Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 136 de 151)


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 14 – 31 mai 2013

ROSSINOT… CA SE GÂTE !

 

Vous le savez, je vous en ai souvent parlé sur ce site. La Communauté Urbaine empêche le développement de Tomblaine pour des raisons qui tiennent aux humeurs du Président Rossinot d’une part (et il est de plus en plus de mauvaise humeur) et à de la stratégie d’autre part qui consiste parfois à empêcher le développement de Tomblaine pour privilégier la commercialisation de la zone Entre Meurthe Et Canal à Nancy (quel fiasco !) ou encore tout simplement par ostracisme, eu égard à la couleur politique de la majorité du Conseil Municipal tomblainois.

Pour ce faire, le Président Rossinot a bloqué pendant 2 ans et demi nos demandes de modification du Plan Local d’Urbanisme. Cela signifie que pour qu’un certain nombre de réalisations soit possible, il fallait modifier ce PLU et qu’il a volontairement tardé. Oh miracle, à l’approche des élections arrive à l’ordre du jour du Bureau de Communauté du 30 mai 2013 la modification du PLU de Tomblaine !

 

On peut se poser d’abord la question : pourquoi maintenant ? La réponse est vraisemblablement dans l’attitude toujours aussi agressive et méprisante du président Rossinot. En effet, depuis quelques temps, nous avons découvert qu’il est un fidèle lecteur de ce site puisqu’il en parle très souvent, ce qui nous fait très plaisir.

Comme nous avons posé ce problème souvent sur le site, il est clair que Rossinot souhaitait se débarrasser de ce boulet avant les élections. C’est pourquoi cette délibération après 2 ans et demi d’attente a été traitée, exposée et votée… en moins de 5 minutes !

 

Alors que juste avant, une délibération consistait à approuver la modification du PLU de Saint-Max, le Président Rossinot a demandé au Maire de Saint-Max quel était son avis. Pour la délibération concernant Tomblaine, le vieux briscard n’a pas demandé l’avis du Maire de Tomblaine. Plus diabolique que cela, il a demandé à la cantonade : «  y a-t-il des interventions ? ». Comme le Maire de Tomblaine n’a pas demandé la parole, il l’a mise aux voix et la modification du PLU de Tomblaine a été votée. Mais, il était très embêté car il avait préparé son coup pour répondre à l’intervention du Maire de Tomblaine qu’il avait prévu et qui n’est pas venue. Alors après le vote (ça fait partie de ses méthodes habituelles de reprendre la parole pour des commentaires acerbes alors que le vote est fait), il a fait référence à l’excellent site herveferon.fr parce qu’on lui avait préparé des fiches et qu’il était très ennuyé de ne pas avoir l’occasion de s’en servir !!!

Il a alors prétendu que le Maire de Tomblaine lui avait écrit 21 fois en 2 ans et demi pour demander cette modification du PLU et que chaque fois, la Communauté Urbaine lui avait répondu (menteur). En effet, si nous avons écrit 21 fois, c’est parce que de façon évidente, il y avait mauvaise volonté de la Communauté Urbaine. La réalité, c’est que la modification du PLU a été demandée depuis beaucoup plus longtemps que 2 ans et demi puisque Rossinot a essayé de s’y opposer parce que nous n’étions pas d’accord sur la zone de la Méchelle au moment de l’affaire du projet d’extension du stade Marcel Picot avec l’argent public. Mais, chacun sait qu’il y avait beaucoup d’intérêts privés à préserver derrière tout cela… Pourquoi est-ce que nous disons qu’il y a mensonge ? Parce que la Communauté Urbaine n’a pas répondu à ces 21 courriers. Et si elle a répondu à la moitié d’entre eux, ça a été chaque fois pour dire que ce qui était demandé n’était pas possible ou pour compliquer techniquement le dossier. André Rossinot a alors prétendu que pour les autres communes, la modification du PLU avait duré très longtemps, voire plus longtemps (menteur). Pourquoi est-ce que nous disons que c’est du mensonge ? D’abord parce que nous venons de l’expliquer, la modification du PLU de Tomblaine date d’il y a beaucoup plus longtemps que 2 ans et demi. Ensuite, il est faux de dire que le PLU de Saint-Max a duré 3 ans. Et puis, lorsque les habitants de Saulxures qui ont fait des pétitions dont il n’a pas été tenu compte apprendront que la modification du PLU de Saulxures aurait duré 2 ans et demi alors qu’elle a été bâclée en six mois, ils apprécieront par eux-mêmes.

C’est triste, c’est grave, ça sent la fin de règne.

 

 

On le sait depuis longtemps, Rossinot nous a habitués à mentir, à intriguer mais maintenant, il ment effrontément. Ces affirmations sont ses vérités. Il n’y a  plus que sa petite cour (de plus en plus restreinte) autour de lui pour en sourire timidement. En attendant, le Grand Nancy est mal géré, les inégalités s’aggravent et les Tomblainois dans ce cas précis auront beaucoup souffert des caprices du roi Rossinot.

Et une fois que l’on a disserté sur tout ça, il faut savoir que lorsque le PLU a été voté et aujourd’hui lorsque la modification du PLU a été actée, André Rossinot s’est débrouillé pour que la Communauté Urbaine se rende propriétaire d’une grande partie du territoire concerné (la plaine de la Méchelle, la plaine Flageul, …). Donc même avec la modification du PLU demandé avec tant d’insistance par le Maire de Tomblaine, celui-ci se verra empêché de tout progrès et de tout développement puisque le roi Rossinot reste propriétaire des lieux. Monsieur Rossinot, qu’avez-vous fait des demandes d’implantation d’entreprises ou de sociétés que le Maire de Tomblaine vous a transmises ? Exemple : un bowling, l’extension du garage VAG, l’implantation de deux sociétés de services à la personne, etc, etc…

 Enfin, manifestement très irrité par notre excellent site herveferon.fr, il redit en séance qu’il préférerait que je dise tout cela en Conseil de Communauté et non pas que je l’écrive sur ce site. C’est un mensonge de plus car je suis souvent intervenu en Conseil de Communauté pour le dire. Chacun sait que les Conseils de Communauté de Monsieur Rossinot sont indigestes, parole, parole, parole, et que toute tentative d’avis émis qui divergerait se voit aussitôt réprimée par une agressivité permanente. Il n’y a pas de démocratie, il n’y a pas de Communauté Humaine, il est temps que cela change.

 


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 13 – 29 mai 2013

UN STADE TRÈS PRIVÉ

 

Vous avez peut-être lu dans la presse récemment que la commune de Tomblaine a été déboutée par le Tribunal Administratif alors qu’elle demandait l’annulation d’une délibération de la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Quel est le fond du problème ? Lorsque les derniers travaux se sont terminés en 2003, le Maire de Tomblaine a interpellé à plusieurs reprises officiellement, oralement en Conseil de Communauté le Président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy pour lui faire remarquer que les travaux d’aménagement extérieur du stade n’avaient pas été terminés conformément au permis de construire qu’il avait déposé. Avec le mépris dont il est coutumier, le Président de la Communauté Urbaine avait systématiquement balayé ces réflexions en arguant du fait que « les travaux du stade avaient coûté suffisamment cher ». En ne terminant pas les extérieurs du stade, ce sont les riverains et les Tomblainois les premiers qui étaient lésés puisqu’il s’agissait de l’aspect esthétique mais également de l’aspect pratique (organisation du stationnement) pour lequel André ROSSINOT n’a pas souhaité que le travail soit fait jusqu’au bout et que les promesses soient tenues.

 

Par ailleurs, dans le dossier où André ROSSINOT et Michel DUFRAISSE ont essayé de faire payer par la collectivité un agrandissement de stade à 30.000 places (la situation d’aujourd’hui de l’ASNL nous démontre qu’un tel projet payé avec l’argent public était une stupidité), j’avais fait remarquer à plusieurs reprises oralement et par écrit que l’ASNL s’acquittait d’une location du stade à la CUGN… de 150.000 euros par an ! Elle avait d’ailleurs quelques retards de paiement. Dans le même temps, l’ASNL sous-louait ce stade, propriété de la CUGN, pour des séminaires, des fêtes privées, pour l’anniversaire de l’épouse d’un élu nancéien qui aujourd’hui brigue le devant de la scène. Cela rapportait à l’ASNL en un an 450.000 euros alors qu’il s’agissait d’activités extra-sportives. Manifestement, il y avait là détournement de l’argent public puisque l’ASNL louait 150.000 euros le stade et sous-louait pour des fêtes privées 450.000 euros. J’ai fait remarquer à plusieurs reprises qu’en 2002, un rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Rhône-Alpes avait noté que l’AS Saint-Etienne bénéficiait d’un loyer trop peu élevé pour son stade et que cela était illégal. Saint-Etienne avait alors revalorisé le montant du loyer à près d’un million d’euros par an.

Que s’est-il passé ensuite ? Après avoir tenté de justifier l’abandon du projet d’agrandissement du stade sans me donner véritablement raison, André ROSSINOT nous a fait passer une délibération il y a quelques mois en Conseil de Communauté pour tenter de revaloriser le loyer du stade et donc pour ne pas être épinglé un jour par la Cour des Comptes. Par la même occasion, le 28 juin 2012, la Communauté du Grand Nancy décidait de retenir la société ASNL comme exploitant de la boutique et des salons Jacquet situés au 2ème et 3ème étage du stade Marcel Picot. Je suis intervenu pour faire remarquer que le stade Marcel Picot a fait l’objet d’un classement au titre de la législation sur les établissements relevant du public qui exclut toute activité commerciale. Les juges aujourd’hui estiment que la boutique qui est exploitée depuis de nombreuses années par la société ASNL est prévue dans les plans du permis de construire modificatif de mai 2003, de même que les salons Jacquet. Or, en aucun cas, cette vocation commerciale n’est autorisée dans le Plan Local d’Urbanisme. De plus, il n’a jamais été acté que les salons Jacquet aient une vocation commerciale (je rappelle que jamais aucune autorisation pour réaliser des fêtes privées n’a été demandée au Maire de Tomblaine. Les seules fois où il a été avisé d’une fête par exemple pour l’anniversaire de l’épouse d’un élu nancéien, c’est parce que les riverains le lendemain se plaignaient du fait qu’à 3 heures du matin, les bons bourgeois nancéiens vomissaient dans le caniveau) ! Lors du Conseil de Communauté du 28 juin 2012, je suis donc intervenu en disant au Président de la Communauté Urbaine : « votre délibération est illégale puisque vous bafouez le Plan Local d’Urbanisme qui a été acté par le Conseil Municipal de Tomblaine à l’unanimité et voté par le Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy à l’unanimité ». Je lui ai proposé alors « Monsieur le Président, vous n’avez qu’à modifier le Plan Local d’Urbanisme de la ville de Tomblaine et représenter une délibération qui sera alors légale et que je voterai, mais je vous fais remarquer que cela fait deux ans que la ville de Tomblaine demande une modification du Plan Local d’Urbanisme et que vous méprisez la demande des élus locaux en ne répondant pas ».

Dans sa suffisance habituelle, le Président ROSSINOT a mis aux voix et cette délibération en toute impunité a été actée. Le Tribunal Administratif nous a déboutés cette semaine, nous n’irons pas en appel car cela finit par coûter cher et de toute évidence, c’est le pot de fer contre le pot de terre. J’affirme que tout cela n’est pas moral. Monsieur ROSSINOT et Monsieur ROUSSELOT ont tous les droits. C’est comme ça que cela se passe et c’est pour cela qu’il y a urgence à changer la majorité à la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Et comme ils ont tous les droits, eh bien par exemple samedi, sans avoir demandé aucune autorisation au Maire, il a été organisé la journée nationale des débutants au stade Marcel Picot qui a réuni quelques 1.500 jeunes. Quand il faut se faire de la publicité personnelle, on sait dire qu’aux côtés du district de football, c’est la Communauté Urbaine du Grand Nancy et Monsieur DUFRAISSE (encore et toujours !) et c’est l’ASNL qui sont organisateurs et qui mettent à disposition les installations. Si ces gens-là n’avaient pas tous les droits, ils auraient demandé une autorisation au Maire et ils auraient dû alors se donner les moyens de réguler la circulation avec le personnel ou les forces de police nécessaires car cela a provoqué de nombreux embouteillages et désagréments pour les riverains et nous n’aurions pas toléré qu’une sono démentielle soit utilisée pendant des heures en continu avec des nuisances sonores subies jusqu’à plusieurs kilomètres de là. Cette façon d’utiliser le stade Marcel Picot est scandaleuse, indigne, irrespectueuse des riverains. Le district de football n’y est absolument pour rien, c’est les méthodes de la Communauté Urbaine du Grand Nancy que je mets là en cause. Mais lorsque je vois qu’on a demandé à ces 1.500 jeunes de former le mot respect sur le terrain synthétique du stade Marcel Picot (synthétique et emblématique puisqu’à l’insu des citoyens, cette pelouse est aujourd’hui entretenue avec l’argent public), c’est un comble ! Il faut changer la majorité à la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

 

 


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 13 – 29 mai 2013

UN STADE TRÈS PRIVÉ

 

Vous avez peut-être lu dans la presse récemment que la commune de Tomblaine a été déboutée par le Tribunal Administratif alors qu’elle demandait l’annulation d’une délibération de la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Quel est le fond du problème ? Lorsque les derniers travaux se sont terminés en 2003, le Maire de Tomblaine a interpellé à plusieurs reprises officiellement, oralement en Conseil de Communauté le Président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy pour lui faire remarquer que les travaux d’aménagement extérieur du stade n’avaient pas été terminés conformément au permis de construire qu’il avait déposé. Avec le mépris dont il est coutumier, le Président de la Communauté Urbaine avait systématiquement balayé ces réflexions en arguant du fait que « les travaux du stade avaient coûté suffisamment cher ». En ne terminant pas les extérieurs du stade, ce sont les riverains et les Tomblainois les premiers qui étaient lésés puisqu’il s’agissait de l’aspect esthétique mais également de l’aspect pratique (organisation du stationnement) pour lequel André ROSSINOT n’a pas souhaité que le travail soit fait jusqu’au bout et que les promesses soient tenues.

 

Par ailleurs, dans le dossier où André ROSSINOT et Michel DUFRAISSE ont essayé de faire payer par la collectivité un agrandissement de stade à 30.000 places (la situation d’aujourd’hui de l’ASNL nous démontre qu’un tel projet payé avec l’argent public était une stupidité), j’avais fait remarquer à plusieurs reprises oralement et par écrit que l’ASNL s’acquittait d’une location du stade à la CUGN… de 150.000 euros par an ! Elle avait d’ailleurs quelques retards de paiement. Dans le même temps, l’ASNL sous-louait ce stade, propriété de la CUGN, pour des séminaires, des fêtes privées, pour l’anniversaire de l’épouse d’un élu nancéien qui aujourd’hui brigue le devant de la scène. Cela rapportait à l’ASNL en un an 450.000 euros alors qu’il s’agissait d’activités extra-sportives. Manifestement, il y avait là détournement de l’argent public puisque l’ASNL louait 150.000 euros le stade et sous-louait pour des fêtes privées 450.000 euros. J’ai fait remarquer à plusieurs reprises qu’en 2002, un rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Rhône-Alpes avait noté que l’AS Saint-Etienne bénéficiait d’un loyer trop peu élevé pour son stade et que cela était illégal. Saint-Etienne avait alors revalorisé le montant du loyer à près d’un million d’euros par an.

Que s’est-il passé ensuite ? Après avoir tenté de justifier l’abandon du projet d’agrandissement du stade sans me donner véritablement raison, André ROSSINOT nous a fait passer une délibération il y a quelques mois en Conseil de Communauté pour tenter de revaloriser le loyer du stade et donc pour ne pas être épinglé un jour par la Cour des Comptes. Par la même occasion, le 28 juin 2012, la Communauté du Grand Nancy décidait de retenir la société ASNL comme exploitant de la boutique et des salons Jacquet situés au 2ème et 3ème étage du stade Marcel Picot. Je suis intervenu pour faire remarquer que le stade Marcel Picot a fait l’objet d’un classement au titre de la législation sur les établissements relevant du public qui exclut toute activité commerciale. Les juges aujourd’hui estiment que la boutique qui est exploitée depuis de nombreuses années par la société ASNL est prévue dans les plans du permis de construire modificatif de mai 2003, de même que les salons Jacquet. Or, en aucun cas, cette vocation commerciale n’est autorisée dans le Plan Local d’Urbanisme. De plus, il n’a jamais été acté que les salons Jacquet aient une vocation commerciale (je rappelle que jamais aucune autorisation pour réaliser des fêtes privées n’a été demandée au Maire de Tomblaine. Les seules fois où il a été avisé d’une fête par exemple pour l’anniversaire de l’épouse d’un élu nancéien, c’est parce que les riverains le lendemain se plaignaient du fait qu’à 3 heures du matin, les bons bourgeois nancéiens vomissaient dans le caniveau) ! Lors du Conseil de Communauté du 28 juin 2012, je suis donc intervenu en disant au Président de la Communauté Urbaine : « votre délibération est illégale puisque vous bafouez le Plan Local d’Urbanisme qui a été acté par le Conseil Municipal de Tomblaine à l’unanimité et voté par le Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy à l’unanimité ». Je lui ai proposé alors « Monsieur le Président, vous n’avez qu’à modifier le Plan Local d’Urbanisme de la ville de Tomblaine et représenter une délibération qui sera alors légale et que je voterai, mais je vous fais remarquer que cela fait deux ans que la ville de Tomblaine demande une modification du Plan Local d’Urbanisme et que vous méprisez la demande des élus locaux en ne répondant pas ».

Dans sa suffisance habituelle, le Président ROSSINOT a mis aux voix et cette délibération en toute impunité a été actée. Le Tribunal Administratif nous a déboutés cette semaine, nous n’irons pas en appel car cela finit par coûter cher et de toute évidence, c’est le pot de fer contre le pot de terre. J’affirme que tout cela n’est pas moral. Monsieur ROSSINOT et Monsieur ROUSSELOT ont tous les droits. C’est comme ça que cela se passe et c’est pour cela qu’il y a urgence à changer la majorité à la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Et comme ils ont tous les droits, eh bien par exemple samedi, sans avoir demandé aucune autorisation au Maire, il a été organisé la journée nationale des débutants au stade Marcel Picot qui a réuni quelques 1.500 jeunes. Quand il faut se faire de la publicité personnelle, on sait dire qu’aux côtés du district de football, c’est la Communauté Urbaine du Grand Nancy et Monsieur DUFRAISSE (encore et toujours !) et c’est l’ASNL qui sont organisateurs et qui mettent à disposition les installations. Si ces gens-là n’avaient pas tous les droits, ils auraient demandé une autorisation au Maire et ils auraient dû alors se donner les moyens de réguler la circulation avec le personnel ou les forces de police nécessaires car cela a provoqué de nombreux embouteillages et désagréments pour les riverains et nous n’aurions pas toléré qu’une sono démentielle soit utilisée pendant des heures en continu avec des nuisances sonores subies jusqu’à plusieurs kilomètres de là. Cette façon d’utiliser le stade Marcel Picot est scandaleuse, indigne, irrespectueuse des riverains. Le district de football n’y est absolument pour rien, c’est les méthodes de la Communauté Urbaine du Grand Nancy que je mets là en cause. Mais lorsque je vois qu’on a demandé à ces 1.500 jeunes de former le mot respect sur le terrain synthétique du stade Marcel Picot (synthétique et emblématique puisqu’à l’insu des citoyens, cette pelouse est aujourd’hui entretenue avec l’argent public), c’est un comble ! Il faut changer la majorité à la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

 

 


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 12 – 23 avril 2013

POLITIQUE DE TRANSPORTS EN COMMUN : CHRONIQUE D’UN FIASCO ANNONCE

 

 
Quand on parle de transports en commun, on parle de service public pour les habitants avec la desserte des principales zones d’un bassin de vie et l’amélioration de la circulation. Le Président Rossinot avait fait de la construction de la ligne 1 du tram un argument électoral et une vitrine pour le Grand Nancy. En réalité, il s’agit d’un échec sur toute la ligne (dans tous les sens du terme). Pour une inauguration précipitée en période électorale en présence de Madame CHIRAC, le risque a été pris d’essuyer les plâtres avec une technologie nouvelle à la fiabilité jamais évaluée. Ce risque, ce sont les grands Nancéiens qui l’ont payé et qui le paient cher, très cher.

Le choix de la technologie retenue est évidemment à mettre en cause, le tram sur pneus était une bien mauvaise idée. Celui-ci est en effet assujetti à des spécifications techniques plus contraignantes que pour un vrai tram sur rail. Ainsi, le poids du tram sur pneu est limité à 40 tonnes contre 70 tonnes, avec des répercussions sur la robustesse et la durabilité du matériel. Le guidage par un rail unique entraîne une usure précoce des infrastructures, renforcée par les dédroppages à chaque trajet du fait de l’absence de continuité du rail sur l’ensemble de la ligne. Ajoutons à cela le passage des roues aux mêmes endroits à chaque trajet qui abîment le revêtement routier et qui nécessitent de le changer tous les ans. Dès le lancement, les incidents se sont multipliés conduisant même à la suspension de son exploitation commerciale durant près d’un an.

Le tram répondait à des exigences écologiques et à la volonté de limiter la pollution occasionnée par les déplacements urbains. Cependant, cet objectif se paie par une dégradation du cadre de vie et de l’esthétique de la ville. Avec le choix d’une alimentation électrique trolley, les poteaux et caténaires en tout genre se sont multipliés de façon excessive, alors que le réseau électrique commun a été enterré. Un système d’alimentation par le sol (APS) aurait pourtant permis d’éviter ces désagréments, comme à Bordeaux où un troisième rail fournit l’énergie électrique nécessaire au déplacement du tram. Mais, la réflexion autour des aspects techniques lors de la conception du tram n’était pas à l’ordre du jour. Le Président Rossinot était davantage soucieux des échéances électorales que de fournir aux habitants un service fiable et de qualité.

Enfin, en matière budgétaire et c’est certainement là que le bât blesse le plus, la ligne 1 s’est révélée être un véritable gouffre financier. Pour la construction, ce sont près de 162 millions d’euros qui ont été investis pour la réalisation des infrastructures. A ce coût déjà exorbitant, il faut ajouter celui correspondant à l’exploitation, atteignant un montant de 117 millions d’euros à la fin de l’année 2012. Au total, la ligne 1 a déjà coûté 279 millions d’euros au contribuable nancéien, soit 1073 euros par habitant ! Quand on sait que la dette de la Communauté Urbaine représente à peine un peu plus du double de ces montants, on se rend compte des graves dysfonctionnements qui ont présidé à la réalisation du tram et de l’urgence à abréger les souffrances de ce matériel.

L’agglomération caennaise a compris la leçon tirée de la bouche même du vice-président Europe de la division service de Bombardier, constructeur du tram, qui affirmait l’an dernier que « la technologie est un peu dépassée ». Le Conseil général de l’Environnement et du Développement Durable soulignait en 2010 l’importance pour Caen et Nancy d’envisager sérieusement le retrait du matériel et une restructuration de l’offre. Le 11 décembre dernier, les élus du Syndicat mixte de l’agglomération de Caen qui assure la gestion du tram ont pris acte de ces propositions de bon sens et ont décidé d’abréger l’expérience pourtant prévue jusque 2032 afin de la ramener à 2018. Ils ont également eu la présence d’esprit de réfléchir sur l’ensemble du réseau dans le cadre d’une révision globale de l’offre de transport en commun sur le long terme. Ainsi, la construction d’une ligne 2, en tramway fer et non plus en tram sur pneu, et le maintien du tracé actuel de la ligne 1 mais en tramway fer permettront d’économiser 111 millions d’euros grâce notamment à la conservation de 40% de l’investissement initial, permettant de compenser une partie des pertes accumulées ces dernières années. Voilà un projet ambitieux à destination de la population et responsable vis-à-vis d’elle et des deniers publics.

Malheureusement, le réalisme caennais n’a pas voyagé jusque Nancy. Non content de la triste renommée du tram nancéien, André Rossinot persiste jusqu’au bout dans son erreur. Car pour la ligne 1, au lieu de s’inspirer de l’exemple caennais, la majorité actuelle à la Communauté Urbaine a choisi de prolonger le bail du tram jusque 2022 ! Un coût estimé à 125,75 millions d’euros pour les 10 ans à venir alors que son remplacement par des trolleybus articulés auraient permis d’économiser la moitié de cette somme et d’envisager un avenir pour la ligne 1. Deux millions sont engloutis chaque année pour la maintenance du tram.

Et après 2022 ? Tout sera à recommencer ! Dès la prochaine mandature, il sera nécessaire de réfléchir à l’avenir de la ligne 1 et d’envisager à nouveau des équipements coûteux dont la réalisation immédiate aurait évité ces dépenses faramineuses.

Un seul bon point peut être attribué à l’équipe Rossinot pour avoir compris que la technologie de la ligne 1 était désuète, tout le moins pour la ligne 2. Car sur le reste, on ne peut que se désoler une nouvelle fois des choix qui ont été imposés. Il y aura toujours précipitation, avec une inauguration de la nouvelle ligne cet été 2013, soit 1 an avant le renouvellement du Conseil de Communauté. Juste le temps pour les utilisateurs de se réjouir d’avoir enfin une vraie ligne de transport en commun. C’est ainsi que fidèle à ses valeurs et à la dimension « humaine » de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, André Rossinot a une nouvelle fois confisqué les décisions dans le cadre de l’élaboration du nouveau réseau de transports en commun STAN 2013, négociant seul l’enveloppe budgétaire avec le délégataire. Le groupe de gauche a évidemment voté contre ce budget très insuffisant pour mener à bien ces projets. Quid de la concertation ? La méthode habituelle, il décide d’abord, puis il organise un simulacre de concertation. Toute proposition raisonnée qui n’irait pas dans le sens du Président serait ignorée, méprisée, ou reçue avec excès d’agressivité. Les habitants n’ont pas été associés, même si une enquête sur leurs déplacements a été réalisée avec des résultats attendus … après la mise en service du nouveau réseau ! Les élus municipaux ? « Consultés » mais en aucun cas décisionnaires. Beaucoup de propositions utiles à l’amélioration de la politique des transports urbains ont été écartées, prouvant le caractère purement formel de cette « concertation ».

Nous avons ainsi droit au diktat du président Rossinot qui ressemble davantage à un statu quo qu’à une véritable ambition. Des changements de nom de lignes, véritable révolution, et un réseau articulé autour d’un tramway dont la non-fiabilité rejaillit sur l’ensemble du réseau. Le président de la Communauté Urbaine réussit même à abandonner les promesses contenues dans son propre Plan de Déplacements Urbains de 2006 avec l’absence de ligne 3 à Villers et Vandoeuvre, dont la desserte est pourtant inadaptée à l’importance du trafic quotidien et des zones d’activité (certains maires seraient-ils moins entendus que d’autres ?). Un projet dans la continuité, puisque les communes de la première couronne ne sont toujours pas reliées entre elles. Elles sont une nouvelle fois oubliées au profit de l’organisation en zones marchandes, centralisée sur le cœur nancéien malgré les difficultés de circulation.

 

Monsieur Rossinot a plus œuvré pour que l’image de Nancy soit associée aux panneaux « Circulation difficile » qu’à la campagne de pub « Nancy Renaissance 2013 »

Le projet de l’équipe Rossinot, on l’a bien compris, est d’exclure les voitures du centre-ville. Ce n’est pas la situation actuelle qui contredira ce constat. Quiconque doit utiliser son véhicule personnel que ce soit dans le cadre professionnel ou de sa vie personnelle a pu mesurer les difficultés de se déplacer dans l’agglomération avec les travaux de la ligne 2 mais également du fait de la simultanéité des chantiers en cours : rénovation de la place Thiers, de la place Charles III, aménagement du nouveau Centre des Congrès… Tous les rois en fin de règne ont toujours précipité les grands chantiers. Problème existentiel : « Pour qu’il vous reste un peu de moi ! »  Les Grands Nancéiens souffrent. « Circulation difficile », l’expression employée sur les panneaux de signalisation, est un doux euphémisme très en-deçà de la réalité. Testez tous les trajets alternatifs que vous souhaitez, pas moyen de se rendre au centre-ville de manière aisée.

Cette volonté d’un centre-ville piéton se heurte à la configuration de la ville et à l’insuffisance de préparation de ce projet. Comment inciter les visiteurs à délaisser leur véhicule à la périphérie en l’absence de parking-relais ? Quand la ligne 2 entrera en service, aucun de ces équipements ne sera prêt. On nous parle de 2014-2015 pour celui de Laneuveville. En ce qui concerne celui de Maxéville placée à la sortie d’autoroute Nancy-Centre, pourtant l’un des plus stratégiques, aucune date n’est avancée ! Une réflexion approfondie sur le sujet aurait pourtant été bien utile avant de lancer le chantier, notamment sur leur emplacement. Il suffit de prendre l’exemple du parking-relais du CHU de Brabois dont le taux d’occupation ne dépasse pas les 50%.

Une politique des transports en commun de court terme et sans ambition, voilà ce qui caractérise et restera dans les annales de la droite nancéienne. Actuellement candidat non officiel, André Rossinot espère peut-être que « SI » il était candidat quand même, et que « SI » le prochain mandat qu’il briguerait était le dernier, cet héritage incomberait in fine à la gauche comme celui de la dette au niveau national. Mais comme dit le vieil adage : « Avec des « SI », on mettrait Nancy en embouteillages ! ».

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 12 – 23 avril 2013

POLITIQUE DE TRANSPORTS EN COMMUN : CHRONIQUE D’UN FIASCO ANNONCE

 

 
Quand on parle de transports en commun, on parle de service public pour les habitants avec la desserte des principales zones d’un bassin de vie et l’amélioration de la circulation. Le Président Rossinot avait fait de la construction de la ligne 1 du tram un argument électoral et une vitrine pour le Grand Nancy. En réalité, il s’agit d’un échec sur toute la ligne (dans tous les sens du terme). Pour une inauguration précipitée en période électorale en présence de Madame CHIRAC, le risque a été pris d’essuyer les plâtres avec une technologie nouvelle à la fiabilité jamais évaluée. Ce risque, ce sont les grands Nancéiens qui l’ont payé et qui le paient cher, très cher.

Le choix de la technologie retenue est évidemment à mettre en cause, le tram sur pneus était une bien mauvaise idée. Celui-ci est en effet assujetti à des spécifications techniques plus contraignantes que pour un vrai tram sur rail. Ainsi, le poids du tram sur pneu est limité à 40 tonnes contre 70 tonnes, avec des répercussions sur la robustesse et la durabilité du matériel. Le guidage par un rail unique entraîne une usure précoce des infrastructures, renforcée par les dédroppages à chaque trajet du fait de l’absence de continuité du rail sur l’ensemble de la ligne. Ajoutons à cela le passage des roues aux mêmes endroits à chaque trajet qui abîment le revêtement routier et qui nécessitent de le changer tous les ans. Dès le lancement, les incidents se sont multipliés conduisant même à la suspension de son exploitation commerciale durant près d’un an.

Le tram répondait à des exigences écologiques et à la volonté de limiter la pollution occasionnée par les déplacements urbains. Cependant, cet objectif se paie par une dégradation du cadre de vie et de l’esthétique de la ville. Avec le choix d’une alimentation électrique trolley, les poteaux et caténaires en tout genre se sont multipliés de façon excessive, alors que le réseau électrique commun a été enterré. Un système d’alimentation par le sol (APS) aurait pourtant permis d’éviter ces désagréments, comme à Bordeaux où un troisième rail fournit l’énergie électrique nécessaire au déplacement du tram. Mais, la réflexion autour des aspects techniques lors de la conception du tram n’était pas à l’ordre du jour. Le Président Rossinot était davantage soucieux des échéances électorales que de fournir aux habitants un service fiable et de qualité.

Enfin, en matière budgétaire et c’est certainement là que le bât blesse le plus, la ligne 1 s’est révélée être un véritable gouffre financier. Pour la construction, ce sont près de 162 millions d’euros qui ont été investis pour la réalisation des infrastructures. A ce coût déjà exorbitant, il faut ajouter celui correspondant à l’exploitation, atteignant un montant de 117 millions d’euros à la fin de l’année 2012. Au total, la ligne 1 a déjà coûté 279 millions d’euros au contribuable nancéien, soit 1073 euros par habitant ! Quand on sait que la dette de la Communauté Urbaine représente à peine un peu plus du double de ces montants, on se rend compte des graves dysfonctionnements qui ont présidé à la réalisation du tram et de l’urgence à abréger les souffrances de ce matériel.

L’agglomération caennaise a compris la leçon tirée de la bouche même du vice-président Europe de la division service de Bombardier, constructeur du tram, qui affirmait l’an dernier que « la technologie est un peu dépassée ». Le Conseil général de l’Environnement et du Développement Durable soulignait en 2010 l’importance pour Caen et Nancy d’envisager sérieusement le retrait du matériel et une restructuration de l’offre. Le 11 décembre dernier, les élus du Syndicat mixte de l’agglomération de Caen qui assure la gestion du tram ont pris acte de ces propositions de bon sens et ont décidé d’abréger l’expérience pourtant prévue jusque 2032 afin de la ramener à 2018. Ils ont également eu la présence d’esprit de réfléchir sur l’ensemble du réseau dans le cadre d’une révision globale de l’offre de transport en commun sur le long terme. Ainsi, la construction d’une ligne 2, en tramway fer et non plus en tram sur pneu, et le maintien du tracé actuel de la ligne 1 mais en tramway fer permettront d’économiser 111 millions d’euros grâce notamment à la conservation de 40% de l’investissement initial, permettant de compenser une partie des pertes accumulées ces dernières années. Voilà un projet ambitieux à destination de la population et responsable vis-à-vis d’elle et des deniers publics.

Malheureusement, le réalisme caennais n’a pas voyagé jusque Nancy. Non content de la triste renommée du tram nancéien, André Rossinot persiste jusqu’au bout dans son erreur. Car pour la ligne 1, au lieu de s’inspirer de l’exemple caennais, la majorité actuelle à la Communauté Urbaine a choisi de prolonger le bail du tram jusque 2022 ! Un coût estimé à 125,75 millions d’euros pour les 10 ans à venir alors que son remplacement par des trolleybus articulés auraient permis d’économiser la moitié de cette somme et d’envisager un avenir pour la ligne 1. Deux millions sont engloutis chaque année pour la maintenance du tram.

Et après 2022 ? Tout sera à recommencer ! Dès la prochaine mandature, il sera nécessaire de réfléchir à l’avenir de la ligne 1 et d’envisager à nouveau des équipements coûteux dont la réalisation immédiate aurait évité ces dépenses faramineuses.

Un seul bon point peut être attribué à l’équipe Rossinot pour avoir compris que la technologie de la ligne 1 était désuète, tout le moins pour la ligne 2. Car sur le reste, on ne peut que se désoler une nouvelle fois des choix qui ont été imposés. Il y aura toujours précipitation, avec une inauguration de la nouvelle ligne cet été 2013, soit 1 an avant le renouvellement du Conseil de Communauté. Juste le temps pour les utilisateurs de se réjouir d’avoir enfin une vraie ligne de transport en commun. C’est ainsi que fidèle à ses valeurs et à la dimension « humaine » de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, André Rossinot a une nouvelle fois confisqué les décisions dans le cadre de l’élaboration du nouveau réseau de transports en commun STAN 2013, négociant seul l’enveloppe budgétaire avec le délégataire. Le groupe de gauche a évidemment voté contre ce budget très insuffisant pour mener à bien ces projets. Quid de la concertation ? La méthode habituelle, il décide d’abord, puis il organise un simulacre de concertation. Toute proposition raisonnée qui n’irait pas dans le sens du Président serait ignorée, méprisée, ou reçue avec excès d’agressivité. Les habitants n’ont pas été associés, même si une enquête sur leurs déplacements a été réalisée avec des résultats attendus … après la mise en service du nouveau réseau ! Les élus municipaux ? « Consultés » mais en aucun cas décisionnaires. Beaucoup de propositions utiles à l’amélioration de la politique des transports urbains ont été écartées, prouvant le caractère purement formel de cette « concertation ».

Nous avons ainsi droit au diktat du président Rossinot qui ressemble davantage à un statu quo qu’à une véritable ambition. Des changements de nom de lignes, véritable révolution, et un réseau articulé autour d’un tramway dont la non-fiabilité rejaillit sur l’ensemble du réseau. Le président de la Communauté Urbaine réussit même à abandonner les promesses contenues dans son propre Plan de Déplacements Urbains de 2006 avec l’absence de ligne 3 à Villers et Vandoeuvre, dont la desserte est pourtant inadaptée à l’importance du trafic quotidien et des zones d’activité (certains maires seraient-ils moins entendus que d’autres ?). Un projet dans la continuité, puisque les communes de la première couronne ne sont toujours pas reliées entre elles. Elles sont une nouvelle fois oubliées au profit de l’organisation en zones marchandes, centralisée sur le cœur nancéien malgré les difficultés de circulation.

 

Monsieur Rossinot a plus œuvré pour que l’image de Nancy soit associée aux panneaux « Circulation difficile » qu’à la campagne de pub « Nancy Renaissance 2013 »

Le projet de l’équipe Rossinot, on l’a bien compris, est d’exclure les voitures du centre-ville. Ce n’est pas la situation actuelle qui contredira ce constat. Quiconque doit utiliser son véhicule personnel que ce soit dans le cadre professionnel ou de sa vie personnelle a pu mesurer les difficultés de se déplacer dans l’agglomération avec les travaux de la ligne 2 mais également du fait de la simultanéité des chantiers en cours : rénovation de la place Thiers, de la place Charles III, aménagement du nouveau Centre des Congrès… Tous les rois en fin de règne ont toujours précipité les grands chantiers. Problème existentiel : « Pour qu’il vous reste un peu de moi ! »  Les Grands Nancéiens souffrent. « Circulation difficile », l’expression employée sur les panneaux de signalisation, est un doux euphémisme très en-deçà de la réalité. Testez tous les trajets alternatifs que vous souhaitez, pas moyen de se rendre au centre-ville de manière aisée.

Cette volonté d’un centre-ville piéton se heurte à la configuration de la ville et à l’insuffisance de préparation de ce projet. Comment inciter les visiteurs à délaisser leur véhicule à la périphérie en l’absence de parking-relais ? Quand la ligne 2 entrera en service, aucun de ces équipements ne sera prêt. On nous parle de 2014-2015 pour celui de Laneuveville. En ce qui concerne celui de Maxéville placée à la sortie d’autoroute Nancy-Centre, pourtant l’un des plus stratégiques, aucune date n’est avancée ! Une réflexion approfondie sur le sujet aurait pourtant été bien utile avant de lancer le chantier, notamment sur leur emplacement. Il suffit de prendre l’exemple du parking-relais du CHU de Brabois dont le taux d’occupation ne dépasse pas les 50%.

Une politique des transports en commun de court terme et sans ambition, voilà ce qui caractérise et restera dans les annales de la droite nancéienne. Actuellement candidat non officiel, André Rossinot espère peut-être que « SI » il était candidat quand même, et que « SI » le prochain mandat qu’il briguerait était le dernier, cet héritage incomberait in fine à la gauche comme celui de la dette au niveau national. Mais comme dit le vieil adage : « Avec des « SI », on mettrait Nancy en embouteillages ! ».

 
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