Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 126 de 147)

A peine entré en service, le nouveau réseau Stan 2013 n’en finit pas d’accumuler les griefs contre lui, critiques justifiées.

Hier après-midi, à l’occasion du Conseil de Communauté, Hervé Féron est intervenu sur ce sujet et a dénoncé l’absence de réponse du Président de la Communauté Urbaine aux problèmes qui lui sont communiqués.

 

 

Intervention d’Hervé FERON en Conseil de Communauté :

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Au-delà de votre autosatisfaction introductive légendaire et qui ne manquera pas d’être également conclusive, on a bien compris que vous tentez aujourd’hui d’éteindre l’incendie. Le principe est toujours le même, vous donnez responsabilité à vos amis élus pour mener des politiques publiques sur l’ensemble du territoire, or vos amis élus ne sont pas élus de ce territoire et ne connaissent pas les difficultés au quotidien dans la proximité vécues par nos concitoyens. D’autant plus que vos amis élus ne se déplacent pas souvent, y compris en transports en commun pour se rendre compte des difficultés dans les communes concernées. Lorsque vous organisez la concertation, c’est en fait vos amis élus qui viennent rencontrer les élus locaux pour leur faire savoir ce qu’ils ont décidé. Ça n’est pas de la concertation, c’est de la transmission d‘informations, de décisions non partagées et là, je suis d’accord avec Christian Parra qui travaille beaucoup et courageusement sur ce dossier difficile. Il peut arriver que les conséquences malheureuses des décisions ainsi transmises échappent aux maires concernés. Le problème de fond est donc avant tout votre problème, le problème du mode de gouvernance.

Je souhaiterais vous faire part des difficultés que subissent les Tomblainois mais aussi les personnes qui voudraient se rendre à Tomblaine après la mise en route du nouveau réseau Stan. En tant que maire, je reçois les copies des doléances des habitants, et je fais un constat général : le nouveau réseau cristallise les critiques. Je vous ai écrit, pour vous informer de ces problèmes, et notamment sur deux lieux stratégiques sur lesquels je vais revenir. Je n’ai eu aucune réponse en retour. Je suppose que vous attendiez le débat très théâtralisé d’aujourd’hui et la présence des journalistes pour me répondre. Si c’est le cas, la méthode sera – pour ne pas changer – peu républicaine…

Je vous rappelle juste la situation : la cité scolaire de Tomblaine rassemble 3.000 élèves, scolarisés dans trois établissements différents, un collège et deux lycées, situés rue Jean Moulin. Auparavant, il y avait une ligne régulière qui passait par la rue Jean Moulin, la 161, où, je le rappelle, il y a également une crèche intercommunale et la Maison Régionale des Sports. Le réseau Stan 2013 a supprimé cette ligne, et la rue Jean Moulin et tous les établissements que je viens de citer ne sont donc plus desservis directement. Il avait été pourtant particulièrement difficile de vous faire entendre il y a quelques années qu’il était nécessaire d’aménager un quai d’accueil sécurisé à proximité de cette cité scolaire dans la rue Jean Moulin pour que les jeunes soient déposés dans de bonnes conditions. Le résultat pour les jeunes des diverses communes scolarisés à Tomblaine, c’est que plus aucun bus ne les dépose régulièrement en journée devant la cité scolaire. S’ils veulent se rendre en journée jusqu’à leur établissement, ils doivent emprunter une ligne qui s’arrête au carrefour de la Fraternité, où le flux de circulation et les voies à traverser constituent un véritable danger pour des jeunes. Tout cela, je l’avais déjà dénoncé avant la rentrée scolaire, je vous avais écrit, je n’ai eu aucune réponse. Que vous vous soyez trompé, on peut le comprendre, mais que vous ne répondiez pas au Maire et que vous ne corrigiez pas immédiatement votre erreur, c’est inadmissible, la population ne le comprend pas.

Un autre lieu où la sécurité des usagers laisse à désirer, c’est l’arrêt de bus provisoire situé boulevard Tolstoï. En tant que maire, je suis responsable sur ma commune de la sécurité de mes concitoyens. Or, j’ai découvert à la fin du mois d’août qu’un arrêt a été déplacé sans aucune raison pour être installé sur ce boulevard, à un endroit particulièrement dangereux, puisqu’il y a uniquement deux voies et que rien n’a été prévu pour sécuriser ce dispositif. Et le tout sans en avoir consulté les élus locaux. Je vous ai écrit pour vous demander de déplacer cet arrêt, je n’ai jamais eu de réponse.

Je continue sur les arrêts dangereux, je voudrais aussi vous parler du cas d’Heillecourt, puisqu’en tant que député je reçois de nombreux courriers d’habitants de ma circonscription mécontents. Vous avez à Heillecourt le Stan Express pour se rendre à Vandœuvre-Brabois, et sur cette ligne, vous avez un arrêt, situé le long de la route de Fléville à Heillecourt. Je vous ai imprimé la photo, parce que sinon vous ne me croirez pas, mais à cet endroit, l’arrêt est carrément dans le talus ! Donc là, on a à la fois un problème de sécurité, mais aussi un problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Comment pouvez-vous proposer la délibération n°8 et accepter de telles aberrations ? Je vous passe les interpellations des Heillecourtois dont les temps de trajet se sont considérablement allongés, ou encore celles des Jarvillois qui mettent 20 minutes de plus pour se rendre à leur travail à Nancy. Quant aux Ludréens, la ligne 14 étant particulièrement longue, les bus sont souvent pleins, même durant les heures creuses, ce qui oblige certains à rester sur le quai à Nancy en attendant le bus suivant pour rentrer chez eux, qui arrive 40 minutes plus tard.

 

L'arrêt dans le talus à Heillecourt

L’arrêt du Stan Express route de Fléville à Heillecourt

 

Je vous ai parlé de la cité scolaire à Tomblaine. Je souhaite aussi évoquer la desserte du Collège George Chepfer à Villers. Le nouvel arrêt avait été déplacé derrière l’établissement, en plein milieu de la rue de la Carrière. Le passage du bus dans la boucle qui dessert l’avant du Collège était pourtant bien plus sûr, que ce soit pour les élèves qui empruntent la ligne 6 tous les jours, mais également pour les automobilistes qui circulent en contrebas. Au moins sur ce point, suite au mécontentement qui s’est exprimé mais sur pression médiatique, vous avez reconnu la négligence dont vous avez fait preuve lors de l’élaboration de l’itinéraire de cette ligne. Vous avez corrigé rapidement cette aberration en remettant l’arrêt incriminé à sa place précédente. Du moins temporairement… J’étais il y a une semaine à l’Assemblée Générale de l’Association de Parents d’Elèves. Plusieurs parents présents à cette réunion m’ont fait part de ce problème puisqu’il est loin d’être réglé. En effet, le « nouvel-ancien » arrêt de bus situé dans la boucle semble encore une fois en sursis puisque vous avez expliqué que vous le remettriez rue de la Carrière si les incivilités venaient à se multiplier, si les automobilistes ne respectaient pas le couloir de bus implanté devant le Collège. Quand on voit la matérialisation de ce couloir et de l’arrêt en question, on comprend les craintes des parents et leur anticipation. Allez voir sur place pour vous rendre compte. La signalétique, le marquage au sol, rien qui soit suffisamment visible pour indiquer l’existence de cette voie réservée au bus. Il y a donc fort à parier que la reconnaissance de vos erreurs n’aura été qu’une brève parenthèse.

Je souhaiterais enfin terminer par l’histoire d’une famille de Tomblaine relayée par la presse cette semaine – cela ne vous aura peut-être pas échappé. Il s’agit de ce lycéen atteint d’une forme d’autisme léger, qui n’a pas validé son titre de transport et qui a récolté une amende pour cela. La maman a écrit à Veolia Transdev pour demander l’indulgence pour son enfant, et le délégataire a rejeté toutes ses demandes. Je connais bien cet enfant, puisqu’il a été en stage à la mairie de Tomblaine. C’est un adolescent honnête, gentil, mais qui vit effectivement avec le problème évoqué par sa maman. Ce qui me scandalise le plus, c’est qu’on est face à un problème humain, et qu’au lieu de répondre humainement, Veolia répond par des considérations financières. Je cite la phrase de l’Est Républicain qui reprend les propos d’un employé de Veolia : « Des dossiers comme cela, nous en avons des centaines par jour, et c’est très rare que l’on accorde une indulgence. Car nous sommes une société privée et nous sommes payés à la validation ». Voilà, en gros, ce que répond Veolia, c’est : « On est une entreprise privée, on est là pour faire de l’argent ». Alors déjà, je doute que Veolia reçoive des centaines de courriers par jour de parents d’enfants atteints d’une quelconque forme d’autisme qui n’auraient pas validé leur ticket. Mais en plus, je rappellerai que Veolia n’est pas qu’une entreprise privée dans cette histoire, c’est aussi le délégataire d’un service public, et à ce titre, Transdev devrait être capable de prendre en considération de tels cas. Apparemment, la dévolution d’un tel service à un prestataire fait l’objet d’une préparation et d’une gestion aussi sérieuse que celle qui préside à l’élaboration d’un nouveau réseau. J’ai souvent été étonné que vous donniez avec insistance le qualificatif d’ « Humaine » à cette Communauté Urbaine, malheureusement un tel fait divers ne peut aujourd’hui que confirmer mon impression.

Je ne peux pas être exhaustif sur les problèmes qu’on me fait remonter. Vous êtes parfaitement au courant de ces difficultés, je pense d’ailleurs que vos services ne doivent pas chômer pour répondre aux nombreuses critiques que tout le monde peut entendre ou lire régulièrement dans la presse. L’heure n’est plus au diagnostic. Maintenant, les Grands Nancéiens et les élus attendent des solutions. Nous sommes toujours prêts à travailler avec vous en ce sens. Il ne manquerait plus que vous nous reconnaissiez cette possibilité.

 

Je vous remercie.

 

A peine entré en service, le nouveau réseau Stan 2013 n’en finit pas d’accumuler les griefs contre lui, critiques justifiées.

Hier après-midi, à l’occasion du Conseil de Communauté, Hervé Féron est intervenu sur ce sujet et a dénoncé l’absence de réponse du Président de la Communauté Urbaine aux problèmes qui lui sont communiqués.

 

 

Intervention d’Hervé FERON en Conseil de Communauté :

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Au-delà de votre autosatisfaction introductive légendaire et qui ne manquera pas d’être également conclusive, on a bien compris que vous tentez aujourd’hui d’éteindre l’incendie. Le principe est toujours le même, vous donnez responsabilité à vos amis élus pour mener des politiques publiques sur l’ensemble du territoire, or vos amis élus ne sont pas élus de ce territoire et ne connaissent pas les difficultés au quotidien dans la proximité vécues par nos concitoyens. D’autant plus que vos amis élus ne se déplacent pas souvent, y compris en transports en commun pour se rendre compte des difficultés dans les communes concernées. Lorsque vous organisez la concertation, c’est en fait vos amis élus qui viennent rencontrer les élus locaux pour leur faire savoir ce qu’ils ont décidé. Ça n’est pas de la concertation, c’est de la transmission d‘informations, de décisions non partagées et là, je suis d’accord avec Christian Parra qui travaille beaucoup et courageusement sur ce dossier difficile. Il peut arriver que les conséquences malheureuses des décisions ainsi transmises échappent aux maires concernés. Le problème de fond est donc avant tout votre problème, le problème du mode de gouvernance.

Je souhaiterais vous faire part des difficultés que subissent les Tomblainois mais aussi les personnes qui voudraient se rendre à Tomblaine après la mise en route du nouveau réseau Stan. En tant que maire, je reçois les copies des doléances des habitants, et je fais un constat général : le nouveau réseau cristallise les critiques. Je vous ai écrit, pour vous informer de ces problèmes, et notamment sur deux lieux stratégiques sur lesquels je vais revenir. Je n’ai eu aucune réponse en retour. Je suppose que vous attendiez le débat très théâtralisé d’aujourd’hui et la présence des journalistes pour me répondre. Si c’est le cas, la méthode sera – pour ne pas changer – peu républicaine…

Je vous rappelle juste la situation : la cité scolaire de Tomblaine rassemble 3.000 élèves, scolarisés dans trois établissements différents, un collège et deux lycées, situés rue Jean Moulin. Auparavant, il y avait une ligne régulière qui passait par la rue Jean Moulin, la 161, où, je le rappelle, il y a également une crèche intercommunale et la Maison Régionale des Sports. Le réseau Stan 2013 a supprimé cette ligne, et la rue Jean Moulin et tous les établissements que je viens de citer ne sont donc plus desservis directement. Il avait été pourtant particulièrement difficile de vous faire entendre il y a quelques années qu’il était nécessaire d’aménager un quai d’accueil sécurisé à proximité de cette cité scolaire dans la rue Jean Moulin pour que les jeunes soient déposés dans de bonnes conditions. Le résultat pour les jeunes des diverses communes scolarisés à Tomblaine, c’est que plus aucun bus ne les dépose régulièrement en journée devant la cité scolaire. S’ils veulent se rendre en journée jusqu’à leur établissement, ils doivent emprunter une ligne qui s’arrête au carrefour de la Fraternité, où le flux de circulation et les voies à traverser constituent un véritable danger pour des jeunes. Tout cela, je l’avais déjà dénoncé avant la rentrée scolaire, je vous avais écrit, je n’ai eu aucune réponse. Que vous vous soyez trompé, on peut le comprendre, mais que vous ne répondiez pas au Maire et que vous ne corrigiez pas immédiatement votre erreur, c’est inadmissible, la population ne le comprend pas.

Un autre lieu où la sécurité des usagers laisse à désirer, c’est l’arrêt de bus provisoire situé boulevard Tolstoï. En tant que maire, je suis responsable sur ma commune de la sécurité de mes concitoyens. Or, j’ai découvert à la fin du mois d’août qu’un arrêt a été déplacé sans aucune raison pour être installé sur ce boulevard, à un endroit particulièrement dangereux, puisqu’il y a uniquement deux voies et que rien n’a été prévu pour sécuriser ce dispositif. Et le tout sans en avoir consulté les élus locaux. Je vous ai écrit pour vous demander de déplacer cet arrêt, je n’ai jamais eu de réponse.

Je continue sur les arrêts dangereux, je voudrais aussi vous parler du cas d’Heillecourt, puisqu’en tant que député je reçois de nombreux courriers d’habitants de ma circonscription mécontents. Vous avez à Heillecourt le Stan Express pour se rendre à Vandœuvre-Brabois, et sur cette ligne, vous avez un arrêt, situé le long de la route de Fléville à Heillecourt. Je vous ai imprimé la photo, parce que sinon vous ne me croirez pas, mais à cet endroit, l’arrêt est carrément dans le talus ! Donc là, on a à la fois un problème de sécurité, mais aussi un problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Comment pouvez-vous proposer la délibération n°8 et accepter de telles aberrations ? Je vous passe les interpellations des Heillecourtois dont les temps de trajet se sont considérablement allongés, ou encore celles des Jarvillois qui mettent 20 minutes de plus pour se rendre à leur travail à Nancy. Quant aux Ludréens, la ligne 14 étant particulièrement longue, les bus sont souvent pleins, même durant les heures creuses, ce qui oblige certains à rester sur le quai à Nancy en attendant le bus suivant pour rentrer chez eux, qui arrive 40 minutes plus tard.

 

L'arrêt dans le talus à Heillecourt

L’arrêt du Stan Express route de Fléville à Heillecourt

 

Je vous ai parlé de la cité scolaire à Tomblaine. Je souhaite aussi évoquer la desserte du Collège George Chepfer à Villers. Le nouvel arrêt avait été déplacé derrière l’établissement, en plein milieu de la rue de la Carrière. Le passage du bus dans la boucle qui dessert l’avant du Collège était pourtant bien plus sûr, que ce soit pour les élèves qui empruntent la ligne 6 tous les jours, mais également pour les automobilistes qui circulent en contrebas. Au moins sur ce point, suite au mécontentement qui s’est exprimé mais sur pression médiatique, vous avez reconnu la négligence dont vous avez fait preuve lors de l’élaboration de l’itinéraire de cette ligne. Vous avez corrigé rapidement cette aberration en remettant l’arrêt incriminé à sa place précédente. Du moins temporairement… J’étais il y a une semaine à l’Assemblée Générale de l’Association de Parents d’Elèves. Plusieurs parents présents à cette réunion m’ont fait part de ce problème puisqu’il est loin d’être réglé. En effet, le « nouvel-ancien » arrêt de bus situé dans la boucle semble encore une fois en sursis puisque vous avez expliqué que vous le remettriez rue de la Carrière si les incivilités venaient à se multiplier, si les automobilistes ne respectaient pas le couloir de bus implanté devant le Collège. Quand on voit la matérialisation de ce couloir et de l’arrêt en question, on comprend les craintes des parents et leur anticipation. Allez voir sur place pour vous rendre compte. La signalétique, le marquage au sol, rien qui soit suffisamment visible pour indiquer l’existence de cette voie réservée au bus. Il y a donc fort à parier que la reconnaissance de vos erreurs n’aura été qu’une brève parenthèse.

Je souhaiterais enfin terminer par l’histoire d’une famille de Tomblaine relayée par la presse cette semaine – cela ne vous aura peut-être pas échappé. Il s’agit de ce lycéen atteint d’une forme d’autisme léger, qui n’a pas validé son titre de transport et qui a récolté une amende pour cela. La maman a écrit à Veolia Transdev pour demander l’indulgence pour son enfant, et le délégataire a rejeté toutes ses demandes. Je connais bien cet enfant, puisqu’il a été en stage à la mairie de Tomblaine. C’est un adolescent honnête, gentil, mais qui vit effectivement avec le problème évoqué par sa maman. Ce qui me scandalise le plus, c’est qu’on est face à un problème humain, et qu’au lieu de répondre humainement, Veolia répond par des considérations financières. Je cite la phrase de l’Est Républicain qui reprend les propos d’un employé de Veolia : « Des dossiers comme cela, nous en avons des centaines par jour, et c’est très rare que l’on accorde une indulgence. Car nous sommes une société privée et nous sommes payés à la validation ». Voilà, en gros, ce que répond Veolia, c’est : « On est une entreprise privée, on est là pour faire de l’argent ». Alors déjà, je doute que Veolia reçoive des centaines de courriers par jour de parents d’enfants atteints d’une quelconque forme d’autisme qui n’auraient pas validé leur ticket. Mais en plus, je rappellerai que Veolia n’est pas qu’une entreprise privée dans cette histoire, c’est aussi le délégataire d’un service public, et à ce titre, Transdev devrait être capable de prendre en considération de tels cas. Apparemment, la dévolution d’un tel service à un prestataire fait l’objet d’une préparation et d’une gestion aussi sérieuse que celle qui préside à l’élaboration d’un nouveau réseau. J’ai souvent été étonné que vous donniez avec insistance le qualificatif d’ « Humaine » à cette Communauté Urbaine, malheureusement un tel fait divers ne peut aujourd’hui que confirmer mon impression.

Je ne peux pas être exhaustif sur les problèmes qu’on me fait remonter. Vous êtes parfaitement au courant de ces difficultés, je pense d’ailleurs que vos services ne doivent pas chômer pour répondre aux nombreuses critiques que tout le monde peut entendre ou lire régulièrement dans la presse. L’heure n’est plus au diagnostic. Maintenant, les Grands Nancéiens et les élus attendent des solutions. Nous sommes toujours prêts à travailler avec vous en ce sens. Il ne manquerait plus que vous nous reconnaissiez cette possibilité.

 

Je vous remercie.

 

Le nouveau réseau de transports en commun Stan 2013 cristallise les critiques, à juste titre. Plusieurs habitants de Tomblaine dénoncent les conditions de desserte de la commune, adressant copie de leurs doléances au Maire.

Le scandale, c’est que le Maire de Tomblaine a dénoncé avant la rentrée scolaire les changements engendrés par la mise en œuvre du nouveau réseau de transports en commun Stan 2013 et notamment la suppression des dessertes régulières de la cité scolaire de Tomblaine où 3000 élèves sont scolarisés (voir « Nouveau réseau = moins de bus »). Aujourd’hui, les parents lui écrivent, ils sont mécontents. Le Président de la Communauté Urbaine n’a même pas daigné répondre.

Par ailleurs, le Maire de Tomblaine s’est étonné d’avoir un arrêt implanté boulevard Tolstoï dans un endroit particulièrement dangereux (voir « Pour toute fortune, un « nouveau » réseau Stan de fortune… »). Il n’existe en effet que deux voies de circulation à ce niveau sans dispositif de sécurité. Et il n’y a toujours pas de réponse, ni de réaction du Président de la Communauté Urbaine…

 

Le nouveau réseau de transports en commun Stan 2013 cristallise les critiques, à juste titre. Plusieurs habitants de Tomblaine dénoncent les conditions de desserte de la commune, adressant copie de leurs doléances au Maire.

Le scandale, c’est que le Maire de Tomblaine a dénoncé avant la rentrée scolaire les changements engendrés par la mise en œuvre du nouveau réseau de transports en commun Stan 2013 et notamment la suppression des dessertes régulières de la cité scolaire de Tomblaine où 3000 élèves sont scolarisés (voir « Nouveau réseau = moins de bus »). Aujourd’hui, les parents lui écrivent, ils sont mécontents. Le Président de la Communauté Urbaine n’a même pas daigné répondre.

Par ailleurs, le Maire de Tomblaine s’est étonné d’avoir un arrêt implanté boulevard Tolstoï dans un endroit particulièrement dangereux (voir « Pour toute fortune, un « nouveau » réseau Stan de fortune… »). Il n’existe en effet que deux voies de circulation à ce niveau sans dispositif de sécurité. Et il n’y a toujours pas de réponse, ni de réaction du Président de la Communauté Urbaine…

 


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 22 – 12 septembre 2013

ENTRE MEURTHE-ET-CANAL, UN PROJET QUI TOMBE A L’EAU

 

 

Reconquérir les bords de Meurthe et redynamiser le centre-ville nancéien, c’était l’un des objectifs phares d’André Rossinot en matière d’aménagement et de développement économique. Cette ambition devait se concrétiser par la réhabilitation du secteur Entre Meurthe-et-Canal, une ancienne zone industrielle de près de 300 hectares sur le déclin depuis la seconde moitié du 20ème siècle.

L’idée était loin d’être mauvaise mais loin d’être inédite également puisqu’après des décennies où les centres-villes ont été désertés, on assiste à un réinvestissement progressif dans la plupart des grandes agglomérations françaises. Le projet était tellement attirant sur le papier que la déception quant aux réalisations est d’autant plus grande. Certes, Rome ne s’est pas construite en un jour, la reconquête de friches d’une telle superficie nécessite du temps, mais les résultats dans la pratique sont décevants après 40 ans d’études et de constructions effrénées. C’est ainsi le bilan que l’on peut tirer du projet-clé d’André Rossinot, malgré ses ambitions et son acharnement pour prioriser cette zone au détriment des autres secteurs de l’agglomération.

Ce qui était censé constituer une vitrine du Grand Nancy a tourné au fiasco malgré les propos de la majorité communautaire à son sujet. « Les Rives de Meurthe conjuguent harmonieusement espaces publics, habitat, équipement (faute d’orthographe comprise) culturels, sportifs et de loisirs, activités économiques et grandes écoles ». C’est ainsi que ce quartier était présenté au mois de novembre dernier par la CUGN dans son livret d’accueil à l’occasion des 40èmes journées des Communautés Urbaines de France à Nancy. Une présentation alléchante mais loin de concorder à la réalité.

 

En termes d’harmonie, on s’attendait à mieux. Il faut reconnaître que l’architecture est très différente suivant les secteurs. Les nouveaux bâtiments de la ZAC Stanislas Meurthe au niveau du boulevard de la Mothe sont certes modernes, avec certains édifices à l’architecture réussie ou du moins osée, limite futuriste (l’Ecole d’Architecture qui est implantée n’y est probablement pas étrangère). De là, à considérer cette zone comme esthétique, même l’entourage (ou l’ex-entourage) du Président de la CUGN ne s’y risque pas… Rappelons-nous quelques qualificatifs employés par Madame Hervé : « ce n’est pas Meurthe-et-Canal, c’est Meurtre-et-Canal » « qui ressemble davantage à une ZUP » Quelques espaces verts et la promenade le long de la Meurthe permettent de briser la monotonie de la ZAC. Cependant, l’essentiel de ce quartier se caractérise par sa banalité. Une succession de bâtiments identiques, collés les uns aux autres et alignés le long de la voirie existante, rien d’exceptionnel en somme. On est surtout frappé par le bétonnage massif et l’entassement généralisé qui domine ce secteur. Le contraste est par ailleurs saisissant quand on se dirige vers l’Est et la ZAC d’Austrasie – Marcel Brot. D’un quartier flambant neuf, on atterrit dans une zone qui apparaît sinistrée, délaissée bien qu’elle devait s’inscrire dans le prolongement des actions menées sur Stanislas Meurthe. La proximité de l’A330 n’aura pas suffi à redynamiser le quartier.

 

L’harmonie est discutable, pour les activités économiques, on repassera plus tard ! C’est là probablement que le bât blesse le plus. Alors que de nombreuses implantations de bureaux, de commerces et autres activités en tout genre étaient prévues par la Communauté Urbaine, force est de constater que les entreprises ne se sont pas bousculées pour investir le secteur. Certains immeubles sont aussi vides que l’immeuble Thiers, érigé à proximité immédiate de la Gare de Nancy, a pu l’être… Si plusieurs implantations ont toutefois eu lieu, on trouve de tout et n’importe quoi sans spécialisation précise alors que les pôles commerciaux de la périphérie ont su se tourner vers l’automobile ou les achats du quotidien.

Le quartier Stanislas-Meurthe, lui, s’est orienté vers la résidentialisation. A l’exception d’un centre commercial flambant neuf et de quelques commerces de proximité, on ne voit pas trop les activités économiques et industrielles présentes, probablement parce qu’elles sont inexistantes. Par contre, l’entassement est flagrant, les espaces verts absents. On concentre les gens sans songer à leur bien-être, ni prévoir les équipements nécessaires pour permettre à tous de cohabiter paisiblement dans un espace aussi réduit. On se rappelle ainsi de l’émotion des commerçants lorsqu’ils ont appris soudainement que le stationnement devenait payant dans leur quartier, boulevard d’Austrasie. Où est la qualité de vivre ensemble ? Le tram dessert effectivement la zone mais quand on connaît ses nombreux déboires qui alimentent régulièrement la chronique…

Un autre échec flagrant, c’est celui de la friche Alstom. Implantée de façon historique rue Oberlin, l’usine déménage au début des années 2000 sur le site de Champigneulles, laissant derrière elle un ensemble urbain composé de 12 bâtiments s’étendant sur près de 34.000 m². A cette époque, le Président de la Communauté Urbaine avait de grandes ambitions pour réhabiliter ce terrain. Aujourd’hui, à l’image des environs, bien peu de choses ont été entreprises pour redynamiser ce secteur. Certes, le site a été déblayé et dépollué pour un montant de 1,8 million d’euros mais quelles activités sont venues reconquérir le site ? Le bilan est bien maigre pour une « volonté » politique manifestée depuis plus de 10 ans ! Pourtant, la superficie et l’emplacement de ce terrain sont susceptibles d’accueillir des projets innovants, qui ne pourraient trouver ailleurs l’espace suffisant à leurs activités.

On tire le même constat pour le Technopole Renaissance, tout juste inauguré en juin dernier et en grande pompe. Que n’a-t-on pas entendu à cette occasion de la part du maire de Nancy ? « Exceptionnel moment d’invention », « j’ai dit que nous allions devenir une agglomération technopolitaine numérique ». Où est l’innovation, la créativité ? Concentrer sur un même site des activités déjà existantes ? Rien d’innovant à part peut-être à Nancy, on souhaiterait que les autres zones soient organisées suivant la même idée. On attend toujours pour la création d’emplois. Le regroupement pour former un « pôle métropolitain européen » en génie urbain ? Un pari et une ambition aussi démesurée que pour le reste de la zone.

 

Dans le même temps, les autres secteurs dits « à enjeux » attendent toujours le feu vert du Président Rossinot pour obtenir le droit de se développer alors que des projets à forte valeur ajoutée ont été proposés. A Tomblaine, la commercialisation de la ZAC du Bois-la-Dame a enfin pu débuter mais la croissance de la Plaine Flageul est toujours entravée. Profitant de sa compétence urbanistique, le Président de la Communauté Urbaine a tout fait pour favoriser la ville de Nancy et vanter ainsi son bilan en matière de développement économique sur cette commune à des fins électoralistes et au détriment des autres communes avoisinantes. Cependant, la situation a tourné au fiasco, avec un projet comme toujours conçu avec précipitation, sans réflexion approfondie préalable et sans vision à long terme, empêchant de faire les choix appropriés pour l’avenir du Grand Nancy.

André Rossinot a empêché le développement de l’ensemble de l’agglomération. En cette période d’incertitude et de grande souffrance, un tel comportement ne peut pas laisser indifférent les Grands Nancéiens, qui méritent mieux que ces tripatouillages et petits calculs politiques. Ces espaces auraient pu participer à la redynamisation de l’agglomération, mais cela reste pour le moment un flop et un échec retentissant pour le Président du Grand Nancy.

 

Une bonne raison de plus pour changer de majorité à la Communauté Urbaine en 2014.

 

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