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Catégorie : A l’Assemblée Nationale (Page 90 de 102)

Hervé Féron a reçu une quarantaine de personnes d’associations de la deuxième circonscription, d’Heillecourt, de Vandœuvre-lès-Nancy, de Villers, de Laxou, de Nancy, à l’Assemblée Nationale, ce mercredi 31 octobre.

Le député a participé tout au long de cette visite fort instructive. Il a dû abandonner le groupe une dizaine de minutes en fin de visite, car il était l’heure de voter le budget de la Culture, et au retour d’Hervé Féron, le groupe a eu la chance de pouvoir rencontrer la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui est venue les saluer de façon très sympathique.

Coup de chance ! Le soleil était de la partie. Hervé Féron avait concocté un programme d’après-visite : une partie du groupe a assisté à l’enregistrement de l’émission « Made In Groland », diffusée sur Canal Plus les samedis, à partir de 20h25. L’autre partie du groupe a assisté à l’enregistrement de l’émission du « Grand Journal », puis à une autre émission du « Grand Journal », mais en direct.

Dans une quinzaine de jours, tout le groupe se retrouvera pour poser des questions au député sur l’activité et le fonctionnement de l’Assemblée Nationale.

C’était le premier engagement de François HOLLANDE lors de sa campagne présidentielle : la Banque publique d’investissement, destinée à favoriser le développement des PME. Mercredi 17 octobre, le Ministre de l’Economie et des Finances Pierre MOSCOVICI a présenté en Conseil des MInistres le projet de loi créant la BPI. La France dispose enfin d’une arme d’investissement massif, qui va lui permettre de passer d’une posture défensive à une stratégie de reconquête face à la crise.

Hier, mardi 23 octobre 2012 lors de la séance des questions au Gouvernement, Pierre MOSCOVICI donnait quelques détails quant à la BPI, répondant ainsi à une question du Député Socialiste, Radical et Citoyen Guillaume BACHELAY :



M. le président. La parole est à M. Guillaume Bachelay, pour le groupe socialiste, républicain et citoyen.

M. Guillaume Bachelay. Ma question s’adresse au ministre de l’économie et des finances.

Monsieur le ministre, l’économie française est confrontée, en réalité, à deux graves déficits. Le premier déficit, c’est un déficit de financement des entreprises. Ceux qui siègent sur ces bancs pourraient donner force aux témoignages d’entrepreneurs qui sont victimes de l’assèchement ou du renchérissement du crédit bancaire. Les banques sont beaucoup trop frileuses vis-à-vis des PME, notamment des PME industrielles, qu’elles soient confrontées à des difficultés de trésorerie courante ou qu’elles aient des projets d’investissement. C’est particulièrement choquant quand on sait dans quelles conditions les banques ont, à l’automne 2008, été refinancées, renflouées par des gouvernements conservateurs en France comme en Europe. 

Le deuxième déficit dont souffre notre tissu productif, hélas, c’est le manque d’entreprises de taille intermédiaire. Ce sont ces entreprises qui comptent entre 250 et 5 000 salariés, qui ont la taille critique pour peser dans la mondialisation, qui peuvent innover, qui peuvent exporter et répondre à la demande des pays émergents. Il y a en France deux fois moins d’entreprises de taille intermédiaire qu’en Allemagne, deux fois moins qu’au Royaume-Uni et, hélas, ce nombre stagne.

Il y a donc urgence à renforcer les fonds propres des entreprises, urgence à créer des réseaux de compétences entre PME et grands donneurs d’ordres, urgence à miser sur les filières industrielles d’avenir autour de l’innovation, et tout cela dans la proximité avec les collectivités, dans la proximité, d’abord, avec les régions.

Le Président de la République, qui a conscience de ces défis, avait, pendant la campagne, pris soixante engagements. Le premier était de mettre en place une banque publique d’investissement, sous la forme de fonds régionaux. Monsieur le Ministre, ce projet sera bientôt examiné dans notre hémicycle. Pouvez-vous indiquer précisément à la représentation nationale les objectifs de cette banque publique et les moyens dont elle disposera, de cette banque qui marque le retour de la puissance publique dans l’économie après trop d’années de laissez-faire ? 

M. le Président. La parole est à M. le Ministre de l’Economie et des Finances.

M. Pierre Moscovici, ministre de l’économie et des finances. Monsieur le Député, je préfère, je l’avoue, cette façon-là d’aborder la question de la compétitivité. Il nous faut nous comparer avec nos partenaires allemands. Quelle est la force de l’Allemagne ? Quel est le chaînon manquant dans l’économie française ? Ce sont ces petites et moyennes entreprises, ces petites et moyennes industries, ces entreprises de taille intermédiaire qui parviennent à innover, à embaucher, à exporter. C’est vrai, elles souffraient, elles souffrent encore d’un problème, parmi d’autres, qui est un problème de financement. Tous, ici, sur tous les bancs, nous connaissons des entreprises qui en souffrent. C’est à cela que le premier engagement du Président de la République François Hollande veut, et va, répondre.

La Banque publique d’investissement, ce sera d’abord la banque des petites et moyennes entreprises, celle auprès de laquelle elles pourront trouver les prêts, les garanties et les apports en fonds propres dont elles ont besoin. Elle sera un acteur global. Ce sera la banque des régions, car celles-ci, car nos territoires seront associés à sa gouvernance, et c’est sur le terrain, dans les territoires, que 90 % des décisions seront prises. La Banque publique d’investissement, ce sera aussi l’outil de la stratégie industrielle du Gouvernement et de l’État, puisqu’elle intégrera le Fonds stratégique d’investissement. Enfin, cette banque publique, ce ne sera pas une banque comme les autres. Ce sera un investisseur patient, un investisseur de long terme, pas un investisseur avide qui recherche des taux de rentabilité exorbitants. Bien sûr, il faudra être bon gestionnaire, mais sans, pour autant, privilégier le court terme et la rentabilité excessive.

J’entends, ici et là, des critiques qui sont faites à la BPI par ceux qui nous ont laissé un certain nombre de dossiers bancaires – je pense à Dexia et au Crédit immobilier de France – et qui viendraient nous donner des leçons de bonne gestion. Je leur réponds que c’est un outil patriotique autour duquel tout le monde doit se rassembler.


QAG Hervé Féron sur la refondation de l’école… par herveferon

Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale – La parole est à Monsieur Hervé Féron.

  

Hervé Féron, Député de Meurthe-et-Moselle – Monsieur le Président, ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale. Monsieur le Ministre, Les mesures d’urgence décidées pour la rentrée scolaire 2012, puis les grandes lignes du PLF 2013 et notamment ses 43 000 recrutements prévus, confirment la volonté du Président de la République de faire de la jeunesse et de l’Education l’enjeu de ce quinquennat.

Cette rupture avec une logique purement comptable qui prévalait jusqu’alors s’accompagne également d’un discours nouveau, longtemps attendu et éminemment politique en faveur du monde enseignant et de la reconnaissance du rôle et de l’importance des acteurs du système éducatif dans l’avenir de notre pays. 

Au-delà, un vaste débat sur la « refondation de l’école » et une concertation de grande ampleur sur ce thème ont été lancés le 04 juillet dernier. La présence ce matin à la Sorbonne du Président de la République, du Premier Ministre et de l’ensemble des acteurs de  cette concertation pour en tirer les grands enseignements et les principaux axes de travail confirment, s’il en était besoin, l’engagement et l’attention portés au devenir de notre système éducatif. 

Les attentes sont aujourd’hui nombreuses et les urgences également. Priorité à l’école primaire, place du socle commun, formation des enseignants, question des rythmes scolaires, de l’orientation, de la lutte contre le décrochage ou de l’éducation prioritaire… autant d’enjeux auxquels nous sommes confrontés et sur lesquels il nous faut avancer. 

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale, pourriez-vous donc, au-delà du bilan de cette concertation, nous indiquer les priorités que vous entendez désormais mettre en œuvre, et si vous entendez poursuivre le rythme soutenu qui a prévalu jusqu’à présent aux transformations de notre système éducatif ?

Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale – Merci. La parole est à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale, Vincent Peillon.

Vincent Peillon, Ministre de l’Éducation Nationale – Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Député Féron. Autour de notre école, je l’ai dit à plusieurs reprises, je pense que nous pouvons nous rassembler.

L’École de la République a fait beaucoup pour la Nation. Depuis une dizaine d’années, après avoir réussi la massification, un début de démocratisation, elle a rencontré des difficultés lourdes, qui sont reconnues à la fois par les évaluations internationales et nationales, et dont nous devons tous nous préoccuper. Parce que nous devons nous rassembler autour de cette école, parce que nos enfants sont l’avenir de la France, les orientations que nous avons choisies sont des orientations de bon sens, et le bon sens devrait être la chose du monde la mieux partagée. 

D’abord la priorité au primaire que vous avez évoquée. Les enfants qui sont en difficultés lorsqu’ils arrivent au collège – 15 à 20% des enfants français – ont vu leurs difficultés se constituer avant. Les destins scolaires et sociaux se nouent en grande section, en CP, en CE1. Or, peu de nos concitoyens le savent, mais nous accordons à l’école primaire moins de moyens que les autres pays de l’OCDE, et moins de moyens que nous en donnons aux collèges et aux lycées. C’est donc notre première orientation : priorité au primaire, priorité à l’accueil des petits en maternelle, modification au primaire des méthodes de travail. 

Deuxièmement, toutes les études l’ont montré, l’éducation c’est la rencontre entre un maître et un élève. Le maître a besoin d’être bien formé. La grande tradition française avait été constituée autour des écoles normales. Vous avez supprimé dans ce pays la formation des enseignants. C’est la deuxième orientation, nous allons la réinstaurer, en créant, après les écoles normales, pour lesquelles nous avons du respect, après les IUFM, les écoles supérieures du professorat et de l’éducation auxquelles nous tenons. 

Enfin, nous allons faire en sorte que tous les enfants de France puissent choisir leur orientation, et que des valeurs leur soient à nouveau inculquées, et c’est pourquoi nous enseignerons la morale laïque.



Intervention d’Hervé Féron sur le bilan des Jeux… par herveferon

Ce matin, mercredi 3 octobre 2012, la commission des Affaires Culturelles et de l’Education de l’Assemblée Nationale auditionnait, sur le thème des Jeux Olympiques et Jeux Paralympiques de Londres, Daniel Bilalian, Directeur général adjoint de France Télévisions, chargé du sport, Tony Estanguet, Champion Olympique de Canoë, Sami Elgueddari, 5ème aux Jeux Paralympiques sur 50 mètres nage libre, Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français, et Gérard Masson, Président de la Fédération Française Handisport. 

A cette occasion, Hervé Féron est intervenu et a soulevé plusieurs problèmes :

–          La faible couverture de France Télévisions pour ce qui concerne les Jeux Paralympiques. Le député a clairement demandé si France Télévisions compte prévoir davantage de créneaux de diffusion dans le cadre des Jeux Paralympiques d’hiver en 2014.

–          Le député a fait remarquer que si les primes et les médailles de nos athlètes sont prises en charge par l’Etat, cela n’avait pas été budgété lors du projet de loi de finances 2012, et donc pas prévu par le précédent gouvernement.

–          Faisant référence à sa rencontre à Alger avec Hassiba Boulmerka 2 jours avant, Hervé Féron a rappelé qu’elle avait été médaillée d’or au 1500 mètres pour l’Algérie en 1992 à Barcelone, et qu’elle avait osé courir en short en pleine décennie noire. Hervé Féron a remarqué cependant que les Etats de Brunei, Qatar, et l’Arabie Saoudite, qui avaient jusqu’alors toujours présenté des hommes aux Jeux Olympiques, ont permis pour la première fois à des femmes de participer, même si le député a souligné qu’il restait contre le port du voile aux Jeux Olympiques.

–          Enfin, Hervé Féron a jeté un pavé dans la mare, faisant remarquer que ces JO de Londres ont eu aussi leur lot de polémiques et de problèmes. En tant qu’élu lorrain, il a souhaité évoquer le choix du comité olympique britannique de faire de Lakshmi Mittal, le PDG d’Arcelor Mittal, un des porteurs de la flamme olympique. M. Mittal a dépensé 18 millions d’euros pour la construction de la « Tour Orbit » à l’effigie des jeux olympiques, alors que les sidérurgistes de Florange sont voués à un avenir de plus en plus incertain. Hervé Féron a qualifié cela de particulièrement malsain, voire de provocateur.

Et, c’est assez rare pour le remarquer, a l’issue de son intervention, les députés de gauche comme de droite présents à la commission ont applaudi, ce qui n’arrive jamais en travaux de commission.

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