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"Le cuivre entre à l'hôpital"

Un article paru dans le journal Métro, qui résume parfaitement les enjeux de ce dossier :

 

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Stade Marcel Picot : suite de la saga nancéienne

La presse locale continue à être le porte-parole de toujours les mêmes... Cette fois-ci, voilà qu'on nous annonce carrément une Aréna à la place du stade Marcel Picot. Je rappelle que depuis le début, je dénonce le fait que les coûts annoncés étaient sous évalués, tout comme la participatiion en argent public.

Ils nous ont parlé au départ de 63 millions d'euros, puis 70, puis 80, alors que l'Aréna de Lille est estimé à 280 millions d'euros ! Jusqu'où va-t-on aller dans ce délire ? Même André Rossinot me confirme que cette annonce, c'est du n'importe quoi !

Chaque fois que Jacques Rousselot ou Michel Dufraisse annonce quelque chose, la presse s'en fait le porte-parole. Je rappelle que dans les deux pages achetées par Monsieur Rousselot aux frais de l'ASNL il y a deux mois, on a pu lire un tissu de mensonges, qui d'ailleurs se confirme dans le journal d'aujourd'hui, puisqu'il y a deux mois, il était annoncé qu'un permis de construire avait été déposé en janvier 2010 pour l'agrandissement du stade, et aujourd'hui voilà qu'on nous dit dans le même journal qu'il n'y a toujours pas de permis de déposé.

Le plus grand scandale est que les élus de Tomblaine n'ont aucune information sur le projet, sur les tractations, on continue à nous annoncer qui seront les attributaires du marché public sans vergogne, alors que celui-ci n'a toujours pas été attribué.

Très majoritairement, les Grands Nancéiens ne veulent pas de ce projet inutile et coûteux. Les Tomblainois riverains sont contre à la quasi unanimité, le conseil municipal de Tomblaine a voté contre très majoritairement. Je dis depuis le début, et je suis tout seul à le dire, que ce genre de projet va plomber l'avenir d'autres infrastructures du Grand Nancy comme le Zénith. Et pendant ce temps-là, certains (oh, pas nombreux, c'est sûr !) s'agitent et se font plaisir en m'envoyant des messages insultants à mon égard, ou me tenant comme responsable de la suppression des jardins de la Méchelle, et en prétendant que je ne peux pas ignorer les projets pharaoniques de l'agrandissment du stade.

Alors que, vous le savez, si aujourd'hui vous êtes très nombreux à être opposés à ce projet, très longtemps j'ai été très seul pour le combattre. Ceux qui ne veulent entendre que les informations mensongères sur ce sujet font le jeu de la droite et des petits intérêts privés, et ils le savent bien...

Mauvais calculs

Il me semble que la réussite d'un club sportif professionnel pour une collectivité a pour intérêt l'image qu'elle donne de cette collectivité (ville, agglomération), son rayonnement qui participe à la rendre économiquement attractive et puis bien sûr le plaisir apporté aux spectateurs et les belles valeurs du sports lorsqu'elles sont honorablement portées.

Je souhaiterais vous parler du SLUC Nancy Basket, qui vit une période exceptionnelle. Champion de France en titre, leader de l'actuel championnat, le SLUC se comporte plutôt bien en Euroligue. Oui, ses résultats sont exceptionnels, alors que le budget est moyen pour le championnat de France et... lilliputien dans l'univers des géants de l'Euroligue. La saison dernière, malgré de superbes résultats (et cela dure depuis plusieurs années), le SLUC a été en difficulté pour boucler son bilan, et la CUGN a voté un avenant à la convention qui la lie au SLUC, une rallonge de 250.000 euros.

Le SLUC a fini champion de France, c'est exceptionnel. Il s'est qualifié pour l’Euroligue, c'est exceptionnel. Il a réussi à attirer un très grand joueur, Nicolas Batum (en profitant de l'opportunité du lock-out aux USA), c'est encore exceptionnel. Et le SLUC a peut-être la possibilité de se qualifier dans le top 16 européen parce qu'il a une très grande équipe (avec un banc performant) et un grand coach.

Bref, rien que de l'exceptionnel, il ne faudrait donc pas rater cette opportunité.

Là où ça commence à se gripper, c'est que le SLUC a perdu un ou deux matches de peu, et qu'il paraît évident que sa faiblesse est au rebond. Pour franchir la marche supérieure, il faudrait recruter un bon rebondeur, ou encore Mickael Gelabale (dont la compagne vit à Nancy). Gelabale est international, presque disponible, et semble intéressé par Nancy. Le SLUC pourrait recruter, puisque sa qualification à l'Euroligue lui a rapporté 700.000 euros... Eh bien non ! La CUGN, représentée (par devinez qui ?) au conseil de surveillance du SLUC, souhaite que cet argent soit gardé précieusement ! Pour renforcer les finances du SLUC, pour recapitaliser. Il me semble que c'est une erreur, un manque d'ambition. Avec cette somme, le SLUC a de quoi faire ce recrutement. Ne pas lui permettre ce recrutement signifie ignorer que cette situation exceptionnelle ne se reproduira peut-être pas d'ici longtemps. Et puis, si le SLUC pouvait recruter et si cela lui permettait d'accéder au Top 16 européen, n'oublions pas que ce serait synonyme d'une nouvelle manne financière importante.

Comparons maintenant avec le football.

La CUGN envisage de mettre 25 millions, plus 8 millions que l’Etat doit lui donner (au début c’était pour les extérieurs du stade), plus la caution d’un emprunt de 30 millions, plus tout ce qu’on ne nous dit pas (études, acquisitions de terrains) pour l’agrandissement d’un terrain de football qui sera inutile.

Il ne s’agit pas là d’opposer le club du SLUC Nancy Basket à l’AS Nancy-Lorraine. Mais la somme dont dispose le SLUC et que la CUGN lui refuse d’investir, est 100 fois moins importante que la somme que la CUGN envisage de mettre dans l’inutile agrandissement du stade Marcel Picot sur fonds publics.

Je pose juste une question : pourquoi ?

La sagesse serait de permettre au SLUC Nancy Basket de recruter vite.

La sagesse aurait été d’aider autrement l’ASNL et quand il était temps. Cela aurait évité à l’époque qu’après avoir recruté un excellent entraineur, l’ASNL ne soit obligée de brader une bonne équipe complète de Ligue 1. Elle serait moins en difficulté aujourd’hui.

J’en reviens au conseil que je donnais en conseil de CUGN de façon plus générale au moment du budget : « Pour que nous soyons moins endettés, investissez mieux (c’est-à-dire plus malin…) ! ».

Lutte contre les infections nosocomiales : Hervé FERON relance le débat

Il y a quelques mois, j'avais interpellé à plusieurs reprises la Secrétaire d'Etat chargée de la Santé au sujet des vertus bactéricides du cuivre, et de l'utilisation que nous pourrions en faire dans la lutte contre les infections nosocomiales, ces maladies que nous pouvons toutes et tous attraper lors d'une hospitalisation. Pour certaines questions, je n'ai eu aucune réponse. Pour celle que j'ai posée le 28 juin dernier, la réponse n'était pas satisfaisante (cliquez ici pour revoir cette intervention).

Les derniers résultats scientifiques étant encourageants au-delà de ce qu'on pouvait imaginer, j'ai décidé de relancer le débat en posant une nouvelle question écrite à Madame Nora BERRA, Secrétaire d'Etat chargée de la Santé, et pour lui renouveler ma proposition de mise en place d'un plan pluriannuel d'équipement en cuivre des matériels utilisés dans les hôpitaux français. Je vous en fais part ci-dessous :

"Monsieur Hervé Féron interroge Madame la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de la Santé, sur l’utilisation du cuivre dans les hôpitaux dans la lutte contre les infections nosocomiales. Le député avait déjà interpellé Madame la Secrétaire d’Etat à ce sujet par Question Ecrite du 27 avril 2011, restée sans réponse, puis par Question Orale le 28 juin dernier, en s’appuyant sur des rapports parlementaires et des études scientifiques. Il en rappelle les principaux éléments : en 2006, le sénateur Alain Vasselle a établi dans son rapport relatif à la politique de lutte contre les infections nosocomiales que 750.000 hospitalisations sur 15 millions annuelles sont compliquées par ces infections. En établissant une fourchette de surcoût allant de 3.500 à 8.000 euros par cas, le sénateur Vasselle estime donc que le surcoût total généré est de l’ordre de 2,4 à 6 milliards d’euros chaque année. En France, un patient sur vingt est touché par des maladies nosocomiales, plus de 4.000 en meurent tous les ans (chiffres de l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé). C’est autant que de morts par accident de la route chaque année. Par ailleurs, une étude de l’Université de Southampton, publiée en 2006, révèle que 99% des germes pathogènes sont éradiqués en moins de deux heures. Suite à ces éléments, le député avait proposé à Madame la Secrétaire d’Etat de mettre en place un plan pluriannuel d’équipement en cuivre des matériaux utilisés dans les hôpitaux. Elle avait alors exprimé le souhait d’attendre davantage de résultats avant de prendre une quelconque décision. Puis, Hervé Féron avait réinterrogé Madame la Secrétaire d’Etat par Question Ecrite du 28 juillet 2011, question à nouveau restée sans réponse. Depuis, de nouveaux éléments concrets sont venus confirmer les propos tenus par le député. Déjà, le Professeur Schmidt, de l’Université de Caroline du Sud, a conduit une expérimentation, dans les services de soins intensifs de trois hôpitaux militaires américains, sur les effets du cuivre sur les infections nosocomiales. Le 2 juillet 2011, lors de la Conférence ICPIC (Conférence Internationale pour la Prévention et le Contrôle des Infections) à Genève, il a ainsi révélé que l’utilisation du cuivre avait permis de réduire de 40,4% l’incidence des infections nosocomiales. De plus, l’hôpital de Rambouillet a inauguré le 7 octobre dernier ses nouveaux équipements en cuivre ou alliage de cuivre installés dans les services de réanimation et de pédiatrie (rampes, robinetterie, distributeurs de savon…). Le CICLA (Centre d’Information du Cuivre, Laitons et Alliages) a fourni 400 kg de cuivre, soit 2.500 euros de matière première, auxquels se sont ajoutés 10.000 euros d’installations mis en œuvre par le personnel de l’établissement de Rambouillet. Bien que le protocole d’évaluation soit en cours et que plusieurs mois seront nécessaires pour connaître l’impact réel des installations sur l’organisme humain, la direction de l’hôpital est particulièrement optimiste et ne doute pas que les résultats seront similaires à ceux du Professeur Schmidt. En se basant sur ces nouvelles données et sur le rapport Vasselle, on peut estimer que l’équipement des hôpitaux français en cuivre permettrait à l’assurance maladie de réaliser une économie allant de 960 millions à 2,4 milliards d’euros par an, ce qui n’est pas négligeable dans le contexte économique que nous connaissons actuellement. A cet aspect purement financier s’ajouteraient les nombreuses vies qui pourraient être sauvées. Le député demande donc à Madame la Secrétaire d’Etat pourquoi le gouvernement tarde-t-il à lancer le plan pluriannuel qu’il a proposé, alors que les nouveaux éléments attendus ne laissent plus aucun doute sur la pertinence d’une telle mesure."

Poil à gratter : la CUGN s'énerve

Les maires de gauche ont fait une conférence de presse pour dire leur désapprobation quant aux méthodes peu démocratiques utilisées par le Président de la CUGN et leur volonté de ne plus participer à la « conférences des maires ».

Lors de cette conférence de presse, j’ai très peu parlé, et je m’amuse beaucoup de voir que par presse interposée « l’équipe à Dédé » s’énerve étonnamment, surtout après moi. Même quand je ne parle pas, je les dérange. Nous posions un vrai problème, ils répondent par de la polémique stérile. Moi je voudrais dire deux choses :

-          Je n’ai quasiment jamais participé à la conférence des maires organisée par André Rossinot, et car c'est une non instance. En effet, la loi prévoit qu’il ne peut y avoir aucune relation hiérarchique entre une collectivité territoriale et une autre. Cette conférence des maires convoquée par le Président de la CUGN avec un ordre du jour qu’il impose, et des informations sur table, n’est en fait qu'une chambre d’enregistrement des directives qu’il a lui-même données à son exécutif. La vraie démocratie serait dans une communauté urbaine meilleure de permettre à toutes les communes de gauche comme de droite d’être représentées dans l’exécutif de la collectivité pour participer à la construction du projet ensemble.

-          Quant au Conseil de Développement Durable que j’ai qualifié de « CDD ». J’ai le plus grand respect pour l’ensemble des personnes qui le composent, mais je constate qu’il n’est qu’un alibi pour André Rossinot, qui ne se sert de son avis que lorsque cet avis du Conseil de Développement Durable vient valider les choix du Président de la Communauté Urbaine. Cette assemblée respectable doit savoir qu’elle est ainsi prise en otage.

Je suis le seul élu à avoir demandé à André Rossinot d’engager un référendum sur l’utilité d’agrandissement du stade Marcel Picot, en indiquant de façon précise aux citoyennes et aux citoyens quelle serait la participation réelle sur fonds publics. Je n’ai jamais eu de réponse à cette demande, mais pire, ne trouvez-vous pas étrange que le Président de la Communauté Urbaine n’ait pas cru bon de solliciter l’avis du Conseil de Développement Durable sur la pertinence de l’agrandissement du stade Marcel Picot ?

Enfin, quand le Président du Conseil de Développement Durable dit que je n’ai jamais désigné de personnes tomblainoises pour faire partie de ce conseil, il n’est pas très correct, puisqu’il connaît déjà ma réponse. Je trouve antidémocratique l’idée de constituer une assemblée consultative avec des personnes désignées, alors que dans le même temps, la démocratie représentative (c’est-à-dire les élus du peuple) n’est pas prise en considération comme il se doit.

 

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