Plus de 5000 vues en moins de 24 heures, sur mon site herveferon.fr pour le seul article concernant le « Projet Métropolitain »… ça mériterait peut-être qu’on en parle ? Non ?
Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 84 de 145)
Plus de 5000 vues en moins de 24 heures, sur mon site herveferon.fr pour le seul article concernant le « Projet Métropolitain »… ça mériterait peut-être qu’on en parle ? Non ?
(Ce n’est pas parce que l’on est peu nombreux à partager
un avis, que la Raison n’est pas nôtre…)
Cela s’est passé comme d’habitude. La veille du Conseil de Métropole, le jeudi, une page complète
dans la presse est réservée à André Rossinot et on y est informé des décisions qui seront votées par
le Conseil de Métropole… le lendemain ! C’est une conception particulière de l’exercice démocratique.
Mais c’est la marque de fabrique de la majorité du Grand Nancy.
Donc jeudi 22 mars, cet article complaisant n’était ni plus ni moins qu’un communiqué de presse
d’André Rossinot. La preuve, on y retrouve tout le verbiage habituel qui n’a d’autre intention que
d’endormir le bon peuple.
Morceaux choisis : « les défis de l’audace, du bien-être et des liens »,… »Forte de son passé créatif,
la Métropole du Grand Nancy doit inventer une nouvelle ambition pour développer l’attractivité
du territoire »,… »faire de Nancy la capitale de l’innovation systémique »,… « l’ouverture d’une école
de l’intelligence collective »… Etc, etc.
Comment imaginer l’intelligence collective, quand le propos est ainsi vide de sens ? Cela s’appelle
des éléments de langage fabriqués de toutes pièces et mis à la disposition des communicants…
Il paraitrait que « plus de 350 à 400 élus se sont mobilisés ainsi que l’ensemble des 500 élus des conseils
municipaux de la Métropole pour travailler sur ce Projet Métropolitain »…
Pour ceux qui y étaient, le compte n’y était pas.
Mais comment peut-on parler d’intelligence collective quand la réunion est plombée par un interminable
discours introductif du Président, qui laisse ensuite place aux seules questions autorisées (les autres
sont écartées, il est répondu que ce n’est ni le moment, ni le lieu… Or, ce n’est jamais ni le moment,
ni le lieu de poser les questions pertinentes).
Comment peut-on parler d’intelligence collective, quand le travail du Conseil de Développement
Durable n’est jamais exploité et jamais communiqué aux élus du Conseil de Métropole, alors que
notre règlement l’exige…
Comment peut-on imaginer la démocratie quand au Conseil de Métropole, les Rapporteurs (de droite)
ne sont pas limités en temps, alors que les autres intervenants le sont ?
Résultat : les Conseils de Métropole sont interminables, soporifiques, inintéressants,… Le verbiage est
systématiquement de mise, on aligne des mots derrière des mots pour aboutir à un charabia insensé
et tellement loin du quotidien vécu par nos concitoyens. On légitime tout ça en payant des études aussi
couteuses qu’inutiles. Dans un Conseil de Métropole, où il n’est pas rare de trouver 80 points à l’ordre du
jour, quand sur les premiers points le Rapporteur intervient pendant 20 ou 30 minutes et que le Président
conclut tout aussi longuement après les intervenants (qui ont eux chacun 5 minutes), il n’est pas rare qu’au
bout de trois heures, on n’ait étudié que 4 points sur 80. Alors, par lassitude, les autres points sont survolés
à vitesse grand V. Les élus ont été dissuadés de débattre.
Le Groupe de Gauche demande seulement à ce que les Rapporteurs soient limités à 5 minutes de présentation
de la délibération, que les élus ont de toute manière pu lire avant…
Et puis, il y a le Projet Métropolitain. D’accord, il y a eu des réunions. Mais ce projet est une coquille vide, il n’est
qu’une présentation édulcorée de ce que le Président de la Métropole et ses quelques proches ont décidé.
Juste quelques exemples….
=> Quid de la demande d’une réunion en plénière du Conseil de Métropole à propos du Grand Nancy Thermal
et de ses incidences financières ?
= > Quid de la volonté exprimée par les Grands Nancéiens de voir un vrai tram moderne et fiable qui monte
jusqu’à Brabois sans rupture de charge.
=> Quid du projet d’aménagement du secteur de la Plaine Flageul à Tomblaine en Zone dédiée majoritairement
aux activités sportives et de loisirs, aménagée, moderne et attractive par investissements privés ? Projet cohérent,
d’intérêt métropolitain, que je propose depuis plusieurs années.
Nous vivons une époque formidable ! Quand on veut masquer son impuissance on dénomme les choses ou les
gens différemment, pour être plus décent… Aujourd’hui, il n’y a plus d’aveugles, il y a des non-voyants / plus de
sourds, il y a des malentendants / il n’y a plus de chômeurs, il y a des demandeurs d’emplois / il n’y a plus de
clochards, il y a des SDF…
A Nancy, il n’y a plus le Haut du Lièvre, il y a le Plateau de Haye ! Mais l’ami architecte est toujours là omniprésent…
La Communauté Urbaine hier et la Métropole aujourd’hui sont les collectivités en France qui se sont attribué le plus
de compétences, parce qu’il faut tout maitriser, tout régenter et empêcher ainsi les élus de proximité que sont les maires
de pouvoir agir.
Alors, là aussi, pour ne pas dire que le Grand Nancy et André Rossinot sont compétencivores, ont utilise une
expression très étudiée, on dit que « la Métropole est très intégrée » ! et on ajoute qu’elle va « vers une intégration
toujours plus forte » ! Comment voulez-vous qu’un électeur, un citoyen, normalement intelligent comprenne ce qui est
en train de se « tramer » là ?
Braves gens, ils sont en train de mettre vos communes sous tutelle. Interpellez votre maire, demandez-lui de ne pas se
laisser faire, demandez-lui de vous défendre mieux, car à la fin ce sera toujours vous qui paierez la note.
Le journal reprend ce que je dis depuis plusieurs années (ce sont les mêmes qui me reprochent de trop me répéter…),
il est écrit : « le niveau d’endettement par habitant étant un des plus forts de France (…), il va falloir changer de
paradigme. Mutualiser d’avantage(…) Pour les Maires, c’est un vrai sujet d’inquiétude. La remise en cause de leurs
compétences propres, du moins de ce qu’il en reste » (fin de citation).
La situation est très grave, ils sont en train de vous confisquer vos élus locaux pour vous jeter dans les mains de
cette technocratie inhumaine, qui ignore la notion même de service public de proximité.
Mais pire encore, la Métropole, mal gérée, trop endettée utilise le subterfuge de la mutualisation de moyens pour
piéger les communes qu’elle considère comme une variable d’ajustement budgétaire (exemple : la Place Thiers et
le Palais des Congrès ont couté une fortune, ils récupèrent ça sur ce qu’ils appellent l’entretien des voiries secondaires
dans vos quartiers… Et le citoyen lambda, qui ne sait rien de tout ça, il interpelle le maire impuissant sur les rues et
trottoirs qui se dégradent)
Quelques exemples, si vous voulez informer votre maire :
=> La loi a prévu de transférer l’aide à la pierre à la Métropole. Jusque là, les bailleurs sociaux demandaient aux maires
l’avis et autorisation, lorsqu’ils voulaient revendre des logements sociaux. C’est très importants, parce que les maires
peuvent ainsi organiser le développement de l’habitat sur leur territoire de façon équilibrée, avec discernement, car
ils ont une connaissance fine de chaque quartier… La loi n’oblige pas à transférer cette autorisation au Président de la
Métropole qui n’est pas un élu de proximité et qui ne peut pas organiser les équilibres avec discernement… Et bien
ils ont fait voter ce transfert de compétence au dernier Conseil de Métropole. Le maire n’aura plus rien à dire. Et on
sait comment ça se passe dans cette Métropole, le pouvoir ne se partage pas !
=> La Métropole a prescrit l’élaboration de son RLPI (Règlement Local de Publicité Intercommunal) qui viendra se substituer
aux règlements communaux (encore une compétence de moins)… Savez-vous que la Métropole propose aux mairies « pour
les aider, pour mutualiser les moyens » d’instruire leurs dossiers ? Sachez que rien n’oblige les mairies à transférer ces
instructions de dossiers, d’autant plus que cela induira forcément que la Métropole revendiquera de percevoir les recettes
aujourd’hui perçues par les communes… Dites le à votre maire !
=> La loi rend désormais obligatoire la fonction de DPO (Délégué à la Protection des Données) dans les organismes publics,
pour des missions techniques et complexes dans le cadre de l’évolution règlementaire « Informatique et Libertés ».
La Métropole propose aux communes de mutualiser un poste pour cela. Elle demande aux communes 0,35€ par habitant.
A Tomblaine, il en couterait à la Commune 3055,15€ par an. Nous avons préféré conventionner avec le Centre de gestion
qui, pour la même prestation, demande 240€ par an… Dites-le à votre maire.
=> Et puis soyez vigilants, aujourd’hui, on sait que la mutualisation de l’informatique par le Grand Nancy n’est pas satisfaisante
et que cela coute plus cher aux communes qui ont bien voulu l’accepter. Le problème, c’est que les maires sont souvent pris
en otages et qu’ils n’ont pas le choix dans ce système… Il est proposé la mutualisation des Ressources Humaines… Croyez-vous
que beaucoup d’employés communaux ont envie de dépendre administrativement de la Métropole ? Et quand est-ce qu’on leur
demande leur avis ?
Ce n’est pas la Métropole qui doit faire ou défaire les Communes. La Métropole est constituée par les communes, ce sont les
Communes qui doivent faire Métropole. Les Communes ont besoin de la Métropole et la Métropole doit être à leur service.
La Métropole étouffera et ne pourra plus être, si elle continue à dissoudre les Communes. La Commune est peut-être une
exception française… et alors ? C’est le socle de la République, c’est l’assurance par la proximité de la qualité du service
public qui lui est le garant de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité. Affaiblir les Communes consiste à abandonner les plus
fragiles, déshumaniser la politique…
Vous avez dit Projet Métropolitain ? Attention… Entreprise de démolition.
(Ce n’est pas parce que l’on est peu nombreux à partager
un avis, que la Raison n’est pas nôtre…)
Cela s’est passé comme d’habitude. La veille du Conseil de Métropole, le jeudi, une page complète
dans la presse est réservée à André Rossinot et on y est informé des décisions qui seront votées par
le Conseil de Métropole… le lendemain ! C’est une conception particulière de l’exercice démocratique.
Mais c’est la marque de fabrique de la majorité du Grand Nancy.
Donc jeudi 22 mars, cet article complaisant n’était ni plus ni moins qu’un communiqué de presse
d’André Rossinot. La preuve, on y retrouve tout le verbiage habituel qui n’a d’autre intention que
d’endormir le bon peuple.
Morceaux choisis : « les défis de l’audace, du bien-être et des liens »,… »Forte de son passé créatif,
la Métropole du Grand Nancy doit inventer une nouvelle ambition pour développer l’attractivité
du territoire »,… »faire de Nancy la capitale de l’innovation systémique »,… « l’ouverture d’une école
de l’intelligence collective »… Etc, etc.
Comment imaginer l’intelligence collective, quand le propos est ainsi vide de sens ? Cela s’appelle
des éléments de langage fabriqués de toutes pièces et mis à la disposition des communicants…
Il paraitrait que « plus de 350 à 400 élus se sont mobilisés ainsi que l’ensemble des 500 élus des conseils
municipaux de la Métropole pour travailler sur ce Projet Métropolitain »…
Pour ceux qui y étaient, le compte n’y était pas.
Mais comment peut-on parler d’intelligence collective quand la réunion est plombée par un interminable
discours introductif du Président, qui laisse ensuite place aux seules questions autorisées (les autres
sont écartées, il est répondu que ce n’est ni le moment, ni le lieu… Or, ce n’est jamais ni le moment,
ni le lieu de poser les questions pertinentes).
Comment peut-on parler d’intelligence collective, quand le travail du Conseil de Développement
Durable n’est jamais exploité et jamais communiqué aux élus du Conseil de Métropole, alors que
notre règlement l’exige…
Comment peut-on imaginer la démocratie quand au Conseil de Métropole, les Rapporteurs (de droite)
ne sont pas limités en temps, alors que les autres intervenants le sont ?
Résultat : les Conseils de Métropole sont interminables, soporifiques, inintéressants,… Le verbiage est
systématiquement de mise, on aligne des mots derrière des mots pour aboutir à un charabia insensé
et tellement loin du quotidien vécu par nos concitoyens. On légitime tout ça en payant des études aussi
couteuses qu’inutiles. Dans un Conseil de Métropole, où il n’est pas rare de trouver 80 points à l’ordre du
jour, quand sur les premiers points le Rapporteur intervient pendant 20 ou 30 minutes et que le Président
conclut tout aussi longuement après les intervenants (qui ont eux chacun 5 minutes), il n’est pas rare qu’au
bout de trois heures, on n’ait étudié que 4 points sur 80. Alors, par lassitude, les autres points sont survolés
à vitesse grand V. Les élus ont été dissuadés de débattre.
Le Groupe de Gauche demande seulement à ce que les Rapporteurs soient limités à 5 minutes de présentation
de la délibération, que les élus ont de toute manière pu lire avant…
Et puis, il y a le Projet Métropolitain. D’accord, il y a eu des réunions. Mais ce projet est une coquille vide, il n’est
qu’une présentation édulcorée de ce que le Président de la Métropole et ses quelques proches ont décidé.
Juste quelques exemples….
=> Quid de la demande d’une réunion en plénière du Conseil de Métropole à propos du Grand Nancy Thermal
et de ses incidences financières ?
= > Quid de la volonté exprimée par les Grands Nancéiens de voir un vrai tram moderne et fiable qui monte
jusqu’à Brabois sans rupture de charge.
=> Quid du projet d’aménagement du secteur de la Plaine Flageul à Tomblaine en Zone dédiée majoritairement
aux activités sportives et de loisirs, aménagée, moderne et attractive par investissements privés ? Projet cohérent,
d’intérêt métropolitain, que je propose depuis plusieurs années.
Nous vivons une époque formidable ! Quand on veut masquer son impuissance on dénomme les choses ou les
gens différemment, pour être plus décent… Aujourd’hui, il n’y a plus d’aveugles, il y a des non-voyants / plus de
sourds, il y a des malentendants / il n’y a plus de chômeurs, il y a des demandeurs d’emplois / il n’y a plus de
clochards, il y a des SDF…
A Nancy, il n’y a plus le Haut du Lièvre, il y a le Plateau de Haye ! Mais l’ami architecte est toujours là omniprésent…
La Communauté Urbaine hier et la Métropole aujourd’hui sont les collectivités en France qui se sont attribué le plus
de compétences, parce qu’il faut tout maitriser, tout régenter et empêcher ainsi les élus de proximité que sont les maires
de pouvoir agir.
Alors, là aussi, pour ne pas dire que le Grand Nancy et André Rossinot sont compétencivores, ont utilise une
expression très étudiée, on dit que « la Métropole est très intégrée » ! et on ajoute qu’elle va « vers une intégration
toujours plus forte » ! Comment voulez-vous qu’un électeur, un citoyen, normalement intelligent comprenne ce qui est
en train de se « tramer » là ?
Braves gens, ils sont en train de mettre vos communes sous tutelle. Interpellez votre maire, demandez-lui de ne pas se
laisser faire, demandez-lui de vous défendre mieux, car à la fin ce sera toujours vous qui paierez la note.
Le journal reprend ce que je dis depuis plusieurs années (ce sont les mêmes qui me reprochent de trop me répéter…),
il est écrit : « le niveau d’endettement par habitant étant un des plus forts de France (…), il va falloir changer de
paradigme. Mutualiser d’avantage(…) Pour les Maires, c’est un vrai sujet d’inquiétude. La remise en cause de leurs
compétences propres, du moins de ce qu’il en reste » (fin de citation).
La situation est très grave, ils sont en train de vous confisquer vos élus locaux pour vous jeter dans les mains de
cette technocratie inhumaine, qui ignore la notion même de service public de proximité.
Mais pire encore, la Métropole, mal gérée, trop endettée utilise le subterfuge de la mutualisation de moyens pour
piéger les communes qu’elle considère comme une variable d’ajustement budgétaire (exemple : la Place Thiers et
le Palais des Congrès ont couté une fortune, ils récupèrent ça sur ce qu’ils appellent l’entretien des voiries secondaires
dans vos quartiers… Et le citoyen lambda, qui ne sait rien de tout ça, il interpelle le maire impuissant sur les rues et
trottoirs qui se dégradent)
Quelques exemples, si vous voulez informer votre maire :
=> La loi a prévu de transférer l’aide à la pierre à la Métropole. Jusque là, les bailleurs sociaux demandaient aux maires
l’avis et autorisation, lorsqu’ils voulaient revendre des logements sociaux. C’est très importants, parce que les maires
peuvent ainsi organiser le développement de l’habitat sur leur territoire de façon équilibrée, avec discernement, car
ils ont une connaissance fine de chaque quartier… La loi n’oblige pas à transférer cette autorisation au Président de la
Métropole qui n’est pas un élu de proximité et qui ne peut pas organiser les équilibres avec discernement… Et bien
ils ont fait voter ce transfert de compétence au dernier Conseil de Métropole. Le maire n’aura plus rien à dire. Et on
sait comment ça se passe dans cette Métropole, le pouvoir ne se partage pas !
=> La Métropole a prescrit l’élaboration de son RLPI (Règlement Local de Publicité Intercommunal) qui viendra se substituer
aux règlements communaux (encore une compétence de moins)… Savez-vous que la Métropole propose aux mairies « pour
les aider, pour mutualiser les moyens » d’instruire leurs dossiers ? Sachez que rien n’oblige les mairies à transférer ces
instructions de dossiers, d’autant plus que cela induira forcément que la Métropole revendiquera de percevoir les recettes
aujourd’hui perçues par les communes… Dites le à votre maire !
=> La loi rend désormais obligatoire la fonction de DPO (Délégué à la Protection des Données) dans les organismes publics,
pour des missions techniques et complexes dans le cadre de l’évolution règlementaire « Informatique et Libertés ».
La Métropole propose aux communes de mutualiser un poste pour cela. Elle demande aux communes 0,35€ par habitant.
A Tomblaine, il en couterait à la Commune 3055,15€ par an. Nous avons préféré conventionner avec le Centre de gestion
qui, pour la même prestation, demande 240€ par an… Dites-le à votre maire.
=> Et puis soyez vigilants, aujourd’hui, on sait que la mutualisation de l’informatique par le Grand Nancy n’est pas satisfaisante
et que cela coute plus cher aux communes qui ont bien voulu l’accepter. Le problème, c’est que les maires sont souvent pris
en otages et qu’ils n’ont pas le choix dans ce système… Il est proposé la mutualisation des Ressources Humaines… Croyez-vous
que beaucoup d’employés communaux ont envie de dépendre administrativement de la Métropole ? Et quand est-ce qu’on leur
demande leur avis ?
Ce n’est pas la Métropole qui doit faire ou défaire les Communes. La Métropole est constituée par les communes, ce sont les
Communes qui doivent faire Métropole. Les Communes ont besoin de la Métropole et la Métropole doit être à leur service.
La Métropole étouffera et ne pourra plus être, si elle continue à dissoudre les Communes. La Commune est peut-être une
exception française… et alors ? C’est le socle de la République, c’est l’assurance par la proximité de la qualité du service
public qui lui est le garant de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité. Affaiblir les Communes consiste à abandonner les plus
fragiles, déshumaniser la politique…
Vous avez dit Projet Métropolitain ? Attention… Entreprise de démolition.
J’ai une proposition concrète et réaliste pour le projet Grand Nancy Thermal :
Et si on reprenait tout à zéro ?
Ce serait sagesse et bon sens. Quand un projet n’est pas partagé, quand il n’est pas cohérent et quand
il doit coûter beaucoup plus cher que ce qui avait été annoncé, il vaut mieux tout remettre à plat, plutôt
que de s’entêter à commettre une erreur irréversible et qui engagerait terriblement l’avenir…
Prenez une Métropole dont l’assemblée est composée de deux groupes politiques, le président du groupe minoritaire (moi), constatant qu’on va droit dans le mur avec ce projet, écrit au Président de la Métropole le 22 février. Il lui demande alors, en prenant les formes pour ne pas être désagréable, de bien vouloir
organiser une réunion spécifique avec l’ensemble des Conseillers Métropolitains, pour leur donner tous les éléments d’information et pour qu’un débat serein et constructif puisse avoir lieu autour de ce projet.
Que pensez-vous du fonctionnement de cette Métropole, si je vous dis que le Président ne daigne même pas me répondre…
=> Grand Nancy Thermal est un projet déjà ancien, mais depuis toujours le Conseil de Communauté, puis de Métropole a été informé a minima. Les premières délibérations liées au forage et à la qualité de l’eau datent de 2007, et les premières études aussi. En 2014 l’agrément thermal a été obtenu. En 2016, la procédure de DSP (délégation de service public) a été lancée…
=> Il a toujours été annoncé que la totalité du financement de l’investissement (50 M€) serait supportée par le délégataire, et qu’il n’y aurait rien à la charge du Grand Nancy.
=> La Métropole s’est engagée à une participation aux dépenses annuelles de fonctionnement à hauteur de 1,3M€, ce qui équivalait, nous avait-on dit, aux dépenses annuelles de la piscine actuelle… Déjà là, je trouvais cela étrange. En effet, il me semblerait plus normal, dans le cadre d’une DSP, de donner une subvention annuelle au délégataire qui équivaudrait aux dépenses actuelles moins les recettes actuelles ?
=> Et puis, le temps passant et les discussions aussi auxquelles nous ne sommes pas associés, ce n’est plus 1,3M€ dont on parle dans les salons, mais 3M€ annuels que le Grand Nancy devrait verser…
=> Je m’étais étonné lors du Débat d’orientation Budgétaire 2018 de lire dans ce document que par incidences, le Grand Nancy envisageait de « fermer une ou deux piscines » ! Quand, chacun le sait, il n’y a pas assez de piscines sur le Grand Nancy pour répondre dans de bonnes conditions aux besoins des scolaires. J’ai demandé en Conseil si on pouvait nous préciser cette intention et quelles piscines on imaginait fermer. Aucune réponse ni verbale, ni écrite… Leurs auteurs regrettent peut-être d’avoir dévoilé leurs intention dans ce document du DOB ?
=> Et puis, il y a eu le coup de pub… Le Président de la Région Grand Est a été invité à visiter Nancy Thermal, les journalistes aussi, les élus de droite du Grand Nancy (et encore pas tous…) pour qu’ils soient souriants sur la photo… J’avais dit et écrit regretter que Bertrand Masson, par exemple qui est Conseiller Métropolitain, membre du jury de concours, mais aussi Conseiller Régional, n’ait même pas été invité…
Ce jour là, il a été annoncé triomphalement une aide de la Région (5M€) au Grand Nancy… pour cet investissement !
Alors, là, je me suis dit qu’il y avait un loup… (au bout d’un moment, il s’agit d’une vraie meute). Pourquoi la Métropole sollicitait-elle la Région pour une aide à l’investissement, si comme promis, elle ne devait rien avoir à payer en investissement ???
=> Et voilà, que le Grand Nancy depuis quelques temps organise des visites (souhaite-t-on nous préparer psychologiquement à une annonce ? Ou bien nous prend-on pour des touristes en visite d’un site thermal ?). Et on entend dire qu’il y aurait des « imprévus »… des effondrements sous l’actuelle piscine découverte Louison Bobet et sous la Piscine Ronde. Cela justifierait une augmentation du coût d’investissement. On nous parle de 25M€ que le Grand Nancy devrait verser au délégataire. Mais
j’ai bien l’impression qu’il vaut mieux dire 30M€ (25+ les 5M€ attribués par la Région) !Il faut savoir que ces 5 Millions si on les reçoit sur ce projet, on aurait pu les recevoir sur un autre projet (comme la ligne 1 du tram par exemple ?).
=> Cela change tout. Nous sommes en difficultés pour imaginer le développement de services au public, comme les transports en commun. Avons-nous les moyens de nous engouffrer dans de telles dépenses ? Il est urgent de nous informer, et qu’on en parle posément. Que chacun des élus ait accès à l’information et ait le droit de s’exprimer.
Si on vient me dire que j’exagère, ou bien que mes affirmations sont fausses, qu’on nous donne les bonnes informations…
=> Plus grave encore : ce projet est contre nature et sans ambition pour Nancy. Un projet thermal ? Ce n’est pas nouveau, le premier projet date de 1908, en même temps que l’Exposition Internationale de l’Est de la France. Mais à l’époque, cela avait du sens, car on n’avait pas commencé par imaginer le projet sous l’angle économique. On s’était d’abord interrogé sur le rayonnement de Nancy
et l’attractivité qui résulterait d’un tel projet. Et pour cela, il avait fallu prendre en considération l’histoire et le site patrimonial dans sa globalité.
Là, l’approche économique a précédé l’approche patrimoniale et met donc en péril l’attractivité pérenne de ce projet. Françoise Hervé l’avait dit, l’avait écrit. Sur son insistance, il a été demandé à un bureau d’étude de produire un « diagnostic architectural et patrimonial ».
Mais cette approche est beaucoup trop réductrice ! Il aurait fallu considérer le site patrimonial dans sa globalité et également l’histoire de tout le site, dans son contexte artistique, patrimonial et végétal. C’est ce que préconisait Françoise Hervé. Ce diagnostic a été livré en septembre 2016 ! Alors que le projet dans ses intentions et son cahier des charges était largement engagé. On appelle ça un alibi !
On peut peut-être s’étonner aussi que ce diagnostic architectural n’ait pas révélé ces fameux effondrements ?
C’est un manque d’ambition, un manque d’imagination, de créativité. L’ambition aurait été d’allier thermalisme et milieu urbain et de le mettre en relation avec l’histoire du site et le mouvement artistique de l’Ecole de Nancy. Serait-il stupide d’imaginer achever le projet
de Palais Thermal tel qu’il avait été imaginé par Lanternier avant la première guerre mondiale ?
Alors, si on considère que cela va nous coûter cher, très cher, pour un projet en panne d’ambition, je propose de tout remettre à plat.
Françoise Hervé, encore elle, s’était proposée de réaliser une exposition pour porter à la connaissance du grand public les richesses et les
potentialités du site. Pourquoi ne pas recommencer par ça ? Et organiser la concertation ? Est-on vraiment pressé par le temps ? Ne vaut-il
mieux pas perdre du temps pour élaborer un beau projet fonctionnel, qui valorise le patrimoine et l’histoire de cette ville qui était si belle ?