Actualité

Job Durupt : officier de la Légion d'honneur

Une fierté pour Tomblaine

Grégoire Ruhland élu à 21 ans, adjoint aux finances de la ville de Tomblaine, adjoint au Chef de Cabinet de la Ministre de l'Education nationale, a été honoré samedi dernier à Toulouse. Ayant terminé ses études à Sciences Po au printemps dernier, il est sorti major de sa promotion, 1er sur 187. On se souvient que lors des élections départementales de l'an dernier, son ancien professeur de gymnastique avait ironisé sur le fait « qu'il n'avait pas souvenir qu'il ait été un bon élève ». Une bonne occasion perdue de se taire. Bravo Grégoire !

Une belle victoire !

Il y a quelques mois j'ai souhaité m'intéresser à l'activité de l'usine Schweitzer à Ludres, située sur ma circonscription. J'ai découvert une usine performante qui fabrique du plastique, et en particulier des sacs poubelle depuis très longtemps avec du résidu de pétrole mais qui est également engagée dans une démarche écologique puisqu'elle recycle des plastiques.

Je me suis intéressé aux difficultés que pouvait connaître cette usine et j'ai découvert par exemple une aberration : elle produit énormément et fournit en sacs plastique jusqu'à la Communauté de Communes de Bruxelles. C'est l'entreprise Vigneron également située à Ludres sur la Communauté Urbaine du Grand Nancy qui livre la production de l'entreprise Schweitzer. Pendant ce temps là, la Communauté Urbaine du Grand Nancy achète ses sacs plastique en Italie. Cherchez l'erreur, il y a certainement quelque chose à corriger.

Cependant, un autre enjeu majeur était à prendre en considération. Depuis très longtemps la loi a prévu l'interdiction de l'usage des sacs plastique aux caisses des hypermarchés, puis l'interdiction de ces sacs plastique au 1er janvier 2017 pour emballer les fruits et légumes. Malheureusement, le décret d'application était sans cesse retardé, à cause vraisemblablement de la pression des lobbies du plastique.

L'usine Schweitzer appartient au groupe Sphère. Le groupe Sphère était prêt à investir 20 millions d'euros pour acheter des machines permettant de fabriquer du bioplastique à partir de fécule de pomme de terre. C'est un enjeu incroyable, d'abord, parce que notre planète est en train de crever sous un continent sous-marin de déchets plastiques. Ensuite parce que produire du bioplastique engendrera la création de 3000 à 5000 emplois en France. Cela permettra également plus d'activité pour les agriculteurs et comme la fécule de pomme de terre se cultive sur des terres en jachère, il n'y a donc pas de concurrence avec les autres types de culture.

Le groupe Sphère a l'intention de développer cette nouvelle activité en partie sur l'usine Schweitzer de Ludres, mais le groupe refusait de prendre le moindre risque. Il n'était pas question d'investir un centime tant que le décret n'avait pas été signé.

 Or, à plusieurs reprises il a été annoncé que la signature du décret avait été décalée dans le temps : la date de juillet 2016 était finalement arrêtée. Mais cela n'était pas acceptable pour le groupe Sphère, en effet, il lui fallait au moins neuf mois pour commander, installer les machines et pour se préparer à la production de bioplastique. Si le décret avait été signé après le mois de mars, cela ne permettait pas au groupe Sphère d'être opérationnel pour le 1er Janvier 2017. Il risquait donc de perdre les marchés. Je suis intervenu personnellement auprès de Ségolène Royal, Manuel Valls, Emmanuel Macron puis à nouveau auprès de Ségolène Royal. Tous les trois ont été très à l'écoute et réactifs. Il a donc été décidé d'avancer la signature de ce décret au 31 mars prochain, ce que Ségolène Royal m'a confirmé par SMS. Et puis, il y a quelques jours à Marseille, elle a publiquement annoncé la signature de ce décret pour le 31 mars. J'ai reçu quelques messages de la part du directeur de l'usine Schweitzer et de la part du groupe Sphère pour me dire leur satisfaction et leur intention d'engager les dépenses nécessaires à cette belle évolution, pour le développement durable comme pour l'emploi, dès le lendemain de la signature du décret.

Sarkozy est juste gonflé !

 Dans une tribune publiée dans le Figaro, Nicolas Sarkozy se permet de critiquer vigoureusement le fait que "François Hollande ait choisi délibérément le 19 mars, date du cessez le feu qui suivit la signature des accords d'Evian pour commémorer la fin de la Guerre d'Algérie".

 

C'est un déni de démocratie de la part de Nicolas Sarkozy. La reconnaissance du 19 mars 1962 est une demande très majoritaire des Anciens Combattants fédérés en particulier dans la FNACA et cela depuis très longtemps.

 

C'est le 22 janvier 2002 que l'Assemblée Nationale en première lecture votait la reconnaissance du 19 mars.

 

Il a fallu attendre 2012 pour que le Sénat majoritairement à gauche adopte également ce texte. La loi a été promulguée le 6 décembre 2012. C'est donc un choix démocratique voté majoritairement par les deux assemblées, attendu  par de très nombreux Anciens Combattants d'Algérie. Comment Nicolas Sarkozy peut-il s'en émouvoir au nom d'on ne sait quelle rancœur issue des méandres de l'histoire ? Je suis fier de faire partie des députés qui ont interpellé à de nombreuses reprises le Président de la République pour que le 19 mars 1962 soit reconnu pour commémorer la fin de la Guerre d'Algérie.

 

Tomblaine et son maire Job Durupt ont été les premiers en Meurthe-et-Moselle à commémorer cette date et à inaugurer "une allée du 19 mars 1962". François Hollande prononcera samedi un discours devant le mémorial national de la Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie situé au Quai Branly.

 

C'est la première fois qu'un Président de la République commémore le 19 mars. C'est juste du courage.

Voter l’interdiction des néonicotinoïdes pour protéger les abeilles et la biodiversité

            Voter l’interdiction des néonicotinoïdes pour protéger les abeilles et la biodiversité

 

                                                            ***

De plus en plus fréquemment dans le débat public, nous entendons parler des néonicotinoïdes, cette famille de molécules présentes dans des produits phytosanitaires largement utilisés dans l’Union européenne, extrêmement nocives pour les abeilles.

L’année dernière, une étude conjointe de l’INRA[1] et du CNRS[2] a en effet démontré la nocivité de ces substances pour les colonies d’abeilles. Selon une enquête publiée par la Commission européenne en mars 2015, près de 10 % des 2 000 espèces sauvages d'abeilles européennes seraient actuellement menacées d'extinction. Une autre étude, publiée à la Royal Holloway University de Londres, a prouvé la réduction des services de pollinisation assurés par les bourdons et a mesuré, pour la première fois, les conséquences économiques d’une telle réduction.

Ce n’est donc pas d’une, ni même de deux études scientifiques dont nous parlons, car il existe plus de 1 100 études convergentes à l’échelle internationale !

Or, les abeilles sont indispensables à la vie. La pollinisation, que l’usage de ces substances met en péril, est un enjeu fondamental pour l’avenir de l’humanité. On estime en effet que la plupart des plantes que nous mangeons (près de 85 %) en ont besoin pour vivre. Sans abeilles, un grand nombre de fruits et légumes n’existerait plus, et la diversité de notre alimentation serait grandement affectée. 

L’absence d’abeilles est déjà une réalité dans certains endroits du monde comme en Chine, à la Réunion ou encore dans certaines parties des Etats-Unis, où c’est l’homme qui doit se substituer aux abeilles pour polliniser artificiellement les plantes. 

Lors de la COP21, si la crise climatique a été présentée comme le défi majeur pour l’humanité, la perte de la biodiversité représentait ainsi un enjeu tout aussi important : nous assistons à une vague d’extinction d’espèces, notamment de pollinisateurs, qui ne laisse aucun doute sur le plan scientifique.

Avant d’en arriver là, il nous faut prendre les décisions qui s’imposent et interdire strictement et le plus rapidement possible les produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes. Convaincu de cela, je me suis tout de suite joint à l’initiative parlementaire œuvrant pour cette interdiction (par mon vote et en co-signant des amendements) couronnée d’un franc succès en première lecture du Projet de loi Biodiversité à l’Assemblée nationale mais qui avait été supprimée par la droite dès son arrivée au Sénat.

Le texte nous étant revenu par le jeu de la navette parlementaire, je me réjouis que la commission développement durable de l’Assemblée ait réussi à rétablir cette interdiction au 1er janvier 2017, et je plaide pour que ceci ne soit pas remis en cause au moment de l’examen en séance publique cette semaine. Je voterai en ce sens.

Vous pouvez également consulter ma question écrite datant d’avril 2015 dans laquelle j’interpellais déjà le Ministre de l’Agriculture sur la nécessité d’interdire les néonicotinoïdes (QE n°78474, http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-78474QE.htm).  

 

 

Vous noterez que je ne réponds pas aux messages d'interpellation inquisiteurs et agressifs qui encombrent nos réseaux sociaux, mais que j'ai grand plaisir à informer les personnes qui suivent mon travail dans un esprit constructif.

Hervé Féron.


[1] l’Institut national de la recherche agronomique

[2] Centre national de la recherche scientifique

La droite invente la "Région Grand Test" !

Un nom a toujours un sens, il n'y a pas de mots par hasard, il ne peut donc pas y avoir de tirage au sort.

La méthode est étonnante : demander à des gens tirés au sort de proposer un nom. Comme s’il y avait refus de prise de responsabilité ? Ou bien comme s’il s'agissait de légitimer un possible mauvais choix à venir...

Et puis après, il sera proposé de faire voter par internet, avec tous les risques de manipulations, d'excentricité, ou d'erreurs, que cela permet...

D'autant plus qu'en ayant déjà verrouillé la proposition par le choix de ces "tirés au sort", on s'empêche quasiment de recevoir une proposition nouvelle et pertinente.
Etrange conception de la démocratie... Manque de sérieux ? Démagogie ? Cela fait un peu sondage de bistrot...

Que cherchent-ils ?  Veulent-ils faire croire qu'ils seraient plus démocrates que tous les autres ?
Quand on connait les méthodes de la Conseillère Régionale qui porte très médiatiquement tout ça, cela prête à sourire.

Trois possibilités s'offrent donc désormais à vous chers internautes : Acalie, Rhin-Champagne et Nouvelle Austrasie !

Il aurait été intéressant a priori de se poser quelques questions : que cherche-t-on ? Faire un coup médiatique, on a compris.

Mais plus sérieusement, par le nom de la nouvelle région on aurait pu intellectuellement viser une cible : définir une identité ? Un territoire ? Un projet ? Une histoire commune ?

Il me semble qu'aucune des trois propositions ne définit de près ou de loin une de ces quatre cibles.

- Acalie : il s'agit d'un néologisme issu, lui-même, d'un acronyme. On est certainement dans le pire en termes d'esthétisme, mais surtout, ça n'évoque rien de ces quatre cibles, sauf à faire une véritable enquête pour en trouver un minimum de sens. Le temps de l'enquête, le voyageur aura changé de région...

- Rhin-Champagne : cela évoque deux parties de deux morceaux de cette Grande Région. Même si on sent bien qu'il y a eu là la volonté de définir un territoire (de l'est à l'ouest), ça reste pauvre, à peu près, morcelé, fracturé. Comment voudriez-vous que les Ardennais ou les Lorrains s’y retrouvent ? C'est d'emblée abandonner l'idée de réunir. Mais la majorité de cette nouvelle région souhaite-t-elle l'équilibre du territoire ? La cohérence ? Ou bien est-on d'emblée engagé dans une lutte de tous les instants, entre les anciennes régions, les plus grandes villes, l'urbain et le rural ? Malheur aux faibles ! Adieu la République Une et Indivisible !

- La Nouvelle Austrasie : c'est passéiste, ça évoque un territoire qui n'est pas celui dont on parle aujourd'hui. Outre la Lorraine, l'Alsace et la Champagne, l'Austrasie des Mérovingiens comprenait aussi la Belgique, la Rhénanie, et la partie septentrionale des actuels Pays-Bas. Pour définir un territoire, même en le qualifiant de nouveau, on a vu mieux et plus  précis !

Et puis, il faut savoir raison garder ! Notre nouvelle grande Région est une réunion, la réunion de trois anciennes régions. Alors que  l'Austrasie était, elle, issue du partage du royaume des Francs, donc d'une division.

L'Austrasie était un royaume chrétien.

Alors que nous sommes toujours dans une République laïque, me semble-t-il ?

Et puis "Austrasie", moi ça me fait penser à "ostracisme" donc à l'exclusion, à l'éviction, au rejet. On parle d'ostracisme social, d'ostracisme religieux, d'ostracisme au travail, par exemple...
ça ne donne pas vraiment envie de devenir "néo-austrasien" !!!

Bref, je trouve que ces trois propositions sont malheureuses. Je redoute que l'une d'entre elles (ou peut-être les trois) n'intéresse la majorité de la nouvelle Grande Région. C'est pourquoi je m'inquiète de la méthode utilisée (très induite) pour interroger les citoyens et des possibilités de manipulation ou d'interprétation des résultats.

Un nom a toujours du sens et ce nom pèsera, comme tout nom, sur notre identité et sur l'histoire commune que nous aurons à construire.

Je suis contre ces trois propositions, mais on peut espérer qu'une proposition plus intéressante émergera suffisamment massivement pour peser dans la décision ?

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il est déjà entré dans l'usage  d'appeler cette Grande Région "Grand Est". Je pense que c'est là une proposition plus intéressante. Parce qu'elle est déjà dans l'usage, spontanément, et que je crois dans le bon sens populaire (loin du tirage au sort).

Parce que "Grand Est" évoque une situation géographique, mais aussi un territoire pas restrictif. Et parce que dans l'expression "Grand Est", j'entends une déclaration d'intention, peut-être même le début d'un projet de développement et d'ouverture vers les territoires environnants.

Et si on faisait la Région ensemble ?

"Débat sur l'Ecole : halte aux (im)postures !" - Tribune de Najat Vallaud-Belkacem

"Débat sur l'Ecole : halte aux (im)postures !", une tribune de Najat Vallaud-Belkacem publiée dans Le Monde (accessible ici : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/17/najat-vallaud-belkacem-la-reforme-de-l-orthographe-n-existe-pas_4867148_3232.html) et en intégralité ci-dessous :

"Au cours de ces derniers jours, pas moins de trois anciens Ministres de l’Éducation Nationale et un ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur ont créé et alimenté une polémique absurde à propos d’une réforme de l’orthographe qui n’existe pas. Plus grave, ils ont sciemment induit en erreur les médias et l’opinion publique en assimilant cette réforme imaginaire à la réforme, bien réelle celle-ci, qui concerne le collège et plus largement, toute l’École de la République. Ce malheureux épisode de la vie politique, énième tartufferie comme nous en connaissons beaucoup trop ces temps-ci, ne serait d’aucune importance s’il n’occultait pas, une fois de plus, un débat essentiel pour l’avenir de notre pays, mais aussi pour la défense de nos valeurs républicaines: l’éducation de nos enfants.

Un tel débat devrait être sérieux, responsable et constructif car c’est un débat auquel tous les Français ont droit. Un débat honnête, aussi, car chacun a le droit en démocratie d’avoir accès aux véritables enjeux d’une réforme aussi importante, et de pouvoir juger sereinement, et librement, de ce que leurs gouvernements successifs ont fait, ou n’ont pas fait.

Parce qu’ils ont été Ministres de l’Éducation Nationale ou de l’Enseignement Supérieur, François Fillon, Luc Chatel, François Bayrou ou Laurent Wauquiez ont trahi ces exigences élémentaires du débat public dans une démocratie telle que je la conçois. Une trahison d’autant plus regrettable pour la qualité du débat politique qu’ils portent, avec quelques autres, une très lourde responsabilité dans les difficultés que traverse l’École aujourd’hui, et que nous nous attachons à refonder depuis 3 ans en tenant, les uns après les autres, les engagements du Président de la République sur la priorité à la jeunesse. C’est parce que j’ai toujours considéré que l’École ne devait pas être l’otage de combats partisans que j’appelle celles et ceux qui, de bonne volonté, veulent faire avancer notre pays, à accepter enfin la responsabilité du débat. Conviction contre conviction, bilan contre bilan, projet contre projet.

Je m’adresse, en l’occurrence, à celles et ceux qui sont en train d’instruire un procès contre une École de la République qu’ils ont saccagée avec un acharnement consternant durant plus d’une décennie: halte à l’imposture !

Vous qui, entre 2002 et 2012, avez choisi de démolir les dispositifs d’aide aux élèves les plus fragiles, de ne plus recruter d’enseignants y compris de lettres classiques ou d’allemand, de ne plus former les professeurs, de concentrer tous les moyens en direction de ceux qui en avaient le moins besoin, de renoncer à toute modernisation pédagogique dans l’acquisition des connaissances fondamentales, dont la maîtrise de la langue française, n’avez-vous rien de mieux à dire au pays que votre soudaine et opportune indignation contre une évolution orthographique décidée il y a plus de 25 ans, sans jamais l’avoir contestée lorsque vous étiez aux responsabilités ? De qui vous moquez-vous ?

Parlons plutôt, Messieurs, de la priorité que ce gouvernement accorde à l’éducation avec 60 000 postes d’enseignants, parlons des 9 000 postes en primaire déjà créés, des 25 000 places pour scolariser les enfants de moins de 3 ans, des nouveaux programmes de la maternelle au collège afin d’assurer à tous l’acquisition des fondamentaux, quelque soit le milieu social d’origine. Parlons de la formation des enseignants, de l’évaluation des savoirs et des compétences en CE2, de la nouvelle organisation du collège avec plus d’autonomie et d’accompagnement personnalisé des élèves. Parlons du plan numérique de plus d’un milliard d’euros pour faire entrer l’École dans la modernité, et préparer les jeunes Français aux emplois de demain. Parlons de la nouvelle éducation prioritaire pour une école plus juste qui réhabilite enfin le mérite républicain et l’excellence pour tous, partout sur le territoire national. Parlons de la réalité des réformes que nous menons, qui concernent des millions d’élèves, de professeurs et de parents, mais aussi de la société tout entière qui attend de la nouvelle génération qu’elle soit bien formée, intelligente, diverse, adaptée au monde de demain.

Parlons, aussi, de ce que vous faites, aujourd’hui, dans les Mairies, les Départements et les Régions dont vous avez la responsabilité pour les Écoles, les Collèges et les Lycées. Car sur le terrain, il n’est plus question d’accents circonflexes et de tirets, mais d’écoles délabrées, d’argent public gaspillé dans quelques portiques de sécurité imprudemment promis en campagne électorale, de disparition des bourses départementales aux collégiens ou de l’aide aux transports scolaires pour les familles… Auriez-vous peur d’en débattre ? Alors, parlons de nos réformes, parlons des vôtres, et d’un vrai projet d’avenir pour l’École de la République. J’y suis prête."

Najat Vallaud-Belkacem,
Ministre de l’Éducation Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Hugo F. à l'Olympia

Alors que le clip d'Hugo F. sur youtube "le dernier qui sortira" vient de passer les 190 000 vues, il était hier soir sur la scène de l'Olympia dans le cadre d'un gala pour la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Enorme soirée dans cette salle mythique de l'Olympia qui était pleine à craquer, et du beau monde. On a vu dans les loges Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, la présidente de l'association contre la maladie d'Alzheimer Véronique (de Véronique et Davina), Nicolas Sarkozy. Dans la salle il y avait Bernadette Chirac, Nicoletta, ... Et sur scène se sont succédé Sandrine Kiberlain, Vincent Delerm, Brigitte, Maxime le Forestier, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Pierre Souchon, Oldelaf, Carla Bruni et Hugo F. En fin de soirée, ils ont repris deux chansons tous ensemble. Un grand moment.

Hugo F. avec Laurent Voulzy

Avec Alain Souchon et Pierre Souchon

Avec Sandrine Kiberlain

Un tweet de Paris Match

Hugo F à la Une du supplément du Républicain Lorrain

Hugo F fait aujourd'hui la Une du supplément du Républicain Lorrain ! Pour une lecture facilitée de l'article, retrouvez-le en ligne ici : http://www.republicain-lorrain.fr/week-end/2016/02/12/hugo-f-du-bataclan-a-l-olympia  

Hugo F sur France 3 ce soir

Ne manquez pas ce soir vendredi 12 après la météo qui suivra le journal régional vers 19h15, un reportage consacré à Hugo F.
Retrouvez Hugo F. sur youtube "le dernier qui sortira".
Hugo F. sera à l'Olympia lundi soir, il partagera la scène avec Brigitte, Maxime le Forestier, Alain Souchon et Laurent Voulzy, Carla Bruni, Vincent Delerm, ...

Sport national

Le sport national pour les journalistes en mal d’inspiration et pour les sites internet populistes consiste à bouffer de l’élu. Comme s’il n’était pas suffisamment compliqué de redonner de la confiance aux Français. Parce que la seule chose qui compte, c’est l’intérêt général, les commentaires consistent à faire croire aux Français que leurs élus sont des fainéants, des menteurs, des voleurs. Aussi, à l’occasion du vote sur la réforme constitutionnelle, nombre d’articles, de commentaires ont concouru à fliquer les élus. Dans quel monde vit-on ? Qui sont ces pseudo-citoyens, ces pseudo-journalistes qui se permettent, sans savoir de quoi ils parlent, de telles affirmations ?

Le travail à l’Assemblée nationale est organisé de la façon suivante : chacun s’entendra sur le fait qu’il serait stupide d’imaginer que l’on peut organiser une discussion dans de bonnes discussions sur quelque thème que ce soit à 577. Par conséquent, pour la plupart des débats, cela se passe de la façon suivante : avant que le texte arrive dans l’hémicycle, les élus travaillent beaucoup en commissions pour instruire ce dossier, pour l’enrichir, le transformer, l’amender. Les députés sont organisés en groupes politiques. Cela signifie qu’à l’intérieur des groupes, il y a des discussions toujours en amont de la discussion dans l’hémicycle, et qu’un certain nombre de députés du groupe sont chargés d’être présents dans l’hémicycle pour porter les décisions, les prises de position du groupe.

Pendant les débats dans l’hémicycle, un grand nombre de députés sont occupés par leur fonction de député ailleurs. Ils doivent être en commission pour travailler sur les prochains textes de loi qui arriveront à l’ordre du jour de l’Assemblée, ils auditionnent pour cela des Ministres, des syndicalistes, des experts, le monde associatif. Tout cela va permettre aux députés de déposer des amendements. Dans le même temps, le député se doit d’être présent en circonscription sur des sujets très importants dans le cadre de sa fonction de député. Et c’est donc au moment du vote, parfois sur l’article, mais surtout du vote final, c’est-à-dire du vote de la loi, qu’il est important que tous les députés soient présents. Cela explique que parfois l’hémicycle est à moitié vide, mais rassurez-vous, tout le monde travaille. Je ne trouve pas très citoyen que soient organisés des lobbies de pression, parfois d’internet, auprès des députés, cet espèce de flicage et de jugement moral permanent rappelle de tristes heures de notre histoire.

Par exemple, sur le vote de la réforme constitutionnelle, j’ai largement annoncé mes positions avant, pendant et après la discussion. Je les revendique juste parce qu’elles me semblent être en conformité avec mes convictions. J’ai travaillé dans les commissions et j’ai cosigné un certain nombre d’amendements. Le lundi après-midi, je devais être dans ma circonscription puisque j’avais une réunion très importante avec le préfet, un directeur d’entreprise locale et le président national du groupe dont dépend cette entreprise. Cela dans le cadre de mes fonctions de député, l’enjeu était important, certainement plusieurs dizaines d’emplois.

Le mardi après-midi, j’étais dans l’hémicycle, j’ai d’ailleurs voté pour tous les amendements de suppression de l’article 2, et le mercredi j’étais dans l’hémicycle, en particulier au moment des explications de vote de chacun des groupes et du vote de la loi et j’ai voté contre cette loi, c’est-à-dire contre l’article 1 et contre l’article 2. Je ne suis pas en train de me justifier, j’essaie d’expliquer que ceux qui prennent la liberté de salir les députés en règle générale se trompent.

Hugo F sur France 3

Alors que vous pouvez régulièrement le retrouver sur youtube en tapant "Hugo F le dernier qui sortira", France 3 vous proposera un petit reportage sur Hugo F ce vendredi 12 février juste après la météo qui suivra le journal régional, c'est à dire à 19h15. Ne manquez pas ce rendez-vous.

Interdiction des sacs plastiques : le décret encore repoussé de trois mois. Le Gouvernement doit faire preuve de courage

Suite au vote de la Loi de transition énergétique, nous avions été nombreux à féliciter Ségolène Royal pour son engagement volontariste en faveur de la réduction de la pollution plastique, grand danger pour l’environnement bien visible au niveau de l’énorme continent plastique qui grandit sur nos océans, notamment en Arctique. 

Quelle n’a donc pas été ma déception en apprenant en décembre que la publication du décret pour l’interdiction des sacs de caisse à usage unique, prévue au 1e janvier 2016, serait finalement repoussée au 28 mars. Pourquoi reculer face aux lobbies du plastique et de la grande distribution, alors que toute une industrie fabriquant des sacs entièrement biodégradables dans la nature attend un signal volontariste de l’Etat pour se développer ?

Mais alors que le 28 mars se rapproche, c’est finalement la date butoir du 1e juillet 2016 qui est annoncée par un Gouvernement qui se cache derrière un avis de la Commission européenne prétextant une potentielle entrave à la libre circulation des biens dans l’Union européenne. Au total, ce décret aura été repoussé de six mois, ce qui constitue une perte de temps énorme pour l’industrie bioplastique qui représente de nombreux emplois et de véritables débouchés pour nos agriculteurs !

Mais ce n’est pas tout : seuls les sacs plastique d’épaisseur inférieure à 50 micromètres, quel que soit leur volume et qu’ils soient gratuits ou payants, seront prohibés des caisses au 1er juillet 2016. Ce qui signifie que les sacs plastique d’épaisseur supérieure à 50 micromètres resteront jusqu’à nouvel ordre disponibles en caisse ! Les sacs ou emballages en plastique jetables fournis pour emballer les fruits et légumes ou le fromage ne seront eux bannis qu’au 1er janvier 2017.

Il faut que le Gouvernement fasse preuve de courage pour interdire immédiatement TOUS ces sacs en plastique qui mettent jusqu’à 400 ans pour disparaître, en conservant les sacs respectueux de l’environnement tels les bioplastiques. Dans la dynamique de la COP 21, censée nous montrer la voie vers une croissance plus propre et mieux équilibrée, faire un autre choix serait tout bonnement absurde et irait dans le sens inverse du progrès.

 

En prise directe

  flux RSS

         Facebook

  Twitter

  Dailymotion

En images

Hervé Féron avec Najat Vallaud-Belkacem
et la réalisatrice yéménite, Khadija Al-Salami

En vidéo

Intervention d'Hervé Féron en Séance Publique pour les victimes de la répression
de la Commune de Paris

Nombre de Visiteurs

Affiche le nombre de clics des articles : 
2061434

`

Copyright © 2011 Hervé Féron.Tous droits réservés.Template hervé féron

Propulsé par un logiciel libre sous licence GNU/GPL