41,8% des produits de la fiscalité en 2007 en représentaient plus de 70% en 2011 suite à la réforme de la taxe professionnelle, avec le succès que l’on sait ! Le taux de la taxe d’habitation voté par la Communauté Urbaine est parmi les plus importants de France, si ce n’est le plus haut ! Cette pression est également indirecte et plus discrète. tous les engagmts que vous avez pris auprès de l’EPFL pour réserver des acquisitions n’apparaissent pas de façon lisible, ni dans le cadre du DOB, ni dans le cadre du budget primitif. Ces engagements collossaux répondent à votre souhait de tout maîtriser, de tout décider, quitte par les acquisitions massives que vous avez engagé à empêcher tout projet que vous n’auriez pas vous même décider. Un jour, il faudra bien payer la note

Encore une fois cette année, les dépenses évolueront plus fortement que les recettes, notamment en fonctionnement. Cependant, vous ne pouvez pas vous permettre les mêmes extravagances que ces dernières années, à quelques mois d’échéances cruciales. Les Grands Nancéiens sont déjà écrasés par ces hausses multiples, une pause est nécessaire et elle tombe hasardeusement cette année. La plupart des prestations proposées par la Communauté Urbaine voient leur tarif gelé ou revalorisé à hauteur du niveau de l’inflation. Dans les domaines les plus sensibles, transports, parkings, pour lesquels des refontes tarifaires sont annoncées, vous la jouez plus finement en reconduisant les mêmes grilles et en ne proposant de délibérer que dans le courant de l’année prochaine. Ce sera à la majorité suivante d’en assumer les conséquences.

Dans le même temps, des programmes onéreux sont lancés ou pérennisés. Dès lors, il ne reste plus beaucoup de marges de manœuvre à l’exception de l’emprunt, votre péché mignon. Vous estimez ce besoin à 95 millions d’euros en 2014 afin d’équilibrer les comptes. Avec le remboursement prévu de 51 millions d’euros du capital de prêts antérieurs, l’encours de la dette au 31 décembre 2014 serait porté à 710 millions d’euros ! Si cette tendance se vérifie, sous votre présidence, la dette aura bondi de plus de 70% ! La capacité de désendettement passerait de 7,8 ans à 9,1 ans en 2014 mais je ne suis pas inquiet puisque vous parlez d’ « équilibres solides » dans votre rapport de présentation. Le Grand Nancy est en lice pour le maillot jaune de la dette et, Monsieur le Président, vous semblez être malheureusement celui qui portera dans l’histoire le maillot à pois, le poids de la dette bien sûr.

Vous affirmiez au dernier Conseil de Communauté, je cite, que « l’endettement par habitant n’est pas synonyme de mauvaise gestion. Il y a de l’investissement derrière ! ». Je n’irai pas jusqu’à prétendre que l’ensemble des sommes engagées ont été dilapidées mais reconnaissez, Monsieur le Président, qu’une bonne partie pourrait trouver un meilleur usage, on aurait pu économiser avec une meilleure gestion des dossiers.

 

 Evolution de l'encours de la dette communautaire

(en euros)

 

Pour les transports en commun, gabegie communautaire par excellence, c’est près de 4 millions supplémentaires qui vont venir s’ajouter aux 3,5 millions déjà consentis en juin au délégataire de service public au titre de la contribution forfaitaire annuelle. Sans compter les 2 millions supplémentaires consécutifs aux adaptations du réseau Stan, tout en sachant que cette somme servira à l’acquisition de véhicules pour l’expérimentation des nouveaux parcours. Il n’est ainsi même pas sûr que les modifications arrachées par les élus locaux perdurent. Ce sont les conducteurs dont les conditions d’exercice se sont considérablement dégradées qui seront ravis de ces revirements constants de la Communauté Urbaine, et les Grands Nancéiens qui n’ont pas eu de transport en commun pour la Saint-Nicolas.

La ligne 1 de tram, dont vous avez délibérément choisi de prolonger l’exploitation jusque 2022, coûtera encore la bagatelle de 16 millions d’euros d’ici 2015. Tout le monde connaît pourtant les difficultés de ce matériel et dans d’autres agglomérations comme à Caen où la même technologie devait être employée jusque 2032, les élus communautaires ont eu la sagesse de ramener sa durée de vie à 2018. A Nancy, on continue à débourser pour un système qu’il faudra de toute façon remplacer à terme, que d’argent gaspillé et de temps perdu !

Et que penser d’Agglo 360 ? Quelques centaines de milliers d’euros pour installer de simples panneaux d’indication incitant à contourner l’hyper-centre de Nancy. Et quels itinéraires nous sont proposés ? Soit un contournement sur les autoroutes et voies rapides, les Grands Nancéiens ne vous ont pas attendus pour emprunter ces axes, soit la rue Jeanne d’Arc, le boulevard Lobau et autres routes complètement engorgées. Monsieur le Président, je vois que vous n’empruntez pas souvent ces axes car vous constateriez à quel point la circulation est devenue difficile sur ces voies depuis l’entrée en service du nouveau réseau, même si la gêne est loin de se limiter à ces axes malheureusement. Vous nous vantez le côté écolo de la Communauté Urbaine avec les actions mises en œuvre en matière de développement durable, heureusement qu’il y a ce genre d’initiatives pour compenser tout le carburant utilisé pour s’arrêter et redémarrer tous les 100 mètres.

On pourrait évoquer le budget des piscines, dont les dépenses de fonctionnement ont explosé depuis 2008. Plus de 3 millions d’euros soit une progression de 20,08% ! Je suis conscient de l’augmentation des prix de l’énergie mais là c’est énorme et tout ça juste pour le fonctionnement. De même, le nouveau joyau de l’agglomération, à savoir le Centre des Congrès, qui a coûté 75 millions hors taxe. Cela fait beaucoup, il aurait été possible de faire autant avec moins de moyens même si le résultat aurait été moins étincelant. Et la liste est encore longue…

Tout ce gaspillage nuit au financement de projets dans des domaines cruciaux, en matière de santé, de développement économique, d’emploi, de culture, tout comme il hypothèque les possibilités pour l’avenir. Dans ces conditions, nous ne voyons pas comment nous pourrions voter ce budget qui une fois de plus ne répond pas aux véritables priorités. Je pense que nous saurons faire beaucoup mieux.

 

Il n’y a pas eu de véritable réponse sur le fond de la part de la majorité communautaire.

 

Hervé Féron est intervenu cet après-midi dans le cadre du Conseil de Communauté sur la proposition de budget primitif 2014 soumis à l’approbation des élus communautaires. Un budget qui se caractérise une nouvelle fois par la forte hausse de l’endettement.

 

Retranscription de l’intervention :

 

Monsieur le Président,

 

A l’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire lors du dernier Conseil de Communauté, nous vous avions invité à changer les orientations qui ont guidé votre politique tout au long de cette mandature afin de proposer un projet ambitieux pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Rompre avec cette approche dépensière et concentrer les efforts sur de véritables initiatives d’utilité économique et sociale. Nous ne pouvons que constater sans surprise que nous n’avons pas été entendu. Nous allons donc continuer sur cette voie, du moins pour les quelques mois restants, à contre-courant des efforts menés au niveau national pour redresser la situation.

Vous avez emprunté, vous avez dépensé à tout va mais l’absence de vision dont vous avez fait preuve pour le Grand Nancy s’est traduite par des dépenses vaines. Aujourd’hui, l’endettement de la Communauté Urbaine atteint des sommets et la faute est rejetée sur l’Etat dont les dotations seront en baisse les prochaines années, avec un impact estimé à 10,5 millions d’euros pour le Grand Nancy. Avouez qu’on est quand même loin de l’encours de dette actuel : 662 millions d’euros, soit une hausse de 8% en à peine un an.

 

(en millions d’euros)

 

Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin l’explication. Des projets coûteux et à l’efficacité douteuse, tout cela comme toujours aux frais du contribuable. Depuis 2008, les ménages ont été pressés de toute part. Dans la Communauté Urbaine du Grand Nancy, la hausse des taux d’imposition pour les « 3 Vieilles » est de 12%. Ces ressources qui représentaient 41,8% des produits de la fiscalité en 2007 en représentaient plus de 70% en 2011 suite à la réforme de la taxe professionnelle, avec le succès que l’on sait ! Le taux de la taxe d’habitation voté par la Communauté Urbaine est parmi les plus importants de France, si ce n’est le plus haut ! Cette pression est également indirecte et plus discrète. tous les engagmts que vous avez pris auprès de l’EPFL pour réserver des acquisitions n’apparaissent pas de façon lisible, ni dans le cadre du DOB, ni dans le cadre du budget primitif. Ces engagements collossaux répondent à votre souhait de tout maîtriser, de tout décider, quitte par les acquisitions massives que vous avez engagé à empêcher tout projet que vous n’auriez pas vous même décider. Un jour, il faudra bien payer la note

Encore une fois cette année, les dépenses évolueront plus fortement que les recettes, notamment en fonctionnement. Cependant, vous ne pouvez pas vous permettre les mêmes extravagances que ces dernières années, à quelques mois d’échéances cruciales. Les Grands Nancéiens sont déjà écrasés par ces hausses multiples, une pause est nécessaire et elle tombe hasardeusement cette année. La plupart des prestations proposées par la Communauté Urbaine voient leur tarif gelé ou revalorisé à hauteur du niveau de l’inflation. Dans les domaines les plus sensibles, transports, parkings, pour lesquels des refontes tarifaires sont annoncées, vous la jouez plus finement en reconduisant les mêmes grilles et en ne proposant de délibérer que dans le courant de l’année prochaine. Ce sera à la majorité suivante d’en assumer les conséquences.

Dans le même temps, des programmes onéreux sont lancés ou pérennisés. Dès lors, il ne reste plus beaucoup de marges de manœuvre à l’exception de l’emprunt, votre péché mignon. Vous estimez ce besoin à 95 millions d’euros en 2014 afin d’équilibrer les comptes. Avec le remboursement prévu de 51 millions d’euros du capital de prêts antérieurs, l’encours de la dette au 31 décembre 2014 serait porté à 710 millions d’euros ! Si cette tendance se vérifie, sous votre présidence, la dette aura bondi de plus de 70% ! La capacité de désendettement passerait de 7,8 ans à 9,1 ans en 2014 mais je ne suis pas inquiet puisque vous parlez d’ « équilibres solides » dans votre rapport de présentation. Le Grand Nancy est en lice pour le maillot jaune de la dette et, Monsieur le Président, vous semblez être malheureusement celui qui portera dans l’histoire le maillot à pois, le poids de la dette bien sûr.

Vous affirmiez au dernier Conseil de Communauté, je cite, que « l’endettement par habitant n’est pas synonyme de mauvaise gestion. Il y a de l’investissement derrière ! ». Je n’irai pas jusqu’à prétendre que l’ensemble des sommes engagées ont été dilapidées mais reconnaissez, Monsieur le Président, qu’une bonne partie pourrait trouver un meilleur usage, on aurait pu économiser avec une meilleure gestion des dossiers.

 

 Evolution de l'encours de la dette communautaire

(en euros)

 

Pour les transports en commun, gabegie communautaire par excellence, c’est près de 4 millions supplémentaires qui vont venir s’ajouter aux 3,5 millions déjà consentis en juin au délégataire de service public au titre de la contribution forfaitaire annuelle. Sans compter les 2 millions supplémentaires consécutifs aux adaptations du réseau Stan, tout en sachant que cette somme servira à l’acquisition de véhicules pour l’expérimentation des nouveaux parcours. Il n’est ainsi même pas sûr que les modifications arrachées par les élus locaux perdurent. Ce sont les conducteurs dont les conditions d’exercice se sont considérablement dégradées qui seront ravis de ces revirements constants de la Communauté Urbaine, et les Grands Nancéiens qui n’ont pas eu de transport en commun pour la Saint-Nicolas.

La ligne 1 de tram, dont vous avez délibérément choisi de prolonger l’exploitation jusque 2022, coûtera encore la bagatelle de 16 millions d’euros d’ici 2015. Tout le monde connaît pourtant les difficultés de ce matériel et dans d’autres agglomérations comme à Caen où la même technologie devait être employée jusque 2032, les élus communautaires ont eu la sagesse de ramener sa durée de vie à 2018. A Nancy, on continue à débourser pour un système qu’il faudra de toute façon remplacer à terme, que d’argent gaspillé et de temps perdu !

Et que penser d’Agglo 360 ? Quelques centaines de milliers d’euros pour installer de simples panneaux d’indication incitant à contourner l’hyper-centre de Nancy. Et quels itinéraires nous sont proposés ? Soit un contournement sur les autoroutes et voies rapides, les Grands Nancéiens ne vous ont pas attendus pour emprunter ces axes, soit la rue Jeanne d’Arc, le boulevard Lobau et autres routes complètement engorgées. Monsieur le Président, je vois que vous n’empruntez pas souvent ces axes car vous constateriez à quel point la circulation est devenue difficile sur ces voies depuis l’entrée en service du nouveau réseau, même si la gêne est loin de se limiter à ces axes malheureusement. Vous nous vantez le côté écolo de la Communauté Urbaine avec les actions mises en œuvre en matière de développement durable, heureusement qu’il y a ce genre d’initiatives pour compenser tout le carburant utilisé pour s’arrêter et redémarrer tous les 100 mètres.

On pourrait évoquer le budget des piscines, dont les dépenses de fonctionnement ont explosé depuis 2008. Plus de 3 millions d’euros soit une progression de 20,08% ! Je suis conscient de l’augmentation des prix de l’énergie mais là c’est énorme et tout ça juste pour le fonctionnement. De même, le nouveau joyau de l’agglomération, à savoir le Centre des Congrès, qui a coûté 75 millions hors taxe. Cela fait beaucoup, il aurait été possible de faire autant avec moins de moyens même si le résultat aurait été moins étincelant. Et la liste est encore longue…

Tout ce gaspillage nuit au financement de projets dans des domaines cruciaux, en matière de santé, de développement économique, d’emploi, de culture, tout comme il hypothèque les possibilités pour l’avenir. Dans ces conditions, nous ne voyons pas comment nous pourrions voter ce budget qui une fois de plus ne répond pas aux véritables priorités. Je pense que nous saurons faire beaucoup mieux.

 

Il n’y a pas eu de véritable réponse sur le fond de la part de la majorité communautaire.

 

Il faut que la population sache comment elle est traitée. Il faut qu’elle sache comment se passe les conseils de Communauté Urbaine du Grand Nancy, ce que vous ne lirez jamais dans l’Est Républicain, trop complaisant en la matière.

Le Conseil de Communauté du vendredi 29 novembre s’est déroulé de la façon suivante. A 14h, bureau de Communauté Urbaine, on est donc en comité restreint pour passer à la chaîne et à la va-vite des dossiers pour lesquels il a été décidé qu’il n’est pas souhaitable que les 80 conseillers communautaires participent à la décision. Puis, on enchaîne à 15h sur le Conseil de Communauté. La méthode est toujours la même : introduction interminable pour chaque dossier par le Président ou par un de ses rapporteurs. Les premiers points à l’ordre du jour sont organisés pour durer une éternité et dissuader ainsi les conseillers communautaires d’intervenir, voire les inciter à ne pas aller jusqu’au bout du Conseil de Communauté.

Le premier point à l’ordre du jour concernait le réseau de transports Stan 2013. La discussion a commencé à 15h, on est passé au deuxième point de l’ordre du jour à 18h. Pour ma part, j’ai quitté le Conseil de Communauté à 20h47, nous étions au 7ème point de l’ordre du jour qui en comptait 33. Mais le Président de la Communauté Urbaine n’a pas de honte. La démocratie, il ne connaît pas, c’est le roi de la roublardise. Sa méthode est la suivante : après sa très très longue intervention, suivie de la très longue intervention de son rapporteur, il donne la parole aux élus qui le souhaitent. Les élus de gauche prennent la parole et subissent alors quelques quolibets, voire des insultes de la part des amis de Monsieur Rossinot. Si l’on prend Thierry Coulom par exemple, lors de ce Conseil de Communauté, il n’a jamais pris la parole pour faire une intervention construite. Il n’a par contre eu de cesse d’intervenir en braillant hors micro avec des considérations primaires, stupides pour tenter de déstabiliser tout intervenant de gauche dans sa prise de parole. On remarquera d’ailleurs au passage que ce Monsieur s’en prend souvent à Chaynesse Khirouni, manifestement il a un problème. Mais quel irrespect !

Pour ce qui me concerne sur les transports, j’ai fait une longue intervention pour expliquer qu’il y avait un grand décalage entre le discours d’autosatisfaction du Président et la réalité sur le terrain. J’ai rappelé mes interventions en Conseil de Communauté pour relayer le mécontentement des habitants de Villers-lès-Nancy, de Vandœuvre, de Jarville, d’Heillecourt. J’ai fait remarquer que je n’avais obtenu aucune réponse. J’ai donné deux exemples de dysfonctionnements sur Tomblaine (desserte de la cité scolaire et arrêt de bus boulevard Tolstoï). André Rossinot n’a fait qu’une réponse, je cite « vous êtes payé pour ça, d’autant plus que vous cumulez ». Quel manque d’intelligence ! C’était complètement hors sujet. Mais il est lui-même très mal placé pour parler de cumul, lui qui a été député en même temps que maire de Nancy (ce qui manifestement est impossible à assumer), lui qui est Maire de Nancy et Président de la Communauté Urbaine et Président du Conseil de Surveillance du CHU et Secrétaire Général de l’Association des Maires de France. N’oublions pas qu’il a été également Ministre en même temps que maire de Nancy.

 

L’arrêt de bus dénoncé à Heillecourt, carrément dans les talus !

 

Ensuite, quand les élus de gauche se sont exprimés, les bons soldats de Monsieur Rossinot, ceux qui sont bien à droite et qui se présentent dans leurs communes respectives très souvent sans étiquette, prennent la parole non pas pour défendre la délibération mais pour attaquer (et souvent personnellement) les élus de gauche qui viennent d’intervenir. Jamais il ne nous est répondu sur le fond. Nous subissons des attaques, des quolibets, nos propos sont déformés. Nous n’obtenons aucune réponse aux questions de fond que nous posons. Et la même méthode est utilisée pour empêcher le débat démocratique, pour toutes les autres délibérations. C’est ainsi qu’ont été également maltraitées nos interventions dans le cadre du Débat d’Orientation Budgétaire, pourtant prévu par la loi.

Ce Conseil de Communauté Urbaine est un scandale, les citoyennes et les citoyens doivent le savoir. Malheureusement, les comptes-rendus de l’Est Républicain ne reflètent pas cette réalité.

Ce pauvre Monsieur Rossinot, lorsqu’à 20h47 j’ai quitté la séance, a fait remarquer à plusieurs reprises, coupant la parole à un intervenant, mon départ en disant je cite « l’artiste s’en va » et en le répétant au moins 3 fois de peur qu’on ne l’ai pas entendu. Ce manque de classe, ce manque d’intelligence, ce déni permanent de démocratie, cela s’appelle de la médiocrité.

 

Intervention d’Hervé Féron sur le DOB :

 

Monsieur le Président,

Nous commençons la discussion autour de ce qui constitue le dernier budget de cette mandature. A quatre mois des prochaines échéances qui détermineront la future majorité à la Communauté Urbaine pour les 6 années à venir, il est tentant de se défausser de ses responsabilités et de les attribuer à quelqu’un d’autre. En l’occurrence, le changement de couleur politique du Gouvernement en 2012 constitue une aubaine pour justifier la situation financière de la Communauté Urbaine. Vous ne pouvez pas rater cette occasion : vous vous  attribuez le mérite des réalisations et des réussites (on pourrait débattre sur l’utilisation adéquate de ce terme concernant de nombreux projets que vous avez lancé), vous reportez les difficultés sur les choix gouvernementaux en matière de dotations aux collectivités locales.

Je vous rappelle que le déficit des comptes publics en 2012 était de 110 milliards. Grâce à l’action du gouvernement socialiste, ces déficits ont été ramenés à 70 milliards. C’est insuffisant mais 15 milliards d’économies sur les dépenses publiques sont programmés au budget 2014 et François Hollande a annoncé 15 milliards d’économies par an jusqu’à la fin du quinquennat. Ça s’appelle de la responsabilité politique et du sérieux budgétaire.

Certes, ces décisions nationales légitimées par le nécessaire redressement des comptes publics se répercutent au niveau local. Mais, Monsieur le Président, ce n’est pas le Gouvernement qui a creusé la dette de la Communauté Urbaine, c’est bien vous à travers les choix politiques que vous avez fait tout au long de votre présidence. Heureusement que l’ensemble de vos ambitions n’ont pu être satisfaites sinon vous auriez peut être incriminé l’ONU de cette dégradation. Ce n’est pas un bouc-émissaire dont le Grand Nancy a besoin mais d’une équipe responsable qui suit les dossiers, concerte les élus et met en œuvre des programmes à un juste coût pour préparer l’avenir de ce territoire, non le vôtre. Investir mieux, dans de véritables projets à l’utilité avérée pour l’ensemble des habitants, que ce soit en matière d’aménagement du territoire, de transports, ou même de santé, c’est dans cette voie que la Communauté Urbaine doit s’engager.

 

Le tram de Nancy

Le tram de Nancy : dans nos rues, où est le progrès ? Esthétique ? Pratique ?

 

A la lecture du document joint à cette communication, on peut être surpris car la Communauté Urbaine apparaît comme le bon élève de la classe. Des frais de personnel représentant 20% des dépenses courantes contre 24% pour les autres communautés urbaines, 3 euros investis contre 2 ailleurs, hausse des dépenses de fonctionnement de 1,8% contre une moyenne de 3,8%. Vous oubliez de signaler que le Grand Nancy est dans le haut du classement en termes d’endettement et peut-être serait-il intéressant d’y différencier endettement utile et endettement inutile. Peut-être souhaitez-vous le cacher, pourtant ce n’est un secret pour personne. 613 millions d’encours de dette fin 2012, soit une hausse de 30% depuis 2008. Une dette par habitant de 2300€ ! Des taux d’imposition qui ont augmenté de plus de 10% pour les taxes locales (taxe d’habitation, taxe foncière). Je ne reviendrai pas sur l’épisode de la Cotisation Foncière des Entreprises pour laquelle il a été difficile de vous faire entendre raison alors que des aménagements étaient prévus en faveur des petits entrepreneurs. Vraisemblablement, le matraquage fiscal, c’est au niveau de la Communauté Urbaine et non au plan national qu’il se pratique.

Mais il faut bien que quelqu’un règle les coûts des manifestations dites exceptionnelles malgré leur régularité, qui profitent le plus souvent uniquement à la ville de Nancy. A l’occasion des discussions sur le budget l’an dernier, j’avais souligné la nécessité d’évaluer leurs coûts et leur impact réel pour l’attractivité et le développement de l’agglomération. En effet, ces opérations sont trop souvent dévolues à la gloire de la ville-centre et de son premier magistrat, à savoir vous Monsieur le Président jusqu’en mars 2014. Si encore elles apportaient un véritable intérêt pour l’ensemble du territoire mais ce n’est pas ce que l’on constate dans la pratique. Le vrai problème, Monsieur le Président, c’est que ces événements font l’objet de financements de la part de la Communauté Urbaine. C’est l’intérêt de la double casquette que vous arborez, une nouvelle aubaine pour reporter la charge sur la population de l’agglomération et ne pas faire peser ce poids uniquement sur les Nancéiens. La bonne solution consisterait à avoir un maire à Nancy qui gère en responsabilité et n’accroisse pas irresponsablement la dette de la ville de Nancy. Ainsi, la Communauté Urbaine ne serait pas dans l’obligation de se surendetter pour venir au secours des Nancéiens qui malheureusement en ont bien besoin.

 

Concert de Kavinsky place Stanislas

Le concert de Kavinsky le 4 mai dernier dans le cadre de Renaissance 2013 : sur la photo, on ne perçoit pas les pannes de sonorisation

 

En y regardant de plus près, en additionnant la participation de la CUGN à des événements comme la Saint-Nicolas à Nancy, le Livre sur la Place, les Lumières de la place Stanislas…, la CUGN a dépensé près de 2,1 millions d’euros, soit 45% du coût de ces manifestations. 1,7 million a été englouti rien que pour financer les opérations de Nancy Renaissance 2013 alors que le budget global est estimé à 2,6 millions d’euros ! Et encore, ce n’est là que le montant provisoire de la prise en charge par le Grand Nancy. On peut se demander si la fin en valait les moyens, cette somme aurait probablement été plus utile à d’autres projets qu’à l’organisation d’un concert géant de Kavinsky place Stanislas, mais ça n’aurait pas été aussi glamour, ni aussi relayé (je ne vous parle pas des dysfonctionnements techniques et donc du rapport qualité-prix, mais dans ce cas, y a-t-il un comité artistique qui décide, qui choisit ?) Or, c’était bien le but recherché. Quand on est inquiet, on cherche à tirer la couverture (médiatique) à soi.

Et puis, vous annoncez partout le portage par la Communauté Urbaine du Tour de France cycliste mais de quel droit monsieur le Président ? Quand en avez-vous parlé dans ce Conseil de Communauté ? Quand avez-vous concerté les autres élus ? Vous avez engagé la ville de Nancy pour une arrivée d’étape et vous souhaitez faire payer tout ou partie par la Communauté Urbaine du Grand Nancy, certainement pour mieux maîtriser la communication qui sera tout à votre gloire personnelle. Nous ne voyons pas trace dans ce DOB de cette dépense spécifique. Il me semble que vos points presse organisés à la sauvette et tardivement sont plutôt mal venus à partir du moment où vous n’avez donné aucune information au Conseil de Communauté et que par conséquent vous n’êtes pas autorisé à engager notre collectivité, d’autant plus que le DOB reste muet à ce sujet.

 

Tracé du Tour de France 2014

La Communauté Urbaine subventionnera l’arrivée du Tour à Nancy, sans en avoir informé au préalable les élus

 

Couverture médiatique parfois bien utile. J’ai lu dans l’Est Républicain hier que les essais pour l’éclairage de la place Charles III étaient achevés. C’est une bonne nouvelle et je ne doute pas de la qualité de l’œuvre de Monsieur Patrick Rimoux, à qui l’on doit de nombreuses réalisations. Cependant, je rappelle les conditions dans lesquelles ces travaux ont été lancés. Les crédits ont été intégrés courant 2012 dans le budget dévolu aux travaux de la ligne 2, ce contre quoi les élus de la Gauche ont grandement protesté. Alors, certes, la dite ligne passe en plein milieu de la place Charles III mais pensez-vous, Monsieur le Président, que c’était au contribuable du Grand Nancy de régler la note ? Il est impossible de calculer le pourcentage financé par la Communauté Urbaine du fait de la multiplicité des financeurs et de cette confusion des budgets mais cela représente une somme de 1,102 million d’euros.

Des dépenses mal maîtrisées, des recettes investies à tort et à travers, Monsieur le Président, pour le dernier budget de cette mandature, vous devez faire preuve de raison et changer les petites habitudes dans lesquelles vous vous êtes enfermé depuis trop longtemps. Les premiers éléments dont nous disposons au sujet des orientations de ce futur budget, bien que limités, ne m’incitent pas à l’optimisme.

 

A 20h47, Hervé Féron quitte la séance.

Il était présent depuis 14h. Il a dû partir pour une autre réunion, certainement plus intéressante et plus constructive que celle-ci. S’il était resté, il aurait pu intervenir à propos du COSEC de Tomblaine (salle de sports) et à propos de la réouverture de la piscine du Lido. Vous trouverez ci-dessous le contenu des interventions qu’il a été empêché de faire.

 

Intervention prévue sur le COSEC :

 

COSEC de Tomblaine

 

Monsieur le Président,

 

Puisqu’il s’agit d’équipements sportifs et que les 2 COSEC de Tomblaine sont concernés, j’aimerais attirer votre attention sur la situation de ces équipements. Je rappelle qu’ils ont été financés à l’époque par le syndicat intercommunal scolaire avec donc une participation de la ville de Tomblaine à l’investissement. La Communauté Urbaine du Grand Nancy, dans sa vision hégémonique des choses, en a repris compétence. Depuis, chaque fois que le Maire de la commune fait remarquer des dysfonctionnements qui lui sont rapportés soit par des enseignants de la cité scolaire, soit par des dirigeants des associations utilisatrices, soit par des parents, vous ne répondez jamais à nos demandes. Alors que bien entendu, vous me reprochez de vous écrire trop.

Je rappelle la situation de ces équipements sportifs, insuffisamment entretenus, ils sont tristes à pleurer, il y fait froid, trop froid même pour pratiquer un sport, mais encore plus froid pour les spectateurs, ainsi mal accueillis. Ces équipements sportifs devraient être une priorité puisque nous devrions avoir tous ensemble une grande ambition pour la jeunesse de cette Communauté Urbaine que ce soit le public scolaire ou le public associatif. Or, ce n’est pas le cas. Au COSEC de Tomblaine, je vous ai expliqué depuis longtemps que pour y entrer, il faut traverser les vestiaires, ce qui pose tout de même un certain nombre de problèmes. Le public doit lui aussi traverser ces vestiaires. Il est arrivé il y a 2 ans qu’un Monsieur qui faisait partie du public souhaitant se rendre aux toilettes, a traversé les vestiaires et s’est retrouvé en présence d’une jeune fille torse nu. Cette situation ne peut pas durer. Pour pallier à ça, les associations utilisatrices de ces COSEC, qu’elles soient Tomblainoises ou non, d’ailleurs ça n’est pas le problème, font entrer et sortir le public très souvent par les portes de secours, ce qui n’est pas conforme aux règles de sécurité.

Le système de chauffage étant obsolète, il fait déjà froid dans ces COSEC, mais les portes de secours donnant directement sur l’extérieur, le froid pénètre encore plus dans les COSEC, les conditions d’utilisation sont donc déplorables. Par ailleurs, ces bâtiments ont été conçus sans aucun espace de convivialité. Or, dans toute activité sportive, qu’elle soit scolaire ou associative, il est nécessaire de prévoir un temps de convivialité, de discussion, voire même pour boire un café ou une boisson non alcoolisée, avant ou après le match. C’est ce qui fidélise le public, c’est ce qui popularise le sport, c’est aussi ce qui fait vivre les associations.

J’ai proposé depuis plusieurs années que soit construit une petite extension à chacun de ces COSEC pour permettre d’une part un sas d’entrée au public qui isole du froid extérieur, d’autre part, de faire en sorte que le public n’ait pas à traverser les vestiaires et permettre d’y installer enfin un petit espace de convivialité. Face à tous les investissements fastueux que vous nous imposez et le mot prend là tout son sens, je pense qu’il y aurait là un investissement judicieux et peu coûteux. J’espère, Monsieur le Président, qu’avant le mois de mars 2014, vous aurez répondu à mes courriers à ce sujet.

 

 

Intervention prévue sur la piscine du Lido :

 

La piscine du Lido

 

Monsieur le Président,

 

Vous avez annoncé très largement, publiquement, la réouverture de la piscine du Lido pour la date du 21 décembre. Le 31 octobre dernier, je vous ai écrit pour vous informer que la visite que vous avez sollicitée directement auprès du Service Départemental d’Incendie et de Secours était prévue le 29 novembre 2013, avant même que j’ai pu en faire la demande, puisque l’usage aurait voulu que le gestionnaire que vous êtes demande au maire que je suis de solliciter ce passage de la commission de sécurité. Vous n’avez pas fait comme ça, c’est votre méthode.

Je vous ai fait observer que vous aviez annoncé largement la réouverture de la piscine du Lido à Tomblaine mais que vous ne m’aviez pas demandé d’autorisation d’ouverture. Alors je me suis permis de vous rappeler la règle pour une autorisation d’ouverture d’un établissement recevant du public en cas de travaux ou après une fermeture pendant plus de 10 mois. La procédure réglementaire est la suivante :

– L’exploitant doit demander l’ouverture au public au maire,

– La demande de visite doit être faite un mois avant l’ouverture de l’établissement et je vous listais les éléments nécessaires pour me permettre de vous donner cette autorisation.

En réponse à ce courrier, le 22 novembre seulement, vous m’écrivez que vous réitérez votre demande d’ouverture au public du Lido pour la date du 21 décembre 2013 alors que vous ne l’aviez jamais formulée. Je vous ai répondu que je donnerai bien sûr l’autorisation d’ouverture au public sous réserve des avis favorables des commissions de sécurité et d’accessibilité qui se sont réunies ce matin même.

La Commission de sécurité et la Commission d‘accessibilité ont donné un avis favorable sans réserves. C’est donc avec plaisir que je vous ai adressé ce jour une lettre pour vous confirmer que dès réception des procès-verbaux de ces commissions, je prendrai un arrêté pour la réouverture et je vous autoriserai ainsi à exploiter ce bâtiment dans le cadre de la réglementation des établissements recevant du public.

 

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