Grand Nancy Métropole

Conseil de Metropole cet après-midi...



J'avais tout prévu !

 



L'avenir de la Métropole sacrifiée.

Peu de présents au Conseil de Métropole d'aujourd'hui, à peine le quorum. Nous étions 42 à l'ouverture de séance, et encore... André Rossinot a dû attendre et commencer avec 10 minutes de retard pour constater le quorum. 
Le Président commence par une très longue intervention pour "positiver à donf"sur la délibération du Grand Nancy Thermal. Quand soudain (celle-là, il ne nous l'avait jamais faite), il reçoit un coup de téléphone. Il arrête tout, il répond, devant nous, et nous informe que "c'est Laurent Hénart"...
Après, un employé de la Métropole était chargé de nous présenter le projet (est-ce qu'aucun élu de droite n'avait voulu le présenter ? Ou bien, est-ce qu'aucun n'aurait su le présenter ?)
Et puis, nous avons eu droit à un superbe PowerPoint, en 3D, avec petite musique, visite virtuelle. C'était beau ! Rien que le PowerPoint, ça doit coûter beaucoup d'argent, pour convaincre (au fait, combien ça coûte ?)
La visite virtuelle, nous montre que clairement, dans ce projet, il n'y aura pas de place pour les pauvres...
 
De nombreuses interventions d'élus de droite ont suivi. Toutes à l'unisson : très positives et complémentaires, car toutes écrites sur commande par le cabinet du Président. 
Tout le monde avait la consigne de ne pas réagir à mes propos... sympa. Sauf Werner (le gendre !), qui tel le beauf moyen, et comme à son habitude, ne peut s'empêcher de m'envoyer un scud.
Même si je suis en désaccord avec Laurent Hénart, j'ai trouvé son intervention intéressante.
Je regrette l'intervention de Bertrand Masson, qui manifestement est dans une stratégie personnelle. Il nie la catastrophe économique annoncée, il ne l'évoque même pas. Lorsqu'il annonce "nous voterons pour", au nom de qui parle-t-il ? Il est d'ailleurs remercié à la fin par Rossinot qui lui propose de "continuer à travailler ensemble"...
Une fois encore, une partie de la gauche se couche. Rossinot a bien manœuvré. Alors que l'on sait pertinemment que ce sujet fait aussi débat parmi la droite, ils votent "pour". Les électeurs s'y retrouveront.
 
D'ailleurs, Serge Bouly, lui-même, dans son intervention, reconnaît : "trop coûteux ? Je ne sais pas"...
 
Résultat : délibération votée. Rappelez-vous de tout cela, dans chacune de vos communes dans deux ans...
 
 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Il ne faut pas commettre cette erreur de plus.

J'entends l'argument de l'attractivité et je suis sensible à votre "argument publicitaire", ce superbe PowerPoint fait pour rêver, que vous venez de nous faire projeter. Mais dès lors que l'attractivité fait régresser le service au public tout en coûtant très cher à la collectivité, où en est l'intérêt ?

 

Sur le fond, le projet reste très discutable (en ce sens qu'il n'a pas été discuté comme il aurait dû l'être) : le patrimoine Ecole de Nancy est absorbé et englué, de tous côté, par une architecture moderniste banale. Même si on peut être satisfait de l'idée de terminer la galerie de Lanternier, idée reprise des propositions de Françoise Hervé (que vous auriez dû écouter un peu plus), c'est au moins ça. Mais, cela reste inacceptable.

 

La "friche herbeuse" censée remplacer la piscine Louison Bobet, reçoit finalement, dans ce que vous présentez aujourd'hui comme une option, deux constructions. On retire à la population un site de loisirs idéal, pour un usage en quelque sorte privatif. Mesdames, messieurs, vous irez expliquer aux Grands Nancéiens que vous avez voté la suppression de la piscine Louison Bobet dans ces conditions-là ?

Je rappelle, et même si vous vous en défendez, qu'il n'y a pas suffisamment de piscines et de créneaux disponibles pour les enfants des écoles dans le Grand Nancy. N'importe quel parent d'élève ou enseignant vous confirmera les conditions dans lesquelles les scolaires sont pressés de se déshabiller, de passer trop rapidement dans le bassin, pour ensuite se dépêcher de se rhabiller et libérer les lieux. Dans votre ROB, vous annoncez la fermeture d'une ou deux piscines, vous ne nous avez toujours pas dit auxquelles vous pensez. Alors que la  priorité devrait aller au service des habitants.

 

Votre projet n'est pas et ne sera pas populaire.

 

Ensuite, il y a votre méthode. Vous nous avez caché depuis longtemps que la donne avait changé. Au début, nous ne devions rien verser à l'investissement, et aujourd'hui ce serait 25 Md'€ à un moment où nous n'en avons pas les moyens. Vous le saviez puisque vous avez sollicité une aide de la Région pour l'investissement.

 

Je vous ai proposé un débat en interne, pour évoquer ces évolutions...vous ne m'avez pas répondu. Là encore vous êtes allé à marche forcée.

Chacun sait que lorsqu'on lance un appel d'offres, il y a un cahier des charges. Si au moment d'attribuer, la règle a changé et que le candidat s'est donc positionné sur un cahier des charges différent, il y a un risque juridique. Et lorsque l'on sait le nombre de gens qui pétitionnent contre ce projet, vous risquez un recours de la part des citoyens.

 

Et puis, il y a l'aspect budgétaire, NOUS N'EN AVONS PAS LES MOYENS !

Nous avons en priorité à prévoir une ligne 1 de transport en commun, c'est notre responsabilité, priorité d'autant plus urgente que vous avez décidé unilatéralement du déménagement de nombreux établissements sur le plateau de Brabois, avant même que d'avoir pensé aux déplacements quotidiens de ces centaines de Grands-Nancéiens pour qu'ils aillent travailler.

 

Au mois de mai, en Conseil, je vous ai dit que que votre délibération sur la ligne 1 était une coquille vide, un stratagème pour nous renvoyer à de nouvelles études et surtout je vous demandais de nous préciser comment vous alliez payer tout ça... Vous avez d'ailleurs reconnu cela lors du dernier Conseil de Métropole, à propos du Contrat Métropolitain, vous avez commenté pour expliquer qu'on n'y trouvait même pas la ligne 1, que pour l'instant on ne savait pas quel projet on allait retenir, ni comment on allait le financer.

 

Je vous ai fait des suggestions pour ce financement, et parmi elles, revoir votre copie à propos de Grand Nancy Thermal.

Je continue à dire que cela va nous coûter environ 80 Md'€ pour moins de service à la population du Grand Nancy.

 

D'abord, on nous annonce un projet à 117,48 Md'€ (parlons en TTC pour que le grand public soit au courant). Voyez-vous, je ne connais pas un seul investisseur privé qui souhaiterait s'engager sur une pareille somme, sans avoir l'assurance de gagner de l'argent... Et alors là, je commence à me demander s’il se justifie que nous lui versions tant d'argent public ? Cela mériterait d'être regardé de plus près.

 

Chacun sait que ce genre de projet énorme est au début annoncé à un certain coût et qu'en court de réalisation, par avenants divers, ça dérape encore plus... Vous devrez vous souvenir de ce que je vous dis aujourd'hui, le jour où la Métropole sera sollicitée pour abonder à nouveau...

 

- pour les 25 millions à l'investissement, on nous parle d'effondrements pour justifier cette somme et on nous assure que de toute façon, il aurait fallu faire ces travaux. Je ne suis pas sûr que le surcout dû à ces travaux représente vraiment 25 millions... C'est une petite fortune quand même.

 

Et puis si nous avions dû engager ces réparations, elles n'étaient peut-être pas urgentes et peut-être même pas indispensables, puisque ces effondrements existent depuis longtemps et qu'on ne s'en était même jamais aperçu...

 

 

 

- Et puis, il est écrit que le Grand Nancy versera chaque année une contribution forfaitaire au concessionnaire de 2,26 M d'€ (en sachant que cette somme peut être amenée à connaitre une "légère variation" selon vos propres termes ! ce n'est pas sérieux !). Puis, vous relativisez en ajoutant que chaque année ce concessionnaire reversera une redevance additionnelle de 400 000€ ce qui ramènerait la contribution du Grand Nancy à 1,837 M d'€.

 

Et vous comparez cette somme au coût actuel de fonctionnement du site 2,20 Md'€ annuels.

 

... Sauf que vous comparez ce qui sera notre coût annuel (2,26 M) moins les recettes (400 000) à ce qui serait le coût du site actuel (et là, vous ne retranchez pas les recettes. On nous embrouille.

 

Alors, faisons les comptes :

 

25 Millions (subvention d'investissement) + (1,837 Millions multipliés par 30 ans = 55,11 Millions) + 200 000 + 200 000 (alloués aux deux candidats non retenus) 

=  80,51 millions d’€ sur 30 ans

 

Je n'ose imaginer aussi les dérapages à venir sur le coût global de l'opération.

 

C'est une catastrophe annoncée.

 

Monsieur le Président, c’est un beau projet qui mérite notre intérêt mais qui doit être reporté  dans le temps pour être mieux traité.

 

Manifestement, vous vous faites plaisir avec un tel projet mais vous sacrifiez l’avenir. De ma part, ce n’est pas une posture. Je pense qu’il est urgent d’être responsable en ce qui concerne les équilibres budgétaires de la Métropole. Lesprétendants à votre succession parmi vos amis sont nombreux. Ils doivent savoir que pour être crédible, il faudra avoir voté et engagé l’avenir avec responsabilité. 


À gauche, comme à droite, les avis divergent. JE PENSE QUE MÊME L'ABSTENTION SERAIT UNE ERREUR !


Madame Annie LEVY SIFERMANN ne pouvait être présente, car retenue pour des raisons professionnelles. Elle m’a donné pouvoir, et tout comme moi, elle votera contre cette délibération.

 

Je vous demande de reporter ce projet pour pouvoir le reconsidérer avec toutes les précisions nécessaires dans le contexte global de nos possibilités budgétaires.

Première page complète...

Première page dans l'Est Républicain, entièrement consacrée à la piscine découverte Louison Bobet qui rencontre un énorme succès en ces périodes de températures caniculaires...
Au fait... ne s'agirait-il pas de la piscine qu'André Rossinot a décidé de supprimer dans son projet Grand Nancy Thermal ?

Grand Nancy, t'es mal !

 

Il va bientôt être l'heure de faire les comptes, non ?
J'ai été très esseulé au Conseil de Métropole lorsque je disais qu'André Rossinot nous menait en bateau sur le projet de ligne 1 du tram. Je disais qu'il n'écoutait pas les citoyens qui se sont exprimés, que cette délibération était une nouvelle coquille vide pour nous renvoyer à de nouvelles études et surtout qu'il n'avait même pas prévu la façon dont il allait financer cette ligne 1. Alors, je lui faisais quelques propositions pour trouver des financements et je lui proposais de revoir sa copie au sujet du Grand Nancy Thermal.
Cela n'est que du bon sens : la Métropole a un coeur de métier, dans lequel on trouve les transports en commun. Aujourd'hui, il faut se recentrer sur nos compétences premières pour les mettre en oeuvre dans de bonnes conditions. Après seulement on pourra se disperser sur d'autres projets dès lors qu'ils seront intéressants. 


Je n'ai reçu aucune réponse, que du mépris, il continue à marche forcée. Il s'enferre dans ses erreurs sans souci des lendemains qu'il n'aura pas à gérer...

Il ignore par exemple qu'une pétition circule sur le thème "Non à la disparition de la piscine découverte Louison Bobet" et qu'elle a recueilli déjà plus de 1100 signatures...

Et voilà qu'une délibération est programmée au prochain Conseil de Métropole, dans laquelle, messieurs dames, il va nous enfiler son projet avec l'augmentation exponentielle du coût à la charge du contribuable. Comme beaucoup d'élus tremblent devant lui, ils seront absents ou bien voteront pour. 
Cela plombera le budget de la Métropole pour très longtemps, alors je vous engage à bien regarder comment les élus de votre commune voteront vendredi 6 juillet et je vous invite à vous en souvenir...

J'avais dit en Conseil de Métropole et j'avais écrit que ce petit caprice finirait par nous coûter 80 millions d'euros...
Aujourd'hui c'est confirmé, j'avais malheureusement raison.
Même si il est essayé de brouiller les cartes dans la présentation de la délibération, exemples :

- On nous dit : coût total 97,9 millions d'€... HT ! Cela nous fait donc en TTC 117,48 millions d'€ et nul doute que ça va grimper (il en est ainsi dans tous les projets, on nous annonce un coût au départ, puis il y a des avenants, des sommes qui se rajoutent et on ne rend jamais publique la dépense finale). Si ce coût venait à nouveau à déraper, qui nous dit que la Métropole ne devra pas mettre quelques millions supplémentaires dans ce couteux investissement ?

- Savez-vous (vous, le grand public) qu'il est prévu, comme cela se pratique usuellement (mais pourquoi ne pas le dire plus clairement ?) qu'il faudra que la Métropole verse 200 000€ à chacun des deux candidats qui n'ont pas été retenus ?

- On nous dit que la Métropole devra verser à l'investisseur 25 millions d'€ de subvention d'investissement. Mais quid des 5 millions sollicités auprès de la Grand Région pour ce même investissement ? (nous avons posé la question, nous n'avons pas obtenu de réponses). Devons-nous comprendre que ces 5 M d'€ s'ajouteraient aux 25 M d'€ pour une subvention d'investissement au total de 30 millions d'€ ??? Si cela n'était pas leur intention, ils le diraient.

- Et puis, il est écrit que le Grand Nancy versera chaque année une contribution forfaitaire au concessionnaire de 2,26 M d'€ (en sachant que cette somme peut être amenée à connaitre une "légère variation" selon leurs propres termes ! ce n'est pas sérieux !). Puis, ils relativisent en ajoutant que chaque année ce concessionnaire reversera une redevance additionnelle de 400 000€ ce qui ramènerait la contribution du Grand Nancy à 1,837 M d'€.
Alors, ils fanfaronnent en comparant cette somme au coût actuel de fonctionnement du site 2,20 M d'€ annuels.
... Sauf qu'ils comparent ce qui sera notre coût annuel (2,26 M) moins les recettes (400 000) à ce qui serait actuellement le coût du site (et là, ils ne retranchent pas les recettes, car cela les arrange). On nous embrouille.



 

80,51 millions d'€ sur 30 ans.

Alors, faisons les comptes :

25 Millions (subvention d'investissement) + (1,837 Millions multipliés par 30 ans = 55,11 Millions) + 200 000 + 200 000 
(alloués aux deux candidats non retenus) = 80,51 millions d'€ sur 30 ans.



 

Je n'ose redire qu'il faudra peut-être ajouter les 5 M d'€ de la Région et les dérapages à venir sur le coût global de l'opération.
C'est une catastrophe annoncée. 



Sur le fond, le projet reste très discutable. Voilà ce que j'écrivais le 12 avril dernier 
(cette réflexion n'a pas reçu de réponse de la part d'André Rossinot)

Grand Nancy Thermal... on en parle bientôt ?



Cette Ville qui était si belle...


=> Plus grave encore : ce projet est contre nature et sans ambition pour Nancy. Un projet thermal ? Ce n'est pas nouveau, le premier projet date de 1908, en même temps que l'Exposition Internationale de l'Est de la France. Mais à l'époque, cela avait du sens, car on n'avait pas commencé par imaginer le projet sous l'angle économique. On s'était d'abord interrogé sur le rayonnement de Nancy
et l'attractivité qui résulterait d'un tel projet. Et pour cela, il avait fallu prendre en considération l'histoire et le site patrimonial dans sa globalité.
Là, l'approche économique a précédé l'approche patrimoniale et met donc en péril l'attractivité pérenne de ce projet. Françoise Hervé l'avait dit, l'avait écrit. Sur son insistance, il a été demandé à un bureau d'étude de produire un "diagnostic architectural et patrimonial".
Mais cette approche est beaucoup trop réductrice ! Il aurait fallu considérer le site patrimonial dans sa globalité et également l'histoire de tout le site, dans son contexte artistique, patrimonial et végétal. C'est ce que préconisait Françoise Hervé. Ce diagnostic a été livré en septembre 2016 ! Alors que le projet dans ses intentions et son cahier des charges était largement engagé. On appelle ça un alibi !
On peut peut-être s'étonner aussi que ce diagnostic architectural n'ait pas révélé ces fameux effondrements ?

C'est un manque d'ambition, un manque d'imagination, de créativité. L'ambition aurait été d'allier thermalisme et milieu urbain et de le mettre en relation avec l'histoire du site et le mouvement artistique de l'Ecole de Nancy. Serait-il stupide d'imaginer achever le projet de Palais Thermal tel qu'il avait été imaginé par Lanternier avant la première guerre mondiale ?

Alors, si on considère que cela va nous coûter cher, très cher, pour un projet en panne d'ambition, je propose de tout remettre à plat.
Françoise Hervé, encore elle, s'était proposée de réaliser une exposition pour porter à la connaissance du grand public les richesses et les potentialités du site. Pourquoi ne pas recommencer par ça ? Et organiser la concertation ? Est-on vraiment pressé par le temps ? Ne vaut-il mieux pas perdre du temps pour élaborer un beau projet fonctionnel, qui valorise le patrimoine et l'histoire de cette ville qui était si belle ?

 

Vous avez dit discrimination ?

L'excellente école de musique de la Ville de Tomblaine "TEMPO" vous propose ses
auditions publiques qui visent à montrer la progression individuelle et collective de
ses élèves. Venez constater par vous-mêmes.
Des professeurs qualifiés et compétents, une diversité d'instruments proposés à
l'apprentissage, un projet pédagogique pertinent, une démarche qui permet 
l'accessibilité au plus grand nombre,... TEMPO est reconnue et réputée...
Sauf à la Métropole du Grand Nancy !
Le Grand Nancy a pris la compétence du subventionnement des écoles de musique
depuis 2017. Or, la seule école de musique qui n'a pas été subventionnée par le 
Grand Nancy, ni en 2017, ni en 2018 est celle de .... Tomblaine !
Le Président de la Métropole a été interpellé deux fois en 2017 et en 2018 par le
Président de l'association TEMPO et par moi-même en tant que Maire.
Aucune réponse acceptable n'est donnée. Il a été expliqué que seules les écoles
dont le nom a été transmis par le Conseil Départemental au moment du transfert
de compétence (car précédemment c'est le Conseil Départemental qui avait cette
compétence) sont subventionnées par la Grand Nancy. On appréciera au passage 
l'attitude du Conseil Départemental qui n'a pas transmis le nom de l'école de 
Tomblaine...
Ce qui est grave c'est d'abord que lorsque la délibération pour subventionner les 
écoles de musique est présentée au Conseil de Métropole, il est caché aux Conseillers 
Métropolitains que l'école de Tomblaine a sollicité une subvention au même titre que 
les autres et qu'elle n'a pas été retenue. Il n'est pas dit que seule l'école de Tomblaine 
n'a pas été retenue. 
Mais, surtout, lorsqu'une collectivité prend compétence pour subventionner un type
d'associations, elle n'a pas le droit de "faire le tri", il n'y a aucune relation hiérarchique
qui puisse s'installer entre cette collectivité et l'école de musique (au nom de la loi de
1901, les associations sont libres et autonomes). Par conséquent si la Métropole 
venait à tenter de se justifier en remettant en cause la grande qualité pédagogique de
cette école, ça ne serait que prétexte fallacieux.
Je ne doute pas un instant que le Président de la Métropole va venir en personne ce
mercredi 27 juin et ce samedi 30 juin pour constater cette qualité du projet pédagogique,
les parents nombreux n'en attendrons pas mieux...
J'attends que dans un prochain Conseil de Métropole, cette injustice soit réparée, 
j'aimerais qu'André Rossinot réponde à mon courrier en ce sens. J'irai jusqu'au bout
en terme de droit et d'équité pour poser ce problème.
Pendant ce temps-là, ce sont les enfants qui trinquent !

 

Rossinot ballotté ? C'est ballot !

Conseil de Métropole assez peu fréquenté donc et particulièrement soporifique.

On sent que, progressivement, Rossinot dans sa stratégie néo-macronienne, asphyxie les communes qu'il rêve un jour de dissoudre sous prétexte de les fusionner, pour mieux les vampiriser.
Cela commence par des interprétations abusives de la loi (la répartition des logements sociaux sur les territoires de nos communes a été abandonnée à V. Debord (et les maires de gauche l'ont votée !), l'intercommunalité va reprendre conformément à la loi le règlement de publicité, mais il essaiera de prendre au passage aux Communes leurs recettes. Cela continue par ces sempiternelles propositions de mutualisations qui chaque fois lui donne plus de pouvoir, et lèsent les Communes et financièrement et dans leur pouvoir d'agir.

Les maires ont peur de lui et espèrent toujours  plaire au roi pour moins subir... En ce moment, il signe des contrats avec la Grande Région et avec l'Etat...
Pour la Région, cela exclue les Communes, puisque, pour cette contractualisation, c'est le Grand Nancy, donc Rossinot dans sa toute puissance qui est l'interlocuteur de la Région. 
Cela s'appelle "Contrat de partenariat métropolitain entre la Région Grand Est, la Métropole du Grand Nancy et la Ville de Nancy" (c'est beau la poésie !)
Il met dans ce contrat ce qu'il veut et uniquement ce qu'il veut. Il y met par exemple le Grand Nancy thermal, dont on sait que le dérapage financier sera abyssal, que le projet sur le fond (car il touche le fond) n'est pas bon, que les nancéiens pétitionnent contre la fermeture de la piscine Louison Bobet... nous n'avons pas obtenu le débat que nous demandions, le dérapage n'a pas été ni présenté en Conseil de Métropole, ni voté. 

Et bien il le met quand même dans le contrat avec la Région ! Et après, il nous dira que nous nous sommes engagés sur ce projet puisqu'il était dans le contrat de partenariat !
Et puis comme les Communes n'ont rien a dire, on ne trouve pas dans ce contrat ce que nous aurions aimé que la Région soutienne (nos projets communaux ou à défaut les projets sur nos communes que Rossinot s'est appropriés, pour qu'ils n'aboutissent pas).
Cela s'appelle la dissolution progressive des Communes (pour la démocratie, c'est trop tard, c'est déjà fait).
Cette fois-ci, c'est Didier Sartelet Maire de Heillecourt et surtout Vice-Président de Rossinot, qui courageux a fait savoir qu'il ne s'y retrouvait pas. Il n'a donc pas voté ce Contrat, en annonçant que Garcia (absent) ne le voterait pas non plus (ça, on a l'habitude qu'il ne vote pas...)
La Gauche a été un peu plus courageuse et plus cohérente qu'elle ne l'avait été sur le sujet de la Ligne numéro 1 du tram (il faut dire qu'elle était peu présente), elle n'a pas voté non plus cette délibération.
Et d'ailleurs à propos de cette ligne 1 du tram, rappelez-vous ce que j'avais dit : "Rossinot nous mène en bateau... il ne s'engage pas à faire cette ligne d'une manière ou d'une autre... il ne dit pas comment il va la financer... je vous donne rendez-vous au mois de décembre prochain, puisqu'il nous recolle des études coûteuses, vous verrez qu'en décembre, il nous dira que ce n'est pas possible ou alors, il nous renverra encore à de nouvelles études". 
J'avais donné rendez vous au mois de décembre... et bien c'est hallucinant, mais Rossinot, dans ses commentaires oiseux au sujet de cette délibération, a dit, sans vergogne, "nous n'avons pas mis la ligne numéro 1 du tram dans ce contrat, car pour l'instant nous n'avons rien décidé, nous ne savons pas encore comment nous allons la financer..."
Nous n'aurons donc pas eu à attendre le mois de décembre. Je pense que tous ceux qui l'ont laissé faire et qui ne se sont pas opposés à cette délibération de mascarade au mois de mai ne doivent pas être très fiers d'eux.

Et puis il y a eu  la délibération 19 dans laquelle Rossinot nous propose (ou nous impose) la contractualisation financière avec l'Etat (la contractualisation Macron). C'est le sénateur Husson qui a pris la parole pour défendre les Communes et dire ce que nous disons depuis le début. Les communes ont assez payé la note, elles n'en peuvent plus. Et signer ce contrat signifie une régression, c'est la décentralisation qui est remise en cause, c'est donner tous les pouvoirs à l'Etat via le Préfet. Là encore on vend la peau des Communes.
Moi, je dis "contractualisation Macron-piège à cons !" Rossinot, c'est le Bourgeois de Calais du Grand Nancy. On va lui acheter une chemise et lui donner les clés de nos Communes qu'il ira déposer aux pieds de Macron.
Le sénateur de droite n'a donc pas voté cette délibération (d'autres élus de droite non plus) et la Gauche a voté contre.

Rossinot est balloté, c'est ballot. Mais, les dégâts d'ores et déjà sont considérables, quand on se réveillera, ce sera trop tard.

La démocratie selon Dédé...



Lors de l'avant-dernier Conseil de Métropole, André Rossinot avait réalisé une première en matière de démocratie. Alors que Stéphane Hablot avait quitté la séance sans donner de pouvoir à qui que ce soit, il avait considéré (et sans honte, à voix haute) que Stéphane Hablot avait voté "pour"... 
Inédit, consternant, mais cela n'a ému personne. Décidément cette assemblée, systématiquement suiviste, paraît complètement anesthésiée...

Aujourd'hui, je ne suis pas sûr du tout que le quorum du Bureau de Métropole était atteint, tant les sièges étaient vides... Mais le Bureau s'est tenu quand même ...
Et puis a eu lieu le Conseil de Métropole, les rangs étaient tout aussi clairsemés avec 44 présents (sur 80 ! ) et en plus, le Président se permet de faire une plaisanterie déplacée à mon endroit, insinuant que je ne suis pas assez présent ! 
Il ferait mieux de s'interroger sur l'exercice de la démocratie dans cette Métropole... Et sur les raisons pour lesquelles les Conseillers viennent aussi peu (et de moins en moins) : les grand-messes, que sont ces Conseils de Métropole, sont imbuvables, inintéressants, interminables, abrutissants. Bavardage, bavardage, bavardage.
L'autocratie est la seule règle pour des décisions qui ne tiennent jamais compte des contributions des Conseillers Métropolitains.
On pourrait dire que ça sent la fin de règne, mais elle est interminable cette fin de règne...

Et aujourd'hui, le Président égrène la très longue liste des pouvoirs que les absents sont censés avoir attribués et signés...
Lui a le pouvoir de V. Debord, absente... Et il annonce que Daniel Magron donne son pouvoir à Jean-Pierre Hurpeau. Là, on entend Jean-Pierre Hurpeau prendre la parole pour dire qu'il y a une erreur car il a déjà un autre pouvoir... Celui du député Garcia (décidément, celui-là il est absent de partout : 16% de participations aux votes à l'Assemblée... Que fait-il de ses journées et de ses indemnités ?) Déjà, c'est un évènement que Jean-Pierre Hurpeau prenne la parole dans cette assemblée et de plus se permette de contredire le Président ! Chacun aura compris que personne ne lui a demandé son avis, le cabinet d'André Rossinot a distribué les pouvoirs des élus sans leur demander leur avis (on croit rêver !)
Alors André Rossinot déclare qu'il va donc prendre ce pouvoir. Je lui rappelle qu'il a déjà celui de V. Debord et qu'il ne peut pas cumuler... 
Pas de problème, il attribue le pouvoir de Daniel Magron (sans lui demander son avis, puisqu'il est absent et sans qu'il ait signé quoi que ce soit) à un autre Conseiller.
Devant tout le monde et sans honte.
La Métropole est un univers incroyable, cela ne se produit qu'ici !

Ligne 1 de transport en commun : le Grand Nancy sous anesthésie...

Débat de dupes cet après-midi au Grand Nancy... Je suis intervenu pour dire me semble-t-il ce que beaucoup de nos concitoyens pensent et disent. La pression est terrible de toutes parts, mais j'ai l'habitude d'être franc et de ne pas me coucher...
Hervé Féron.

 

Conseil de Métropole – Vendredi 25 mai 2018 

Délibération n°7 : Extension et renouvellement de la ligne 1 : décisions consécutives à la concertation préalable 

Intervention d’Hervé Féron 

 

Monsieur le Président,  

Chers collègues,  

 

Il s’agit dans ce Conseil de Métropole de se positionner sur le renouvellement et l’extension de la Ligne 1 de transports en commun consécutive à la concertation préalable. Monsieur le Président, votre opposition est évidemment piégée par la méthode. A défaut de nous proposer le tram sur rail dans une première intention pour qu’il monte à Brabois, vous nous proposez un autre mode de transport, vous nous menez en bateau.  

 

La première grande faiblesse de ce dossier, c’est qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu de financement de prévu ou de précisé. Et il est à craindre que ce point faible légitimera le fait de différer encore, ou de ne pas réaliser le tram sur rail jusqu’à Brabois.  

 

L’autre point faible, c’est bien évidemment l’absence de stratégie pluriannuelle depuis si longtemps, c’est-à-dire d’une véritable politique publique pensée, partagée et mise en œuvre selon un planning cohérent.  

 

Le piège qui nous est tendu, c’est aussi lorsque vous avez proposé au Vice-président Christophe Choserot de travailler sur ce dossier. Il a fait un excellent travail que nous souhaitons tous remarquer ici. Mais cela n’enlève rien au contexte et à l’histoire… 

 

Oui, c’est piégeant, puisqu’à partir de son travail, vous avez amendé votre texte, vous l’avez même amélioré, on y sent des promesses subliminales. Et l’on pourrait même y lire une intention d’entendre ce que les personnes qui se sont exprimées très majoritairement lors de la consultation publique ont manifesté : la volonté d’une desserte du Plateau de Brabois par le futur tramway d’ores et déjà décidée.  

 

Mais comme vous n’avez pas prévu le financement,  on tourne en rond et on se retrouve confronté aux mêmes atermoiements.  

 

Alors dans le Groupe de Gauche, on aura des votes « pour » parce que certains voient un réel progrès à travers cette délibération. Progrès accompli grâce au travail de Christophe Choserot, mais aussi grâce à celui des élus de Gauche, ceux de Vandœuvre et ceux de l’Est de l’agglomération, ainsi qu’à celui des associations qui ont participé à la concertation et qui ont elles-mêmes organisé des débats au-delà de votre concertation. 

 

Et dans notre groupe, vous aurez également des votes « contre ». Ne vous engouffrez pas dans la démagogie qui consisterait à dire que les votes contre signifieraient ne pas vouloir d’un projet de transports en commun. Ceux qui voteront contre expriment le fait qu’ils n’y trouvent pas leur compte. 

 

Christophe Choserot a donc fait ce qu’il a pu dans le contexte très contraint qui lui a été réservé. Le contexte très contraint, ce sont des promesses décennales et récurrentes qui nous ont tant fait espérer, mais qui n’ont jamais été tenues. Je voudrais vous donner quelques exemples, alors qu’il pourrait y en avoir des dizaines à citer : 

 

  • En 2000, vous étiez Maire de Nancy et Vice-président de la Communauté urbaine. Le Plan de Déplacements Urbains prévoyait alors 3 lignes de transports en commun en site propre, ligne 2 en 2003 et ligne 3 en 2006… 

  • En 2006, vous étiez encore Maire de Nancy et Président de la Communauté urbaine. Le Plan de Déplacements Urbains révisé prévoyait une extension du réseau en prolongeant la ligne 1, la réalisation d’une ligne 2 finalement mise en service en 2013 et la mise en œuvre progressive d’une ligne 3, toutes en voie réservée… 

  • En 2009, vous étiez toujours Maire de Nancy et toujours Président de la Communauté urbaine. Votre Vice-Président d’alors, Monsieur Laurent Garcia, annonçait en Conseil cette même ligne 3 « dans un premier temps préfigurée sous forme d’une ligne à haut niveau de service » qui était censée relier Vandœuvre aux Plaines Rive Droite. Vous déclariez vous-même en séance publique en avoir donné l’assurance au Maire de Vandœuvre… 

  • Par délibération du 20 mars 2009, le Conseil que vous présidiez toujours, affichait encore son ambition et son optimisme et promettait « conformément au Plan de Déplacements Urbains, adopté en 2006, l’objectif du Grand Nancy est de mettre en œuvre un réseau de transport en commun cohérent et étendu, organisé autour, d’une part, de 3 lignes principales, en grande partie en site propre, mises en œuvre progressivement, et d’autre part, de lignes complémentaires à haut niveau de service, tout en veillant au maintien et au développement du maillage complet du réseau sur l’ensemble de l’agglomération »…  

Le même texte confirmait pour la ligne 2 un matériel roulant de type trolleybus articulé avec guidage optique. Non content d’avoir été soumise à la première concertation, cette proposition était inscrite dans le dossier d’enquête publique. Mais, retournement de situation, vous annonciez début 2011 des bus à haut niveau de service… 

  • Quid du parking-relais avenue du Général Patton ? Quid du tram/train ? Quid de l’aménagement d’itinéraires cyclables ?  

 

Comme tant d’autres fois auparavant, vous vous engagiez personnellement le mois dernier sur ce dossier, promettant donc le tram à Brabois en 2023. Et cette fois encore vous nous demandez de vous croire sur parole.  

 

Après cette énumération impressionnante, force nous est de constater que la majorité ne vient pas de découvrir la situation, ni sa gravité. Cette délibération nous dit-on, consiste à définir le périmètre et les caractéristiques du projet. Mais comment nous engager sur une telle intention, sans avoir au préalable une approche précise du financement ? Les seuls éléments de cadrage financier que l’on puisse évoquer sont issus du rapport budgétaire, et alors là… grand flou artistique.   

 

D’abord vous ne nous dites pas précisément comment vous financez la version bas de gamme, et vous nous dites encore moins comment vous financez la version que le grand public a choisi. Il me semble donc qu’à travers cette délibération, vous proposez le marché de dupe : finançons une fois de plus des études, elles aboutiront à la conclusion que nous n’avons pas les moyens de le faire.  

 

Dans le Rapport d’Orientation Budgétaire 2018, il est dit que « l’amélioration de l’épargne brute passerait par l’augmentation des recettes réelles de fonctionnement [en d’autres termes par] la fiscalité, la tarification des services publics, et/ou la diminution des dépenses de fonctionnement ». Question : Pour ce qui concerne la fiscalité, avez-vous l’intention d’augmenter les taux d’imposition ? Si oui, de combien ? Et quand ? Les citoyennes et citoyens que nous représentons doivent savoir. Autre question : la tarification des services publics. De quel(s) service(s) public(s) parlez-vous ? Ils ont déjà tous augmenté… Et à  combien alors se monteront ces nouvelles augmentations ? Et quand ? En 2020 ? Au lendemain des élections municipales ?  

 

Dans le ROB, il est également question de diminuer le programme d’investissements. Question : Avez-vous à cette occasion l’intention de vous recentrer sur votre cœur de métier, c’est-à-dire sur des investissements qui concernent vos compétences premières ?  

 

Toujours dans le ROB, vous envisagiez en décembre dernier « le resserrement des critères de prise en charge gratuite des transports scolaires » et nous nous en inquiétions déjà. Nous avions malheureusement raison car nous verrons dans un moment ce que « resserrement » signifie pour votre majorité. Vous souhaitiez également rationaliser la politique vélo, en d’autres termes faire là des économies de bouts de chandelle. La seule rationalisation qui vaille en la matière serait de mener enfin une politique vélo digne de ce nom en aménageant de véritables itinéraires cyclables, cohérents, sécurisés et agréables.  

 

Il y aurait encore de nombreuses questions à poser quant à vos intentions pour financer la ligne 1. Vous voulez nous éteindre les lumières après les avoir célébrées sur la place Stan. Vous avez déjà diminué considérablement l’entretien des voiries secondaires dans les communes périphériques. Et quoi ensuite ? Les espaces verts ? Les ordures ménagères ? J’en profite pour renouveler une question que j’ai déjà posée à plusieurs reprises : vous avez annoncé la fermeture de 1 ou 2 piscines alors que les enfants des écoles ne bénéficient pas de suffisamment de créneaux. Pouvez-vous nous dire clairement à quelles piscines vous pensez ?  

 

Pour l’instant vous n’êtes pas en capacité de nous dire comment vous allez financer ce nouveau tram, alors que vous savez depuis de nombreuses années que nous aurons inéluctablement ce rendez-vous. Nous, élus de Gauche, nous pensons que nous devons donner à notre territoire un réseau de transports en commun fonctionnel à hauteur de l’ambition indispensable qui permettra par cet aménagement de mettre en cohérence nos politiques publiques. C’était notre programme avant les élections municipales, et c’est à ce projet qu’aboutit le travail de Christophe Choserot. Sauf que par ailleurs vous avez plombé la capacité d’investissement du Grand Nancy et vous n’avez pas prévu le financement de cette infrastructure essentielle pour notre intercommunalité.  

 

Comment peut-on envisager un Projet Métropolitain alors même que nous ne sommes pas en capacité de donner réponse aux besoins réels de déplacement des grands Nancéiens ?  

Dans une lettre co-signée un certain nombre de responsables de Nancy-Brabois Technopole interpelle , je les cite : »Si notre Métropole ne sait pas mettre en œuvre un réseau de transport en commun efficace et dans un délai court, la performance économique dont nous avons besoin ne sera pas au rendez-vous, sans parler des questions de pollution et de dégradation de la qualité de vie à laquelle nos salariés sont désormais très sensibles ». 

 

Lorsqu’enfin vous aurez répondu à toutes ces questions, (si vous le voulez bien)c’est-à-dire que vous ferez face à ces responsabilités qui sont les vôtres  depuis tant d’années, nous découvrirons qu’une fois de plus votre proposition est la proposition du pauvre. Du pauvre parce que vous êtes mal endetté, mais chacun ici s’en souvient, nous vous avons suffisamment prévenu, et depuis si longtemps. 

 

Lorsqu’au point n°5 de votre délibération, vous titrez« une DUP pour un projet complet », c’est d’emblée une contre-vérité. Le projet que vous proposez n’est pas complet. La vraie ambition pour la Métropole du Grand Nancy c’est effectivement un tram sur fer de la Porte Verte jusqu’à Brabois, mais sans rupture de charge, et tout de suite, c’est-à-dire sans étape. Et ce projet ne sera complet que s’il respecte entièrement le tracé suivant : Porte Verte, Kléber, Barrois, République/gare, Vélodrome, boulevard de l’Europe jusqu’au carrefour avec l’avenue Jeanne d’Arc d’une part, mais aussi la continuité jusqu’à Brabois. C’est l’extension sur l’ancienne voie Saint-Georges longeant vers le Nord la voie de la Meurthe. C’est une extension vers la zone Roberval à Vandœuvre, plus la traversée de Saint-Max et d’Essey en site partagé, comme convenu avec les deux maires. Alors je vous entends déjà  me répondre « mais c’est exactement ce nous proposons dans notre délibération ». Et bien non. Dans votre délibération, vous nous renvoyez à des études et vous continuez à conditionner le projet complet à un financement dont vous ne dites rien. Ce qu’il nous faut, Monsieur le Psident, c’est mettre en place un plan pluriannuel de développement du réseau de transport en commun, c’est un planning, ce sont des dates qu’il nous faudra honorer, c’est une stratégie, une construction cohérente du projet et de son financement détaillé.  

 

Il fallait y penser à la desserte de Brabois avant même que d’organiser la migration des facultés et des emplois vers le plateau. Nous avons la responsabilité du transport aller et retour d’environ 45.000 personnes au quotidien. Comment peut-on traiter ce sujet avec autant de légèreté ? Quelles sont vos solutions pour la rentrée universitaire 2018 ? L’ajout d’une rame le matin grâce à la récupération du matériel de Caen ? La suppression de sièges dans ces mêmes rames afin d’y entasser plus « d’usagers-contribuables » ? Et quoi ensuite ? Des pousseurs de passagers comme dans les métros japonais ? Vous rafistolez, vous improvisez, alors que tout cela aurait dû être anticipé. Quelle était l’urgence d’installer dès à présent ce campus santé ?  

 

Alors on nous dit que le projet complet coûterait 80, 100, et maintenant 130 millions de plus. Très franchement, je demande à voir. Cela mérite d’être vérifié. Pendant des mois, on nous a bien raconté que techniquement il était impossible de faire monter le tram à Brabois. Il n’était donc même pas question d’en parler. C’était un alibi. Aujourd’hui, on sait que techniquement c’est possible. Alors quand on nous parle de ces sommes énormes, nous demandons à ce que cela soit regardé de plus près parce que l’affirmer légitime le fait de nous proposer en décembre prochain un projet en deux phases. Mais ce projet en deux phases soit sera une promesse mensongère, soit coûtera beaucoup plus cher puisqu’il nécessiterait des travaux provisoires, par exemple d’aménagements au Vélodrome, pour une reconfiguration ultérieure avec de nouveaux travaux pour une deuxième phase. Cela ne tient pas debout.  

 

Nous avons des propositions.  

1/ Répondez à nos questions quand on vous interroge.  

2/ Ecoutez-nous de temps en temps. 

Et 3/ S’il faut trouver ces dizaines de millions supplémentaires, nous vous proposons de reporter le très onéreux projet Grand Nancy Thermal qui devrait coûter à la Métropole 81 millions d’euros en 30 ans. Je m’explique : La participation métropolitaine à l'investissement serait de 25 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter les 5 millions d’euros annoncés par subventions de la Région = 30 millions. Si l’on considère qu'il était prévu une participation aux dépenses annuelles de 1,3 million d’euros et que l’on évoque aujourd'hui plutôt 3 millions d’euros par an, cela représente un dérapage de 1,7 million d’euros chaque année, par rapport à ce qui avait été dit. Ainsi, en fonctionnement, le projet Grand Nancy Thermal pourrait coûter : 1,7  million d’euros, multiplié par 30 ans, c’est-à-dire la durée de la délégation de service public, soit 51 millions d’euros, auxquels doivent s’ajouter ces 30 millions. Nous arrivons donc à 81 millions d’euros pour la Métropole en trente ans.  

 

Nous proposons aussi de nous reconcentrer sur nos compétences premières, d’arrêter les dépenses fastueuses, de prioriser, de revisiter les moyens que nous mettons pour des études. Nous allons en débattre plus tard, mais tout de même, 2, 8 millions d’euros annuels pour SCALEN, on peut peut-être se poser la question : à quoi ça sert ? Comment cet outil est utilisé ? Quel bénéfice le Grand Nancy tire-t-il de toutes ces études ? Les grands Nancéiens ont-ils conscience que cela nous coûte 2,8 M par an ?  

 

Autre proposition : abandonner le recrutement d’une agence de communication dans le cadre de la politique de la ville qui nous couterait 650.000 €, recrutement qui sera soumis au vote plus tard et qui s’ajouterait à celui d’une autre agence déjà décidé il y a deux mois seulement. 

 

Nous vous  proposons également de renoncer à la Fondation pour l’humanisme numérique et de nous recentrer enfin sur nos compétences premières et le cœur de métier de la MétropoleOu encore de rechercher une meilleure lisibilité du budget en ce qui concerne les lignes éparses des frais de protocole… 

Nous avons beaucoup d’autres idées et nous nous tenons à votre disposition pour travailler en ce sens.  

 

En somme, ce que nous proposons nous, c’est l’ambition juste pour notre Métropole. C’est d’être clairvoyant et responsable. Vous le disiez vous-même, Monsieur le Président, « Il arrive un moment en politique où il faut s’afficher et dire "voilà ce que je veux" ; où il ne faut pas être frileux ; où il faut oser ». Et bien, osons !  

 

La honte.

Vous êtes des variables d'ajustement budgétaire.

Je suppose que c'est pour faire des économies que l'éclairage public ne fonctionne pas sur la moitié du Boulevard du Millénaire en traversée de 
Tomblaine ? 
Le Grand Nancy est tellement endetté qu'il n'entretient plus les routes dans les villes de banlieue et qu'il n'assume pas ses responsabilités. Nancy Grand coeur, le Palais des Congrès, la Place Thiers... triste et coûteux bilan. Et bientôt le Grand Nancy Thermal. Et parce qu'on a plus les moyens, on coupe l'éclairage public sur un tronçon de route aussi dangereux et accidentogène. Vous devez savoir qu'ils ne demandent pas l'avis du Maire de Tomblaine et que si il pose la question, on ne lui répond pas.

Grand Nancy Thermal... on en parle bientôt ?

Je suis ravi de voir que ce que je disais et j'écrivais il y a un certain temps est révélé aujourd'hui.
La presse en parle avec précision, même si je continue à penser qu'il ne s'agit pas d'une participation
à l'investissement de 25 Millions, mais de 30 M d'€ (car il faut ajouter les 5 M d'€ annoncés par la 
Région...)
Si on considère qu'il était prévu une participation aux dépenses annuelles de 1,3 M d'€ (et non pas
1,5), et qu'on évoque aujourd'hui plutôt 3 M d'€ par an , cela représente un dérapage de 1,7 M d'€ 
par an, par rapport à ce qui avait été annoncé.
1,7 M d'€ X 30 ans = 51 M
51 M + 30 M = 81 M d'€ qu'on ne nous avait pas annoncés !

J'ai demandé une réunion pour donner à tous les  élus de la Métropole les informations qui fuitent
actuellement et auxquelles ils n'ont jamais eu droit. Une réunion pour discuter de la pertinence 
de ce projet en l'état (relisez ci-dessous l'article que j'avais écrit : je proposais de tout remettre à plat
pour se demander d'abord comment on va financer tout ça ? Mais le projet en lui même est certainement
à reconsidérer, qui ne s'inscrit pas dans la volonté d'allier thermalisme et milieu urbain en cohérence avec
l'histoire du site, le patrimoine, l'Ecole de Nancy... J'ai fait des propositions concrètes en terme de méthode
en reprenant sa copie, histoire de redevenir un bon élève... à l'Ecole de Nancy.
1) comment financer ? 2) si ça nous coûte cher, autant que ce soit discuté, partagé et...réussi ?

 

Cette Ville qui était si belle...

J'ai une proposition concrète et réaliste pour le projet Grand Nancy Thermal :
Et si on reprenait tout à zéro ?

Ce serait sagesse et bon sens. Quand un projet n'est pas partagé, quand il n'est pas cohérent et quand
il doit coûter beaucoup plus cher que ce qui avait été annoncé, il vaut mieux tout remettre à plat, plutôt
que de s'entêter à commettre une erreur irréversible et qui engagerait terriblement l'avenir...

Prenez une Métropole dont l'assemblée est composée de deux groupes politiques, le président du groupe minoritaire (moi), constatant qu'on va droit dans le mur avec ce projet, écrit au Président de la Métropole le 22 février. Il lui demande alors, en prenant les formes pour ne pas être désagréable, de bien vouloir 
organiser une réunion spécifique avec l'ensemble des Conseillers Métropolitains, pour leur donner tous les éléments d'information et pour qu'un débat serein et constructif puisse avoir lieu autour de ce projet.
Que pensez-vous du fonctionnement de cette Métropole, si je vous dis que le Président ne daigne même pas me répondre...

=> Grand Nancy Thermal est un projet déjà ancien, mais depuis toujours le Conseil de Communauté, puis de Métropole a été informé a minima. Les premières délibérations liées au forage et à la qualité de l'eau datent de 2007, et les premières études aussi. En 2014 l'agrément thermal a été obtenu. En 2016, la procédure de DSP (délégation de service public) a été lancée...

=> Il a toujours été annoncé que la totalité du financement de l'investissement (50 M€) serait supportée par le délégataire, et qu'il n'y aurait rien à la charge du Grand Nancy.

=> La Métropole s'est engagée à une participation aux dépenses annuelles de fonctionnement à hauteur de 1,3M€, ce qui équivalait, nous avait-on dit, aux dépenses annuelles de la piscine actuelle... Déjà là, je trouvais cela étrange. En effet, il me semblerait plus normal, dans le cadre d'une DSP, de donner une subvention annuelle au délégataire qui équivaudrait aux dépenses actuelles moins les recettes actuelles ?

=> Et puis, le temps passant et les discussions aussi auxquelles nous ne sommes pas associés, ce n'est plus 1,3M€ dont on parle dans les salons, mais 3M€ annuels que le Grand Nancy devrait verser...

=> Je m'étais étonné lors du Débat d'orientation Budgétaire 2018 de lire dans ce document que par incidences, le Grand Nancy envisageait de "fermer une ou deux piscines" ! Quand, chacun le sait, il n'y a pas assez de piscines sur le Grand Nancy pour répondre dans de bonnes conditions aux besoins des scolaires. J'ai demandé en Conseil si on pouvait nous préciser cette intention et quelles piscines on imaginait fermer. Aucune réponse ni verbale, ni écrite... Leurs auteurs regrettent peut-être d'avoir dévoilé leurs intention dans ce document du DOB ?

=> Et puis, il y a eu le coup de pub... Le Président de la Région Grand Est a été invité à visiter Nancy Thermal, les journalistes aussi, les élus de droite du Grand Nancy (et encore pas tous...) pour qu'ils soient souriants sur la photo... J'avais dit et écrit regretter que Bertrand Masson, par exemple qui est Conseiller Métropolitain, membre du jury de concours, mais aussi Conseiller Régional, n'ait même pas été invité...
Ce jour là, il a été annoncé triomphalement une aide de la Région (5M€)  au Grand Nancy... pour cet investissement !
Alors, là, je me suis dit qu'il y avait un loup... (au bout d'un moment, il s'agit d'une vraie meute). Pourquoi la Métropole sollicitait-elle la Région pour une aide à l'investissement, si comme promis, elle ne devait rien avoir à payer en investissement ???


=> Et voilà, que le Grand Nancy depuis quelques temps organise des visites (souhaite-t-on nous préparer psychologiquement à une annonce ? Ou bien nous prend-on pour des touristes en visite d'un site thermal ?). Et on entend dire qu'il y aurait des "imprévus"... des effondrements sous l'actuelle piscine découverte Louison Bobet et sous la Piscine Ronde. Cela justifierait une augmentation du coût d'investissement. On nous parle de 25M€ que le Grand Nancy devrait verser au délégataire. Mais
j'ai bien l'impression qu'il vaut mieux dire 30M€ (25+ les 5M€ attribués par la Région) !Il faut savoir que ces 5 Millions si on les reçoit sur ce projet, on aurait pu les recevoir sur un autre projet (comme la ligne 1 du tram par exemple ?). 

=> Cela change tout. Nous sommes en difficultés pour imaginer le développement de services au public, comme les transports en commun. Avons-nous les moyens de nous engouffrer dans de telles dépenses ? Il est urgent de nous informer, et qu'on en parle posément. Que chacun des élus ait accès à l'information et ait le droit de s'exprimer.
Si on vient me dire que j'exagère, ou bien que mes affirmations sont fausses, qu'on nous donne les bonnes informations...

=> Plus grave encore : ce projet est contre nature et sans ambition pour Nancy. Un projet thermal ? Ce n'est pas nouveau, le premier projet date de 1908, en même temps que l'Exposition Internationale de l'Est de la France. Mais à l'époque, cela avait du sens, car on n'avait pas commencé par imaginer le projet sous l'angle économique. On s'était d'abord interrogé sur le rayonnement de Nancy
et l'attractivité qui résulterait d'un tel projet. Et pour cela, il avait fallu prendre en considération l'histoire et le site patrimonial dans sa globalité.
Là, l'approche économique a précédé l'approche patrimoniale et met donc en péril l'attractivité pérenne de ce projet. Françoise Hervé l'avait dit, l'avait écrit. Sur son insistance, il a été demandé à un bureau d'étude de produire un "diagnostic architectural et patrimonial".
Mais cette approche est beaucoup trop réductrice ! Il aurait fallu considérer le site patrimonial dans sa globalité et également l'histoire de tout le site, dans son contexte artistique, patrimonial et végétal. C'est ce que préconisait Françoise Hervé. Ce diagnostic a été livré en septembre 2016 ! Alors que le projet dans ses intentions et son cahier des charges était largement engagé. On appelle ça un alibi !
On peut peut-être s'étonner aussi que ce diagnostic architectural n'ait pas révélé ces fameux effondrements ?

C'est un manque d'ambition, un manque d'imagination, de créativité. L'ambition aurait été d'allier thermalisme et milieu urbain et de le mettre en relation avec l'histoire du site et le mouvement artistique de l'Ecole de Nancy. Serait-il stupide d'imaginer achever le projet 
de Palais Thermal tel qu'il avait été imaginé par Lanternier avant la première guerre mondiale ?

Alors, si on considère que cela va nous coûter cher, très cher, pour un projet en panne d'ambition, je propose de tout remettre à plat.
Françoise Hervé, encore elle, s'était proposée de réaliser une exposition pour porter à la connaissance du grand public les richesses et les 
potentialités du site. Pourquoi ne pas recommencer par ça ? Et organiser la concertation ? Est-on vraiment pressé par le temps ? Ne vaut-il
mieux pas perdre du temps pour élaborer un beau projet fonctionnel, qui valorise le patrimoine et l'histoire de cette ville qui était si belle ?

 

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