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Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 122 de 146)

Hervé Féron est intervenu cet après-midi dans le cadre du Conseil de Communauté sur la proposition de budget primitif 2014 soumis à l’approbation des élus communautaires. Un budget qui se caractérise une nouvelle fois par la forte hausse de l’endettement.

 

Retranscription de l’intervention :

 

Monsieur le Président,

 

A l’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire lors du dernier Conseil de Communauté, nous vous avions invité à changer les orientations qui ont guidé votre politique tout au long de cette mandature afin de proposer un projet ambitieux pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Rompre avec cette approche dépensière et concentrer les efforts sur de véritables initiatives d’utilité économique et sociale. Nous ne pouvons que constater sans surprise que nous n’avons pas été entendu. Nous allons donc continuer sur cette voie, du moins pour les quelques mois restants, à contre-courant des efforts menés au niveau national pour redresser la situation.

Vous avez emprunté, vous avez dépensé à tout va mais l’absence de vision dont vous avez fait preuve pour le Grand Nancy s’est traduite par des dépenses vaines. Aujourd’hui, l’endettement de la Communauté Urbaine atteint des sommets et la faute est rejetée sur l’Etat dont les dotations seront en baisse les prochaines années, avec un impact estimé à 10,5 millions d’euros pour le Grand Nancy. Avouez qu’on est quand même loin de l’encours de dette actuel : 662 millions d’euros, soit une hausse de 8% en à peine un an.

 

(en millions d’euros)

 

Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin l’explication. Des projets coûteux et à l’efficacité douteuse, tout cela comme toujours aux frais du contribuable. Depuis 2008, les ménages ont été pressés de toute part. Dans la Communauté Urbaine du Grand Nancy, la hausse des taux d’imposition pour les « 3 Vieilles » est de 12%. Ces ressources qui représentaient 41,8% des produits de la fiscalité en 2007 en représentaient plus de 70% en 2011 suite à la réforme de la taxe professionnelle, avec le succès que l’on sait ! Le taux de la taxe d’habitation voté par la Communauté Urbaine est parmi les plus importants de France, si ce n’est le plus haut ! Cette pression est également indirecte et plus discrète. tous les engagmts que vous avez pris auprès de l’EPFL pour réserver des acquisitions n’apparaissent pas de façon lisible, ni dans le cadre du DOB, ni dans le cadre du budget primitif. Ces engagements collossaux répondent à votre souhait de tout maîtriser, de tout décider, quitte par les acquisitions massives que vous avez engagé à empêcher tout projet que vous n’auriez pas vous même décider. Un jour, il faudra bien payer la note

Encore une fois cette année, les dépenses évolueront plus fortement que les recettes, notamment en fonctionnement. Cependant, vous ne pouvez pas vous permettre les mêmes extravagances que ces dernières années, à quelques mois d’échéances cruciales. Les Grands Nancéiens sont déjà écrasés par ces hausses multiples, une pause est nécessaire et elle tombe hasardeusement cette année. La plupart des prestations proposées par la Communauté Urbaine voient leur tarif gelé ou revalorisé à hauteur du niveau de l’inflation. Dans les domaines les plus sensibles, transports, parkings, pour lesquels des refontes tarifaires sont annoncées, vous la jouez plus finement en reconduisant les mêmes grilles et en ne proposant de délibérer que dans le courant de l’année prochaine. Ce sera à la majorité suivante d’en assumer les conséquences.

Dans le même temps, des programmes onéreux sont lancés ou pérennisés. Dès lors, il ne reste plus beaucoup de marges de manœuvre à l’exception de l’emprunt, votre péché mignon. Vous estimez ce besoin à 95 millions d’euros en 2014 afin d’équilibrer les comptes. Avec le remboursement prévu de 51 millions d’euros du capital de prêts antérieurs, l’encours de la dette au 31 décembre 2014 serait porté à 710 millions d’euros ! Si cette tendance se vérifie, sous votre présidence, la dette aura bondi de plus de 70% ! La capacité de désendettement passerait de 7,8 ans à 9,1 ans en 2014 mais je ne suis pas inquiet puisque vous parlez d’ « équilibres solides » dans votre rapport de présentation. Le Grand Nancy est en lice pour le maillot jaune de la dette et, Monsieur le Président, vous semblez être malheureusement celui qui portera dans l’histoire le maillot à pois, le poids de la dette bien sûr.

Vous affirmiez au dernier Conseil de Communauté, je cite, que « l’endettement par habitant n’est pas synonyme de mauvaise gestion. Il y a de l’investissement derrière ! ». Je n’irai pas jusqu’à prétendre que l’ensemble des sommes engagées ont été dilapidées mais reconnaissez, Monsieur le Président, qu’une bonne partie pourrait trouver un meilleur usage, on aurait pu économiser avec une meilleure gestion des dossiers.

 

 Evolution de l'encours de la dette communautaire

(en euros)

 

Pour les transports en commun, gabegie communautaire par excellence, c’est près de 4 millions supplémentaires qui vont venir s’ajouter aux 3,5 millions déjà consentis en juin au délégataire de service public au titre de la contribution forfaitaire annuelle. Sans compter les 2 millions supplémentaires consécutifs aux adaptations du réseau Stan, tout en sachant que cette somme servira à l’acquisition de véhicules pour l’expérimentation des nouveaux parcours. Il n’est ainsi même pas sûr que les modifications arrachées par les élus locaux perdurent. Ce sont les conducteurs dont les conditions d’exercice se sont considérablement dégradées qui seront ravis de ces revirements constants de la Communauté Urbaine, et les Grands Nancéiens qui n’ont pas eu de transport en commun pour la Saint-Nicolas.

La ligne 1 de tram, dont vous avez délibérément choisi de prolonger l’exploitation jusque 2022, coûtera encore la bagatelle de 16 millions d’euros d’ici 2015. Tout le monde connaît pourtant les difficultés de ce matériel et dans d’autres agglomérations comme à Caen où la même technologie devait être employée jusque 2032, les élus communautaires ont eu la sagesse de ramener sa durée de vie à 2018. A Nancy, on continue à débourser pour un système qu’il faudra de toute façon remplacer à terme, que d’argent gaspillé et de temps perdu !

Et que penser d’Agglo 360 ? Quelques centaines de milliers d’euros pour installer de simples panneaux d’indication incitant à contourner l’hyper-centre de Nancy. Et quels itinéraires nous sont proposés ? Soit un contournement sur les autoroutes et voies rapides, les Grands Nancéiens ne vous ont pas attendus pour emprunter ces axes, soit la rue Jeanne d’Arc, le boulevard Lobau et autres routes complètement engorgées. Monsieur le Président, je vois que vous n’empruntez pas souvent ces axes car vous constateriez à quel point la circulation est devenue difficile sur ces voies depuis l’entrée en service du nouveau réseau, même si la gêne est loin de se limiter à ces axes malheureusement. Vous nous vantez le côté écolo de la Communauté Urbaine avec les actions mises en œuvre en matière de développement durable, heureusement qu’il y a ce genre d’initiatives pour compenser tout le carburant utilisé pour s’arrêter et redémarrer tous les 100 mètres.

On pourrait évoquer le budget des piscines, dont les dépenses de fonctionnement ont explosé depuis 2008. Plus de 3 millions d’euros soit une progression de 20,08% ! Je suis conscient de l’augmentation des prix de l’énergie mais là c’est énorme et tout ça juste pour le fonctionnement. De même, le nouveau joyau de l’agglomération, à savoir le Centre des Congrès, qui a coûté 75 millions hors taxe. Cela fait beaucoup, il aurait été possible de faire autant avec moins de moyens même si le résultat aurait été moins étincelant. Et la liste est encore longue…

Tout ce gaspillage nuit au financement de projets dans des domaines cruciaux, en matière de santé, de développement économique, d’emploi, de culture, tout comme il hypothèque les possibilités pour l’avenir. Dans ces conditions, nous ne voyons pas comment nous pourrions voter ce budget qui une fois de plus ne répond pas aux véritables priorités. Je pense que nous saurons faire beaucoup mieux.

 

Il n’y a pas eu de véritable réponse sur le fond de la part de la majorité communautaire.

 

Il faut que la population sache comment elle est traitée. Il faut qu’elle sache comment se passe les conseils de Communauté Urbaine du Grand Nancy, ce que vous ne lirez jamais dans l’Est Républicain, trop complaisant en la matière.

Le Conseil de Communauté du vendredi 29 novembre s’est déroulé de la façon suivante. A 14h, bureau de Communauté Urbaine, on est donc en comité restreint pour passer à la chaîne et à la va-vite des dossiers pour lesquels il a été décidé qu’il n’est pas souhaitable que les 80 conseillers communautaires participent à la décision. Puis, on enchaîne à 15h sur le Conseil de Communauté. La méthode est toujours la même : introduction interminable pour chaque dossier par le Président ou par un de ses rapporteurs. Les premiers points à l’ordre du jour sont organisés pour durer une éternité et dissuader ainsi les conseillers communautaires d’intervenir, voire les inciter à ne pas aller jusqu’au bout du Conseil de Communauté.

Le premier point à l’ordre du jour concernait le réseau de transports Stan 2013. La discussion a commencé à 15h, on est passé au deuxième point de l’ordre du jour à 18h. Pour ma part, j’ai quitté le Conseil de Communauté à 20h47, nous étions au 7ème point de l’ordre du jour qui en comptait 33. Mais le Président de la Communauté Urbaine n’a pas de honte. La démocratie, il ne connaît pas, c’est le roi de la roublardise. Sa méthode est la suivante : après sa très très longue intervention, suivie de la très longue intervention de son rapporteur, il donne la parole aux élus qui le souhaitent. Les élus de gauche prennent la parole et subissent alors quelques quolibets, voire des insultes de la part des amis de Monsieur Rossinot. Si l’on prend Thierry Coulom par exemple, lors de ce Conseil de Communauté, il n’a jamais pris la parole pour faire une intervention construite. Il n’a par contre eu de cesse d’intervenir en braillant hors micro avec des considérations primaires, stupides pour tenter de déstabiliser tout intervenant de gauche dans sa prise de parole. On remarquera d’ailleurs au passage que ce Monsieur s’en prend souvent à Chaynesse Khirouni, manifestement il a un problème. Mais quel irrespect !

Pour ce qui me concerne sur les transports, j’ai fait une longue intervention pour expliquer qu’il y avait un grand décalage entre le discours d’autosatisfaction du Président et la réalité sur le terrain. J’ai rappelé mes interventions en Conseil de Communauté pour relayer le mécontentement des habitants de Villers-lès-Nancy, de Vandœuvre, de Jarville, d’Heillecourt. J’ai fait remarquer que je n’avais obtenu aucune réponse. J’ai donné deux exemples de dysfonctionnements sur Tomblaine (desserte de la cité scolaire et arrêt de bus boulevard Tolstoï). André Rossinot n’a fait qu’une réponse, je cite « vous êtes payé pour ça, d’autant plus que vous cumulez ». Quel manque d’intelligence ! C’était complètement hors sujet. Mais il est lui-même très mal placé pour parler de cumul, lui qui a été député en même temps que maire de Nancy (ce qui manifestement est impossible à assumer), lui qui est Maire de Nancy et Président de la Communauté Urbaine et Président du Conseil de Surveillance du CHU et Secrétaire Général de l’Association des Maires de France. N’oublions pas qu’il a été également Ministre en même temps que maire de Nancy.

 

L’arrêt de bus dénoncé à Heillecourt, carrément dans les talus !

 

Ensuite, quand les élus de gauche se sont exprimés, les bons soldats de Monsieur Rossinot, ceux qui sont bien à droite et qui se présentent dans leurs communes respectives très souvent sans étiquette, prennent la parole non pas pour défendre la délibération mais pour attaquer (et souvent personnellement) les élus de gauche qui viennent d’intervenir. Jamais il ne nous est répondu sur le fond. Nous subissons des attaques, des quolibets, nos propos sont déformés. Nous n’obtenons aucune réponse aux questions de fond que nous posons. Et la même méthode est utilisée pour empêcher le débat démocratique, pour toutes les autres délibérations. C’est ainsi qu’ont été également maltraitées nos interventions dans le cadre du Débat d’Orientation Budgétaire, pourtant prévu par la loi.

Ce Conseil de Communauté Urbaine est un scandale, les citoyennes et les citoyens doivent le savoir. Malheureusement, les comptes-rendus de l’Est Républicain ne reflètent pas cette réalité.

Ce pauvre Monsieur Rossinot, lorsqu’à 20h47 j’ai quitté la séance, a fait remarquer à plusieurs reprises, coupant la parole à un intervenant, mon départ en disant je cite « l’artiste s’en va » et en le répétant au moins 3 fois de peur qu’on ne l’ai pas entendu. Ce manque de classe, ce manque d’intelligence, ce déni permanent de démocratie, cela s’appelle de la médiocrité.

 

Intervention d’Hervé Féron sur le DOB :

 

Monsieur le Président,

Nous commençons la discussion autour de ce qui constitue le dernier budget de cette mandature. A quatre mois des prochaines échéances qui détermineront la future majorité à la Communauté Urbaine pour les 6 années à venir, il est tentant de se défausser de ses responsabilités et de les attribuer à quelqu’un d’autre. En l’occurrence, le changement de couleur politique du Gouvernement en 2012 constitue une aubaine pour justifier la situation financière de la Communauté Urbaine. Vous ne pouvez pas rater cette occasion : vous vous  attribuez le mérite des réalisations et des réussites (on pourrait débattre sur l’utilisation adéquate de ce terme concernant de nombreux projets que vous avez lancé), vous reportez les difficultés sur les choix gouvernementaux en matière de dotations aux collectivités locales.

Je vous rappelle que le déficit des comptes publics en 2012 était de 110 milliards. Grâce à l’action du gouvernement socialiste, ces déficits ont été ramenés à 70 milliards. C’est insuffisant mais 15 milliards d’économies sur les dépenses publiques sont programmés au budget 2014 et François Hollande a annoncé 15 milliards d’économies par an jusqu’à la fin du quinquennat. Ça s’appelle de la responsabilité politique et du sérieux budgétaire.

Certes, ces décisions nationales légitimées par le nécessaire redressement des comptes publics se répercutent au niveau local. Mais, Monsieur le Président, ce n’est pas le Gouvernement qui a creusé la dette de la Communauté Urbaine, c’est bien vous à travers les choix politiques que vous avez fait tout au long de votre présidence. Heureusement que l’ensemble de vos ambitions n’ont pu être satisfaites sinon vous auriez peut être incriminé l’ONU de cette dégradation. Ce n’est pas un bouc-émissaire dont le Grand Nancy a besoin mais d’une équipe responsable qui suit les dossiers, concerte les élus et met en œuvre des programmes à un juste coût pour préparer l’avenir de ce territoire, non le vôtre. Investir mieux, dans de véritables projets à l’utilité avérée pour l’ensemble des habitants, que ce soit en matière d’aménagement du territoire, de transports, ou même de santé, c’est dans cette voie que la Communauté Urbaine doit s’engager.

 

Le tram de Nancy

Le tram de Nancy : dans nos rues, où est le progrès ? Esthétique ? Pratique ?

 

A la lecture du document joint à cette communication, on peut être surpris car la Communauté Urbaine apparaît comme le bon élève de la classe. Des frais de personnel représentant 20% des dépenses courantes contre 24% pour les autres communautés urbaines, 3 euros investis contre 2 ailleurs, hausse des dépenses de fonctionnement de 1,8% contre une moyenne de 3,8%. Vous oubliez de signaler que le Grand Nancy est dans le haut du classement en termes d’endettement et peut-être serait-il intéressant d’y différencier endettement utile et endettement inutile. Peut-être souhaitez-vous le cacher, pourtant ce n’est un secret pour personne. 613 millions d’encours de dette fin 2012, soit une hausse de 30% depuis 2008. Une dette par habitant de 2300€ ! Des taux d’imposition qui ont augmenté de plus de 10% pour les taxes locales (taxe d’habitation, taxe foncière). Je ne reviendrai pas sur l’épisode de la Cotisation Foncière des Entreprises pour laquelle il a été difficile de vous faire entendre raison alors que des aménagements étaient prévus en faveur des petits entrepreneurs. Vraisemblablement, le matraquage fiscal, c’est au niveau de la Communauté Urbaine et non au plan national qu’il se pratique.

Mais il faut bien que quelqu’un règle les coûts des manifestations dites exceptionnelles malgré leur régularité, qui profitent le plus souvent uniquement à la ville de Nancy. A l’occasion des discussions sur le budget l’an dernier, j’avais souligné la nécessité d’évaluer leurs coûts et leur impact réel pour l’attractivité et le développement de l’agglomération. En effet, ces opérations sont trop souvent dévolues à la gloire de la ville-centre et de son premier magistrat, à savoir vous Monsieur le Président jusqu’en mars 2014. Si encore elles apportaient un véritable intérêt pour l’ensemble du territoire mais ce n’est pas ce que l’on constate dans la pratique. Le vrai problème, Monsieur le Président, c’est que ces événements font l’objet de financements de la part de la Communauté Urbaine. C’est l’intérêt de la double casquette que vous arborez, une nouvelle aubaine pour reporter la charge sur la population de l’agglomération et ne pas faire peser ce poids uniquement sur les Nancéiens. La bonne solution consisterait à avoir un maire à Nancy qui gère en responsabilité et n’accroisse pas irresponsablement la dette de la ville de Nancy. Ainsi, la Communauté Urbaine ne serait pas dans l’obligation de se surendetter pour venir au secours des Nancéiens qui malheureusement en ont bien besoin.

 

Concert de Kavinsky place Stanislas

Le concert de Kavinsky le 4 mai dernier dans le cadre de Renaissance 2013 : sur la photo, on ne perçoit pas les pannes de sonorisation

 

En y regardant de plus près, en additionnant la participation de la CUGN à des événements comme la Saint-Nicolas à Nancy, le Livre sur la Place, les Lumières de la place Stanislas…, la CUGN a dépensé près de 2,1 millions d’euros, soit 45% du coût de ces manifestations. 1,7 million a été englouti rien que pour financer les opérations de Nancy Renaissance 2013 alors que le budget global est estimé à 2,6 millions d’euros ! Et encore, ce n’est là que le montant provisoire de la prise en charge par le Grand Nancy. On peut se demander si la fin en valait les moyens, cette somme aurait probablement été plus utile à d’autres projets qu’à l’organisation d’un concert géant de Kavinsky place Stanislas, mais ça n’aurait pas été aussi glamour, ni aussi relayé (je ne vous parle pas des dysfonctionnements techniques et donc du rapport qualité-prix, mais dans ce cas, y a-t-il un comité artistique qui décide, qui choisit ?) Or, c’était bien le but recherché. Quand on est inquiet, on cherche à tirer la couverture (médiatique) à soi.

Et puis, vous annoncez partout le portage par la Communauté Urbaine du Tour de France cycliste mais de quel droit monsieur le Président ? Quand en avez-vous parlé dans ce Conseil de Communauté ? Quand avez-vous concerté les autres élus ? Vous avez engagé la ville de Nancy pour une arrivée d’étape et vous souhaitez faire payer tout ou partie par la Communauté Urbaine du Grand Nancy, certainement pour mieux maîtriser la communication qui sera tout à votre gloire personnelle. Nous ne voyons pas trace dans ce DOB de cette dépense spécifique. Il me semble que vos points presse organisés à la sauvette et tardivement sont plutôt mal venus à partir du moment où vous n’avez donné aucune information au Conseil de Communauté et que par conséquent vous n’êtes pas autorisé à engager notre collectivité, d’autant plus que le DOB reste muet à ce sujet.

 

Tracé du Tour de France 2014

La Communauté Urbaine subventionnera l’arrivée du Tour à Nancy, sans en avoir informé au préalable les élus

 

Couverture médiatique parfois bien utile. J’ai lu dans l’Est Républicain hier que les essais pour l’éclairage de la place Charles III étaient achevés. C’est une bonne nouvelle et je ne doute pas de la qualité de l’œuvre de Monsieur Patrick Rimoux, à qui l’on doit de nombreuses réalisations. Cependant, je rappelle les conditions dans lesquelles ces travaux ont été lancés. Les crédits ont été intégrés courant 2012 dans le budget dévolu aux travaux de la ligne 2, ce contre quoi les élus de la Gauche ont grandement protesté. Alors, certes, la dite ligne passe en plein milieu de la place Charles III mais pensez-vous, Monsieur le Président, que c’était au contribuable du Grand Nancy de régler la note ? Il est impossible de calculer le pourcentage financé par la Communauté Urbaine du fait de la multiplicité des financeurs et de cette confusion des budgets mais cela représente une somme de 1,102 million d’euros.

Des dépenses mal maîtrisées, des recettes investies à tort et à travers, Monsieur le Président, pour le dernier budget de cette mandature, vous devez faire preuve de raison et changer les petites habitudes dans lesquelles vous vous êtes enfermé depuis trop longtemps. Les premiers éléments dont nous disposons au sujet des orientations de ce futur budget, bien que limités, ne m’incitent pas à l’optimisme.

 

A 20h47, Hervé Féron quitte la séance.

Il était présent depuis 14h. Il a dû partir pour une autre réunion, certainement plus intéressante et plus constructive que celle-ci. S’il était resté, il aurait pu intervenir à propos du COSEC de Tomblaine (salle de sports) et à propos de la réouverture de la piscine du Lido. Vous trouverez ci-dessous le contenu des interventions qu’il a été empêché de faire.

 

Intervention prévue sur le COSEC :

 

COSEC de Tomblaine

 

Monsieur le Président,

 

Puisqu’il s’agit d’équipements sportifs et que les 2 COSEC de Tomblaine sont concernés, j’aimerais attirer votre attention sur la situation de ces équipements. Je rappelle qu’ils ont été financés à l’époque par le syndicat intercommunal scolaire avec donc une participation de la ville de Tomblaine à l’investissement. La Communauté Urbaine du Grand Nancy, dans sa vision hégémonique des choses, en a repris compétence. Depuis, chaque fois que le Maire de la commune fait remarquer des dysfonctionnements qui lui sont rapportés soit par des enseignants de la cité scolaire, soit par des dirigeants des associations utilisatrices, soit par des parents, vous ne répondez jamais à nos demandes. Alors que bien entendu, vous me reprochez de vous écrire trop.

Je rappelle la situation de ces équipements sportifs, insuffisamment entretenus, ils sont tristes à pleurer, il y fait froid, trop froid même pour pratiquer un sport, mais encore plus froid pour les spectateurs, ainsi mal accueillis. Ces équipements sportifs devraient être une priorité puisque nous devrions avoir tous ensemble une grande ambition pour la jeunesse de cette Communauté Urbaine que ce soit le public scolaire ou le public associatif. Or, ce n’est pas le cas. Au COSEC de Tomblaine, je vous ai expliqué depuis longtemps que pour y entrer, il faut traverser les vestiaires, ce qui pose tout de même un certain nombre de problèmes. Le public doit lui aussi traverser ces vestiaires. Il est arrivé il y a 2 ans qu’un Monsieur qui faisait partie du public souhaitant se rendre aux toilettes, a traversé les vestiaires et s’est retrouvé en présence d’une jeune fille torse nu. Cette situation ne peut pas durer. Pour pallier à ça, les associations utilisatrices de ces COSEC, qu’elles soient Tomblainoises ou non, d’ailleurs ça n’est pas le problème, font entrer et sortir le public très souvent par les portes de secours, ce qui n’est pas conforme aux règles de sécurité.

Le système de chauffage étant obsolète, il fait déjà froid dans ces COSEC, mais les portes de secours donnant directement sur l’extérieur, le froid pénètre encore plus dans les COSEC, les conditions d’utilisation sont donc déplorables. Par ailleurs, ces bâtiments ont été conçus sans aucun espace de convivialité. Or, dans toute activité sportive, qu’elle soit scolaire ou associative, il est nécessaire de prévoir un temps de convivialité, de discussion, voire même pour boire un café ou une boisson non alcoolisée, avant ou après le match. C’est ce qui fidélise le public, c’est ce qui popularise le sport, c’est aussi ce qui fait vivre les associations.

J’ai proposé depuis plusieurs années que soit construit une petite extension à chacun de ces COSEC pour permettre d’une part un sas d’entrée au public qui isole du froid extérieur, d’autre part, de faire en sorte que le public n’ait pas à traverser les vestiaires et permettre d’y installer enfin un petit espace de convivialité. Face à tous les investissements fastueux que vous nous imposez et le mot prend là tout son sens, je pense qu’il y aurait là un investissement judicieux et peu coûteux. J’espère, Monsieur le Président, qu’avant le mois de mars 2014, vous aurez répondu à mes courriers à ce sujet.

 

 

Intervention prévue sur la piscine du Lido :

 

La piscine du Lido

 

Monsieur le Président,

 

Vous avez annoncé très largement, publiquement, la réouverture de la piscine du Lido pour la date du 21 décembre. Le 31 octobre dernier, je vous ai écrit pour vous informer que la visite que vous avez sollicitée directement auprès du Service Départemental d’Incendie et de Secours était prévue le 29 novembre 2013, avant même que j’ai pu en faire la demande, puisque l’usage aurait voulu que le gestionnaire que vous êtes demande au maire que je suis de solliciter ce passage de la commission de sécurité. Vous n’avez pas fait comme ça, c’est votre méthode.

Je vous ai fait observer que vous aviez annoncé largement la réouverture de la piscine du Lido à Tomblaine mais que vous ne m’aviez pas demandé d’autorisation d’ouverture. Alors je me suis permis de vous rappeler la règle pour une autorisation d’ouverture d’un établissement recevant du public en cas de travaux ou après une fermeture pendant plus de 10 mois. La procédure réglementaire est la suivante :

– L’exploitant doit demander l’ouverture au public au maire,

– La demande de visite doit être faite un mois avant l’ouverture de l’établissement et je vous listais les éléments nécessaires pour me permettre de vous donner cette autorisation.

En réponse à ce courrier, le 22 novembre seulement, vous m’écrivez que vous réitérez votre demande d’ouverture au public du Lido pour la date du 21 décembre 2013 alors que vous ne l’aviez jamais formulée. Je vous ai répondu que je donnerai bien sûr l’autorisation d’ouverture au public sous réserve des avis favorables des commissions de sécurité et d’accessibilité qui se sont réunies ce matin même.

La Commission de sécurité et la Commission d‘accessibilité ont donné un avis favorable sans réserves. C’est donc avec plaisir que je vous ai adressé ce jour une lettre pour vous confirmer que dès réception des procès-verbaux de ces commissions, je prendrai un arrêté pour la réouverture et je vous autoriserai ainsi à exploiter ce bâtiment dans le cadre de la réglementation des établissements recevant du public.

 

Il faut que la population sache comment elle est traitée. Il faut qu’elle sache comment se passe les conseils de Communauté Urbaine du Grand Nancy, ce que vous ne lirez jamais dans l’Est Républicain, trop complaisant en la matière.

Le Conseil de Communauté du vendredi 29 novembre s’est déroulé de la façon suivante. A 14h, bureau de Communauté Urbaine, on est donc en comité restreint pour passer à la chaîne et à la va-vite des dossiers pour lesquels il a été décidé qu’il n’est pas souhaitable que les 80 conseillers communautaires participent à la décision. Puis, on enchaîne à 15h sur le Conseil de Communauté. La méthode est toujours la même : introduction interminable pour chaque dossier par le Président ou par un de ses rapporteurs. Les premiers points à l’ordre du jour sont organisés pour durer une éternité et dissuader ainsi les conseillers communautaires d’intervenir, voire les inciter à ne pas aller jusqu’au bout du Conseil de Communauté.

Le premier point à l’ordre du jour concernait le réseau de transports Stan 2013. La discussion a commencé à 15h, on est passé au deuxième point de l’ordre du jour à 18h. Pour ma part, j’ai quitté le Conseil de Communauté à 20h47, nous étions au 7ème point de l’ordre du jour qui en comptait 33. Mais le Président de la Communauté Urbaine n’a pas de honte. La démocratie, il ne connaît pas, c’est le roi de la roublardise. Sa méthode est la suivante : après sa très très longue intervention, suivie de la très longue intervention de son rapporteur, il donne la parole aux élus qui le souhaitent. Les élus de gauche prennent la parole et subissent alors quelques quolibets, voire des insultes de la part des amis de Monsieur Rossinot. Si l’on prend Thierry Coulom par exemple, lors de ce Conseil de Communauté, il n’a jamais pris la parole pour faire une intervention construite. Il n’a par contre eu de cesse d’intervenir en braillant hors micro avec des considérations primaires, stupides pour tenter de déstabiliser tout intervenant de gauche dans sa prise de parole. On remarquera d’ailleurs au passage que ce Monsieur s’en prend souvent à Chaynesse Khirouni, manifestement il a un problème. Mais quel irrespect !

Pour ce qui me concerne sur les transports, j’ai fait une longue intervention pour expliquer qu’il y avait un grand décalage entre le discours d’autosatisfaction du Président et la réalité sur le terrain. J’ai rappelé mes interventions en Conseil de Communauté pour relayer le mécontentement des habitants de Villers-lès-Nancy, de Vandœuvre, de Jarville, d’Heillecourt. J’ai fait remarquer que je n’avais obtenu aucune réponse. J’ai donné deux exemples de dysfonctionnements sur Tomblaine (desserte de la cité scolaire et arrêt de bus boulevard Tolstoï). André Rossinot n’a fait qu’une réponse, je cite « vous êtes payé pour ça, d’autant plus que vous cumulez ». Quel manque d’intelligence ! C’était complètement hors sujet. Mais il est lui-même très mal placé pour parler de cumul, lui qui a été député en même temps que maire de Nancy (ce qui manifestement est impossible à assumer), lui qui est Maire de Nancy et Président de la Communauté Urbaine et Président du Conseil de Surveillance du CHU et Secrétaire Général de l’Association des Maires de France. N’oublions pas qu’il a été également Ministre en même temps que maire de Nancy.

 

L’arrêt de bus dénoncé à Heillecourt, carrément dans les talus !

 

Ensuite, quand les élus de gauche se sont exprimés, les bons soldats de Monsieur Rossinot, ceux qui sont bien à droite et qui se présentent dans leurs communes respectives très souvent sans étiquette, prennent la parole non pas pour défendre la délibération mais pour attaquer (et souvent personnellement) les élus de gauche qui viennent d’intervenir. Jamais il ne nous est répondu sur le fond. Nous subissons des attaques, des quolibets, nos propos sont déformés. Nous n’obtenons aucune réponse aux questions de fond que nous posons. Et la même méthode est utilisée pour empêcher le débat démocratique, pour toutes les autres délibérations. C’est ainsi qu’ont été également maltraitées nos interventions dans le cadre du Débat d’Orientation Budgétaire, pourtant prévu par la loi.

Ce Conseil de Communauté Urbaine est un scandale, les citoyennes et les citoyens doivent le savoir. Malheureusement, les comptes-rendus de l’Est Républicain ne reflètent pas cette réalité.

Ce pauvre Monsieur Rossinot, lorsqu’à 20h47 j’ai quitté la séance, a fait remarquer à plusieurs reprises, coupant la parole à un intervenant, mon départ en disant je cite « l’artiste s’en va » et en le répétant au moins 3 fois de peur qu’on ne l’ai pas entendu. Ce manque de classe, ce manque d’intelligence, ce déni permanent de démocratie, cela s’appelle de la médiocrité.

 

Intervention d’Hervé Féron sur le DOB :

 

Monsieur le Président,

Nous commençons la discussion autour de ce qui constitue le dernier budget de cette mandature. A quatre mois des prochaines échéances qui détermineront la future majorité à la Communauté Urbaine pour les 6 années à venir, il est tentant de se défausser de ses responsabilités et de les attribuer à quelqu’un d’autre. En l’occurrence, le changement de couleur politique du Gouvernement en 2012 constitue une aubaine pour justifier la situation financière de la Communauté Urbaine. Vous ne pouvez pas rater cette occasion : vous vous  attribuez le mérite des réalisations et des réussites (on pourrait débattre sur l’utilisation adéquate de ce terme concernant de nombreux projets que vous avez lancé), vous reportez les difficultés sur les choix gouvernementaux en matière de dotations aux collectivités locales.

Je vous rappelle que le déficit des comptes publics en 2012 était de 110 milliards. Grâce à l’action du gouvernement socialiste, ces déficits ont été ramenés à 70 milliards. C’est insuffisant mais 15 milliards d’économies sur les dépenses publiques sont programmés au budget 2014 et François Hollande a annoncé 15 milliards d’économies par an jusqu’à la fin du quinquennat. Ça s’appelle de la responsabilité politique et du sérieux budgétaire.

Certes, ces décisions nationales légitimées par le nécessaire redressement des comptes publics se répercutent au niveau local. Mais, Monsieur le Président, ce n’est pas le Gouvernement qui a creusé la dette de la Communauté Urbaine, c’est bien vous à travers les choix politiques que vous avez fait tout au long de votre présidence. Heureusement que l’ensemble de vos ambitions n’ont pu être satisfaites sinon vous auriez peut être incriminé l’ONU de cette dégradation. Ce n’est pas un bouc-émissaire dont le Grand Nancy a besoin mais d’une équipe responsable qui suit les dossiers, concerte les élus et met en œuvre des programmes à un juste coût pour préparer l’avenir de ce territoire, non le vôtre. Investir mieux, dans de véritables projets à l’utilité avérée pour l’ensemble des habitants, que ce soit en matière d’aménagement du territoire, de transports, ou même de santé, c’est dans cette voie que la Communauté Urbaine doit s’engager.

 

Le tram de Nancy

Le tram de Nancy : dans nos rues, où est le progrès ? Esthétique ? Pratique ?

 

A la lecture du document joint à cette communication, on peut être surpris car la Communauté Urbaine apparaît comme le bon élève de la classe. Des frais de personnel représentant 20% des dépenses courantes contre 24% pour les autres communautés urbaines, 3 euros investis contre 2 ailleurs, hausse des dépenses de fonctionnement de 1,8% contre une moyenne de 3,8%. Vous oubliez de signaler que le Grand Nancy est dans le haut du classement en termes d’endettement et peut-être serait-il intéressant d’y différencier endettement utile et endettement inutile. Peut-être souhaitez-vous le cacher, pourtant ce n’est un secret pour personne. 613 millions d’encours de dette fin 2012, soit une hausse de 30% depuis 2008. Une dette par habitant de 2300€ ! Des taux d’imposition qui ont augmenté de plus de 10% pour les taxes locales (taxe d’habitation, taxe foncière). Je ne reviendrai pas sur l’épisode de la Cotisation Foncière des Entreprises pour laquelle il a été difficile de vous faire entendre raison alors que des aménagements étaient prévus en faveur des petits entrepreneurs. Vraisemblablement, le matraquage fiscal, c’est au niveau de la Communauté Urbaine et non au plan national qu’il se pratique.

Mais il faut bien que quelqu’un règle les coûts des manifestations dites exceptionnelles malgré leur régularité, qui profitent le plus souvent uniquement à la ville de Nancy. A l’occasion des discussions sur le budget l’an dernier, j’avais souligné la nécessité d’évaluer leurs coûts et leur impact réel pour l’attractivité et le développement de l’agglomération. En effet, ces opérations sont trop souvent dévolues à la gloire de la ville-centre et de son premier magistrat, à savoir vous Monsieur le Président jusqu’en mars 2014. Si encore elles apportaient un véritable intérêt pour l’ensemble du territoire mais ce n’est pas ce que l’on constate dans la pratique. Le vrai problème, Monsieur le Président, c’est que ces événements font l’objet de financements de la part de la Communauté Urbaine. C’est l’intérêt de la double casquette que vous arborez, une nouvelle aubaine pour reporter la charge sur la population de l’agglomération et ne pas faire peser ce poids uniquement sur les Nancéiens. La bonne solution consisterait à avoir un maire à Nancy qui gère en responsabilité et n’accroisse pas irresponsablement la dette de la ville de Nancy. Ainsi, la Communauté Urbaine ne serait pas dans l’obligation de se surendetter pour venir au secours des Nancéiens qui malheureusement en ont bien besoin.

 

Concert de Kavinsky place Stanislas

Le concert de Kavinsky le 4 mai dernier dans le cadre de Renaissance 2013 : sur la photo, on ne perçoit pas les pannes de sonorisation

 

En y regardant de plus près, en additionnant la participation de la CUGN à des événements comme la Saint-Nicolas à Nancy, le Livre sur la Place, les Lumières de la place Stanislas…, la CUGN a dépensé près de 2,1 millions d’euros, soit 45% du coût de ces manifestations. 1,7 million a été englouti rien que pour financer les opérations de Nancy Renaissance 2013 alors que le budget global est estimé à 2,6 millions d’euros ! Et encore, ce n’est là que le montant provisoire de la prise en charge par le Grand Nancy. On peut se demander si la fin en valait les moyens, cette somme aurait probablement été plus utile à d’autres projets qu’à l’organisation d’un concert géant de Kavinsky place Stanislas, mais ça n’aurait pas été aussi glamour, ni aussi relayé (je ne vous parle pas des dysfonctionnements techniques et donc du rapport qualité-prix, mais dans ce cas, y a-t-il un comité artistique qui décide, qui choisit ?) Or, c’était bien le but recherché. Quand on est inquiet, on cherche à tirer la couverture (médiatique) à soi.

Et puis, vous annoncez partout le portage par la Communauté Urbaine du Tour de France cycliste mais de quel droit monsieur le Président ? Quand en avez-vous parlé dans ce Conseil de Communauté ? Quand avez-vous concerté les autres élus ? Vous avez engagé la ville de Nancy pour une arrivée d’étape et vous souhaitez faire payer tout ou partie par la Communauté Urbaine du Grand Nancy, certainement pour mieux maîtriser la communication qui sera tout à votre gloire personnelle. Nous ne voyons pas trace dans ce DOB de cette dépense spécifique. Il me semble que vos points presse organisés à la sauvette et tardivement sont plutôt mal venus à partir du moment où vous n’avez donné aucune information au Conseil de Communauté et que par conséquent vous n’êtes pas autorisé à engager notre collectivité, d’autant plus que le DOB reste muet à ce sujet.

 

Tracé du Tour de France 2014

La Communauté Urbaine subventionnera l’arrivée du Tour à Nancy, sans en avoir informé au préalable les élus

 

Couverture médiatique parfois bien utile. J’ai lu dans l’Est Républicain hier que les essais pour l’éclairage de la place Charles III étaient achevés. C’est une bonne nouvelle et je ne doute pas de la qualité de l’œuvre de Monsieur Patrick Rimoux, à qui l’on doit de nombreuses réalisations. Cependant, je rappelle les conditions dans lesquelles ces travaux ont été lancés. Les crédits ont été intégrés courant 2012 dans le budget dévolu aux travaux de la ligne 2, ce contre quoi les élus de la Gauche ont grandement protesté. Alors, certes, la dite ligne passe en plein milieu de la place Charles III mais pensez-vous, Monsieur le Président, que c’était au contribuable du Grand Nancy de régler la note ? Il est impossible de calculer le pourcentage financé par la Communauté Urbaine du fait de la multiplicité des financeurs et de cette confusion des budgets mais cela représente une somme de 1,102 million d’euros.

Des dépenses mal maîtrisées, des recettes investies à tort et à travers, Monsieur le Président, pour le dernier budget de cette mandature, vous devez faire preuve de raison et changer les petites habitudes dans lesquelles vous vous êtes enfermé depuis trop longtemps. Les premiers éléments dont nous disposons au sujet des orientations de ce futur budget, bien que limités, ne m’incitent pas à l’optimisme.

 

A 20h47, Hervé Féron quitte la séance.

Il était présent depuis 14h. Il a dû partir pour une autre réunion, certainement plus intéressante et plus constructive que celle-ci. S’il était resté, il aurait pu intervenir à propos du COSEC de Tomblaine (salle de sports) et à propos de la réouverture de la piscine du Lido. Vous trouverez ci-dessous le contenu des interventions qu’il a été empêché de faire.

 

Intervention prévue sur le COSEC :

 

COSEC de Tomblaine

 

Monsieur le Président,

 

Puisqu’il s’agit d’équipements sportifs et que les 2 COSEC de Tomblaine sont concernés, j’aimerais attirer votre attention sur la situation de ces équipements. Je rappelle qu’ils ont été financés à l’époque par le syndicat intercommunal scolaire avec donc une participation de la ville de Tomblaine à l’investissement. La Communauté Urbaine du Grand Nancy, dans sa vision hégémonique des choses, en a repris compétence. Depuis, chaque fois que le Maire de la commune fait remarquer des dysfonctionnements qui lui sont rapportés soit par des enseignants de la cité scolaire, soit par des dirigeants des associations utilisatrices, soit par des parents, vous ne répondez jamais à nos demandes. Alors que bien entendu, vous me reprochez de vous écrire trop.

Je rappelle la situation de ces équipements sportifs, insuffisamment entretenus, ils sont tristes à pleurer, il y fait froid, trop froid même pour pratiquer un sport, mais encore plus froid pour les spectateurs, ainsi mal accueillis. Ces équipements sportifs devraient être une priorité puisque nous devrions avoir tous ensemble une grande ambition pour la jeunesse de cette Communauté Urbaine que ce soit le public scolaire ou le public associatif. Or, ce n’est pas le cas. Au COSEC de Tomblaine, je vous ai expliqué depuis longtemps que pour y entrer, il faut traverser les vestiaires, ce qui pose tout de même un certain nombre de problèmes. Le public doit lui aussi traverser ces vestiaires. Il est arrivé il y a 2 ans qu’un Monsieur qui faisait partie du public souhaitant se rendre aux toilettes, a traversé les vestiaires et s’est retrouvé en présence d’une jeune fille torse nu. Cette situation ne peut pas durer. Pour pallier à ça, les associations utilisatrices de ces COSEC, qu’elles soient Tomblainoises ou non, d’ailleurs ça n’est pas le problème, font entrer et sortir le public très souvent par les portes de secours, ce qui n’est pas conforme aux règles de sécurité.

Le système de chauffage étant obsolète, il fait déjà froid dans ces COSEC, mais les portes de secours donnant directement sur l’extérieur, le froid pénètre encore plus dans les COSEC, les conditions d’utilisation sont donc déplorables. Par ailleurs, ces bâtiments ont été conçus sans aucun espace de convivialité. Or, dans toute activité sportive, qu’elle soit scolaire ou associative, il est nécessaire de prévoir un temps de convivialité, de discussion, voire même pour boire un café ou une boisson non alcoolisée, avant ou après le match. C’est ce qui fidélise le public, c’est ce qui popularise le sport, c’est aussi ce qui fait vivre les associations.

J’ai proposé depuis plusieurs années que soit construit une petite extension à chacun de ces COSEC pour permettre d’une part un sas d’entrée au public qui isole du froid extérieur, d’autre part, de faire en sorte que le public n’ait pas à traverser les vestiaires et permettre d’y installer enfin un petit espace de convivialité. Face à tous les investissements fastueux que vous nous imposez et le mot prend là tout son sens, je pense qu’il y aurait là un investissement judicieux et peu coûteux. J’espère, Monsieur le Président, qu’avant le mois de mars 2014, vous aurez répondu à mes courriers à ce sujet.

 

 

Intervention prévue sur la piscine du Lido :

 

La piscine du Lido

 

Monsieur le Président,

 

Vous avez annoncé très largement, publiquement, la réouverture de la piscine du Lido pour la date du 21 décembre. Le 31 octobre dernier, je vous ai écrit pour vous informer que la visite que vous avez sollicitée directement auprès du Service Départemental d’Incendie et de Secours était prévue le 29 novembre 2013, avant même que j’ai pu en faire la demande, puisque l’usage aurait voulu que le gestionnaire que vous êtes demande au maire que je suis de solliciter ce passage de la commission de sécurité. Vous n’avez pas fait comme ça, c’est votre méthode.

Je vous ai fait observer que vous aviez annoncé largement la réouverture de la piscine du Lido à Tomblaine mais que vous ne m’aviez pas demandé d’autorisation d’ouverture. Alors je me suis permis de vous rappeler la règle pour une autorisation d’ouverture d’un établissement recevant du public en cas de travaux ou après une fermeture pendant plus de 10 mois. La procédure réglementaire est la suivante :

– L’exploitant doit demander l’ouverture au public au maire,

– La demande de visite doit être faite un mois avant l’ouverture de l’établissement et je vous listais les éléments nécessaires pour me permettre de vous donner cette autorisation.

En réponse à ce courrier, le 22 novembre seulement, vous m’écrivez que vous réitérez votre demande d’ouverture au public du Lido pour la date du 21 décembre 2013 alors que vous ne l’aviez jamais formulée. Je vous ai répondu que je donnerai bien sûr l’autorisation d’ouverture au public sous réserve des avis favorables des commissions de sécurité et d’accessibilité qui se sont réunies ce matin même.

La Commission de sécurité et la Commission d‘accessibilité ont donné un avis favorable sans réserves. C’est donc avec plaisir que je vous ai adressé ce jour une lettre pour vous confirmer que dès réception des procès-verbaux de ces commissions, je prendrai un arrêté pour la réouverture et je vous autoriserai ainsi à exploiter ce bâtiment dans le cadre de la réglementation des établissements recevant du public.

 


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 24 – 26 novembre 2013

LE BETON OU LA VIE

 

« Le grand avantage du béton, c’est qu’on n’a pas à le tondre tous les trois jours ». La boutade de Jean-Marie Gourio semble avoir trouvé des émules au sein de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, qui ne brille ni par son côté vert, ni par son esthétique. Celle-ci organisait il y a quelques mois un concours photo dans le cadre de Renaissance Nancy 2013 afin de « sensibiliser le plus grand nombre à la préservation des espaces naturels de l’agglomération ». Il aurait été bon qu’elle commence par donner l’exemple. 30 ans après la plaisanterie de l’auteur des « Brèves de comptoir », l’équipe Rossinot n’a pas bougé d’un iota en ce qui concerne la politique d’aménagement paysager (si au moins c’était la seule !). Pourtant, dans un monde en accélération permanente, les quelques 266.000 habitants de ce territoire auraient besoin de pouvoir poser leur regard sur autre chose qu’un horizon complètement cimenté, afin de souffler ne serait-ce que l’espace d’un instant.

Il existe bien quelques lieux où la nature conserve ses droits, éparpillés par-ci par-là aux quatre coins de l’agglomération. Cependant, ces rares espaces préservés de l’urbanisation sauvage et sans discernement ne sont pas légion, particulièrement en cœur de ville, carrefour des déplacements quotidiens, où il est difficile d’apercevoir de la verdure ailleurs qu’à la Pépinière ou au Parc Sainte-Marie. Un petit circuit dans l’agglomération est saisissant par le contraste existant entre la périphérie et le centre, où la sensation dominante est celle d’un territoire marqué par le bétonnage massif. Et ce ne sont pas les projets récemment sortis de terre qui pourraient contredire cette impression majoritairement ressentie par les habitants du Grand Nancy.

Prenons l’exemple du quartier flambant neuf Entre-Meurthe-et-Canal dont on vous parlait récemment sur ce blog et qui laisse une large part à l’habitat dans certains secteurs. Hormis le long de la Meurthe (c’est tout de même la moindre des choses, la plupart des villes de cette importance ou de taille plus vaste aménagent des promenades vertes), enfin sur une partie des berges seulement, il faut fouiller pour pouvoir dénicher ne serait-ce qu’un petit carré de verdure. Les habitants auraient pourtant apprécié de pouvoir ouvrir leurs volets sans tomber directement sur un vis-à-vis avec leurs voisins d’en face. Et pourtant, malgré la surface disponible sur laquelle quelques aménagements paysagers n’auraient pas empêché le développement de cette zone, même si l’on peut émettre des réserves quant aux résultats enregistrés, et auraient même participé à sa valorisation, rien n’a été mis en œuvre pour embellir ce quartier présenté comme une vitrine du renouveau nancéien. Au lieu d’entasser les gens, n’y avait-t-il pas des possibilités pour construire, certes, mais différemment, de façon plus responsable ?

La place Charles III a, elle aussi, été oubliée. Tout juste rénovée, combien d’arbres, combien d’espaces fleuris ? C’est pavé sur pavé, un damier tristement dépourvu d’âme et de mobilier urbain. Dans le quartier de la gare, on construit encore et toujours. Le futur centre des congrès, la place Thiers… dans tous les cas, la surface dévolue à la nature semble bien mince au regard des étendues bâties. On sent au vu des premières ébauches que l’heure n’est pas au verdissement de ces lieux et que l’été a laissé la place à l’hiver nordique. Que cela relève de la commune ou de l’intercommunalité, le bilan reste néanmoins le même et montre bien, comparativement aux autres communes de l’agglomération, qu’il s’agit d’un choix délibéré du président de la Communauté Urbaine, maire de Nancy, au détriment de la qualité de vie des habitants.

 

 

La nature en ville constitue pourtant un facteur d’embellissement tout autant que de bien-être. On parle beaucoup de la pollution de l’air dans les grandes villes, mais dans le Grand Nancy, la pollution est également visuelle. A commencer par les caténaires qui ont envahi l’espace aérien. Dans des rues déjà fermées des deux côtés par la succession ininterrompue d’immeubles, lever la tête au ciel ne suffit pas pour fuir l’urbanisation et apercevoir la nature sans gêne. Il ne s’agit pas de contester l’utilisation de l’énergie électrique dans le domaine des transports, ce qui est l’une des rares actions en matière de développement durable à mettre à l’actif de l’équipe Rossinot, mais cela n’ajoute qu’à la désolation d’un paysage déjà peu attrayant visuellement.

Autre exemple, la ligne de tram qui parcourt l’agglomération dans l’axe Nord-Sud. L’état de la chaussée sur laquelle circule les rames est affligeant en dépit des travaux annuels (voire pluriannuels) pour raccommoder autant que possible les trous et fissures causés par les véhicules. C’est l’un des inconvénients (il y en a tellement qu’il est impossible de tous les énumérer) de cette technologie du tram sur pneus. Dans d’autres villes comme à Bordeaux, à Tours, le tram sur rails permet l’installation de pelouses, dont l’aspect est tout de même plus convivial et agréable que ce qui nous est proposé dans le Grand Nancy. Ici, on doit se contenter du goudron qui ne sert même pas la circulation automobile. Avec les pelouses « high-tech », il est aujourd’hui possible d’embellir une ville, même pour un coût financier et écologique réduit.

Au XXIème siècle, alors qu’on parle développement durable, qualité de vie, écologie, ces thématiques sont occultées sur l’agglomération nancéienne. Comment attirer les citoyens, leur vanter et promouvoir le bien-vivre dans de telles conditions ? La nature doit avoir sa place dans le Grand Nancy.

La gestion d‘André Rossinot est comparable à la technique en football. Quand on accumule les défaites, quand on se prépare à une nouvelle défaite, quand on n’est pas fier de son bilan, on joue la défense et on bétonne.

Une raison supplémentaire pour que la majorité de la Communauté Urbaine change prochainement.

 


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 24 – 26 novembre 2013

LE BETON OU LA VIE

 

« Le grand avantage du béton, c’est qu’on n’a pas à le tondre tous les trois jours ». La boutade de Jean-Marie Gourio semble avoir trouvé des émules au sein de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, qui ne brille ni par son côté vert, ni par son esthétique. Celle-ci organisait il y a quelques mois un concours photo dans le cadre de Renaissance Nancy 2013 afin de « sensibiliser le plus grand nombre à la préservation des espaces naturels de l’agglomération ». Il aurait été bon qu’elle commence par donner l’exemple. 30 ans après la plaisanterie de l’auteur des « Brèves de comptoir », l’équipe Rossinot n’a pas bougé d’un iota en ce qui concerne la politique d’aménagement paysager (si au moins c’était la seule !). Pourtant, dans un monde en accélération permanente, les quelques 266.000 habitants de ce territoire auraient besoin de pouvoir poser leur regard sur autre chose qu’un horizon complètement cimenté, afin de souffler ne serait-ce que l’espace d’un instant.

Il existe bien quelques lieux où la nature conserve ses droits, éparpillés par-ci par-là aux quatre coins de l’agglomération. Cependant, ces rares espaces préservés de l’urbanisation sauvage et sans discernement ne sont pas légion, particulièrement en cœur de ville, carrefour des déplacements quotidiens, où il est difficile d’apercevoir de la verdure ailleurs qu’à la Pépinière ou au Parc Sainte-Marie. Un petit circuit dans l’agglomération est saisissant par le contraste existant entre la périphérie et le centre, où la sensation dominante est celle d’un territoire marqué par le bétonnage massif. Et ce ne sont pas les projets récemment sortis de terre qui pourraient contredire cette impression majoritairement ressentie par les habitants du Grand Nancy.

Prenons l’exemple du quartier flambant neuf Entre-Meurthe-et-Canal dont on vous parlait récemment sur ce blog et qui laisse une large part à l’habitat dans certains secteurs. Hormis le long de la Meurthe (c’est tout de même la moindre des choses, la plupart des villes de cette importance ou de taille plus vaste aménagent des promenades vertes), enfin sur une partie des berges seulement, il faut fouiller pour pouvoir dénicher ne serait-ce qu’un petit carré de verdure. Les habitants auraient pourtant apprécié de pouvoir ouvrir leurs volets sans tomber directement sur un vis-à-vis avec leurs voisins d’en face. Et pourtant, malgré la surface disponible sur laquelle quelques aménagements paysagers n’auraient pas empêché le développement de cette zone, même si l’on peut émettre des réserves quant aux résultats enregistrés, et auraient même participé à sa valorisation, rien n’a été mis en œuvre pour embellir ce quartier présenté comme une vitrine du renouveau nancéien. Au lieu d’entasser les gens, n’y avait-t-il pas des possibilités pour construire, certes, mais différemment, de façon plus responsable ?

La place Charles III a, elle aussi, été oubliée. Tout juste rénovée, combien d’arbres, combien d’espaces fleuris ? C’est pavé sur pavé, un damier tristement dépourvu d’âme et de mobilier urbain. Dans le quartier de la gare, on construit encore et toujours. Le futur centre des congrès, la place Thiers… dans tous les cas, la surface dévolue à la nature semble bien mince au regard des étendues bâties. On sent au vu des premières ébauches que l’heure n’est pas au verdissement de ces lieux et que l’été a laissé la place à l’hiver nordique. Que cela relève de la commune ou de l’intercommunalité, le bilan reste néanmoins le même et montre bien, comparativement aux autres communes de l’agglomération, qu’il s’agit d’un choix délibéré du président de la Communauté Urbaine, maire de Nancy, au détriment de la qualité de vie des habitants.

 

 

La nature en ville constitue pourtant un facteur d’embellissement tout autant que de bien-être. On parle beaucoup de la pollution de l’air dans les grandes villes, mais dans le Grand Nancy, la pollution est également visuelle. A commencer par les caténaires qui ont envahi l’espace aérien. Dans des rues déjà fermées des deux côtés par la succession ininterrompue d’immeubles, lever la tête au ciel ne suffit pas pour fuir l’urbanisation et apercevoir la nature sans gêne. Il ne s’agit pas de contester l’utilisation de l’énergie électrique dans le domaine des transports, ce qui est l’une des rares actions en matière de développement durable à mettre à l’actif de l’équipe Rossinot, mais cela n’ajoute qu’à la désolation d’un paysage déjà peu attrayant visuellement.

Autre exemple, la ligne de tram qui parcourt l’agglomération dans l’axe Nord-Sud. L’état de la chaussée sur laquelle circule les rames est affligeant en dépit des travaux annuels (voire pluriannuels) pour raccommoder autant que possible les trous et fissures causés par les véhicules. C’est l’un des inconvénients (il y en a tellement qu’il est impossible de tous les énumérer) de cette technologie du tram sur pneus. Dans d’autres villes comme à Bordeaux, à Tours, le tram sur rails permet l’installation de pelouses, dont l’aspect est tout de même plus convivial et agréable que ce qui nous est proposé dans le Grand Nancy. Ici, on doit se contenter du goudron qui ne sert même pas la circulation automobile. Avec les pelouses « high-tech », il est aujourd’hui possible d’embellir une ville, même pour un coût financier et écologique réduit.

Au XXIème siècle, alors qu’on parle développement durable, qualité de vie, écologie, ces thématiques sont occultées sur l’agglomération nancéienne. Comment attirer les citoyens, leur vanter et promouvoir le bien-vivre dans de telles conditions ? La nature doit avoir sa place dans le Grand Nancy.

La gestion d‘André Rossinot est comparable à la technique en football. Quand on accumule les défaites, quand on se prépare à une nouvelle défaite, quand on n’est pas fier de son bilan, on joue la défense et on bétonne.

Une raison supplémentaire pour que la majorité de la Communauté Urbaine change prochainement.

 

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