Agir pour vous et avec vous

Catégorie : Grand Nancy Métropole (Page 142 de 145)

Les conseils de Communauté Urbaine du Grand Nancy sont imbuvables. La méthode Rossinot consiste à dissuader les élus de bonne volonté de parler, de contribuer, voire (crime de lèse-majesté !) de s’opposer. Exemple :

1er point à l’ordre du jour, ce vendredi 27 avril : communication sur la politique globale des mobilités aux différentes échelles territoriales (tout un programme !!!).

Où l’on est à des millions de kilomètres de la réalité du terrain, où l’on ne fait que du bavardage.

Comment cela se déroule-t-il ? André Rossinot appelle ça un débat : il prend tout d’abord la parole pendant 25 minutes, pour étaler des théories sulfureuses, mais il y a pire. On croit s’en être tiré, mais il donne ensuite la parole à sa vice-présidente, Claudine Guidat. L’opposition pensait qu’elle allait pouvoir parler mais ça n’est pas encore son tour. Claudine Guidat est une spécialiste du bavardage qui ne sert à rien. Il nous faut la subir pendant 20 bonnes minutes. Et comme cela n’est pas encore suffisant, le président de la Communauté Urbaine donne ensuite la parole au directeur de l’Aduan pour encore vingt bonnes minutes. Directeur qui, on le sait, est aux ordres du Président de la Communauté Urbaine.

Après plus d’une heure de ce « monologue de la majorité », l’opposition pourra prendre la parole ! Mais comme le Président n’aime pas que l’on s’oppose, beaucoup plus tard dans la soirée quand, pour conclure, il redonnera la parole à son vice-président, Monsieur Parat, André Rossinot dira (je cite) : « Monsieur Parra, vous avez la parole, mais rapidement, ça ne vaut pas plus… ». Cela, vous ne le lirez pas dans la presse, mais chacun appréciera…

Alors que 58% des Grands Nancéiens, dans un sondage SOFRES, ont déclaré ne pas trouver utile le projet d’agrandissement du stade,

Alors que dans ce sondage, la Communauté urbaine continue à cacher aux Grands Nancéiens que c’est avec l’argent de leurs impôts que cet agrandissement inutile est prévu,

Alors que le conseil municipal de Tomblaine a voté un avis formellement défavorable au projet d’agrandissement du stade,

Alors qu’une association de riverains est en train de se constituer pour s’opposer au projet,

Alors que le Plan Local d’Urbanisme ne permet pas ce projet,

Alors que les enquêtes publiques démontreront que ce projet est impossible, si la CUGN veut bien respecter la loi et mener ces enquêtes publiques,

 

Il est scandaleux que Monsieur ROUSSELOT, Président de l’AS Nancy-Lorraine, puisse se permettre d’acheter la presse une fois de plus, d’acheter deux pages pleines dans l’Est Républicain  pour tenter de convaincre de la pertinence de ce projet, tout en utilisant une photo sur laquelle je figure et en écrivant un certains nombre de mensonges. Une propagande payée environ 20 000 euros par le club qui, chacun le sait, est en grande difficulté. 20 000 euros pour faire vivre le nombrilisme de Jacques Rousselot…

 

  • C’est une utilisation malhonnête de mon image, alors que je suis contre ce projet !

 

  • Ce n’est pas correct de la part de l’Est Républicain qui refuse depuis le début de communiquer ma position !

 

  • C’est une injure faite aux Grands Nancéiens qui ne sont ni informés, ni entendus !

 

En tant que Maire de Tomblaine, j’affirme que ces deux pages de propagande achetées à la presse locale sont un tissu de mensonge ! Jamais, par exemple un permis de construire n’a été déposé, tout le reste est un tissu de mensonges, pour lesquels il faudra bien un jour rendre des comptes.

 

Vous êtes très nombreux à partager mes positions. Je ne cherche que l’intérêt général, quand d’autres ne cherchent que l’intérêt privé !

 

 

Le temps nous donnera raison, j’en suis sûr !

 

 

Hervé FERON

Le député Hervé FERON était aux côtés de Pascal Jacquemin, maire de Villers-lès-Nancy, pour le 66è anniversaire de la capitulation allemande du 8 mai 1945. Cette journée fut notamment l’occasion d’inaugurer du nouveau monument aux morts qui vient d’être rénové (Photo parue dans le magazine municipal de Villers-lès-Nancy « Villers nouvelles« , n° 38, juin 2011).

 

 

 

 

Par ailleurs, il se trouvait le même jour aux côtés du maire de Vandoeuvre-lès-Nancy, Stéphane HABLOT, toujours pour la cérémonie du 8 mai 1945.

 

Cérémonie du 8 mai 1945 à Vandoeuvre

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Votre compte administratif est inquiétant, et il est à regretter que cette présentation ne reflète pas un vrai travail d’analyse. On a l’impression que vous vous acquittez là d’une simple formalité administrative, sans proposer une approche analytique. Par contre, on assiste à un véritable auto-satisfecit des actions menées par la C.U.G.N.

 

Cela n’est pas bon pour la démocratie.

L’exécution budgétaire laisse apparaître une prévision budgétaire réalisée à hauteur de 81 % pour les dépenses d’investissement. Un cinquième de l’investissement n’a donc pas été réalisé. Où sont ces 30 millions d’euros ? Avez-vous admis que la C.U.G.N. était trop endettée et donc décidé d’investir beaucoup moins qu’annoncé pour augmenter d’autant moins le niveau de l’emprunt ? Pouvez-vous dire précisément quels projets n’ont donc pas été réalisés ? Est-ce là la démonstration d’une politique d’affichage ?

 

 

En recettes, je suis étonné lorsqu’en fonctionnement, les recettes réelles de la dette montrent une exécution budgétaire pour les produits financiers de … O,25 % seulement. Au BP, il était prévu 465 000 euros, au CA, il est constaté 1 166,07 euros. Et en dépenses réelles d’investissement, c’est le refinancement de la dette qui n’est réalisé qu’à hauteur de 15,51 %. Soit 3,7 millions au lieu de 23,8 millions. Nous n’avons pas du tout d’explications sur ces chiffres étonnants. C’est vrai que quand on parle de la dette de la Communauté Urbaine, votre majorité devient vite muette, mais là, je crois qu’il y a un vrai malaise. Il y a anguille sous roche. Pouvez-vous mettre l’ensemble des membres de ce Conseil au même niveau d’information. Et s’il s’avère que la santé budgétaire de notre collectivité est dans le rouge, analysons-le et prenons en toute transparence les moyens pour redresser la situation.

 

Car lorsqu’il est écrit page 16, je cite : « un haut niveau d’investissement (sans préciser que vous en avez sabré sans explications 20 %) compte tenu de la solidité de la structure financière de la collectivité », vous êtes une fois de plus sur une affirmation et pas sur la démonstration.

 

Page 18, il est même dit « si l’on faisait un schéma (…) on verrait bien que l’endettement de notre collectivité nous rendrait serein ». Oui, mais ces fameux schémas ne sont pas produits !

 

Par contre, page 25 (même si c’est contradictoire avec ce que vous affirmez précédemment) vous expliquez « une limitation volontaire du recourt à l’emprunt ». Je vois là une contradiction dans votre discours, mais aussi le désaveu de votre Budget Primitif 2010 par le CA 2010, ainsi que celui du BP 2011.

 

Chaque fois, votre méthode est la même. Vous communiquez à la presse des informations par lesquelles vous survalorisez les actions de la C.U.G.N., vous êtes auto-satisfait. Et la presse reprend cela avant que le Conseil de Communauté ne vote. Je vous rappelle malheureusement que la Communauté Urbaine du Grand Nancy dans le rapport dette par habitant est l’avant-dernière de France.

 

 

 

Tout comme il y a contradiction entre votre nouveau slogan « communauté urbaine, communauté humaine » et le fait que si vous évoquez dans ce compte administratif régulièrement le Grand Nancy ou encore « un Budget 2010 au service du Grand Nancy », jamais vous ne parlez des grands nancéiens. J’aimerais, Monsieur le Président, vous inviter à vous détacher de l’hyperstructure qui bloque votre vision, lorsque vous parlez de rayonnement, pensez aux riverains, à la banlieue, quand vous dites « aménagement urbain », pensez aussi « qualité de vie des habitants », lorsque vous parlez « économie », pensez encore à « la vie des travailleurs ».

 

 

Quelques remarques dans le Compte Administratif :

 

–  une augmentation de 2,24 millions de la contribution à l’exploitant du réseau des transports, notamment pour la mise en place en 2010 de la ligne Campus. La ligne Campus ? C’est une ligne pour décharger le tram aux heures de pointe, sans que le problème puisse être vraiment résolu, puisqu’il est impossible de rajouter des rames. Nouveau constat d’échec de votre politique de transports en commun (page 28). Ajoutons l’augmentation des frais d’études pour la future DSP transports, puis à nouveau (page 96) en 2010, 2,678 millions pour la ligne 1 et notamment l’importante réfection de la chaussée entre Kennedy et Brabois, dont l’autre partie de la ligne avait été faite l’été précédent.

Conséquences de votre mauvais choix technique, mais qui ne résout en rien les problèmes d’esthétisme au sol de l’intégration du TRAM, qui est pourtant un outil de valorisation paysagère dans toutes les autres villes de France !

 

–  Dans un autre domaine, on note l’augmentation des consommations de fluides que vous expliquez notamment par la prise en compte en année pleine de la réouverture de la piscine de Laneuveville. D’abord, l’explication est plus que moyenne. Ensuite, la boutade est tentante, mais néanmoins réaliste, quand vous parlez de fluides, c’est l’eau qui entre dans la piscine de Laneuveville en zone inondables ou bien est-ce l’eau qui fuit de la piscine Thermal ? Mais surtout au-delà du problème de gestion de l’argent public, l’année pleine ne tient pas puisque justement, la piscine a dû refermer pour travaux suite aux inondations !

Investissements/dette/ et piscine, je vous rappelle que je vous ai fait des propositions au moment du BP à ce sujet.

 

– En pages 91, 92, il me semble que les 417 000 euros d’aménagement au Zénith sont en contradiction avec votre projet toujours pas partagé pour le stade Marcel Picot. Je rappelle que lorsque l’on voulait nous faire gober que l’agrandissement du stade Marcel Picot serait financé exclusivement de façon privée, vous étiez formellement contre l’idée de permettre l’organisation de spectacles dans ce stade, ce qui allait faire concurrence à d’autres lieux : l’amphithéâtre du Zénith, le nouveau centre des Congrès, l’Espace Chaudeau, l’Autre Canal.

 

Je rappelle aussi qu’aujourd’hui, les riverains sont unanimement contre, tout comme le Conseil Municipal de Tomblaine. Et puisque l’on parle du stade de Tomblaine, dans le CA 2010 pages 91 et 92, la somme de 214 000 euros apparaît en partie pour études pré-opérationnelles en vue de l’agrandissement du stade. Quelques questions :

=> Pouvez-vous me confirmer que ces 214 000 euros d’argent public réalisés en 2010 viennent s’ajouter aux 200 000 euros pour études pré-opérationnelles toujours pour Picot et aux 800 000 euros pour acquisitions de terrains que vous avez inscrit au BP 2011 et pour lesquels vous ne m’avez toujours pas répondu. De quelles études pré-opérationnelles s’agit-il ? Des études réalisées sur commande par Monsieur ROUSSELOT sans appels d’offres, études auxquelles vous avez fait assez systématiquement référence pour présenter un projet de stade à la presse ou à l’U.E.F.A. ou pour évaluer un prix qui explosera à coup sûr…

 

=> Sinon, quand avons-nous délibéré précisément sur cette somme pour engager la dépense ?

=> Quand avez-vous communiqué le résultat des travaux de ces études au Conseil de Communauté ? Pour 214 000 euros, il y avait certainement de quoi dire…

=> Qui a réalisé cette étude ?

 

=> Vous avez fait voter une délibération le 10 décembre 2010 pour que la C.U.G.N. puisse financer et/ou garantir des emprunts pour l’agrandissement du stade à condition que la loi évolue et le permette. La loi a été votée en avril 2011. Votre délibération a été votée en décembre 2010, à la fin de l’année 2010. Comment avez-vous pu légalement engager une partie de ces 214 000 euros d’études pré-opérationnelles dans le courant de l’année 2010 ? Car vous écrivez bien « études pré-opérationnelles en vue de l’agrandissement du stade Picot ».

 

Relecture du Projet d’agglomération : Débat d’orientation


Monsieur le Président, Chers collègues,

Votre débat ouvert est tellement structuré que, entre les élus dissuadés de venir ici un samedi matin, et la distribution du temps de parole, je craignais que votre débat ouvert n’appartienne qu’à votre majorité. Je me suis souvent interrogé sur cette expression que vous affectionnez tant Monsieur le Président : « La communauté de destin ».

J’évoquerai le projet d’agglomération tout d’abord pour exprimer un certain regret de ne pas voir davantage de bilans quant aux réalisations déjà effectuées depuis le projet d’agglomération de 2007. Un diagnostic critique et transparent bien entendu ferait apparaître ce qui a bien fonctionné et ce qui n’a pas encore été du tout réalisé et pourquoi ? Un début d’analyse des conséquences de la suppression de la taxe professionnelle pour la définition des politiques du Grand Nancy serait également intéressant.

On trouve parfois dans le document technique élaboré par l’ADUAN quelques esquisses de critiques. Je cite notamment : «  l’exercice des compétences communautaires pour les décisions relatives à la planification ne parvient pas à faire converger suffisamment les politiques publiques faute d’un référentiel stratégique d’urbanisation à l’échelle du Grand Nancy suffisamment partagé et faute d’un intérêt communautaire suffisamment explicité et accepté dans le dialogue avec les communes ». Nous approuvons ce constat d’insuffisance en prenant pour exemple les écoquartiers. Il serait intéressant de prendre pour exemple ce qu’il se fait dans les autres communautés urbaines où les villes élaborent en concertation avec les habitants et les associations une charte des écoquartiers, pour se fixer en amont des objectifs communs d’éco-aménagement. Cela se fait à Lille notamment. Pour le choix de Nancy Grand Cœur comme écoquartier, je ne me souviens pas d’avoir été associé en amont à la décision.

Pour continuer à évoquer le développement durable, il faudrait qu’un bilan complet de réalisation de l’agenda 21 soit présenté en séance publique lors d’un prochain Conseil. La définition de nouveaux projets doit avancer plus rapidement sur cet Agenda 21. En effet, casser l’image de Nancy Ville Minérale, voilà un beau défi pour les 10 prochaines années.

Pour évoquer les grandes lignes des priorités pour le Grand Nancy, nous reconnaissons l’amélioration de l’offre de logements et nous souhaitons la garantie d’une qualité résidentielle pour tous. Mais pour plus de cohérence, il convient de revoir complètement votre politique des déplacements. Notre groupe a émis beaucoup d’idées et de propositions dans ce domaine lors des précédents conseils, je n’y reviendrai pas, nous y passerions le week-end entier. Mais entendez-les. Tenez en compte. Simplement, à propos de vos déplacements, vous avez eu l’excellente idée d’organiser cette réunion à Pulnoy. Qui dans cette salle est venu en transport en commun ?

Enfin, il faut surtout développer l’offre d’emplois et de façon équilibrée sur les territoires, qui est effectivement le facteur décisif dans le choix de résidences des ménages. Le bilan économique n’est pas suffisant, loin de là. Mais si nous travaillons en synergie avec nos voisins, avec le département, la région en mettant en valeur nos atouts et nos infrastructures, comme la future gare de Vandières, dont vous ne parlez même pas, les entreprises viendront s’implanter dans l’agglomération.  Peut être faut-il aussi avoir la volonté de laisser s’implanter des entreprises là où elles le souhaitent parfois, sans esprit partisan, de la part des Vice-présidents en responsabilité en traitant toutes les communes de l’agglomération, sans calculs discriminants.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, pour élaborer un projet d’agglomération innovant, il faut davantage d’audace, de créativité. De l’inventivité, les Grands Nancéiens n’en manquent pas : essayons donc de les associer à l’élaboration de votre nouveau document de prospective. Demandons leur ce qu’ils pensent de l’argent public que vous mettez d’ores et déjà dans un projet d’agrandissement du stade dont les bénéfices de l’exploitation ne seront que profits privés.

A Nantes, une initiative organisée et pilotée par l’agence d’urbanisme locale a été lancée pour une consultation auprès des citoyens sur une vision à long terme de l’agglomération nantaise, jusqu’en 2030. S’adressant à la population, cette consultation a le mérite d’être prospective permettant d’imaginer la construction du paysage urbain de demain. L’initiative est intitulée « Ma Ville Demain » : il y a un blog sur l’habitat durable, des réunions publiques où l’on refait la ville. C’est très enrichissant et j’espère que vous multiplierez également ce type d’initiatives.

 

J’évoquerai maintenant le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale.

Beaucoup de bruit pour rien ! Tel pourrait être le titre des paragraphes concernant le Grand Nancy au sein du projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale. Tant l’agrandissement du Grand Nancy à 22 communes avec Ville-en-Vermois et Lupcourt, respectivement 606 et 278 habitants, semble anecdotique. Nous sommes loin des premières propositions qui prévoyaient un Grand Nancy à 68 communes et 362 000 habitants. Cette logique de vaste intercommunalité, nous aurions pu la concevoir mais elle pose la question de la gouvernance dans des ensembles toujours plus étendus, sans compter la difficulté de l’exercice des compétences de proximité.

Ce « Très Grand Nancy » n’est donc pas pour aujourd’hui mais s’il est peut-être pour demain, nous refusons de nous laisser entraîner dans un élargissement précipité qui balaierait d’un seul coup l’ensemble des politiques publiques élaborées par les intercommunalités concernées. Je le répète : nous sommes pour une ouverture de cette agglomération mais une ouverture concertée, discutée, équilibrée, juste et élaborée avec les premiers concernés.

En attendant, le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale nous présente donc une évolution à minima du Grand Nancy. Je tiens quand même à l’évoquer car même si nous comprenons facilement ce qui a pu la motiver, nous ne sommes pas dupes, cette nouvelle carte nous semble en contradiction avec certains principes retenus par le Projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale. Laissez-moi pour cela reprendre les termes de Monsieur le Préfet.

Le premier principe retenu est celui de la concertation : « la modification des structures intercommunales ne doit pas être le résultat d’une contrainte ».

Le Maire de Ville-en-Vermois ayant fait part, à ma connaissance, de son refus d’intégrer le Grand Nancy, le premier principe n’est pas respecté, vous en conviendrez. De toute façon, au sein de cette réforme territoriale controversée et adoptée au forceps au Sénat à une voix près, la plus faible majorité sénatoriale depuis l’élection présidentielle, la contrainte semble être la règle.

Le deuxième principe défini par Monsieur le Préfet est celui qui fixe comme objectif à la démarche la recherche d’une meilleure solidarité et d’une meilleure efficacité. « Les périmètres intercommunaux doivent être définis pour satisfaire au mieux les besoins exprimés en matière de transport, d’habitat, d’école, d’accès aux soins ». Je suis globalement d’accord, même si le SCOT Sud Meurthe-et-Moselle a déjà pour objectif cette recherche d’une meilleure solidarité. Mais, au regard de ce principe, pourquoi ne retenir que ces deux communes, et peut-être une troisième, et non les autres communes limitrophes du Grand Nancy ?

Autre principe défini par le Schéma Départemental mais non appliqué : « le renforcement de la solidarité financière qui doit se traduire par une meilleure mise en commun des richesses des ressources et des moyens de toute nature ». L’exigence d’une plus grande équité territoriale doit constituer l’une des priorités de la réflexion engagée. Favorise-t-on, par exemple, l’équité territoriale en récupérant pour les finances du Grand Nancy la ZAC des Moussières ? Cette zone de 22 hectares au potentiel économique important est située sur la commune de Ville-en-Vermois, à proximité immédiate de l’A33  et de l’échangeur menant à Saint-Nicolas-de-Port. Elle va bientôt s’étendre de 10 000 m2 avec l’arrivée de Géodis, entreprise de 140 salariés aujourd’hui installée à Ludres. Il n’a visiblement pas été question d’insérer ces communes aux communautés de communes de Moselle-et-Madon ou du Pays du Sel-et-Vermois et nous ignorons pourquoi. Le gaz de Cerville pourrait également apporter des recettes non négligeables. Si c’était le cas, il faudrait vraiment nous expliquer ce que vous entendez par « équité territoriale ».

Et quid alors du dernier principe énoncé dans le projet de schéma départemental de coopération intercommunale mais non respecté : le maintien de la Communauté de communes du Grand-Couronné ?

Je cite à nouveau Monsieur le Préfet : «  le maintien en l’état de la communauté de communes du Grand Couronné consacre une entité qui fonctionne bien et qui développe sur un territoire cohérent des compétences nombreuses et effectives ».

Vous l’avez compris, même si pour le Grand Nancy, ce nouveau Schéma Départemental de Coopération Intercommunale, c’est beaucoup de bruit pour rien, de nombreuses interrogations subsistent sur les raisons qui motivent cet agrandissement à 22 ou 23 communes.

Je vous laisse le soin, Président, de nous expliquer que, bien entendu, aucune raison relevant de calculs politiques avantageant votre majorité, n’a été prise en considération.

Je me suis souvent interrogé sur cette expression que vous affectionnez tant monsieur le Président : « La Communauté du destin »

Peut être parce que Einstein disait : « Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de mouton, il faut avant toute chose être soit même un mouton »

Mais aussi, sans doute parce que l’écrivain Jacques Folch Ribas, protégé de Camus disait que « le destin est une invention après coup ».

Alors plutôt que d’affirmer la « Communauté de destin » en redessinant unilatéralement les cartes de l’intercommunalité, comme pour tenter désespérément d’en repousser les limites, en affirmant des certitudes comme des fatalités, ne vaudrait-il mieux pas aller à la rupture avec la méthode, par un autre mode de gouvernance qui pourrait consister à partager les analyses, la concertation et les projets ensemble. Une nouvelle carte : pourquoi faire ? Pour qui ? Comment ? Avec qui ? Avec quels moyens ?

C’est un programme. Chiche … Quand vous voulez. Quant à notre destin … « Nous avons un destin commun, disait Edgar Morin : naître et mourir, souffrir et pouvoir être heureux ».

Monsieur le Président, Chers Collègues, merci pour votre attention.

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