Grand Nancy Métropole

Intervention d'Hervé Féron en Conseil de Communauté : délégation du Conseil au Président en matière d'emprunts

Monsieur le Président,

 

La politique de la Communauté Urbaine en matière de gestion de la dette est une préoccupation principale du Groupe de Gauche depuis de nombreuses années. Nous avons affiché à plusieurs reprises notre désaccord et nos inquiétudes quant à l’évolution de l’endettement du Grand Nancy. Nous avons eu des débats animés dans cette enceinte, notamment sur la nécessaire maîtrise de ce volet financier tout autant que sur le besoin d’investir de façon plus raisonnée en identifiant les dépenses d’investissement pertinentes et en les distinguant des dépenses superflues sur lesquelles des économies majeures pourraient être réalisées. Le recours à l’emprunt est indispensable pour disposer des fonds suffisants au financement des services publics, de la redynamisation de l’économie locale et du territoire, de l’assistance aux personnes en difficulté… Mais trop d’emprunt et surtout trop de mauvais emprunt tue l’emprunt.

Nous avons des points de vue différents en particulier sur la nature de la dette de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et sur la gravité de la situation. Lors de la campagne, nous avions rappelé quelques chiffres qui confortent cependant l’analyse faite par le Groupe de Gauche. L’encours de la dette à la fin de cette année est estimé à 710 millions d’euros, soit une hausse de 8% en un an et surtout de 70% sur les dix dernières années. Si l’on prend la dette par habitant, selon les chiffres officiels communiqués par l’Etat, la Communauté Urbaine se classe dernière en 2012 pour ce ratio avec 2.669 euros. Par ailleurs, la dette totale a généré près de 18 millions d’euros d’intérêts l’an dernier. Ces quelques éléments expliquent la réticence des banques traditionnelles à prêter des fonds au Grand Nancy et le recours à des produits financiers plus risqués ainsi que les augmentations des taux d’imposition, comme les taxes ménages dont les taux ont augmenté de plus de 11% depuis 2008.

Les marges du Grand Nancy sont aujourd’hui très restreintes, vous l’aviez admis lors du dernier Conseil de Communauté de la précédente mandature en indiquant qu’il ne sera plus possible d’investir comme il l’a été fait ces dernières années. Des besoins se font pourtant ressentir sur le territoire du Grand Nancy, les habitants attendent des actes de leurs élus face à leurs difficultés de la vie quotidienne que ce soit en matière d’emploi, de transports, de précarité... Nous partageons la volonté et la détermination de répondre à ces attentes mais pour que la Communauté Urbaine retrouve les moyens de ses ambitions, il nous faut avant toute chose revoir la politique de la gestion de la dette que les élus communautaires doivent pouvoir orienter.

La délibération qui est soumise à notre vote aujourd’hui vise à autoriser le Président à souscrire des emprunts pour le compte de la Communauté Urbaine. Elle précise les catégories dans lesquelles devront s’inscrire ces crédits. Nous ne pouvons que nous réjouir de constater que les produits souscrits devront relever uniquement des catégories A1, B1 et A2 de la Charte Gissler, soit des produits qui seront indexés sur des indices ou écarts entre les indices inflation de la zone euro, limitant les risques sur ces nouveaux contrats, même si cette détermination s’explique au moins partiellement par le projet de décret qui encadre les conditions de souscription d’emprunts et de contrats financiers par les collectivités territoriales. Je rappelle en effet que la Communauté Urbaine a souscrit dans le passé des emprunts qui sont davantage sujets à caution.

A l’occasion de l’installation du nouveau Conseil de Communauté la semaine dernière, le Vice-Président Monsieur Bouly nous avait assuré qu’aucun emprunt toxique ne pouvait être répertorié dans le bilan de la Communauté Urbaine et je n’ai pas eu la possibilité de lui répondre. Cette affirmation me semble erronée, la Chambre Régionale des Comptes évoquait elle-même dans son rapport de mai 2013 un cabinet conseil de la CUGN qui considérait que certains contrats présentaient « une exposition forte à moyen/long terme » et qu’il « serait très difficile d’intervenir en cas de dégradation des conditions de marché ». Elle estimait également que « près du tiers de l’encours total de la dette est toujours, à des degrés divers, porteur de risques financiers ».

Dans la délibération n°9 présentée lors du Conseil de Communauté du 20 décembre 2013, la situation de l’encours du Grand Nancy nous était détaillée par type de produits. On pouvait ainsi constater que les produits indexés sur des indices ou des écarts d’indices hors zone euro, s’élevaient à 69 millions d’euros soit 11% de la dette, avec près de 7 millions d’euros d’emprunts de type B4, 55 millions de catégorie E4 et près de 8 millions en catégorie E5. Ces produits qui ne sont pas considérés comme « hors charte », conservent une volatilité potentielle qui fragilise la capacité de la Communauté Urbaine à honorer ses engagements. Par ailleurs, un grand nombre de ces prêteurs ne sont que des intermédiaires, des arrangeurs qui émettent des dérivés de crédit sur les marchés financiers pour financer la collectivité sans engager leurs fonds propres et qui bénéficient en contrepartie d’une rémunération substantielle.

Si vous choisissez de stopper l’exposition de la CUGN à des risques hasardeux, le groupe de Gauche ne peut que se satisfaire de cette décision que nous aurions cependant souhaité voir intervenir plus tôt. Nous prenons également acte de votre engagement formalisé dans cette délibération de tenir les élus communautaires informés de l’ensemble des opérations qui seront effectuées. Cette évolution est évidemment la bienvenue mais nous serons attentifs quant à son respect ainsi qu’aux détails et à la fiabilité des informations qui nous seront communiqués. Nous ne pourrions nous satisfaire d’éléments partiels ne nous permettant pas d’appréhender la situation de la dette et de ses conséquences sur les équilibres financiers de la Communauté Urbaine, ni d’éléments qui ne reflèteraient pas la réalité. Nous sommes disposés à travailler ensemble à la maîtrise de l’endettement pour le bien et l’avenir du Grand Nancy et de ses habitants, mais cette possibilité ne peut se concrétiser que si les élus sont convenablement associés et s’ils peuvent compter sur la fiabilité des renseignements que l’exécutif accepte de leur communiquer. Sans faire de mauvais esprit a priori, nous espérons que votre décision de faire en sorte que chacun de vos Vice-Présidents soit membre de droit de la Commission des Finances n’aboutisse pas à un verrouillage de cette Commission, ce qui ne permettrait pas alors à Pascal Jacquemin d’exercer son rôle de Président de la Commission des Finances dans de bonnes conditions.

Je souhaite enfin attirer votre attention sur la seconde partie de la délibération, celle qui prévoit la possibilité de conclure des contrats de couverture des risques de taux. La CUGN a souscrit de façon importante ce type de contrat depuis 1997, notamment les fameux SWAP comme on a coutume de les dénommer. Nous nous sommes toujours inscrits en opposition à ces souscriptions, eu égard aux caractéristiques de ces produits. Le Grand Nancy  a choisi par ce biais de convertir des prêts à taux variable en prêts à taux fixe. Ces opérations ont normalement pour objectif de protéger le souscripteur contre les variations incontrôlées, ce qui consiste déjà à reconnaître qu’il y avait quelque chose de l’ordre de la toxicité. Ces assurances sont cependant susceptibles de s’avérer toxiques puisque leur rémunération est elle-même la plupart du temps variable, voire même adossée à des produits dérivés et parfois contractualisée avec des filiales des mêmes intermédiaires avec lesquels les emprunts avaient déjà été souscrits. Leur seul intérêt est d’améliorer la classification du crédit en décalant la partie toxique sur un autre contrat. Par ailleurs, il s’avère que certains SWAP ont eu des répercussions néfastes sur la dette de la Communauté Urbaine et se sont contentés d’augmenter cette dernière. Prenons l’exemple de contrats conclus en 2002 qui ont converti les intérêts à payer de certains emprunts à un taux fixe supérieur à 3%. Les emprunts concernés étaient indexés sur l’Euribor 1 an, dont le taux est inférieur à 2% depuis 2009 et aujourd’hui proche de 0,5%. C’est donc une très mauvaise opération faite par la Communauté Urbaine qui a parié à cette époque sur une hypothétique hausse d’indice et qui doit en plus s’acquitter du coût de ce contrat d’échange de taux.

Ce type d’opérations nécessite davantage de prudence et de réflexion en amont tant les gains escomptés sont fortuits. Aujourd’hui, l’heure n’est pas à la polémique. Nous souhaitons prendre toute notre place pour participer à corriger un certain nombre d’erreurs. La Communauté Urbaine ne doit pas servir les intérêts des intermédiaires financiers en investissant massivement dans une loterie, pour ne pas dire un casino. C’est au service du développement du territoire que l’argent public ou issu des emprunts doit être utilisé. Cet aspect appelle à mon sens une clarification afin que nous puissions mieux appréhender vos intentions et les détails de la politique qui sera menée en matière d’emprunts et de désendettement de la CUGN. Il serait dommage que cette volonté d’une meilleure maîtrise et d’une gestion plus saine de la dette à travers l’appel à des produits à faible risque ne soit qu’un écran de fumée, balayé par le recours intensif à toutes les possibilités offertes par la finance moderne. N’oublions pas que certaines collectivités s’en mordent les doigts et en paient le prix encore aujourd’hui.

 

Intervention d'Hervé Féron en Conseil de Communauté Urbaine cet après-midi

Monsieur le Président, chers collègues,

 

J’ai l’honneur au nom du groupe de la Gauche du Grand Nancy d’être candidat à la Présidence du Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy et je vous remercie de bien avoir voulu me donner la parole pour que je puisse expliquer le sens de cette candidature.

Tout d’abord, au nom de mon groupe, je voudrais adresser nos félicitations à toutes les personnes qui ont été élues ou réélues lors de ces élections municipales dans les 20 communes du Grand Nancy. Je voudrais redire combien l’engagement des élus municipaux est noble et courageux et par conséquent respectable. Je souhaite bien évidemment féliciter également l’ensemble des Maires et dire notre amitié aux Maires sortants qui n’ont pas gagné car nous le savons très bien, il est difficile d’exercer les fonctions de Maire, cela demande une passion et un engagement de tous les instants, et la défaite est alors toujours injuste. C’est forcément une épreuve affective et personnelle qu’il nous faut respecter. Il n’y a pas de mauvais Maire. On ne peut résumer une défaite à une mise en cause personnelle du chef de l’exécutif municipal sortant, il y a un contexte, il y a des difficultés, il y a des épreuves et un jour, il y a la sanction qui parfois, à quelques voix près, peut faire basculer une majorité. Je pense qu’il est important ici collectivement de remercier les maires qui ont perdu et de leur témoigner notre solidarité.

Je voudrais aussi, au nom du groupe que je représente, redire la tristesse immense qui fut la nôtre à l’annonce du décès de Michel Dinet, Président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle. Il a été un grand homme politique, un grand tribun d’une exceptionnelle clairvoyance, humaniste, apprécié, aimé de tous, il nous manquera longtemps. Dans beaucoup de nos communes, les drapeaux ont été en berne, le Conseil Municipal a observé une minute de silence, j’ai personnellement demandé au Président de l’Assemblée Nationale qu’un hommage soit rendu ultérieurement à Michel Dinet.

Je serai donc candidat à la Présidence de la Communauté Urbaine du Grand Nancy tout à l’heure alors qu’il n’y aura aucun suspense puisque la majorité est connue et que les électeurs en ont décidé ainsi. Nous ne présenterons pas de candidats aux Vice-Présidences de la Communauté Urbaine pour ne pas alourdir la séance mais en faisant observer qu’il n’a pas été proposé à la minorité que nous représentons de Vice-Présidences à la Communauté Urbaine. Je serai par contre candidat à la Présidence par respect pour tous ces électeurs qui nous ont fait confiance et qui ont permis que nous soyons 27 Conseillers Communautaires aujourd’hui dans un hémicycle qui en compte 76 alors qu’en fin de mandat dernier, nous étions 25 Conseillers Communautaires dans le groupe de Gauche sur 80 Conseillers Communautaires. C’est donc une progression pour notre groupe que j’ai plaisir à faire remarquer. Par les temps qui courent, ces petits plaisirs ne sont pas à bouder.

Par respect pour les électeurs, mais aussi parce que nous leur avons proposé un projet, une autre conception de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, cette candidature à la Présidence est donc une déclaration d’intention, Monsieur le Président. Nous resterons offensifs pour tenter de faire progresser, et l’organisation même de cette Communauté Urbaine, et sur le fond les dossiers dans l’ensemble des compétences qui sont les nôtres. Nous nous emploierons à faire vivre les idées que nous avons portées pour enrichir votre projet, le projet qui est le vôtre, et toujours dans l’intérêt général.

Déclaration d’intention également pour vous dire, Monsieur le Président, que nous souhaitons être constructifs. Vous nous avez proposé une charte de gouvernance du Grand Nancy pour laquelle vous avez jugé nécessaire de sous-titrer « contrat de confiance ». Cela ne va pas sans dire, c’est même peut-être l’axe essentiel. Nous avons toujours pensé lors de cette campagne que pour faire évoluer de façon significative la Communauté Urbaine du Grand Nancy, il fallait transformer radicalement, Monsieur le Président, le mode de gouvernance d’une part, et d’autre part s’attaquer à la nature de la dette. C’est à ces conditions que les évolutions souhaitables pourraient être envisagées dans le contexte particulièrement sombre que vous nous avez décrit.

Là, vous nous proposez une charte de gouvernance. A sa lecture, nous en avons parlé ensemble, nous prenons acte de vos propositions, elles auraient pu nous être beaucoup plus favorables pour permettre plus de participation à la démocratie représentative mais nous nous en satisfaisons. Nous prenons acte d’une nouvelle organisation proposée avec une Conférence des Maires pour laquelle vous indiquez que l’ordre du jour sera arrêté AVEC l’ensemble des Maires, c’est ce que vous nous avez précisé oralement. Nous avons accepté l’idée de participer à cette Conférence des Maires parce que vous avez semblé être d’accord avec nos demandes. La Conférence des Maires ne pourra plus être une instance de simple transmission d’informations, une instance où nous ne pouvons pas élaborer avec vous l’ordre du jour au préalable, une instance où nous aurions des dossiers sur table à étudier, dont certains seraient à l’ordre du jour du Conseil de Communauté quelques heures plus tard. Bref, nous ne voulons pas d’une simple chambre d’enregistrement. Vous nous avez confirmé que cette intention était la vôtre, c’est pourquoi je reviens sur cette idée de « contrat de confiance », nous serons constructifs, nous ne poserons pas d’a priori, nous participerons à cette Conférence des Maires et à l’usage, nous verrons si la définition qui en a été faite au préalable correspond à son fonctionnement.

Mais plus encore, nous demandons par respect pour les élus minoritaires dans cette enceinte que tous les Conseillers Communautaires désignés au suffrage universel, par leur légitimité, puissent véritablement travailler en amont à la construction des décisions dans le cadre d’un mode de fonctionnement rénové des Commissions. Il s’agira de respecter la parole, la légitimité, la représentativité de chacun des 76 Conseillers Communautaires. Notre demande sans laquelle cette Communauté Urbaine ne pourra jamais avoir de destin commun, ne pourra jamais fonctionner dans l’intérêt général, notre demande est que chaque Maire puisse être pilote de toutes les politiques publiques sur le territoire de sa commune. Toutes les politiques publiques, cela signifie bien évidemment aussi celles qui sont de compétences communautaires. D’abord parce que les citoyens ne comprennent pas lorsqu’un Maire leur répond : « le problème que vous posez n’est pas de ma compétence, il est de la compétence de la Communauté Urbaine ». Le Maire doit pouvoir répondre de façon responsable. Tout comme il est le représentant de l’Etat sur sa commune, tout comme il représente sa commune auprès de l’Etat, le Maire doit être cette interface entre les habitants de sa commune et la Communauté Urbaine qu’il soit Maire majoritaire ou minoritaire. C’est d’abord donner du crédit à l’organisation politique en évolution de notre société, c’est aussi redonner de la confiance aux habitants, c’est enfin permettre une bienveillance vis-à-vis de nos concitoyens dans la proximité. Mais il faut bien remarquer aussi qu’il arrive très rarement qu’un domaine de compétence réputé exclusif de la Communauté Urbaine ne croise pas une compétence réputée exclusive ou un pouvoir du Maire. Au-delà de l’accord des communes pour engager une action communautaire sur leur territoire, il faut entendre les demandes des Maires et leur permettre d’animer des dispositifs, des réflexions, des concertations sur leur commune en y associant bien sûr les représentants de la Communauté Urbaine pour permettre de porter ensemble, de façon cohérente et éclairée les politiques publiques dans l’intérêt général.

L’amélioration des conditions de travail dans les Commissions est souhaitable mais également l’amélioration des conditions de travail en Bureau de Communauté et en Conseil de Communauté. C’est pourquoi nous notons avec satisfaction votre proposition de limiter le temps de parole selon des modalités qui seront déterminées dans le cadre de la Conférence des Présidents. Nous aurons ainsi un objectif partagé, parler moins pour parler mieux.

Monsieur le Président, nous participerons activement et de façon constructive aux travaux de l’ensemble des Commissions, du Bureau et du Conseil de Communauté Urbaine parce que c’est le mandat que les électrices et les électeurs nous ont confié. Nous acceptons la proposition que vous nous avez faite d’une Présidence de la Commission des Finances pour laquelle nous proposerons la candidature de Pascal Jacquemin. Mais là encore, cela n’aura du sens que si le Président de la Commission des Finances a accès à toutes les informations et qu’il a toute latitude pour organiser les débats et l’ordre du jour de la Commission des Finances. En résumé, nous retrouvons dans vos propositions un certain nombre d’éléments constitutifs du projet qui est le nôtre et nous nous en réjouissons. Nous serons vigilants pour que dans la forme, la mise en œuvre de votre charte de gouvernance soit conforme à l’esprit que nous souhaitons et que vous avez semblé partager. Nous continuerons à œuvrer pour tenter de vous faire progresser sur tous les sujets dont l’analyse nous sépare, en particulier les équilibres budgétaires, l’urbanisme, le cadre de vie, le développement durable, les transports et tout ce qui concoure à la qualité du vivre-ensemble.

Je vous remercie et parce que Jean Jaurès est notre guide et que nous avons une ambition pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy, je voudrais enfin le citer : « L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création.  »

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 35 – 13 mars 2014

VOTEZ MATHIEU KLEIN !

 

J’étais présent hier soir lors du débat organisé par l’Est Républicain et France Bleu, réunissant les têtes de listes pour les municipales à Nancy. La première des choses qui est à remarquer, c’est certainement l’absence d’André Rossinot. On se dit que, soit il continue à être très suffisant et il ne s’abaisse pas à venir avec le petit peuple écouter parler les candidats, soit il ne soutient pas avec enthousiasme Laurent Hénart. Il y a une troisième solution, c’est qu’il ait cette suffisance et qu’il ne soutienne pas avec enthousiasme Laurent Hénart.

L’organisation de ce débat est très intéressante dans sa forme. Il est forcément frustrant d’avoir un temps de parole limité sur autant de sujets mais ce style de débats a le mérite d’exister. Je suis forcément partisan, mais c’est tout de même avec une réelle satisfaction et bien évidemment sans surprise que j’ai trouvé que Mathieu Klein surclassait et de loin tout le monde dans ce débat. Il a le bon ton, il a choisi la bonne méthode, il est toujours en train d’installer la construction de son projet en le présentant de façon très pédagogique et sereine. Il ne cède pas aux tentatives de déstabilisation, il convainc, il avance. On sent qu’il est homme de terrain, on sent que le projet a été mûrement réfléchi. Il est le bon candidat, il est l’homme de la situation. Assez loin derrière lui arrive Laurent Hénart, avec un certain nombre de qualités qu’on lui connaît mais coincé dans le costume qu’il se doit d’endosser, le costume du mauvais bilan du temps d’André Rossinot. Il est très difficile pour lui d’assumer.

Mais surtout, on découvre un Laurent Hénart très énervé, très énervable. On m’avait dit qu’il s’était déjà comporté comme ça à d’autres occasions, mais on le sent véritablement sur la défensive et moins convaincant que Mathieu. Il est trop agressif.

Quant aux autres candidats, j’ai trouvé cela très décevant. Je pense sincèrement que beaucoup d’entre eux sont sur des positions dogmatiques, que leur projet est plus d’être candidat que de devenir éventuellement Maire de Nancy. C’est vraiment dommage pour le débat car ils ne se sont pas sérieusement appropriés les problématiques. Il y a manifestement un manque de travail. Je ne dis pas cela pour le plaisir de polémiquer mais je pense que beaucoup de questions méritaient des réponses plus pertinentes, plus pragmatiques et là, seul Mathieu Klein m’a convaincu.

Je suis également dérangé par le fait qu’on pose beaucoup de questions aux candidats à la Mairie sur des thématiques qui sont de la compétence de la Communauté Urbaine, même si bien évidemment, le Maire de Nancy (et surtout si c’est Mathieu Klein) aura toute sa place dans la discussion, dans la contribution sur chacune de ces thématiques.

Par contre, lorsque je lis la presse d’aujourd’hui, je suis étonné de voir qu’une association « interpelle les candidats à la Mairie de Nancy et par voie de conséquence à la CUGN au sujet de la fracture numérique ». En effet, il est clair que nous ne sommes pas là sur un domaine de compétence municipale mais que c’est une compétence que s’est attribuée la Communauté Urbaine. J’ai trouvé dommage à plusieurs reprises que la presse n’ait pas relayé mes propos au Conseil de Communauté Urbaine. En effet, je suis le seul Conseiller communautaire à être intervenu très longtemps sur ce qu’on appelle les zones d’ombre et les mauvais choix du Grand Nancy en matière d'accès au Très Haut Débit. Rappelez-vous, j’étais également intervenu à l’époque et j’avais été le seul pour dénoncer les conditions scandaleuses de la gestion de la SEM Câble de l’Est, le déficit cumulé et les conditions dans lesquelles la CUGN a stoppé cette aventure en perdant au passage 3,87 millions d’euros. J’ai été le seul à intervenir en Conseil de Communauté sur l’oubli de Tomblaine par le Président Rossinot quant au développement de la fibre optique. A tel point qu’au Conseil de Communauté suivant, c’était en 2012, il a dû remettre à l’ordre du jour une nouvelle délibération pour corriger la précédente (je l’avais menacé par écrit de l’attaquer au Tribunal Administratif pour inégalité de traitement). Aujourd’hui, j’apprécierais que la presse relaie de temps en temps mes prises de position car dans l’article que j’ai publié hier sur ce même blog intitulé « Le courant ne passe pas », il me semble que je donne des réponses assez précises aux questions que se pose cette association, questions qui ne peuvent être posées si on veut être cohérent qu’au futur Président de la Communauté Urbaine. Pour l’instant, je suis le seul à y avoir répondu.

Encore une bonne raison pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 34 – 12 mars 2014

LE COURANT NE PASSE PAS

 

La CUGN investit depuis 1996 dans la construction d’un Réseau Métropolitain de Télécommunications en fibre optique, visant à développer l’accès Haut Débit sur l’ensemble de l’agglomération. D’abord limité aux administrations locales et aux entreprises, la CUGN a choisi courant 2010 d’étendre son Réseau et de déployer la fibre optique jusqu’à l’intérieur des logements pour les particuliers des 8 communes les moins bien desservies de l’agglomération, à savoir Art-Sur-Meurthe, Fléville-devant-Nancy, Jarville-la-Malgrange, Laneuveville-Devant-Nancy, Maxéville, Saulxures-lès-Nancy, Seichamps et Tomblaine.

On se souvient des difficultés qu’Hervé Féron avait connues pour faire en sorte que Tomblaine soit intégré à ce projet car André Rossinot avait tout simplement oublié la ville de Tomblaine. Il a fallu des interventions acharnées d’Hervé Féron pour que la mauvaise délibération qui avait été prise soit reproposée au Conseil de Communauté suivant en intégrant Tomblaine.

La gestion du RMT est assurée par Tutor, société privée liée à la CUGN par une délégation de service public pour une durée de 8 ans. C’est ainsi elle qui a été chargée de définir les conditions d’accès des Fournisseurs d’Accès Internet au Réseau afin que ceux-ci puissent proposer leurs services au public.

Depuis le 1er octobre dernier, les habitants de quatre des communes précitées sont raccordés au réseau déployé par la CUGN. 9.000 prises FTTH ont été ouvertes à la commercialisation dans les communes de Fléville, Laneuveville, Maxéville et Saulxures. Quatre opérateurs peu connus du grand public se sont positionnés et proposent leurs services. Les Fournisseurs d’Accès Internet nationaux n’ont quant à eux formulé aucune offre à l’heure actuelle.

La raison ? Tutor demande aux opérateurs de débourser 12 euros pour l’utilisation des câbles reliant le particulier au réseau local. Sur un abonnement triple play généralement situé aux alentours des 30 euros, ce montant représente tout de même plus du tiers de l’abonnement facturé aux usagers ! Dès lors, il n’est guère étonnant de voir les FAI nationaux bouder le réseau de la CUGN et compter sur une baisse progressive de ce tarif, une fois le réseau amorti. D’autant plus dans le contexte actuel où la guerre des prix entre les opérateurs semble repartir de plus belle comme le montre l’offre triple play proposée récemment par l’un des Fournisseurs d’Accès Internet à 19,90 euros sur laquelle certains concurrents se sont rapidement alignés en dépit des doutes des analystes quant à la viabilité économique d’une telle initiative. D’autant plus que les opérateurs s’emploient conformément aux orientations nationales contenues dans le plan France Très Haut Débit et en collaboration avec les pouvoirs publics à moderniser leur réseau pour répondre aux nouveaux usages des internautes et étendre l’accès Haut Débit dans les zones difficilement accessibles pour que chaque habitant puisse être raccordé à Internet.

Les conditions imposées par Tutor et indirectement par la CUGN dans le contrat d’affermage nuisent à l’attractivité du réseau communautaire. C’est donc une offre partielle qui est présentée aux habitants concernés. Il ne s’agit pas de critiquer les propositions des quatre opérateurs qui se sont positionnés sur ces communes, ni leur capacité à assurer une qualité de service satisfaisante. Le problème, c’est que la liberté de choix des habitants est dès lors restreinte. En effet, pour bénéficier du Très Haut Débit, ceux-ci devront impérativement changer d’opérateur, entraînant le règlement de frais de résiliation, la perte de certains services dont ils bénéficient avec leur FAI actuel...

Le mécontentement grandissant de ces citoyens laisse également à penser que la Communauté Urbaine pourrait laisser des plumes dans cette affaire si son Réseau était délaissé par les habitants de l’agglomération. Ce serait une nouvelle fois des investissements considérables qui auraient été réalisés avec de l’argent public dépensé en vain. Plus de 13 millions d’euros sont consacrés par la CUGN à la résorption des zones blanches et grises dans l’agglomération, sans compter les travaux déjà entrepris précédemment. S’achemine-t-on vers un nouveau désastre financier ? Rappelons que le réseau était précédemment géré par la SEM Câbles de l’Est qui a enregistré un déficit cumulé de 2,25 millions d’euros entre 2000 et 2004, conduisant la CUGN à stopper cette aventure hasardeuse et perdant au passage 3,87 millions d’euros, correspondant aux fonds investis dans le capital de la SEM.

En 2012, Tutor a reversé près de 853.000 euros à la Communauté Urbaine pour l’exploitation du réseau mais il n’est pas certain que le montant de ces redevances demeure aussi élevé. Le contrat d’affermage prenant fin en février 2015, une procédure de consultation pour la recherche d’un nouvel opérateur a été lancée. Ce serait peut-être l’occasion de rechercher enfin une issue à ces difficultés pour éviter un nouvel écueil de l’agglomération dans le domaine du numérique.

Une bonne raison supplémentaire pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 33 – 6 mars 2014

QUAND LE BATEAU COULE, LE PRESIDENT FOURNIT LES MAILLOTS DE BAIN

 

Hervé Féron est très content car manifestement tous les matins, le Président Rossinot lit attentivement le blog du Député-Maire de Tomblaine et candidat à la Présidence de la Communauté Urbaine. Par exemple il y a deux jours, nous avons fait état sur ce blog du fait que le club de gymnastique « Rondade Salto » de Tomblaine s’était vu refuser la possibilité de venir à deux reprises pendant les vacances scolaires en payant bien sûr les entrées avec une vingtaine de jeunes gymnastes à la Piscine du Lido, alors que cette piscine est située à Tomblaine. Miracle ! Hier après-midi, les dirigeants du club recevaient un coup de téléphone des services de la Communauté Urbaine (il paraîtrait que cette affaire « est allée très haut »). Finalement, tout cela va pouvoir s’arranger et les petits gymnastes Tomblainois vont pouvoir aller à la piscine. Quand le bateau coule, c’est Rossinot qui fournit les maillots de bain !

Alors, on peut espérer que le Président Rossinot lira les éléments que nous posons à la discussion concernant la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine.

Il y a 2 ans, la Communauté Urbaine a signé un Contrat Local de Santé avec l’Agence Régionale de Santé. Cela avait donné l’occasion au Président de faire de très longs commentaires sur les vertus de la CUGN lors d’un interminable exposé en Conseil de Communauté Urbaine. Le seul maire de la Communauté Urbaine qui n’avait pas signé était Hervé Féron. En effet, celui-ci avait expliqué qu’il n’était pas d’accord avec certaines affirmations de ce Contrat Local de Santé et en particulier quand on pouvait y lire que l’offre de soins était parfaitement répartie sur l’ensemble de l’agglomération nancéienne.

Ce qu’Hervé Féron dit est parfaitement vérifiable : lors des deux dernières Lois de Finances sous Nicolas Sarkozy, tous les dispositifs d’exonération fiscale qui existaient dans les ZUS et dans les ZRU ont été supprimés ! Seules les ZFU conservaient un certain nombre d’avantages. Or, des Zones Franches Urbaines dans l’agglomération nancéienne, il n’y en a que 2, à Vandoeuvre et à Nancy sur le Plateau de Haye. Car c’est comme pour les aveugles, on ne dit plus « aveugle » mais « non-voyant », comme pour les chômeurs, on ne dit plus « chômeur » mais « demandeur d’emploi », les dames de ménage, on dit « technicienne de surface », les personnes handicapées, on dit « personnes à mobilité réduite ». Là, on ne dit plus « Haut-du-Lièvre » mais on dit « Plateau de Haye ». C’est beaucoup la même chose mais c’est un peu plus soft. C’est ainsi que progressivement les médecins spécialistes, les laboratoires d’analyses et les cliniques privées se regroupent non pas au cœur de la ZFU car il y subsiste trop de problèmes mais en limite du Plateau de Haye ce qui leur permet de bénéficier des dispositifs d’exonération fiscale sans connaître les difficultés à vivre dans un quartier tel que celui-là.

Ce qu’Hervé Féron dit, c’est que la loi est ainsi pervertie et qu’il s’organise progressivement un déséquilibre de l’offre de soins sur l’agglomération nancéienne. Si le Président Rossinot acceptait de reconnaître ça dans son Contrat Local de Santé, le Député-Maire de Tomblaine le signerait des deux mains dès demain.

Considérant cette carence dans l’offre de soins dans la ville de Tomblaine, Hervé Féron a beaucoup travaillé depuis trois ans sur un projet d’implantation d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle. Il y a trois ans, il lui avait été annoncé officiellement que Tomblaine n’avait aucune chance de voir un jour une Maison de Santé Pluriprofessionnelle être validée par l’ARS. Or le 4 octobre dernier, le Comité Régional a « reconnu la haute qualité du dossier de Tomblaine », considérant que « celui-ci, inscrit dans un programme global de rénovation urbaine, apporte une réponse opportune et pertinente au soutien à l’accès à la santé de populations vulnérables résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. Le Comité émet un avis très favorable sur ce projet de santé et valide sans réserve le plan de financement prévisionnel présenté ». C’est une véritable reconnaissance qui est portée là par la Préfecture de Région, par le Ministère de la Santé, le Ministère de la Ville, le Conseil Général, le Conseil Régional.

Le Député-Maire de Tomblaine a demandé une participation à la Communauté Urbaine à l’investissement à hauteur de 98.000 euros, considérant qu’on était là dans deux domaines de compétences que la CUGN s’était attribués : la politique de la ville et la prévention-santé. Le Député-Maire de Tomblaine a écrit au Président de la CUGN qu’il ne lui demanderait en aucun cas une participation sur le fonctionnement et qu’aujourd’hui, une quinzaine de professionnels de santé et un centre de prélèvements de laboratoire d’analyses étaient intéressés pour se regrouper là. Le Président de la CUGN a répondu qu’il fallait en parler avec les autres Maires (majoritairement de droite donc discussion vouée à l’échec), puis il a envoyé une de ses collègues rencontrer Hervé Féron. Celle-ci lui a dit clairement que le projet était très intéressant mais qu’il dérangeait parce qu’il était présenté par Hervé Féron. Au bout de plusieurs mois de non-réponse, Hervé Féron a réécrit au Président de la CUGN.

Lors d’une réunion récente du Contrat Urbain de Cohésion Sociale à laquelle Hervé Féron était représenté, André Rossinot a dit publiquement qu’il n’y aurait pas un centime de la CUGN mis dans l’investissement de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle. Selon lui, une Maison de Santé de ce type priverait les patients de leur liberté de choix pour s’adresser à leur médecin. Le bon docteur Rossinot, pour des raisons de basses stratégies politicardes, va à l’encontre de ce que tout le monde dit (Ministère de la Santé, ARS, professionnels de santé, …). Aujourd’hui, il n’y a pas assez de professionnels de santé sur ce territoire, voire il n’y en a pas. Une telle Maison de Santé Pluriprofessionnelle va permettre une extraordinaire complémentarité de l’offre pour le public. S’il se confirmait que la Communauté Urbaine du Grand Nancy passait à côté de cette proposition innovante (c’est la première fois en France en milieu urbain), ce serait dramatique. Le Député-Maire de Tomblaine a proposé de rencontrer d’autres maires de l’agglomération pour leur expliquer s’ils le souhaitent comment il a monté son dossier et les accompagner dans le cas où eux-mêmes souhaiteraient s’engager de façon volontariste à l’instar de ce que la Commune de Tomblaine a fait.

Une raison supplémentaire pour que la Communauté Urbaine du Grand Nancy change de majorité en 2014.

 

Elections communautaires : Hervé Féron sur France 3 Lorraine

André Rossinot ne sait plus quoi inventer. Si c'est ça son projet, au secours !

 


Hervé Féron sur France 3 Lorraine - Elections... par herveferon

 

La Gauche fait progresser André Rossinot

Grâce à nous, Monsieur Rossinot progresse. Rappelez-vous, j’ai été le premier depuis plusieurs années à dire qu’il fallait changer le mode de gouvernance à la Communauté Urbaine. Par la suite, chacun aura repris l’expression à son compte et aujourd’hui, vous ne trouvez pas un élu à gauche comme à droite qui ne reconnaisse que le mode de gouvernance doive être changé. C’est un constat unanime d’échec de la gestion passé(iste) de la Communauté Urbaine. Même le Président Rossinot lors de sa dernière prise de parole clôturant le dernier Conseil de Communauté Urbaine a annoncé publiquement, pour ne pas dire « a reconnu », qu’il faudra changer le mode de gouvernance. Sauf que personne ne disait comment, alors l’équipe des têtes de listes de Gauche, dans son projet pour le Grand Nancy, a fait des propositions très précises.

Rappelez-vous, j’ai été le premier en Conseil de Communauté il y a 3 ans à dire que la Communauté Urbaine était dernière Communauté Urbaine de France dans le rapport dette/habitant. Dans un premier temps, le Président Rossinot et son Vice-Président aux Finances ont dit publiquement que ça n’était pas vrai. Puis, dans un deuxième temps, c’est-à-dire quelques mois plus tard, ils m’ont fait remarquer que la CUGN n’était pas dernière mais avant-dernière. Coup de chance pour eux car la ville du Mans était passée dernière et pour quelle raison ? Parce que Le Mans s’était engagée dans le projet d’une arena, deuxième grand stade de football pour une même agglomération ce qui l’endettait considérablement. A l’époque, le Président Rossinot a même envisagé, rappelez-vous d’une Une complète de l’Est Républicain, de repartir sur une arena du même type avant que d’abandonner ce projet pour lequel il était caché aux Grands Nancéiens qu’il avait l’intention de le payer avec leurs impôts. Aujourd’hui, le club de football du Mans est descendu de Ligue 1 en Ligue 2, puis de Ligue 2 en National. La réalisation de ce deuxième grand stade s’est avérée être une catastrophe économique. Mais depuis, et les chiffres le démontrent, la Communauté Urbaine du Grand Nancy est redevenue dernière de France dans le rapport dette/habitant : 2.363 euros en 2012 (source : comptes 2012 des groupements à fiscalité propre – www.collectivites-locales.gouv.fr). Ces sources sont donc officielles. Eh bien, figurez-vous que lors de sa dernière prise de parole pour clôturer le dernier Conseil de Communauté Urbaine du mandat, le Président Rossinot a dit textuellement « nous avons beaucoup investi, nous avons beaucoup emprunté mais ça ne sera plus possible ». Quel terrible aveu ! Quel constat d’échec ! Cela signifie que, quoi qu’il arrive, on ne pourrait plus rien faire car cette Communauté Urbaine est étouffée par la dette. Le Président Rossinot progresse, nous l’avons éclairé, il semble aujourd’hui lucide. Cela dit, nous avons l’intention de faire mieux si nous gagnons la Communauté Urbaine du Grand Nancy, beaucoup mieux.

Les socialistes et la Gauche ont décidé d’être très unis et très solidaires dans cette campagne pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Quand André Rossinot lançait sa campagne, terriblement seul dans un restaurant nancéien, nous avions réuni toutes les têtes de listes sur les communes du Grand Nancy pour les présenter et pour présenter notre programme. Jamais dans le passé André Rossinot n’avait pensé à une telle stratégie. Eh bien grâce à nous, il a progressé, il a mûri, voilà qu’il présente aujourd’hui les têtes de listes de droite dans l’agglomération nancéienne et qu’il présente un projet, leurs engagements pour 2014 à 2020. Petit détail savoureux : s’il énumère en bas de page les vingt communes de l’agglomération, il ne figure sur sa photo que 16 têtes de listes dont certaines ont été rajoutées par collage grâce à la magie de la technique moderne. 16 candidats sur 20 communes quand on est en position de force car Président et Maire de la ville-centre sortants, on aurait pu espérer mieux. Jamais André Rossinot n’avait présenté une équipe pour piloter la CUGN. Nous l’avons fait, il le fait, jamais il n’avait proposé un aussi beau programme, nous l’avons fait, il le fait, nous nous réjouissons de le voir progresser de la sorte. Son introduction est d’ailleurs assez semblable à celle qu’Hervé Féron a rédigée il y a deux mois. Et après, c’est beau, c’est tellement beau qu’on ne se pose qu’une question essentielle : « élu depuis 1969, Maire de Nancy depuis 1983, Président de la Communauté Urbaine depuis 2001 et précédemment premier Vice-Président de l’intercommunalité, pourquoi n’a-t-il pas fait tout cela avant ? ».

Réponse : parce que grâce à nous, il progresse.

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014

  50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 32 – 4 mars 2014

 

La piscine du Lido est située à Tomblaine. Elle a bénéficié de trop longs travaux pour les usagers qui ont permis de réparer les dégâts des inondations de mai 2012 mais également de la mettre aux normes d‘accessibilité et de la rendre plus confortable. A Tomblaine, il y a un club de gymnastique, « Rondade Salto », très populaire (360 adhérents) et performant (9 titres de champion de France cette année, un en individuel et deux équipes de 4). Il est vraiment dommage que ce club de gym qui avait l’habitude pendant les vacances scolaires d’utiliser la piscine du Lido dans le cadre de stages se soit vu refuser cette possibilité.

En effet, le club organisant un stage de gymnastique pendant les vacances à destination des enfants a demandé à pouvoir emmener un groupe d’une vingtaine d’enfants le mardi et le jeudi, soit 2 séances. Le club payait bien sûr les entrées mais il s’est vu refuser cette possibilité. Peut-être pourra-t-il bénéficier de ces entrées payantes dans d’autres communes de l’agglomération mais alors s’il faut utiliser pour cela les transports en commun organisés par la CUGN, cela signifierait prendre un bus à Tomblaine pour aller Place Barrois à Saint-Max, descendre du bus, prendre le tram, aller au centre de Nancy, descendre du tram et prendre un bus pour aller jusqu’à Laneuveville. Avec 20 enfants, il ya quelque chose de l’ordre de l’irresponsabilité.

Encore une bonne raison pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

 

Une ambiance exceptionnelle pour un événement exceptionnel

Jean-Marc Ayrault à Tomblaine

 

Le lancement de la campagne communautaire ce vendredi à la salle des fêtes de Tomblaine a été marqué par la visite du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, accompagné de Valérie Fourneyron, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education Populaire et de la Vie Associative, et de François Lamy, Ministre délégué auprès de la Ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement chargé de la ville, attirant de nombreux sympathisants et citoyens pour cette visite privée. Ceux-ci ont réservé une véritable ovation au Premier Ministre qui a gagné la scène aux côtés d’Hervé Féron, candidat à la Présidence de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, sous les applaudissements et après avoir serré de nombreuses mains.

 

Jean-Marc Ayrault à Tomblaine

 

En préambule, Hervé Féron a rappelé que la salle des fêtes de Tomblaine avait accueilli François Hollande à l’occasion de son dernier meeting de campagne lors de la primaire socialiste qui l’a vu désigné candidat à l’élection présidentielle. Puis, Hervé Féron a invité les différentes têtes de listes de gauche pour les municipales dans l’agglomération à les rejoindre, chacune d’elle gagnant la scène sous des applaudissements nourris, à commencer par Mathieu Klein.

 

Jean-Marc Ayrault à Tomblaine

 

Jean-Marc Ayrault a ensuite pris la parole, soulignant la détermination d’Hervé Féron au niveau nationale, pour ses prises de position et son travail au sein de la majorité parlementaire mais mettant également en valeur son travail et sa détermination localement.  Jean-Marc Ayrault a évoqué le projet élaboré collectivement par la Gauche pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Il a salué cette volonté de changement à la tête du Grand Nancy et la réflexion qui a permis d’aboutir à un projet partagé par tous les candidats de gauche aux municipales. Il a également insisté sur l’absence de fatalité quant à l’orientation politique d’un territoire, prenant pour exemple la victoire de Michel Dinet et de sa majorité lors des cantonales de 1998 qui ont permis au Conseil Général de Meurthe-et-Moselle de passer à gauche et de promouvoir une autre politique dans le département.

 

Jean-Marc Ayrault à Tomblaine

 

Sous des applaudissements toujours nourris, Jean-Marc Ayrault a passé beaucoup de temps à rencontrer le public, à discuter, se faire prendre en photo et à partager le verre de l’amitié.

Cette fois-ci, nous avions constaté avec plaisir que l'Est Républicain relatait assez justement cet événement qui s'est déroulé à la salle des fêtes de Tomblaine. C’est pourquoi nous avions sur ce blog diffusé l'article, nous avons dû le retirer puisque le journaliste nous a adressé un SMS pour nous faire remarquer que cet article « était de sa propriété intellectuelle ». Il nous a donc demandé de le retirer du blog, ce que nous avons fait. Sans commentaire... A part ça, tout s’est bien passé.

Une belle réussite pour le lancement de campagne pour la CUGN !

Une belle réussite pour le lancement de campagne pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy, en présence du Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT, de la Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative Valérie FOURNEYRON, du Ministre délégué chargé de la Ville François LAMY, aux côtés des candidat-e-s têtes de liste dans les communes du Grand Nancy !

A cette occasion, le programme de la Gauche du Grand Nancy a été dévoilé. Vous pouvez le retrouver en intégralité sur le site suivant : http://legrandnancyagauche.fr/

 

 

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