Grand Nancy Métropole

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 12 – 23 avril 2013

POLITIQUE DE TRANSPORTS EN COMMUN : CHRONIQUE D’UN FIASCO ANNONCE

 

 
Quand on parle de transports en commun, on parle de service public pour les habitants avec la desserte des principales zones d’un bassin de vie et l’amélioration de la circulation. Le Président Rossinot avait fait de la construction de la ligne 1 du tram un argument électoral et une vitrine pour le Grand Nancy. En réalité, il s’agit d’un échec sur toute la ligne (dans tous les sens du terme). Pour une inauguration précipitée en période électorale en présence de Madame CHIRAC, le risque a été pris d’essuyer les plâtres avec une technologie nouvelle à la fiabilité jamais évaluée. Ce risque, ce sont les grands Nancéiens qui l’ont payé et qui le paient cher, très cher.

Le choix de la technologie retenue est évidemment à mettre en cause, le tram sur pneus était une bien mauvaise idée. Celui-ci est en effet assujetti à des spécifications techniques plus contraignantes que pour un vrai tram sur rail. Ainsi, le poids du tram sur pneu est limité à 40 tonnes contre 70 tonnes, avec des répercussions sur la robustesse et la durabilité du matériel. Le guidage par un rail unique entraîne une usure précoce des infrastructures, renforcée par les dédroppages à chaque trajet du fait de l’absence de continuité du rail sur l’ensemble de la ligne. Ajoutons à cela le passage des roues aux mêmes endroits à chaque trajet qui abîment le revêtement routier et qui nécessitent de le changer tous les ans. Dès le lancement, les incidents se sont multipliés conduisant même à la suspension de son exploitation commerciale durant près d’un an.

Le tram répondait à des exigences écologiques et à la volonté de limiter la pollution occasionnée par les déplacements urbains. Cependant, cet objectif se paie par une dégradation du cadre de vie et de l’esthétique de la ville. Avec le choix d’une alimentation électrique trolley, les poteaux et caténaires en tout genre se sont multipliés de façon excessive, alors que le réseau électrique commun a été enterré. Un système d’alimentation par le sol (APS) aurait pourtant permis d’éviter ces désagréments, comme à Bordeaux où un troisième rail fournit l’énergie électrique nécessaire au déplacement du tram. Mais, la réflexion autour des aspects techniques lors de la conception du tram n’était pas à l’ordre du jour. Le Président Rossinot était davantage soucieux des échéances électorales que de fournir aux habitants un service fiable et de qualité.

Enfin, en matière budgétaire et c’est certainement là que le bât blesse le plus, la ligne 1 s’est révélée être un véritable gouffre financier. Pour la construction, ce sont près de 162 millions d’euros qui ont été investis pour la réalisation des infrastructures. A ce coût déjà exorbitant, il faut ajouter celui correspondant à l’exploitation, atteignant un montant de 117 millions d’euros à la fin de l’année 2012. Au total, la ligne 1 a déjà coûté 279 millions d’euros au contribuable nancéien, soit 1073 euros par habitant ! Quand on sait que la dette de la Communauté Urbaine représente à peine un peu plus du double de ces montants, on se rend compte des graves dysfonctionnements qui ont présidé à la réalisation du tram et de l’urgence à abréger les souffrances de ce matériel.

L’agglomération caennaise a compris la leçon tirée de la bouche même du vice-président Europe de la division service de Bombardier, constructeur du tram, qui affirmait l’an dernier que « la technologie est un peu dépassée ». Le Conseil général de l’Environnement et du Développement Durable soulignait en 2010 l’importance pour Caen et Nancy d’envisager sérieusement le retrait du matériel et une restructuration de l’offre. Le 11 décembre dernier, les élus du Syndicat mixte de l’agglomération de Caen qui assure la gestion du tram ont pris acte de ces propositions de bon sens et ont décidé d’abréger l’expérience pourtant prévue jusque 2032 afin de la ramener à 2018. Ils ont également eu la présence d’esprit de réfléchir sur l’ensemble du réseau dans le cadre d’une révision globale de l’offre de transport en commun sur le long terme. Ainsi, la construction d’une ligne 2, en tramway fer et non plus en tram sur pneu, et le maintien du tracé actuel de la ligne 1 mais en tramway fer permettront d’économiser 111 millions d’euros grâce notamment à la conservation de 40% de l’investissement initial, permettant de compenser une partie des pertes accumulées ces dernières années. Voilà un projet ambitieux à destination de la population et responsable vis-à-vis d’elle et des deniers publics.

Malheureusement, le réalisme caennais n’a pas voyagé jusque Nancy. Non content de la triste renommée du tram nancéien, André Rossinot persiste jusqu’au bout dans son erreur. Car pour la ligne 1, au lieu de s’inspirer de l’exemple caennais, la majorité actuelle à la Communauté Urbaine a choisi de prolonger le bail du tram jusque 2022 ! Un coût estimé à 125,75 millions d’euros pour les 10 ans à venir alors que son remplacement par des trolleybus articulés auraient permis d’économiser la moitié de cette somme et d’envisager un avenir pour la ligne 1. Deux millions sont engloutis chaque année pour la maintenance du tram.

Et après 2022 ? Tout sera à recommencer ! Dès la prochaine mandature, il sera nécessaire de réfléchir à l’avenir de la ligne 1 et d’envisager à nouveau des équipements coûteux dont la réalisation immédiate aurait évité ces dépenses faramineuses.

Un seul bon point peut être attribué à l’équipe Rossinot pour avoir compris que la technologie de la ligne 1 était désuète, tout le moins pour la ligne 2. Car sur le reste, on ne peut que se désoler une nouvelle fois des choix qui ont été imposés. Il y aura toujours précipitation, avec une inauguration de la nouvelle ligne cet été 2013, soit 1 an avant le renouvellement du Conseil de Communauté. Juste le temps pour les utilisateurs de se réjouir d’avoir enfin une vraie ligne de transport en commun. C’est ainsi que fidèle à ses valeurs et à la dimension « humaine » de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, André Rossinot a une nouvelle fois confisqué les décisions dans le cadre de l’élaboration du nouveau réseau de transports en commun STAN 2013, négociant seul l’enveloppe budgétaire avec le délégataire. Le groupe de gauche a évidemment voté contre ce budget très insuffisant pour mener à bien ces projets. Quid de la concertation ? La méthode habituelle, il décide d’abord, puis il organise un simulacre de concertation. Toute proposition raisonnée qui n’irait pas dans le sens du Président serait ignorée, méprisée, ou reçue avec excès d’agressivité. Les habitants n’ont pas été associés, même si une enquête sur leurs déplacements a été réalisée avec des résultats attendus … après la mise en service du nouveau réseau ! Les élus municipaux ? « Consultés » mais en aucun cas décisionnaires. Beaucoup de propositions utiles à l’amélioration de la politique des transports urbains ont été écartées, prouvant le caractère purement formel de cette « concertation ».

Nous avons ainsi droit au diktat du président Rossinot qui ressemble davantage à un statu quo qu’à une véritable ambition. Des changements de nom de lignes, véritable révolution, et un réseau articulé autour d’un tramway dont la non-fiabilité rejaillit sur l’ensemble du réseau. Le président de la Communauté Urbaine réussit même à abandonner les promesses contenues dans son propre Plan de Déplacements Urbains de 2006 avec l’absence de ligne 3 à Villers et Vandoeuvre, dont la desserte est pourtant inadaptée à l’importance du trafic quotidien et des zones d’activité (certains maires seraient-ils moins entendus que d'autres ?). Un projet dans la continuité, puisque les communes de la première couronne ne sont toujours pas reliées entre elles. Elles sont une nouvelle fois oubliées au profit de l’organisation en zones marchandes, centralisée sur le cœur nancéien malgré les difficultés de circulation.

 

Monsieur Rossinot a plus œuvré pour que l’image de Nancy soit associée aux panneaux « Circulation difficile » qu’à la campagne de pub « Nancy Renaissance 2013 »

Le projet de l’équipe Rossinot, on l’a bien compris, est d’exclure les voitures du centre-ville. Ce n’est pas la situation actuelle qui contredira ce constat. Quiconque doit utiliser son véhicule personnel que ce soit dans le cadre professionnel ou de sa vie personnelle a pu mesurer les difficultés de se déplacer dans l’agglomération avec les travaux de la ligne 2 mais également du fait de la simultanéité des chantiers en cours : rénovation de la place Thiers, de la place Charles III, aménagement du nouveau Centre des Congrès... Tous les rois en fin de règne ont toujours précipité les grands chantiers. Problème existentiel : « Pour qu’il vous reste un peu de moi ! »  Les Grands Nancéiens souffrent. « Circulation difficile », l’expression employée sur les panneaux de signalisation, est un doux euphémisme très en-deçà de la réalité. Testez tous les trajets alternatifs que vous souhaitez, pas moyen de se rendre au centre-ville de manière aisée.

Cette volonté d’un centre-ville piéton se heurte à la configuration de la ville et à l’insuffisance de préparation de ce projet. Comment inciter les visiteurs à délaisser leur véhicule à la périphérie en l’absence de parking-relais ? Quand la ligne 2 entrera en service, aucun de ces équipements ne sera prêt. On nous parle de 2014-2015 pour celui de Laneuveville. En ce qui concerne celui de Maxéville placée à la sortie d’autoroute Nancy-Centre, pourtant l’un des plus stratégiques, aucune date n’est avancée ! Une réflexion approfondie sur le sujet aurait pourtant été bien utile avant de lancer le chantier, notamment sur leur emplacement. Il suffit de prendre l’exemple du parking-relais du CHU de Brabois dont le taux d’occupation ne dépasse pas les 50%.

Une politique des transports en commun de court terme et sans ambition, voilà ce qui caractérise et restera dans les annales de la droite nancéienne. Actuellement candidat non officiel, André Rossinot espère peut-être que « SI » il était candidat quand même, et que « SI » le prochain mandat qu’il briguerait était le dernier, cet héritage incomberait in fine à la gauche comme celui de la dette au niveau national. Mais comme dit le vieil adage : « Avec des « SI », on mettrait Nancy en embouteillages ! ».
 

Intervention d'Hervé FERON en Conseil de Communauté vendredi 29 mars

Le Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy examinait cette après-midi le budget primitif pour 2013. Hervé FERON est intervenu pour dénoncer les choix politiques faits par la majorité actuelle et l'accroissement toujours plus important de la dette communautaire qui en découle.


Intervention d'Hervé FERON en Conseil de Communauté :


Monsieur le Président,

Chers collègues,


Monsieur le Président, je suis de ceux qui vous reconnaissent facilement votre grand talent, votre grande intelligence, votre grande expérience. Je suis de ceux aussi qui pensent qu’aujourd’hui le problème de cette collectivité c’est que vous ne mettez plus votre grand talent, votre grande intelligence et votre grande expérience qu’au seul service du pouvoir que vous tentez de conserver à tout prix. Et lorsque je dis à tout prix, j’ai pesé l’expression puisque tout cela finit par nous coûter très cher. Pour tenter de conserver votre pouvoir, vous ne nous permettez pas la lisibilité nécessaire sur le budget, vous ne nous permettez pas de co-construire le budget. Cela nous donne des résultats inquiétants pour l’avenir mais surtout un amoncellement de projets qui, aboutis ou non, sont trop coûteux et ne constituent pas un projet cohérent, solidaire et humain pour l’ensemble du territoire de la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Monsieur le Président, ce budget est le premier acte politique majeur de l’année, mais il est surtout le dernier budget que nous allons vivre en année pleine de votre mandat. Il est à craindre qu’il soit l’expression de difficultés à venir par la suite.

Votre budget 2013 ne permet pas la dynamique nécessaire et manque d’une véritable ambition collective partagée. Sur l’absence de lisibilité, j’insiste sur le fait que des documents de travail aussi volumineux adressés aussi tardivement ne peuvent être étudiés sérieusement. Peut-être ont-ils été postés comme vous le dites le vendredi 22 mars, c’est-à-dire une semaine seulement avant la date du Conseil de Communauté, mais s’ils ont été acheminés par colissimo, c’est déjà bien là la démonstration que vous pensiez qu’il était trop tard et la réception de ces documents le mardi matin dans certaines communes d’opposition comme la mienne est un dysfonctionnement démocratique qui démontre bien là le peu de considération que vous avez pour les 80 Conseillers communautaires que nous sommes.

Ce budget nous apporte deux évidences : davantage de charges pour les contribuables, davantage de dettes pour la Communauté Urbaine. Après l’épisode de la Cotisation foncière sur les entreprises au cours duquel vous n’avez pas souhaité entendre les arguments des membres de notre groupe, pas plus que les appels au secours des petits commerçants, après avoir augmenté le taux des impôts ménages de près de 10% sur la totalité de ce mandat, que pouvions-nous encore espérer ? Comme disait Pythagore, « N’entretiens pas l’espoir de ce qui ne peut être espéré ».

Je reviens sur votre dette, je ne parlerai ici bien sûr que de la dette communautaire. Au 31 décembre 2011, l’encours de la dette s’élevait à 567 millions d’euros soit 2163 euros par habitant. Fin 2012, il atteint 613 millions d’euros, soit 2333€ par habitant. Cela représente Monsieur le Président une augmentation de 8% en seulement une année. Vous ne pouvez pas dire que vous n’agissez pas en connaissance de cause puisque les élus de la gauche du Grand Nancy vous alertent sans arrêt à ce sujet. Depuis le début de votre mandature, les chiffres sont effarants. En 2008, cette même dette n’était que « de 471 millions d’euros ». Même si ce résultat était loin d’être glorieux, par un rapide calcul, on se rend compte que c’est bien 30% d’augmentation en 5 ans que vous avez générés. C’est votre responsabilité mais il faudra que les générations à venir l’assument.

Monsieur Boileau dit que l’Epargne Brute augmente par rapport à la dette, mais cela ne nous rassure pas, car la dette augmente trop et si l’Epargne Brute augmente, c’est parce que vous augmentez l’impôt. Cette dette qui pèse sur chaque habitant offre une place peu envieuse depuis plusieurs années à la Communauté Urbaine du Grand Nancy, à savoir l’avant-dernier rang au niveau français dans le rapport dette par habitant, presque le bonnet d’âne. Pendant votre tournée des vœux des maires de droite, vous êtes revenu systématiquement sur le thème de la dette, comme si cela vous dérangeait que l’on en parle. Vous avez régulièrement affirmé que ceux qui vous reprochaient cette dette n’avaient jamais rien proposé d’autre. Mais c’est plutôt que vous n’avez pas voulu l’entendre.

Il aurait fallu investir moins et investir mieux. C’est ce que le Groupe de Gauche n’a cessé d’essayer de vous faire entendre par ses interventions : en vous faisant d’autres propositions d’investissements et en tentant de vous dissuader d’engager des programmes dispendieux dont l’impact en termes de rayonnement (je parle bien de rayonnement de la Communauté Urbaine du Grand Nancy) ou de développement économique n’a pas été au rendez-vous. Quelques exemples. Dans le passé, nous avons été capables de vous contraindre à ne pas commettre certaines erreurs. L’extension du stade Marcel Picot financé par l’argent public a été évitée. J’ai plaisir à vous faire remarquer les récentes remarques de la Cour des Comptes concernant les endroits où de l’argent public a été investi pour l’extension, la rénovation ou la création de stades en prévision de l’Euro 2016. Ça nous fait très plaisir Monsieur le Président de savoir que nous vous avons évité d’être épinglé. Le projet était estimé à 63 millions d’euros hors taxe. Le risque encouru était qu’in fine, on se retrouve avec 63 millions d’euros d’argent public investi. Mais même si l’on ne prend que les 20 millions d’euros que vous aviez souhaité dans un premier temps emprunter pour cela, cela aurait correspondu pour les Grands Nancéiens à 3% d’augmentation de la dette actuelle.

Un autre exemple, la ligne n°1 du tram qui s’est avérée être un véritable désastre dès le départ. L’agglomération de Caen a compris la leçon et met fin à cette gabegie budgétaire dès 2016 au lieu de 2032 comme cela était prévu. Le vice-président Europe de la division service de Bombardier affirmait lui-même l’an dernier, je cite, « La technologie est un peu dépassée ». Mais vous, vous persistez dans cette voie sans issue de la prolongation jusqu’en 2022. 16,3 millions d’euros seront donc dédiés à cette opération sur la période 2013-2015, dont 7,3 millions d’euros rien que pour cette année 2013. Des dépenses inconsidérées puisqu’il ne faut pas oublier qu’il faudra penser à terme au remplacement de ce tram, avec de nouveaux investissements lourds à venir. Voilà un exemple très précis, Monsieur le Président, de ce que nous appelons : investir moins et investir mieux.

Et voilà que dans ce grand désordre, vous choisissez de lancer une deuxième ligne de transports en commun en site propre. Quel bonheur pour les Grands Nancéiens qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur propre moyen de locomotion tous les jours pour aller travailler et qui apprécient à leur juste valeur les conditions de circulation, la fluidité et la facilité pour se déplacer dans l’agglomération. De la même façon, je pense qu’ils apprécieront toujours à sa juste valeur la facture de cet investissement lorsqu’elle leur sera présentée : 41,7 millions d’euros pour les 3 prochaines années. On pourrait encore énumérer les choix malheureux en termes d’investissement et se demander si les citoyens ont véritablement connaissance du rapport entre le coût des infrastructures et l’intérêt pour l’ensemble de la collectivité : 75 millions d’euros hors taxe pour le Centre des Congrès, 27,94 millions d’euros TTC pour la place Thiers, 18 millions d’euros pour la première section Maxéville-Lafayette, pour le boulevard entre Meurthe-et-Canal…

Je souhaiterais revenir sur l’opacité du budget. Il aurait été intéressant au moins une fois dans ce mandat de pouvoir dépasser les lignes budgétaires croisées pour avoir une information claire sur les coûts des très nombreuses études que vous sollicitez pour appuyer vos projets ou pour écarter ceux que vous n’avez pas choisi. Le coût des études utiles et celui des études inutiles. Nous aimerions aussi avoir un jour un point global sur les frais de protocole, déplacement, hébergement, restauration, réception. Car rien n’apparaît clairement dans le budget ainsi présenté. Quelques autres exemples de procédures opaques, de financements croisés qui empêchent les élus d’avoir la lisibilité nécessaire pour leur permettre de faire de ce budget un vrai levier de développement en cohérence :

-          La pelouse synthétique du stade Marcel Picot dont on nous avait annoncé qu’elle était un investissement privé et que vous nous avez fait reprendre à la charge de la collectivité. Quand nous donnerez-vous les chiffres, le coût de l’entretien annuel à la charge de la CUGN ?

-          Hier en Bureau de Communauté Urbaine, nous avons voté une délibération bizarre pour un montant annuel de 210.000 euros TTC de contrats pour le nettoyage et l’entretien matinal des piscines. Parmi celles-ci, la piscine du Lido à Tomblaine. Le contrat annuel aurait été renouvelé en novembre 2012 et là vous nous avez proposé de le renouveler pour un an à partir du 29 novembre 2013. Je vous ai fait savoir mon étonnement puisque la piscine du Lido est fermée suite au sinistre que l’on sait depuis mai 2012. Elle n’a donc pas besoin d’entretien matinal. Il m’a été répondu que la Communauté Urbaine ne payait pas mais dans le même temps on nous a proposé de voter la reconduction du contrat. Cela manque juste de clarté.

-          Et puis dernier exemple, les événements exceptionnels, mais qui nous reviennent chaque année, financés par la Communauté Urbaine pour valoriser essentiellement l’hyper-centre de la seule ville de Nancy, mériteraient en fin de mandat une véritable évaluation : les coûts  et l’impact réels. On sait que les Fêtes du Roy n’ont jamais permis un développement économique de la France dans l’intérêt des Français.

Monsieur le Président, vous aviez là l’occasion avant la fin de votre mandat de corriger un tant soit peu la mauvaise pente sur laquelle vous nous avez amenés. Nous continuons à vous dire qu’il faut investir moins pour que nous soyons moins endettés mais investir mieux. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’un budget qui anéantira nos marges de manœuvre futures et pour lequel les méthodes de concertation et de discussion ont une fois de plus laissé peu de place à la démocratie interne. Nous voterons contre ce budget.

Conseil de Communauté : préparation précipitée ?

Hier, je me plaignais auprès de la presse mais surtout sur ce blog pour que vous puissiez le savoir du fait que la Communauté Urbaine du Grand Nancy n’avait toujours pas adressé le dossier du Conseil de Communauté de vendredi à certains Conseillers Communautaires d’opposition.

Pour votre information, le dossier est arrivé par colissimo ce mardi matin à la mairie de Tomblaine. On a mesuré son épaisseur, il fait 10 cm. C’est vous dire qu’il y a de quoi lire et de quoi travailler. Dedans, on trouve le budget primitif de l’année 2013, le rapport de présentation, les annexes, le programme d’actions en faveur du parc privé, le règlement budgétaire et financier… ainsi que 39 délibérations à l’ordre du jour.

Adresser un tel dossier 4 jours avant le Conseil de Communauté, c’est un nouveau déni de démocratie de Monsieur Rossinot.

Question à Monsieur Rossinot

Vendredi 29 mars, le Conseil de Communauté Urbaine votera son budget.

C’est l’acte politique le plus significatif de toute l’année budgétaire. Je suis maire d’une des 20 communes et Conseiller Communautaire. Nous sommes lundi 25 mars, 4 jours francs avant ce vote et il ne m’est toujours pas parvenu la moindre information concernant ce budget. Certains de mes collègues l’ont reçu vendredi (ce qui reste un délai court). Ce grave dysfonctionnement se répète d’année en année.

Monsieur le Président, nous vous posons la question tous les ans. Tous les ans, vous traitez notre question avec mépris. Les quelques rares informations que nos adjoints aux finances ont pu obtenir lors de la Commission des Finances ne permettent pas de préparer le Conseil de Communauté Urbaine sérieusement et de travailler sérieusement sur ce budget.

Monsieur le Président, cela n’est pas sérieux et cela n’est pas respectueux du nécessaire fonctionnement démocratique.

Hervé FERON

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !



Dossier n° 11 – 12 mars 2013

SECURITE : IL EST TROP TARD POUR ARRIVER EN AVANCE !



André Rossinot est inquiet : son siège ne serait pas sécurisé ?

...Et voilà que monsieur Rossinot se réveille soudainement, comme s'il se sentait tout à coup investi d'une mission pour sauver son territoire en si grandes difficultés. Les élus de la Communauté Urbaine ou peut-être les maires seulement (le courrier étant très impersonnel, intitulé "cher collègue", il est difficile de savoir à qui il s'adresse réellement ?) ont reçu il y a quelques jours une lettre pour les inviter à participer à une réunion publique que monsieur Rossinot organise lui-même (histoire de s'auto-promouvoir) salle Raugraff le 14 mars (les frais de mise à disposition de cette salle seront-ils comptabilisés dans ses comptes de campagne ? ... mystère !!!).

Il propose le thème...de la sécurité (!) si cher à cette bonne vieille droite dès que revient la saison pré-électorale ! Et pour sa propre sécurité, on remarque qu'il n'invite pas Nadine Morano (constituerait-elle un danger pour lui ?). Pour cette réunion, il annonce Monsieur le Préfet et les responsables des services de la justice ou de la police ! Une façon grossière d'utiliser ces nobles serviteurs de la République, puisqu'il annonce : "à cette occasion, nous serons à votre disposition pour répondre à vos interrogations en matière de sécurité publique et de lutte contre la délinquance", comme si lui était habilité à répondre de quoi que ce soit en la matière...

Mais chacun le sait, Rossinot n'a rien fait pendant des années pour la sécurité dans sa ville, pendant que nous les maires on assumait dans notre relation de proximité toutes les difficultés en y faisant face, en trouvant des solutions, en travaillant sur le lien social. Vous êtes-vous promené en centre-ville à Nancy un samedi soir ? Avez-vous vu l'état de la ville-centre le dimanche au petit matin, avant que les services (communautaires ou municipaux ?) ne passent pour effacer les traces du mal être pérenne du centre nancéien ? Vous sentez-vous en sécurité la nuit dans Nancy ? Non ! Alors monsieur Rossinot ne cherchez pas à donner des leçons ou à répondre à nos interrogations en matière de sécurité, vous êtes mal placé, car vous n'avez rien fait pendant tout ce temps ! Si son attitude a été néfaste à Nancy-centre, elle l'aura été également pour l'ensemble des communes de l'agglomération...

Monsieur Rossinot a vidé de leur sens toutes les instances de proximité (conseils communaux de prévention de la délinquance) en les transformant en réunions intercommunales, en grand-messes stériles et inutiles. Son seul but était de tout régenter, par des réunions qu'il préside avec suffisance, dont il décide de l'ordre du jour, où il distribue à son gré la parole, où il ne supporte pas qu'existe un avis de maires minoritaires, où toute contradiction lui est contrariété.

Pendant ce temps-là, il a soutenu les politiques sarkozistes de suppressions de postes de policiers, de suppression de la police de proximité, de fermetures de postes et de commissariats de police. Il a aussi utilisé sa police municipale pour servir ses opérations pour sa communication personnelle, où pour remplir les caisses de la ville (vidées par ailleurs par sa gestion dispendieuse des finances publiques) avec le fruit des contraventions que les banlieusards lui paient parce qu'ils n'ont pas trouvé de transport en commun et que les parkings gérés par les amis des amis coutent cher.

Aujourd'hui, à l'approche d'élections dont il redoute terriblement les résultats, il cherche à paraître au-dessus des autres, comme s'il prenait ses responsabilités, comme s'il avait la légitimité. Mais Rossinot n'est pas le roi :

- il est (encore) le maire de Nancy, il aurait dû s'occuper de la sécurité dans sa ville. Aujourd'hui c'est très tard.
- il est (encore) président de la CUGN et il n'a ni compétence ni légitimité à organiser la sécurité sur les autres communes que la sienne où les maires ne l'ont pas attendu pour travailler...

Le seul vrai danger quand vous marchez tard dans la rue, ne viendrait-il pas de cette droite qui se désintéresse tant de vous, mais qui ravive les peurs, qui oppose les citoyens, qui redécouvre l'insécurité chaque fois que les élections reviennent, comme pour vous dire "faites-nous confiance, nous nous occuperons de vous...?"

Voilà une bonne raison de plus pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 !

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !



Dossier n° 10 – 11 février 2013

SUR LE GOLF DE PULNOY


Les élus de gauche ont déjà eu l’occasion de poser le problème du coût du golf de Pulnoy et du projet d’extension de celui-ci. Chacun sait que ce golf est réservé à une élite et permet de faire « des affaires » avec les amis des amis. Alors, comment participer financièrement à un équilibre budgétaire privé tout en affichant des intentions nobles ? C’est simple, on prend les enfants, et encore mieux les scolaires comme alibi. C’est ainsi que le 23 novembre 2012, le rapporteur étant le vice-président PENSALFINI, la Communauté Urbaine du Grand Nancy a acté pour un coût de 120.000 euros pour le Grand Nancy, dont le versement de 100.000 euros au golf de Pulnoy, la prise en charge de 1.700 élèves chaque année. Tous les enseignants savent que, quand leurs élèves vont au golf de Pulnoy, dans le meilleur des cas ils accèdent au petit circuit de 9 trous mais ils n’entrent pas sur le circuit des grands, des notables, des amis des amis. Alors samedi dernier, j’étais à l’Assemblée Générale du Canoë-Kayak Club de Nancy-Tomblaine et j’ai fait une petite comparaison :

Le Canoë-Kayak Club encadre 45.000 scolaires dans l’année, il perçoit de la CUGN 20.100 euros pour cela.

Le Golf de Pulnoy encadre 1.700 scolaires dans l’année, il reçoit de la CUGN 100.000 euros pour cela.

Cherchez l’erreur !

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !



Dossier n° 9 – 8 février 2013

ET L'ON REPARLE DE LA DETTE


Souvenez-vous, l’année dernière en pleine campagne pour les législatives, les maires de droite de la Communauté Urbaine sur ma circonscription quand ils voulaient bien m’inviter à leurs vœux recevaient systématiquement Valérie ROSSO-DEBORD qui bien sûr n’avait aucune légitimité en tant que députée mais elle était envoyée par le roi de la triche pour le représenter. C’était Valérie ROSSO-DEBORD, adjointe au maire de Nancy, qui était là pour représenter le président de la Communauté Urbaine. Un peu tiré par les cheveux, on se souvient que les maires de droite saluaient systématiquement sa présence et oubliaient très souvent de saluer la présence du député. Tout cela ne leur a pas réussi.

Cette année, ça sent les municipales et le renouvellement à la CUGN, le président de la CUGN ne s’est fait représenter nulle part sauf à Tomblaine où décidément, il n’aime pas mettre les pieds. Il était donc présent systématiquement aux vœux de chacun des maires de droite, on avait vraiment l’impression que c’était « ce soir dans votre ville, le bon roi ROSSINOT est en tournée ! ».

Même scénario chaque fois : le maire de droite fait un discours long, souvent très long, souvent trop long. Puis il cède la parole à Monsieur – le – Président – de – la – Communauté – Urbaine – que – nous – remercions – bien – pour – toute – ses – bontés – ses – dotations – ses – aménagements – et – tout – et – tout. A ce moment-là, le président ROSSINOT tout en suffisance prend la parole, bien sûr sans saluer personne ce qui lui évite de dire le mot « député », ce qui lui fait mal aux mâchoires depuis juin 2012. Par contre, au cours d’une prise de parole faite d’autosatisfaction, il n’oubliera pas de saluer les quelques amis des amis ici présents ou non. Il donnera systématiquement un coup de griffe au Gouvernement actuel et / ou au Conseil général. Pour ce qui concerne le Président de la République, on appréciera le manque de sportivité du Président de la Communauté Urbaine qui a beaucoup de mal à reconnaître là encore la légitimité du vote. En fait, il ne reconnaît la légitimité du vote que quand c’est lui qui gagne, « la démocratie selon ROSSINOT ». Vous qui avez assisté à des cérémonies de vœux, je vous fais remarquer cependant qu’à chaque fois on entend dans son discours les choses qui le dérangent terriblement.

Premièrement, il dit systématiquement la « Communauté Urbaine et Humaine du Grand Nancy ». C’est aussi la consigne très stricte qui a été donnée à ses vice-présidents. Chaque fois, dans leurs prises de parole, ils doivent placer « la Communauté Urbaine et Humaine ». Chacun aura compris que cela ne va pas sans dire et que ce manque d’humanité dans la façon de faire vivre cette Communauté Urbaine était trop criant, il fallait tenter de le masquer par des mots.

Ensuite, chaque fois qu’André ROSSINOT a pris la parole lors des cérémonies de vœux des maires de droite ou même à la Communauté Urbaine du Grand Nancy, il a évoqué le fait que « certains me reprochent le poids de la dette à la Communauté Urbaine ». Parfois, il a même ajouté « mais parmi ceux-là, personne ne me dit où je pourrais faire des économies pour minorer le poids de la dette ».

Eh bien justement Monsieur le Président, on vous le dit et on vous le redira, nous avons plein de propositions à vous faire.


D’abord, la dette et André ROSSINOT, c’est une vieille histoire d’amour. La petite dette qui monte, qui monte, qui monte…

Dette de la ville de Nancy (maire : André ROSSINOT) : 109 millions d’euros  ̴  1000 euros par habitant.

Dette de la CUGN (président : André ROSSINOT) : 613,4 millions d’euros  ̴  2300 euros par habitant.

Dette du CHU de Brabois (président du directoire : André ROSSINOT) : 308 millions d’euros.

Ce qui nous fait un total de 1030,40 millions d’euros. Ça fait beaucoup pour un seul homme, ça finira par peser sur la balance.


Souvenez-vous quand André ROSSINOT et son compère Michel DUFRAISSE proposaient d’emprunter 20 millions d’euros supplémentaires et de garantir un emprunt de 30 millions d’euros pour l’ASNL et l’agrandissement du stade Marcel Picot à Tomblaine. C’est nous qui lui disions qu’il était en train de commettre une vraie folie, le tram et tout le système de transport en commun en investissement comme en fonctionnement sur l’agglomération nancéienne, c’est nous les élus de gauche qui tentons régulièrement de lui expliquer que c’est de la folie. Toutes les études qui sont commandées et souvent aux mêmes bureaux d’études, les bureaux d’études, l’architecte attitré, les entités présidées là encore par André ROSSINOT et qui obtiennent tous les marchés d’aménagement, le projet de deuxième golf à Pulnoy, la gestion du premier golf réservée à quelques notables privilégiés (alors que les enfants des écoles ne sont qu’un alibi), l’année « Nancy Renaissance 2013 » payée par la Communauté Urbaine mais à la gloire d’André ROSSINOT, les investissements inconsidérés de l’hyper-centre nancéien pris en charge par la Communauté Urbaine du Grand Nancy, la gestion catastrophique de la patinoire actuelle qui a vu la CUGN investir l’équivalent de deux ou trois patinoires pendant tout ce temps perdu, …  Voilà les résultats financiers catastrophiques engendrés par la politique des amis où la concertation n’a pas sa place. A propos, qu’est devenu le Conseil de développement durable, cette instance de démocratie participative dont les conclusions n’ont été communiquées que deux ou trois fois pour légitimer des décisions que le Président avait prises à l’avance d’autorité ?

Et puis, revenons un peu sur l’AS Nancy-Lorraine. J’avais démontré à partir du compte administratif 2009 qu’on nous mentait sur les subventions attribuées par la Communauté Urbaine à l’AS Nancy-Lorraine et que la réalité, en croisant toutes les lignes budgétaires et tout ce qui se cachait derrière l’illisibilité du budget, c’est que la Communauté Urbaine mettait pour l’ASNL 5,139 millions d’euros par an (en comptant les annuités qu’il reste à rembourser pour les travaux du stade terminé en 2003, les subventions diverses, la mise à disposition de personnels, l’achat de publicités, l’entretien du stade, …). Dans un premier temps, ils m’ont dit que ça n’était pas vrai, puis en Conseil de Communauté, ils ont reconnu. On nous a fait croire qu’on allait remédier à ça en revalorisant la location du stade Marcel Picot à l’ASNL. On nous a fait croire que la pelouse synthétique était achetée par l’ASNL et ne coûterait pas un centime à la Communauté Urbaine. Vous savez cette pelouse synthétique sur laquelle l’ASNL ne gagne plus souvent depuis. Mais la réalité est tout autre puisque dans un Conseil de Communauté Urbaine il y a quelques mois, ils ont voté le fait que la collectivité prendra en charge l’entretien de la pelouse synthétique (on attend toujours les chiffres) et les services communautaires continuent à entretenir le stade. Le Président de l’ASNL se permet même par l’intermédiaire de la presse locale de remercier les services communautaires pour avoir déblayé la neige dans l’enceinte du stade sur la pelouse ! On croit rêver, ils n’ont peur de rien. Je pense que l’on doit toujours être à environ 5 millions d’euros dépensés par la collectivité par an pour l’ASNL, c’est difficile à vérifier mais on le fera à partir du prochain compte administratif. Vous qui gagnez difficilement votre vie, trouvez-vous cela normal quand on sait par exemple que Jean FERNANDEZ coûtait en salaire et charges environ 130.000 euros par mois et quand on continue à ignorer le montant des salaires de certains dirigeants ? Ce serait avec de l’argent privé, cela ne me poserait aucun problème.

Voilà, un certain nombre d’idées qui devraient permettre aux successeurs d’André ROSSINOT d’assainir la dette et les équilibres financiers de la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Vous avez dit partisan ?

Lisez bien le compte rendu qui vous a été fait hier, relatant le clash à la Communauté Urbaine du Grand Nancy, car une fois de plus, le journaliste de l'Est Républicain ne dit pas les choses comme elles se sont passées.


D'abord, si on lit son article, je n'existe pas, je ne suis pas intervenu (ce journaliste est coutumier du fait, lorsque j'étais intervenu pour le classement de Vandoeuvre en Zone de Sécurité Prioritaire, j'étais présent à l'interview, mais pas dans son article).


Ensuite, il a trouvé que la réplique de Stéphane Hablot était quelque peu disproportionnée, c'est un parti pris, d'autant plus qu'il prétend que jusque là, l'échange était courtois, alors que les sbires de Rossinot et Rossinot, dès le début du Conseil de Communauté, avaient engagé le débat de façon vulgaire et agressive.


Bien sûr, ce journaliste n'oublie pas de parler de Valérie Debord, ce qui doit être à peu près le 5ème article sur elle de la semaine …


Vous avez dit partisan ?

Clash à la CUGN


Par cette après-midi pluvieuse du mois de janvier, un interminable conseil de communauté semblait s’annoncer, comme à l’habitude trop long, insipide et fait pour décourager tout conseiller communautaire ayant des velléités de discussion ou de contribution. C’est en effet la méthode utilisée par le président Rossinot, installé dans son fauteuil et toujours aussi suffisant. La méthode est toujours la même : une trop longue présentation du dossier par un conseiller communautaire de la majorité, des mots, des mots, toujours des mots, de l’autosatisfaction et très peu d’efficacité. Puis le débat est ouvert et dès qu’un conseiller communautaire de la minorité souhaite proposer la moindre contribution, cela ne lui est pas pardonné. Il y a toujours les primaires, les vulgaires COULOM, MULLER et consorts qui invectivent, tombent facilement dans l’insulte gratuite. Puis, la riposte est organisée sur la base d’attaques très faciles contre la minorité, on ne répond jamais sur le fond ce qui est bien normal pour cette majorité-là qui est atteinte d’un drôle de syndrome : elle ne travaille pas assez.

Ensuite, la méthode est toujours la même : le roi Rossinot sur son trône apporte la conclusion. Comme il ne permet pas qu’on reprenne la parole derrière lui, il est tout en autosuffisance, il est tout dans le mépris. Ses attaques sont toujours perfides, acides, elles n’apportent rien à l’intérêt public et rien à la démocratie. Cela sent terriblement la fin de règne. Ajoutez à cela qu’il y a au programme des dizaines de points à l’ordre du jour et que le président ROSSINOT compte sur le fait que les rangs soient progressivement désertés car le menu du jour est particulièrement indigeste. Sur son trône, il s’amuse à pilonner, il attaque ses opposants les uns après les autres. Lui qui aimerait tant qu’on le considère humaniste, bonhomme, tout en rondeur, il n’est qu’agressif. Cette fois-ci, sa hargne est tombée sur Stéphane HABLOT, maire de Vandoeuvre. Ca a duré un temps jusqu’à ce que Stéphane HABLOT prenne la parole, que le président la lui refuse et que Stéphane HABLOT la prenne quand même. Stéphane HABLOT s’est fâché, il a élevé le ton en assénant quelques bonnes vérités. Et puis, c’est Hervé FERON qui a repris la parole sans micro mais suffisamment fort pour couvrir les débats. S’adressant au président, il lui a dit : « maintenant, ça suffit ! Vous êtes sans arrêt suffisant, vous êtes méprisant, nous vous demandons un minimum de dignité. Présidez la séance et arrêtez de traiter les élus comme cela ! ». A ce moment-là, l’ensemble des élus de gauche s’est levé, ils ont tous quitté la séance laissant une droite penaude et qui aurait de bonnes raisons d’être honteuse.

Hervé FERON pensait qu’André ROSSINOT était suffisant, aujourd’hui il sait qu’il est insuffisant.


André ROSSINOT Hervé FERON

La révision des bases minimales de la CFE dans la Semaine

La Semaine revient sur la séance de vendredi dernier du Conseil de Communauté de la CUGN dans son édition parue aujourd'hui. Le Conseil a entériné la révision des bases minimales d'imposition au cours de cette journée, durant laquelle Hervé FERON est de nouveau intervenu pour dénoncer l'opacité et le manque de préparation du budget 2012 de la CUGN.

La Semaine - Retour sur la CFE et la dette de la CUGN


Par ailleurs, l'hebdomadaire pointe du doigt le manque d'assiduité de certains conseillers communautaires.

La Semaine - Absentéisme à la CUGN


 

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