Grand Nancy Métropole

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 18 – 28 juin 2013

LE SCANDALE DU LIDO

 

 

Décidément, les Conseils de Communauté Urbaine sont de plus en plus insupportables. Les rapports sont longs, interminables, insipides et non transparents. Tout est fait pour que la démocratie ne soit pas. Aucune opposition n'est supportée, les élus d'opposition sont toujours agressés. Vous avez ci-dessous un sujet concernant la piscine du Lido. Nous avons eu droit à un grand numéro des deux vice-présidents concernés, Eric PENSALFINI sur le thème "Vous avez été informé, nous vous avons invité à venir voir la piscine du Lido sur place" alors que c'est un mensonge, mais pire encore ce pauvre Jean-Pierre DESSEIN, maire d'Art-sur-Meurthe, gonflé de toute sa suffisance, plus primaire que jamais, la seule argumentation qu'il a pu trouver pour répondre au maire de Tomblaine a consisté à dire que celui-ci était ridicule et qu'il ne connaissait rien au sujet. Intellectuellement, on a déjà vu mieux...

 

On se souvient peut-être que le jour de l’inauguration de la piscine du Lido, André ROSSINOT n’avait pas voulu tenir les discours à la mairie de Tomblaine car il n’a pas assez de respect pour les Tomblainois. Il avait préféré faire ça dans les salons du stade Marcel Picot. Quand il avait pris la parole, il avait parlé de la piscine du Lido à Saint-Max. Je lui avais fait remarquer qu’au bout du parking de la piscine, il y avait 3,50 mètres linéaires sur le territoire de Saint-Max mais que cette piscine du Lido était entièrement située sur le territoire de Tomblaine. Ce qui a amené la majorité de la Communauté Urbaine à donner plusieurs noms successifs à cette piscine pour surtout ne pas dire le gros mot « Tomblaine ». Il y a eu entre autres la « piscine de la rive droite » (sic !). Depuis quelques temps, la Communauté Urbaine a daigné non pas dire la piscine de Tomblaine (comme on dit la piscine de Laneuveville ou encore Nancy-Thermal) mais l’appeler la piscine du Lido … à Tomblaine ! Ce n’est pas pour autant que l’on reconnait Tomblaine et la légitimité de ses élus.

Le 21 mai 2012, de terribles inondations ont sinistré plusieurs communes de l’agglomération. Sur ma demande, le Ministre de l’Intérieur Manuel VALLS est venu en visite le lendemain le 22 mai. André ROSSINOT l’a reçu en mairie de Saint-Max, j’étais assis à cette table. Dans sa prise de parole, André ROSSINOT n’a jamais cité le député-maire de Tomblaine et n’a jamais parlé de Tomblaine. Or, 200 familles à Tomblaine ont connu des dégâts et la piscine de Tomblaine a été également sinistrée. Il a fallu attendre plus d’un an le 27 juin 2013 pour que la Communauté Urbaine daigne inviter le maire de Tomblaine pour lui donner des informations sur l’état de cette piscine du Lido, sur les travaux en cours, les plannings et même les dates de reprise de l’activité de la piscine.

Comme par hasard, le 27 juin se trouve être la veille du Conseil de Communauté Urbaine au cours duquel la délibération n°14 est une présentation des rapports annuels des services exploités en régie Culture Sport Loisirs.

On peut penser qu’André ROSSINOT a craint que le maire de Tomblaine n’intervienne au Conseil de Communauté pour se plaindre de n’être toujours pas informé de quoi que ce soit. D’autant plus que cette visite a été très instructive. Le maire de Tomblaine a été reçu par des fonctionnaires de la Communauté Urbaine, plus au courant que lui de la situation de la piscine du Lido, et par deux vice-présidents, car chaque fois qu’il se passe quelque chose sur Tomblaine, plusieurs vice-présidents sont en responsabilité alors que le maire n’a aucune légitimité, c’est la méthode Rossinot.

Parmi ces deux vice-présidents, Eric PENSALFINI, maire de Saint-Max, bien connu pour sa gestion des affaires sportives, discriminatoire vis-à-vis de Tomblaine. Ce qu’il faut retenir de cette visite, c’est que si les travaux sont aussi longs, c’est que la Communauté Urbaine en a profité à l’insu du maire de Tomblaine et à l’insu du grand public pour réparer de graves erreurs dans la conception initiale de cette piscine. En effet, les travaux qui étaient prévus au départ pour une fin d’opération en septembre 2013 et qui ne permettront à l’arrivée qu’une réouverture au public fin décembre 2013, auront coûté 1,9 million au contribuable.

Dans ces travaux, il y a bien sûr :

- les réparations suite au sinistre (le maire de Tomblaine a enfin été informé de l’étendue des dégâts),

- des travaux d’entretien qui étaient prévus pour 2014 mais qu’on a décidé de faire en 2013 sans que jamais cela n’ait été discuté par les élus,

- et … des travaux de mise aux normes, d’accessibilité et de sécurité car cette piscine était en la matière dramatiquement en défaut vis-à-vis des normes existantes, des normes 2015 mais aussi il est constaté des difficultés de fonctionnement dues à la conception.

Ce qui est grave, c’est que le maire de Tomblaine est responsable mais qu’il n’est pas informé, et que l’accès à la piscine ne lui est pas possible, c’est la méthode Rossinot. Dans leur grande bonté, les vice-présidents de la Communauté Urbaine ont bien voulu présenter l’architecte au maire de Tomblaine. Il lui a été dit : « on vous enverra copie de la newsletter qui informera le grand public de la date d’ouverture de la piscine » (véridique). A aucun moment, ces gens-là n’ont imaginé qu’il pouvait y avoir une visite de la Commission de sécurité et de la Commission d’accessibilité pour valider la réouverture et que c’était le maire de la commune concernée qui signait l’arrêté de réouverture. Peut-être auraient-ils pu demander au maire de Tomblaine son avis sur les dates de réouverture ?

 

Les travaux à réaliser sont : suite au sinistre, changement de tous les systèmes électriques de toutes les centrales de ventilation, changement des deux centrales de traitement d’air (il est indiqué que cela permettra un meilleur confort des usagers et des employés ce qui signifie que ce n’était peut-être pas le cas précédemment !!!), toute la partie électrique du système de filtration d‘eau, le changement des chaudières (est-ce vraiment suite au sinistre puisqu’on me dit qu’elles avaient 10 ans et que l’isolation était hors service).

 

Le reste des travaux est uniquement dû au fait que cette piscine n’était pas aux normes

La liste est impressionnante : les portes principales d’accès n’étaient pas aux normes et insuffisamment larges, elles sont changées, les rambardes de sécurité n’étaient pas aux normes, il est reconnu que certains espaces (vestiaires) n’étaient pas assez « opérationnels », les zones de déchaussage étaient trop étroites (souvenez-vous le nombre de fois où j’ai dénoncé les conditions dans lesquelles les scolaires étaient accueillis précipitamment avec insuffisamment d’espace), les vestiaires collectifs n’étaient pas aux normes, l’accessibilité non plus, les zones de retournement pour fauteuils roulants pour personnes handicapées doivent être planes, elles ne l’étaient pas, les rampes d’accès pour fauteuils roulants n’étaient pas conformes (pente trop raide), les portes d’accès étaient trop étroites, il n’y avait pas de main courante pour accéder au pédiluve en particulier pour les personnes handicapées, il n’y avait pas de barre pour les personnes handicapées dans les toilettes. Cela devient presque comique lorsqu’on entend Monsieur PENSALFINI déclarer fier de lui « sur le Pôle aquatique, on a le label handicapé » car manifestement le handicap est seulement pris en considération aujourd’hui. Il sera prévu un cheminement pour malvoyants, cette piscine existe depuis 10 ans dans cet état. Et puis pour l’anecdote, un jacuzzi a été sinistré, il a fallu casser un mur extérieur pour l’extraire et faire entrer le nouveau jacuzzi. Que de frais inconsidérés à la charge des contribuables ! Si la majorité de la Communauté Urbaine avait un peu plus partagé ce dossier, il aurait été traité de façon plus sérieuse et on n’en serait pas là. Il est urgent que la majorité de la Communauté Urbaine du Grand Nancy change.

 

Hervé FERON en Conseil de Communauté

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 17 – 27 juin 2013

 

Le 31 mai 2013, le Conseil de Communauté a voté la reconnaissance de l’intérêt communautaire du projet de Grand Nancy Thermal et la compétence thermalisme qui lui est associée. Cela inclut un certain nombre de choses, des transferts de certaines parcelles du site à la CUGN et donc des dépenses, des dépenses, des dépenses, des dépenses.

La Gauche du Grand Nancy s’est abstenue. Il appartient désormais aux Conseils Municipaux de donner leur avis. Ce projet nous interroge beaucoup. Pour ce qui concerne Tomblaine par exemple, le puits de forage, qui était en activité jusqu’à ce que Tomblaine intègre la Communauté Urbaine, approvisionnait la commune avec la même eau que Nancy-Thermal : l’eau du grès des Vosges. A l’époque, des investisseurs privés étaient venus pour envisager une activité thermale sur Tomblaine. Nous regrettons que ce dossier n’ait jamais été ouvert par la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Il est fort probable que si cela avait été le cas et qu’on nous avait expliqué qu’il y avait également un projet à Nancy et qu’il ne peut pas y avoir 2 projets de thermalisme sur l’agglomération nancéienne, nous aurions compris. Mais il est inacceptable que ce dossier n’ait jamais été discuté.

 Le 14 décembre 2011, André Rossinot est venu pour la seule fois du mandat rencontrer le Conseil Municipal de Tomblaine. Il lui a été déposé un projet écrit et en particulier une proposition de valorisation du forage de Tomblaine. Voici cette proposition :

Lorsque Tomblaine n’était pas dans l’intercommunalité, la ville était autonome quant à la gestion de l’eau. Elle a ensuite été reliée au système de distribution communautaire. Depuis, nous avons toujours souhaité que le forage de Tomblaine soit entretenu. L’eau qui en sortait était de qualité stable. Eau du grès des Vosges, filtrée par des centaines d’années.

La Communauté Urbaine entretient ce forage. Nous pensons que c’est indispensable. On peut imaginer qu’en cas de catastrophe sur le réseau communautaire (pollution, acte de malveillance, …) l’eau du forage de Tomblaine pourrait être immédiatement utilisée pour l’urgence (hôpitaux, maisons de retraite, …).

Le forage de Tomblaine est situé square Jules Vallès, nous souhaitons le valoriser en y installant une fontaine, là-aussi, pour reconnaître l’histoire.

La pression naturelle de l’eau (à 600 grammes) devrait permettre un fonctionnement simple de cette fontaine pour une eau puisée à 732 mètres et qui sort entre 30° et 32°.

L’eau fait partie de notre patrimoine. Le forage de Tomblaine appartient à l’histoire de Tomblaine. Le square Jules Vallès est situé dans la zone de Rénovation Urbaine à proximité d’un quartier auquel nous avons souhaité donner du caractère pour rappeler l’histoire (place pavée, choix des réverbères), dans ce même quartier, il serait cohérent de rappeler l’histoire en créant une belle fontaine à l’endroit du forage. Cela ne semble pas techniquement compliqué.

Cela ne peut se faire qu’avec la Communauté Urbaine qui a compétence de l’eau.

Depuis le 14 décembre 2011, la Communauté Urbaine n’a donné aucune suite.

 Pour ce qui concerne le projet de thermalisme de Nancy, le problème, c’est qu’il n’y a jamais eu de projet depuis 100 ans qu’existent les bâtiments de Nancy-Thermal alors qu’André Rossinot est maire depuis 30 ans. C’est à la veille des élections que la droite nancéienne ne propose pas un projet à la discussion mais décrète !

 

Un certain nombre de choses nous interroge :

-          Si le projet était réellement d’intérêt communautaire, pourquoi est-ce que les maires des communes de l’agglomération n’ont jamais été concertés à ce sujet ?

-          N’y a-t-il pas un transfert de charges non évaluées qui risque de plomber encore un peu plus les équilibres budgétaires du Grand Nancy ?

-          Il n’y a aucune certitude quant à l’obtention d’un agrément thermal qui ne sera éventuellement décerné que l’année prochaine. A quoi sert donc de s’engager si tôt ? Ne s’agit-il pas de vendre du rêve aux Grands Nancéiens en période électorale ?

-          La piscine de plein air Louison Bobet serait supprimée. Pourtant, cette piscine est très appréciée du grand public, des familles et des jeunes, et en particulier des catégories sociales qui n’ont pas les moyens de s’offrir des vacances. N’est-on pas sur un projet qui servirait plus à valoriser l’image de Nancy (toujours le côté bling-bling), qui va servir prioritairement aux privilégiés en ignorant malheureusement le grand public ?

-          Il est annoncé une « estimation » entre 41 et 51 millions d’euros hors taxes par investissement privé. André Rossinot nous a déjà fait le coup, on peut douter de lui quand on se souvient de l’estimation très à peu près de l’investissement pour l’extension du stade Marcel Picot qui devait être au départ privé à 100%.

-          L’extension du Parc Sainte-Marie, les parkings et les aménagements extérieurs doivent-ils là-encore être payés par les Grands Nancéiens ?

-          Comment peut-on imaginer que la Communauté Urbaine prenne la compétence thermalisme et donc paie, et que dans le même temps, seule la ville de Nancy à l’exclusion des 19 autres soit classée en station touristique ?

 

La Gauche s’est positionnée pour la valorisation et la réhabilitation du site de Nancy-Thermal mais pas n’importe comment, ni à n’importe quel prix. Elle s’est donc abstenue sur cette prise de compétence. Le Conseil Municipal de Tomblaine, constatant que ses projets n’ont jamais été pris en compte, n’a pas souhaité voter cette compétence. Si la majorité du Conseil Municipal de Tomblaine s’était abstenue, les trois conseillers municipaux d’opposition auraient voté « pour » et avec l’abstention de la majorité, le vote aurait été reconnu comme « pour » à l’unanimité (il est à noter que les trois conseillers municipaux d’opposition chaque fois qu’il s’agit des intérêts d’André Rossinot votent contre les intérêts des Tomblainois).

 

La majorité du CM de Tomblaine a donc unanimement voté contre la prise de compétence de la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Décidément, il est urgent que la majorité de la Communauté Urbaine du Grand Nancy change.

La petite bête qui monte, qui monte, qui monte…

Souvenez-vous, il y a quelques mois, on vous parlait de la dette du Centre Hospitalier Universitaire de Nancy (entre autres) sur ce blog. La semaine dernière, l’Est Républicain consacrait une page complète à la santé financière de cet établissement dont l’endettement atteint des records à 379 millions d’euros pour un budget annuel de 686 millions d’euros ! Le nouveau directeur du CHU qui était interrogé par le quotidien expliquait alors que l’investissement s’était monté à 10 millions d’euros seulement en 2012 et défendait ses projets de réforme pour assainir la situation de l’établissement.

Néanmoins, ce qu’on ne vous dit pas dans cet article, c’est que le Président du Conseil de Surveillance du CHU, c’est André Rossinot, maire de Nancy et président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Souvenez-vous, dans un article daté du 8 février 2013 et publié sur ce même site, je disais que tant de dettes pour le CHU, tant de dettes pour la Communauté Urbaine du Grand Nancy, tant de dettes pour la ville de Nancy, cela faisait beaucoup pour un seul homme et que tout ça constituait une raison sur les 50 bonnes raisons de changer la majorité à la CUGN.

La preuve par A + B…

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 16 – 11 juin 2013

MESQUIN ET PETIT

 

La Communauté Urbaine a en compétence les voiries et leurs aménagements. Elle a organisé sur des bases très discutables une répartition (qui favorise les amis des amis) par enveloppes budgétaires des moyens pour les travaux à réaliser dans les communes. Ainsi, chaque commune se voit doter d’une enveloppe budgétaire chaque année. Il est fait exception de toutes les voiries d’intérêt communautaire, c’est-à-dire là où il y a une activité qui intéresse des Grands Nancéiens venus de diverses communes. C’est ainsi que la ville de Nancy bénéficie très souvent de travaux à la charge de la Communauté Urbaine pour des voiries nancéiennes. Quelle ne fut pas la surprise du maire de Tomblaine de recevoir une lettre l’informant que lors de la réalisation des aménagements de la rue Jean Moulin, une limitation de la vitesse à 30 km/h avait été instaurée entre le plateau situé devant la Maison des Sports et celui proche du gymnase du COSEC. La lettre signée André Rossinot rappelle aussi que l’ensemble de ces travaux avait été financé par le Grand Nancy dans le cadre d’une opération spécifique (ce qui signifie qu'à ce moment-là, il reconnaissait que ce secteur était d'intérêt communautaire). Mais il continue en disant vouloir respecter la décision du Maire de Tomblaine de ne pas utiliser les crédits affectés à la commune de Tomblaine et par conséquent, il l’informe qu’il n’a pas retenu le prolongement de la zone 30 sur la rue Jean Moulin.

Le prolongement de la rue Jean Moulin passe devant un lycée professionnel, entre les stades Raymond Petit, géré par la Communauté Urbaine, et les COSEC, gérés par la Communauté Urbaine, puis cette rue passe entre le stade Marcel Picot et la caserne des pompiers ! Je rappelle que dans cette cité scolaire viennent 3.000 élèves quotidiennement. Comment l’actuel président de la Communauté Urbaine pourra-t-il expliquer qu’il n’y a pas là une utilisation très intercommunale ? Mais faisant fi de toute règle de sécurité, il utilise comme alibi le fait que le maire de Tomblaine ne souhaite pas que cela soit imputé sur son budget et parce qu’André Rossinot ne veut pas le prendre en charge financièrement, il décide de ne pas sécuriser ce prolongement de la rue Jean Moulin en n’étendant pas la zone 30. C’est un traitement inégalitaire, pour ne pas dire sectaire, c’est le public qui en sera la victime une fois de plus. L’essentiel du temps de l’actuel président de la Communauté Urbaine est consacré à des mesquineries stériles. Il est temps que la majorité de la Communauté Urbaine du Grand Nancy change.

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 15 – 5 juin 2013

DIS-MOI TON NOM, JE TE DIRAI QUI TU ES… OU N’ES PAS

 

Nous vous parlons régulièrement sur ce blog du manque criant de concertation organisée par la Communauté Urbaine du Grand Nancy avant toute prise de décision, que ce soit avec les élus ou la population concernée par les opérations en cause. La CUGN par l’intermédiaire de son Président s’est une nouvelle fois illustrée dans le cadre du projet Stan 2013.

Nous vous avions déjà évoqué ce sujet dans un précédent article. La Communauté Urbaine a en effet décidé de restructurer son réseau de transports en commun. Mal organisé, celui-ci fait aujourd’hui la part belle comme pour tout projet de la CUGN à la ville centre, délaissant complètement les villes périphériques comme Vandœuvre ou Villers. C’est ainsi que ces deux communes, respectivement 2ème et 3ème commune de l’intercommunalité en densité de population, ne verront pas leur desserte améliorée en dépit des engagements pris par André ROSSINOT et sa majorité. Les villes périphériques restent délaissées, les communes de la première couronne isolées, sans véritable liaison entre elles. Par ailleurs, l’appui du réseau sur une unique ligne structurante, à savoir la ligne 1 de tram, dont on connaît depuis trop longtemps maintenant les défaillances et les souffrances qui en résultent pour les usagers réguliers de cette ligne, ne pouvait perdurer éternellement. Une réorganisation du réseau était nécessaire, mais le résultat est en-deçà des espérances… ou plutôt conforme à ce qu’on pouvait attendre de la majorité intercommunale.

Aujourd’hui, nous parlons à nouveau du projet Stan 2013 pour illustrer les méthodes autoritaires de la droite dans l’agglomération nancéienne. En effet, la Communauté Urbaine du Grand Nancy vient de diffuser sa plaquette d’informations concernant ce projet auprès des communes concernées, dans laquelle elle propose les dénominations pour les arrêts des différentes lignes. Cette fois-ci, les communes avaient bon espoir de faire entendre leur voix, puisque les suggestions de la Communauté Urbaine avaient été soumises à l’avis de chacun des maires concernés. Leurs espoirs étaient cependant illusoires.

Comme les vice-présidents de la CUGN ne sont pas du tout des élus de proximité, ils ignorent tout de la vie locale. Ainsi, le 26 février, les élus locaux de Tomblaine ont fait savoir qu’ils étaient en désaccord avec les propositions formulées dans la plaquette d’information Stan 2013 et contestaient la dénomination de différents arrêts. Ils donnaient alors leurs propositions de dénomination plus conformes à l’histoire de Tomblaine et à la vie des gens. Cependant, pour ce projet comme pour tout autre sujet soumis à discussion par la CUGN, la méthode est toujours là-même. Le Président Rossinot organise un semblant de concertation pour au final décider seul sans tenir compte des opinions qui ont été exprimées.

Ainsi, dans cette plaquette à destination du public, l’arrêt que la commune de Tomblaine souhaitait nommer « Fraternité » (parce que au niveau du rond-point de la Fraternité), est nommé étrangement « Groupe scolaire de Tomblaine » ce qui est incohérent car cet arrêt n’est pas du tout à proximité d’un groupe scolaire. Le changement de dénomination de l’arrêt Sainte-Marguerite en Galilée (puisqu’il se situe au niveau du rond-point Galilée) que nous suggérions a été totalement ignoré. Plus grave encore, des nouveaux arrêts devaient être implantés sur la ligne 13 afin de desservir la commune de Tomblaine. Ces arrêts nommés Tuileries avaient été acceptés par la Communauté Urbaine le 8 février. Aujourd’hui, nous constatons que ceux-ci ne figurent même pas sur les plans ! S’agit-il d’une erreur ou d’un oubli volontaire ? Le doute s’installe et la question est d’autant plus légitime quand on constate le sort que la CUGN réserve aux propositions des élus locaux.

Alors que le Projet Stan 2013 aurait dû être l’occasion d’améliorer le service rendu aux usagers et d’inciter les Grands Nancéiens à utiliser le réseau de transports en commun, même s’ils le sont déjà par les conditions de circulation actuelle dans l’agglomération, la majorité à la CUGN reste arcboutée sur sa logique politicienne et entretient l’opposition entre les communes suivant la couleur politique de leur Conseil Municipal et leur fidélité au monarque Rossinot.

Même si ce procédé ne surprend plus les élus et n’étonnera guère les lecteurs réguliers de ce blog, on peut néanmoins se demander à quoi sert de demander l’avis des élus locaux… Cette posture d’affichage n’est pas à l’honneur de la Communauté Urbaine, les citoyens attendent mieux de sa part. Un véritable projet qui prend en compte les attentes et les considérations des acteurs de terrain, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. On repassera en 2014, en espérant que la droite elle ne repassera pas d’ici là.

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 14 – 31 mai 2013

ROSSINOT... CA SE GÂTE !

 

Vous le savez, je vous en ai souvent parlé sur ce site. La Communauté Urbaine empêche le développement de Tomblaine pour des raisons qui tiennent aux humeurs du Président Rossinot d’une part (et il est de plus en plus de mauvaise humeur) et à de la stratégie d’autre part qui consiste parfois à empêcher le développement de Tomblaine pour privilégier la commercialisation de la zone Entre Meurthe Et Canal à Nancy (quel fiasco !) ou encore tout simplement par ostracisme, eu égard à la couleur politique de la majorité du Conseil Municipal tomblainois.

Pour ce faire, le Président Rossinot a bloqué pendant 2 ans et demi nos demandes de modification du Plan Local d’Urbanisme. Cela signifie que pour qu’un certain nombre de réalisations soit possible, il fallait modifier ce PLU et qu’il a volontairement tardé. Oh miracle, à l’approche des élections arrive à l’ordre du jour du Bureau de Communauté du 30 mai 2013 la modification du PLU de Tomblaine !

 

On peut se poser d’abord la question : pourquoi maintenant ? La réponse est vraisemblablement dans l’attitude toujours aussi agressive et méprisante du président Rossinot. En effet, depuis quelques temps, nous avons découvert qu’il est un fidèle lecteur de ce site puisqu’il en parle très souvent, ce qui nous fait très plaisir.

Comme nous avons posé ce problème souvent sur le site, il est clair que Rossinot souhaitait se débarrasser de ce boulet avant les élections. C’est pourquoi cette délibération après 2 ans et demi d’attente a été traitée, exposée et votée… en moins de 5 minutes !

 

Alors que juste avant, une délibération consistait à approuver la modification du PLU de Saint-Max, le Président Rossinot a demandé au Maire de Saint-Max quel était son avis. Pour la délibération concernant Tomblaine, le vieux briscard n’a pas demandé l’avis du Maire de Tomblaine. Plus diabolique que cela, il a demandé à la cantonade : «  y a-t-il des interventions ? ». Comme le Maire de Tomblaine n’a pas demandé la parole, il l’a mise aux voix et la modification du PLU de Tomblaine a été votée. Mais, il était très embêté car il avait préparé son coup pour répondre à l’intervention du Maire de Tomblaine qu'il avait prévu et qui n’est pas venue. Alors après le vote (ça fait partie de ses méthodes habituelles de reprendre la parole pour des commentaires acerbes alors que le vote est fait), il a fait référence à l’excellent site herveferon.fr parce qu’on lui avait préparé des fiches et qu’il était très ennuyé de ne pas avoir l’occasion de s’en servir !!!

Il a alors prétendu que le Maire de Tomblaine lui avait écrit 21 fois en 2 ans et demi pour demander cette modification du PLU et que chaque fois, la Communauté Urbaine lui avait répondu (menteur). En effet, si nous avons écrit 21 fois, c’est parce que de façon évidente, il y avait mauvaise volonté de la Communauté Urbaine. La réalité, c’est que la modification du PLU a été demandée depuis beaucoup plus longtemps que 2 ans et demi puisque Rossinot a essayé de s’y opposer parce que nous n’étions pas d’accord sur la zone de la Méchelle au moment de l’affaire du projet d’extension du stade Marcel Picot avec l’argent public. Mais, chacun sait qu’il y avait beaucoup d’intérêts privés à préserver derrière tout cela… Pourquoi est-ce que nous disons qu’il y a mensonge ? Parce que la Communauté Urbaine n’a pas répondu à ces 21 courriers. Et si elle a répondu à la moitié d’entre eux, ça a été chaque fois pour dire que ce qui était demandé n’était pas possible ou pour compliquer techniquement le dossier. André Rossinot a alors prétendu que pour les autres communes, la modification du PLU avait duré très longtemps, voire plus longtemps (menteur). Pourquoi est-ce que nous disons que c’est du mensonge ? D’abord parce que nous venons de l’expliquer, la modification du PLU de Tomblaine date d’il y a beaucoup plus longtemps que 2 ans et demi. Ensuite, il est faux de dire que le PLU de Saint-Max a duré 3 ans. Et puis, lorsque les habitants de Saulxures qui ont fait des pétitions dont il n’a pas été tenu compte apprendront que la modification du PLU de Saulxures aurait duré 2 ans et demi alors qu’elle a été bâclée en six mois, ils apprécieront par eux-mêmes.

C’est triste, c’est grave, ça sent la fin de règne.

 

 

On le sait depuis longtemps, Rossinot nous a habitués à mentir, à intriguer mais maintenant, il ment effrontément. Ces affirmations sont ses vérités. Il n’y a  plus que sa petite cour (de plus en plus restreinte) autour de lui pour en sourire timidement. En attendant, le Grand Nancy est mal géré, les inégalités s’aggravent et les Tomblainois dans ce cas précis auront beaucoup souffert des caprices du roi Rossinot.

Et une fois que l'on a disserté sur tout ça, il faut savoir que lorsque le PLU a été voté et aujourd'hui lorsque la modification du PLU a été actée, André Rossinot s'est débrouillé pour que la Communauté Urbaine se rende propriétaire d'une grande partie du territoire concerné (la plaine de la Méchelle, la plaine Flageul, ...). Donc même avec la modification du PLU demandé avec tant d'insistance par le Maire de Tomblaine, celui-ci se verra empêché de tout progrès et de tout développement puisque le roi Rossinot reste propriétaire des lieux. Monsieur Rossinot, qu'avez-vous fait des demandes d'implantation d'entreprises ou de sociétés que le Maire de Tomblaine vous a transmises ? Exemple : un bowling, l'extension du garage VAG, l'implantation de deux sociétés de services à la personne, etc, etc...

 Enfin, manifestement très irrité par notre excellent site herveferon.fr, il redit en séance qu’il préférerait que je dise tout cela en Conseil de Communauté et non pas que je l’écrive sur ce site. C’est un mensonge de plus car je suis souvent intervenu en Conseil de Communauté pour le dire. Chacun sait que les Conseils de Communauté de Monsieur Rossinot sont indigestes, parole, parole, parole, et que toute tentative d’avis émis qui divergerait se voit aussitôt réprimée par une agressivité permanente. Il n’y a pas de démocratie, il n’y a pas de Communauté Humaine, il est temps que cela change.

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 13 – 29 mai 2013

UN STADE TRÈS PRIVÉ

 

Vous avez peut-être lu dans la presse récemment que la commune de Tomblaine a été déboutée par le Tribunal Administratif alors qu’elle demandait l’annulation d’une délibération de la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Quel est le fond du problème ? Lorsque les derniers travaux se sont terminés en 2003, le Maire de Tomblaine a interpellé à plusieurs reprises officiellement, oralement en Conseil de Communauté le Président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy pour lui faire remarquer que les travaux d’aménagement extérieur du stade n’avaient pas été terminés conformément au permis de construire qu’il avait déposé. Avec le mépris dont il est coutumier, le Président de la Communauté Urbaine avait systématiquement balayé ces réflexions en arguant du fait que « les travaux du stade avaient coûté suffisamment cher ». En ne terminant pas les extérieurs du stade, ce sont les riverains et les Tomblainois les premiers qui étaient lésés puisqu’il s’agissait de l’aspect esthétique mais également de l’aspect pratique (organisation du stationnement) pour lequel André ROSSINOT n’a pas souhaité que le travail soit fait jusqu’au bout et que les promesses soient tenues.

 

Par ailleurs, dans le dossier où André ROSSINOT et Michel DUFRAISSE ont essayé de faire payer par la collectivité un agrandissement de stade à 30.000 places (la situation d’aujourd’hui de l’ASNL nous démontre qu’un tel projet payé avec l’argent public était une stupidité), j’avais fait remarquer à plusieurs reprises oralement et par écrit que l’ASNL s’acquittait d’une location du stade à la CUGN… de 150.000 euros par an ! Elle avait d’ailleurs quelques retards de paiement. Dans le même temps, l’ASNL sous-louait ce stade, propriété de la CUGN, pour des séminaires, des fêtes privées, pour l’anniversaire de l’épouse d’un élu nancéien qui aujourd’hui brigue le devant de la scène. Cela rapportait à l’ASNL en un an 450.000 euros alors qu’il s’agissait d’activités extra-sportives. Manifestement, il y avait là détournement de l’argent public puisque l’ASNL louait 150.000 euros le stade et sous-louait pour des fêtes privées 450.000 euros. J’ai fait remarquer à plusieurs reprises qu’en 2002, un rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Rhône-Alpes avait noté que l’AS Saint-Etienne bénéficiait d’un loyer trop peu élevé pour son stade et que cela était illégal. Saint-Etienne avait alors revalorisé le montant du loyer à près d’un million d’euros par an.

Que s’est-il passé ensuite ? Après avoir tenté de justifier l’abandon du projet d’agrandissement du stade sans me donner véritablement raison, André ROSSINOT nous a fait passer une délibération il y a quelques mois en Conseil de Communauté pour tenter de revaloriser le loyer du stade et donc pour ne pas être épinglé un jour par la Cour des Comptes. Par la même occasion, le 28 juin 2012, la Communauté du Grand Nancy décidait de retenir la société ASNL comme exploitant de la boutique et des salons Jacquet situés au 2ème et 3ème étage du stade Marcel Picot. Je suis intervenu pour faire remarquer que le stade Marcel Picot a fait l’objet d’un classement au titre de la législation sur les établissements relevant du public qui exclut toute activité commerciale. Les juges aujourd’hui estiment que la boutique qui est exploitée depuis de nombreuses années par la société ASNL est prévue dans les plans du permis de construire modificatif de mai 2003, de même que les salons Jacquet. Or, en aucun cas, cette vocation commerciale n’est autorisée dans le Plan Local d’Urbanisme. De plus, il n’a jamais été acté que les salons Jacquet aient une vocation commerciale (je rappelle que jamais aucune autorisation pour réaliser des fêtes privées n’a été demandée au Maire de Tomblaine. Les seules fois où il a été avisé d’une fête par exemple pour l’anniversaire de l’épouse d’un élu nancéien, c’est parce que les riverains le lendemain se plaignaient du fait qu’à 3 heures du matin, les bons bourgeois nancéiens vomissaient dans le caniveau) ! Lors du Conseil de Communauté du 28 juin 2012, je suis donc intervenu en disant au Président de la Communauté Urbaine : « votre délibération est illégale puisque vous bafouez le Plan Local d’Urbanisme qui a été acté par le Conseil Municipal de Tomblaine à l’unanimité et voté par le Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy à l’unanimité ». Je lui ai proposé alors « Monsieur le Président, vous n’avez qu’à modifier le Plan Local d’Urbanisme de la ville de Tomblaine et représenter une délibération qui sera alors légale et que je voterai, mais je vous fais remarquer que cela fait deux ans que la ville de Tomblaine demande une modification du Plan Local d’Urbanisme et que vous méprisez la demande des élus locaux en ne répondant pas ».

Dans sa suffisance habituelle, le Président ROSSINOT a mis aux voix et cette délibération en toute impunité a été actée. Le Tribunal Administratif nous a déboutés cette semaine, nous n’irons pas en appel car cela finit par coûter cher et de toute évidence, c’est le pot de fer contre le pot de terre. J’affirme que tout cela n’est pas moral. Monsieur ROSSINOT et Monsieur ROUSSELOT ont tous les droits. C’est comme ça que cela se passe et c’est pour cela qu’il y a urgence à changer la majorité à la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Et comme ils ont tous les droits, eh bien par exemple samedi, sans avoir demandé aucune autorisation au Maire, il a été organisé la journée nationale des débutants au stade Marcel Picot qui a réuni quelques 1.500 jeunes. Quand il faut se faire de la publicité personnelle, on sait dire qu’aux côtés du district de football, c’est la Communauté Urbaine du Grand Nancy et Monsieur DUFRAISSE (encore et toujours !) et c’est l’ASNL qui sont organisateurs et qui mettent à disposition les installations. Si ces gens-là n’avaient pas tous les droits, ils auraient demandé une autorisation au Maire et ils auraient dû alors se donner les moyens de réguler la circulation avec le personnel ou les forces de police nécessaires car cela a provoqué de nombreux embouteillages et désagréments pour les riverains et nous n’aurions pas toléré qu’une sono démentielle soit utilisée pendant des heures en continu avec des nuisances sonores subies jusqu’à plusieurs kilomètres de là. Cette façon d’utiliser le stade Marcel Picot est scandaleuse, indigne, irrespectueuse des riverains. Le district de football n’y est absolument pour rien, c’est les méthodes de la Communauté Urbaine du Grand Nancy que je mets là en cause. Mais lorsque je vois qu’on a demandé à ces 1.500 jeunes de former le mot respect sur le terrain synthétique du stade Marcel Picot (synthétique et emblématique puisqu’à l’insu des citoyens, cette pelouse est aujourd’hui entretenue avec l’argent public), c’est un comble ! Il faut changer la majorité à la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

 

Le Stade Marcel Picot

 

50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014


50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014.

Le Président Rossinot veut tout maîtriser et, pour ce faire, il a une capacité à empêcher les initiatives, ou à geler les projets de développement, il distribue les avantages à ses amis pour tenter de conserver une majorité, il organise un traitement inégalitaire des communes et des quartiers sur l’agglomération nancéienne. Tout cela va à l’encontre de l’intérêt public et de la cohésion sociale. Les Grands Nancéiens souffrent. Nous développerons d’ici à 2014, « 50 bonnes raisons pour que la droite ne soit plus majoritaire à la Communauté Urbaine du Grand Nancy en 2014 », par la présentation de 50 dossiers, des petits dossiers, qui paraissent insignifiants, tant ils passent inaperçus, ou encore de gros dossiers… qui paraissent insignifiants tant ils passent inaperçus !


 

Dossier n° 12 – 23 avril 2013

POLITIQUE DE TRANSPORTS EN COMMUN : CHRONIQUE D’UN FIASCO ANNONCE

 

 
Quand on parle de transports en commun, on parle de service public pour les habitants avec la desserte des principales zones d’un bassin de vie et l’amélioration de la circulation. Le Président Rossinot avait fait de la construction de la ligne 1 du tram un argument électoral et une vitrine pour le Grand Nancy. En réalité, il s’agit d’un échec sur toute la ligne (dans tous les sens du terme). Pour une inauguration précipitée en période électorale en présence de Madame CHIRAC, le risque a été pris d’essuyer les plâtres avec une technologie nouvelle à la fiabilité jamais évaluée. Ce risque, ce sont les grands Nancéiens qui l’ont payé et qui le paient cher, très cher.

Le choix de la technologie retenue est évidemment à mettre en cause, le tram sur pneus était une bien mauvaise idée. Celui-ci est en effet assujetti à des spécifications techniques plus contraignantes que pour un vrai tram sur rail. Ainsi, le poids du tram sur pneu est limité à 40 tonnes contre 70 tonnes, avec des répercussions sur la robustesse et la durabilité du matériel. Le guidage par un rail unique entraîne une usure précoce des infrastructures, renforcée par les dédroppages à chaque trajet du fait de l’absence de continuité du rail sur l’ensemble de la ligne. Ajoutons à cela le passage des roues aux mêmes endroits à chaque trajet qui abîment le revêtement routier et qui nécessitent de le changer tous les ans. Dès le lancement, les incidents se sont multipliés conduisant même à la suspension de son exploitation commerciale durant près d’un an.

Le tram répondait à des exigences écologiques et à la volonté de limiter la pollution occasionnée par les déplacements urbains. Cependant, cet objectif se paie par une dégradation du cadre de vie et de l’esthétique de la ville. Avec le choix d’une alimentation électrique trolley, les poteaux et caténaires en tout genre se sont multipliés de façon excessive, alors que le réseau électrique commun a été enterré. Un système d’alimentation par le sol (APS) aurait pourtant permis d’éviter ces désagréments, comme à Bordeaux où un troisième rail fournit l’énergie électrique nécessaire au déplacement du tram. Mais, la réflexion autour des aspects techniques lors de la conception du tram n’était pas à l’ordre du jour. Le Président Rossinot était davantage soucieux des échéances électorales que de fournir aux habitants un service fiable et de qualité.

Enfin, en matière budgétaire et c’est certainement là que le bât blesse le plus, la ligne 1 s’est révélée être un véritable gouffre financier. Pour la construction, ce sont près de 162 millions d’euros qui ont été investis pour la réalisation des infrastructures. A ce coût déjà exorbitant, il faut ajouter celui correspondant à l’exploitation, atteignant un montant de 117 millions d’euros à la fin de l’année 2012. Au total, la ligne 1 a déjà coûté 279 millions d’euros au contribuable nancéien, soit 1073 euros par habitant ! Quand on sait que la dette de la Communauté Urbaine représente à peine un peu plus du double de ces montants, on se rend compte des graves dysfonctionnements qui ont présidé à la réalisation du tram et de l’urgence à abréger les souffrances de ce matériel.

L’agglomération caennaise a compris la leçon tirée de la bouche même du vice-président Europe de la division service de Bombardier, constructeur du tram, qui affirmait l’an dernier que « la technologie est un peu dépassée ». Le Conseil général de l’Environnement et du Développement Durable soulignait en 2010 l’importance pour Caen et Nancy d’envisager sérieusement le retrait du matériel et une restructuration de l’offre. Le 11 décembre dernier, les élus du Syndicat mixte de l’agglomération de Caen qui assure la gestion du tram ont pris acte de ces propositions de bon sens et ont décidé d’abréger l’expérience pourtant prévue jusque 2032 afin de la ramener à 2018. Ils ont également eu la présence d’esprit de réfléchir sur l’ensemble du réseau dans le cadre d’une révision globale de l’offre de transport en commun sur le long terme. Ainsi, la construction d’une ligne 2, en tramway fer et non plus en tram sur pneu, et le maintien du tracé actuel de la ligne 1 mais en tramway fer permettront d’économiser 111 millions d’euros grâce notamment à la conservation de 40% de l’investissement initial, permettant de compenser une partie des pertes accumulées ces dernières années. Voilà un projet ambitieux à destination de la population et responsable vis-à-vis d’elle et des deniers publics.

Malheureusement, le réalisme caennais n’a pas voyagé jusque Nancy. Non content de la triste renommée du tram nancéien, André Rossinot persiste jusqu’au bout dans son erreur. Car pour la ligne 1, au lieu de s’inspirer de l’exemple caennais, la majorité actuelle à la Communauté Urbaine a choisi de prolonger le bail du tram jusque 2022 ! Un coût estimé à 125,75 millions d’euros pour les 10 ans à venir alors que son remplacement par des trolleybus articulés auraient permis d’économiser la moitié de cette somme et d’envisager un avenir pour la ligne 1. Deux millions sont engloutis chaque année pour la maintenance du tram.

Et après 2022 ? Tout sera à recommencer ! Dès la prochaine mandature, il sera nécessaire de réfléchir à l’avenir de la ligne 1 et d’envisager à nouveau des équipements coûteux dont la réalisation immédiate aurait évité ces dépenses faramineuses.

Un seul bon point peut être attribué à l’équipe Rossinot pour avoir compris que la technologie de la ligne 1 était désuète, tout le moins pour la ligne 2. Car sur le reste, on ne peut que se désoler une nouvelle fois des choix qui ont été imposés. Il y aura toujours précipitation, avec une inauguration de la nouvelle ligne cet été 2013, soit 1 an avant le renouvellement du Conseil de Communauté. Juste le temps pour les utilisateurs de se réjouir d’avoir enfin une vraie ligne de transport en commun. C’est ainsi que fidèle à ses valeurs et à la dimension « humaine » de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, André Rossinot a une nouvelle fois confisqué les décisions dans le cadre de l’élaboration du nouveau réseau de transports en commun STAN 2013, négociant seul l’enveloppe budgétaire avec le délégataire. Le groupe de gauche a évidemment voté contre ce budget très insuffisant pour mener à bien ces projets. Quid de la concertation ? La méthode habituelle, il décide d’abord, puis il organise un simulacre de concertation. Toute proposition raisonnée qui n’irait pas dans le sens du Président serait ignorée, méprisée, ou reçue avec excès d’agressivité. Les habitants n’ont pas été associés, même si une enquête sur leurs déplacements a été réalisée avec des résultats attendus … après la mise en service du nouveau réseau ! Les élus municipaux ? « Consultés » mais en aucun cas décisionnaires. Beaucoup de propositions utiles à l’amélioration de la politique des transports urbains ont été écartées, prouvant le caractère purement formel de cette « concertation ».

Nous avons ainsi droit au diktat du président Rossinot qui ressemble davantage à un statu quo qu’à une véritable ambition. Des changements de nom de lignes, véritable révolution, et un réseau articulé autour d’un tramway dont la non-fiabilité rejaillit sur l’ensemble du réseau. Le président de la Communauté Urbaine réussit même à abandonner les promesses contenues dans son propre Plan de Déplacements Urbains de 2006 avec l’absence de ligne 3 à Villers et Vandoeuvre, dont la desserte est pourtant inadaptée à l’importance du trafic quotidien et des zones d’activité (certains maires seraient-ils moins entendus que d'autres ?). Un projet dans la continuité, puisque les communes de la première couronne ne sont toujours pas reliées entre elles. Elles sont une nouvelle fois oubliées au profit de l’organisation en zones marchandes, centralisée sur le cœur nancéien malgré les difficultés de circulation.

 

Monsieur Rossinot a plus œuvré pour que l’image de Nancy soit associée aux panneaux « Circulation difficile » qu’à la campagne de pub « Nancy Renaissance 2013 »

Le projet de l’équipe Rossinot, on l’a bien compris, est d’exclure les voitures du centre-ville. Ce n’est pas la situation actuelle qui contredira ce constat. Quiconque doit utiliser son véhicule personnel que ce soit dans le cadre professionnel ou de sa vie personnelle a pu mesurer les difficultés de se déplacer dans l’agglomération avec les travaux de la ligne 2 mais également du fait de la simultanéité des chantiers en cours : rénovation de la place Thiers, de la place Charles III, aménagement du nouveau Centre des Congrès... Tous les rois en fin de règne ont toujours précipité les grands chantiers. Problème existentiel : « Pour qu’il vous reste un peu de moi ! »  Les Grands Nancéiens souffrent. « Circulation difficile », l’expression employée sur les panneaux de signalisation, est un doux euphémisme très en-deçà de la réalité. Testez tous les trajets alternatifs que vous souhaitez, pas moyen de se rendre au centre-ville de manière aisée.

Cette volonté d’un centre-ville piéton se heurte à la configuration de la ville et à l’insuffisance de préparation de ce projet. Comment inciter les visiteurs à délaisser leur véhicule à la périphérie en l’absence de parking-relais ? Quand la ligne 2 entrera en service, aucun de ces équipements ne sera prêt. On nous parle de 2014-2015 pour celui de Laneuveville. En ce qui concerne celui de Maxéville placée à la sortie d’autoroute Nancy-Centre, pourtant l’un des plus stratégiques, aucune date n’est avancée ! Une réflexion approfondie sur le sujet aurait pourtant été bien utile avant de lancer le chantier, notamment sur leur emplacement. Il suffit de prendre l’exemple du parking-relais du CHU de Brabois dont le taux d’occupation ne dépasse pas les 50%.

Une politique des transports en commun de court terme et sans ambition, voilà ce qui caractérise et restera dans les annales de la droite nancéienne. Actuellement candidat non officiel, André Rossinot espère peut-être que « SI » il était candidat quand même, et que « SI » le prochain mandat qu’il briguerait était le dernier, cet héritage incomberait in fine à la gauche comme celui de la dette au niveau national. Mais comme dit le vieil adage : « Avec des « SI », on mettrait Nancy en embouteillages ! ».
 

Intervention d'Hervé FERON en Conseil de Communauté vendredi 29 mars

Le Conseil de Communauté Urbaine du Grand Nancy examinait cette après-midi le budget primitif pour 2013. Hervé FERON est intervenu pour dénoncer les choix politiques faits par la majorité actuelle et l'accroissement toujours plus important de la dette communautaire qui en découle.


Intervention d'Hervé FERON en Conseil de Communauté :


Monsieur le Président,

Chers collègues,


Monsieur le Président, je suis de ceux qui vous reconnaissent facilement votre grand talent, votre grande intelligence, votre grande expérience. Je suis de ceux aussi qui pensent qu’aujourd’hui le problème de cette collectivité c’est que vous ne mettez plus votre grand talent, votre grande intelligence et votre grande expérience qu’au seul service du pouvoir que vous tentez de conserver à tout prix. Et lorsque je dis à tout prix, j’ai pesé l’expression puisque tout cela finit par nous coûter très cher. Pour tenter de conserver votre pouvoir, vous ne nous permettez pas la lisibilité nécessaire sur le budget, vous ne nous permettez pas de co-construire le budget. Cela nous donne des résultats inquiétants pour l’avenir mais surtout un amoncellement de projets qui, aboutis ou non, sont trop coûteux et ne constituent pas un projet cohérent, solidaire et humain pour l’ensemble du territoire de la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Monsieur le Président, ce budget est le premier acte politique majeur de l’année, mais il est surtout le dernier budget que nous allons vivre en année pleine de votre mandat. Il est à craindre qu’il soit l’expression de difficultés à venir par la suite.

Votre budget 2013 ne permet pas la dynamique nécessaire et manque d’une véritable ambition collective partagée. Sur l’absence de lisibilité, j’insiste sur le fait que des documents de travail aussi volumineux adressés aussi tardivement ne peuvent être étudiés sérieusement. Peut-être ont-ils été postés comme vous le dites le vendredi 22 mars, c’est-à-dire une semaine seulement avant la date du Conseil de Communauté, mais s’ils ont été acheminés par colissimo, c’est déjà bien là la démonstration que vous pensiez qu’il était trop tard et la réception de ces documents le mardi matin dans certaines communes d’opposition comme la mienne est un dysfonctionnement démocratique qui démontre bien là le peu de considération que vous avez pour les 80 Conseillers communautaires que nous sommes.

Ce budget nous apporte deux évidences : davantage de charges pour les contribuables, davantage de dettes pour la Communauté Urbaine. Après l’épisode de la Cotisation foncière sur les entreprises au cours duquel vous n’avez pas souhaité entendre les arguments des membres de notre groupe, pas plus que les appels au secours des petits commerçants, après avoir augmenté le taux des impôts ménages de près de 10% sur la totalité de ce mandat, que pouvions-nous encore espérer ? Comme disait Pythagore, « N’entretiens pas l’espoir de ce qui ne peut être espéré ».

Je reviens sur votre dette, je ne parlerai ici bien sûr que de la dette communautaire. Au 31 décembre 2011, l’encours de la dette s’élevait à 567 millions d’euros soit 2163 euros par habitant. Fin 2012, il atteint 613 millions d’euros, soit 2333€ par habitant. Cela représente Monsieur le Président une augmentation de 8% en seulement une année. Vous ne pouvez pas dire que vous n’agissez pas en connaissance de cause puisque les élus de la gauche du Grand Nancy vous alertent sans arrêt à ce sujet. Depuis le début de votre mandature, les chiffres sont effarants. En 2008, cette même dette n’était que « de 471 millions d’euros ». Même si ce résultat était loin d’être glorieux, par un rapide calcul, on se rend compte que c’est bien 30% d’augmentation en 5 ans que vous avez générés. C’est votre responsabilité mais il faudra que les générations à venir l’assument.

Monsieur Boileau dit que l’Epargne Brute augmente par rapport à la dette, mais cela ne nous rassure pas, car la dette augmente trop et si l’Epargne Brute augmente, c’est parce que vous augmentez l’impôt. Cette dette qui pèse sur chaque habitant offre une place peu envieuse depuis plusieurs années à la Communauté Urbaine du Grand Nancy, à savoir l’avant-dernier rang au niveau français dans le rapport dette par habitant, presque le bonnet d’âne. Pendant votre tournée des vœux des maires de droite, vous êtes revenu systématiquement sur le thème de la dette, comme si cela vous dérangeait que l’on en parle. Vous avez régulièrement affirmé que ceux qui vous reprochaient cette dette n’avaient jamais rien proposé d’autre. Mais c’est plutôt que vous n’avez pas voulu l’entendre.

Il aurait fallu investir moins et investir mieux. C’est ce que le Groupe de Gauche n’a cessé d’essayer de vous faire entendre par ses interventions : en vous faisant d’autres propositions d’investissements et en tentant de vous dissuader d’engager des programmes dispendieux dont l’impact en termes de rayonnement (je parle bien de rayonnement de la Communauté Urbaine du Grand Nancy) ou de développement économique n’a pas été au rendez-vous. Quelques exemples. Dans le passé, nous avons été capables de vous contraindre à ne pas commettre certaines erreurs. L’extension du stade Marcel Picot financé par l’argent public a été évitée. J’ai plaisir à vous faire remarquer les récentes remarques de la Cour des Comptes concernant les endroits où de l’argent public a été investi pour l’extension, la rénovation ou la création de stades en prévision de l’Euro 2016. Ça nous fait très plaisir Monsieur le Président de savoir que nous vous avons évité d’être épinglé. Le projet était estimé à 63 millions d’euros hors taxe. Le risque encouru était qu’in fine, on se retrouve avec 63 millions d’euros d’argent public investi. Mais même si l’on ne prend que les 20 millions d’euros que vous aviez souhaité dans un premier temps emprunter pour cela, cela aurait correspondu pour les Grands Nancéiens à 3% d’augmentation de la dette actuelle.

Un autre exemple, la ligne n°1 du tram qui s’est avérée être un véritable désastre dès le départ. L’agglomération de Caen a compris la leçon et met fin à cette gabegie budgétaire dès 2016 au lieu de 2032 comme cela était prévu. Le vice-président Europe de la division service de Bombardier affirmait lui-même l’an dernier, je cite, « La technologie est un peu dépassée ». Mais vous, vous persistez dans cette voie sans issue de la prolongation jusqu’en 2022. 16,3 millions d’euros seront donc dédiés à cette opération sur la période 2013-2015, dont 7,3 millions d’euros rien que pour cette année 2013. Des dépenses inconsidérées puisqu’il ne faut pas oublier qu’il faudra penser à terme au remplacement de ce tram, avec de nouveaux investissements lourds à venir. Voilà un exemple très précis, Monsieur le Président, de ce que nous appelons : investir moins et investir mieux.

Et voilà que dans ce grand désordre, vous choisissez de lancer une deuxième ligne de transports en commun en site propre. Quel bonheur pour les Grands Nancéiens qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur propre moyen de locomotion tous les jours pour aller travailler et qui apprécient à leur juste valeur les conditions de circulation, la fluidité et la facilité pour se déplacer dans l’agglomération. De la même façon, je pense qu’ils apprécieront toujours à sa juste valeur la facture de cet investissement lorsqu’elle leur sera présentée : 41,7 millions d’euros pour les 3 prochaines années. On pourrait encore énumérer les choix malheureux en termes d’investissement et se demander si les citoyens ont véritablement connaissance du rapport entre le coût des infrastructures et l’intérêt pour l’ensemble de la collectivité : 75 millions d’euros hors taxe pour le Centre des Congrès, 27,94 millions d’euros TTC pour la place Thiers, 18 millions d’euros pour la première section Maxéville-Lafayette, pour le boulevard entre Meurthe-et-Canal…

Je souhaiterais revenir sur l’opacité du budget. Il aurait été intéressant au moins une fois dans ce mandat de pouvoir dépasser les lignes budgétaires croisées pour avoir une information claire sur les coûts des très nombreuses études que vous sollicitez pour appuyer vos projets ou pour écarter ceux que vous n’avez pas choisi. Le coût des études utiles et celui des études inutiles. Nous aimerions aussi avoir un jour un point global sur les frais de protocole, déplacement, hébergement, restauration, réception. Car rien n’apparaît clairement dans le budget ainsi présenté. Quelques autres exemples de procédures opaques, de financements croisés qui empêchent les élus d’avoir la lisibilité nécessaire pour leur permettre de faire de ce budget un vrai levier de développement en cohérence :

-          La pelouse synthétique du stade Marcel Picot dont on nous avait annoncé qu’elle était un investissement privé et que vous nous avez fait reprendre à la charge de la collectivité. Quand nous donnerez-vous les chiffres, le coût de l’entretien annuel à la charge de la CUGN ?

-          Hier en Bureau de Communauté Urbaine, nous avons voté une délibération bizarre pour un montant annuel de 210.000 euros TTC de contrats pour le nettoyage et l’entretien matinal des piscines. Parmi celles-ci, la piscine du Lido à Tomblaine. Le contrat annuel aurait été renouvelé en novembre 2012 et là vous nous avez proposé de le renouveler pour un an à partir du 29 novembre 2013. Je vous ai fait savoir mon étonnement puisque la piscine du Lido est fermée suite au sinistre que l’on sait depuis mai 2012. Elle n’a donc pas besoin d’entretien matinal. Il m’a été répondu que la Communauté Urbaine ne payait pas mais dans le même temps on nous a proposé de voter la reconduction du contrat. Cela manque juste de clarté.

-          Et puis dernier exemple, les événements exceptionnels, mais qui nous reviennent chaque année, financés par la Communauté Urbaine pour valoriser essentiellement l’hyper-centre de la seule ville de Nancy, mériteraient en fin de mandat une véritable évaluation : les coûts  et l’impact réels. On sait que les Fêtes du Roy n’ont jamais permis un développement économique de la France dans l’intérêt des Français.

Monsieur le Président, vous aviez là l’occasion avant la fin de votre mandat de corriger un tant soit peu la mauvaise pente sur laquelle vous nous avez amenés. Nous continuons à vous dire qu’il faut investir moins pour que nous soyons moins endettés mais investir mieux. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’un budget qui anéantira nos marges de manœuvre futures et pour lequel les méthodes de concertation et de discussion ont une fois de plus laissé peu de place à la démocratie interne. Nous voterons contre ce budget.

Conseil de Communauté : préparation précipitée ?

Hier, je me plaignais auprès de la presse mais surtout sur ce blog pour que vous puissiez le savoir du fait que la Communauté Urbaine du Grand Nancy n’avait toujours pas adressé le dossier du Conseil de Communauté de vendredi à certains Conseillers Communautaires d’opposition.

Pour votre information, le dossier est arrivé par colissimo ce mardi matin à la mairie de Tomblaine. On a mesuré son épaisseur, il fait 10 cm. C’est vous dire qu’il y a de quoi lire et de quoi travailler. Dedans, on trouve le budget primitif de l’année 2013, le rapport de présentation, les annexes, le programme d’actions en faveur du parc privé, le règlement budgétaire et financier… ainsi que 39 délibérations à l’ordre du jour.

Adresser un tel dossier 4 jours avant le Conseil de Communauté, c’est un nouveau déni de démocratie de Monsieur Rossinot.

 

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