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Benoît Hamon, le candidat qui s'intéresse à la Culture

Hervé Féron est fier de soutenir Benoît Hamon qui a consacré sa carte blanche à la Culture.

Ci-dessous, retrouvez l'article de "Profession Spectacle" :

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Benoît Hamon consacre sa carte blanche à la culture !

Publié par Maussano Cabrodor

Date: 26 janvier 2017

Lors du débat qui l’opposait à Manuel Valls, Benoît Hamon a choisi de consacrer sa carte blanche à la culture, un secteur dans lequel l’attente est forte, non seulement parce que la culture fut peu présente lors des différentes primaires, mais encore parce qu’il sait pouvoir compter sur de nombreux soutiens. Si certains peuvent y voir un calcul électoral, Profession Spectacle ne boude cependant pas le plaisir de voir un candidat offrir de son temps (compté) sur un sujet essentiel.

Ne nous mentons pas : le secteur culturel est fortement ancré à gauche. Il le manifeste massivement lors de nombreuses élections, non seulement par le soutien affiché d’artistes connus, mais encore sur les réseaux sociaux. Il faut dire que la politique menée par François Mitterrand et son ministre Jack Lang n’a jamais eu d’équivalent en France. Seul André Malraux, de par son passé de résistant et pour sa vision culturelle lorsqu’il a fondé le ministère, trouve grâce parmi les personnalités de droite aux yeux des artistes du spectacle vivant.

Des droits d’auteur de nouveau sur le tapis

Alors, que Benoît Hamon consacre sa carte blanche à la culture, voilà qui réjouit les quelque 200 000 intermittents qui cotisent au régime – pour seulement la moitié qui touche effectivement le chômage. Évidemment, la question qui revient dans sa bouche est proche de celle qui a récemment fait l’objet d’une loi européenne, comme l’a rappelé Jean-Marie Cavada lors d’une soirée privée à laquelle participait Profession Spectacle.

Le candidat de la primaire socialiste a ainsi rappelé son soutien à l’entrepreneuriat culturel en affirmant l’importance de « se pencher sur la question de la rémunération des auteurs, en créant un statut des artistes pour que ceux qui créent et innovent puissent voir leur création rémunérée ». Et Benoît Hamon de rappeler au passage : « On a eu un quinquennat contrasté dans ce domaine. Aujourd’hui, l’essentiel des crédits se concentre en Île-de-France ». Il sera évidemment nécessaire qu’il développe davantage ce point à l’avenir, notamment en le confrontant à ladite loi européenne pour voir dans quelle mesure c’est possible.

Plus encore, nous nous réjouissons qu’un homme politique fasse de la culture – droit fondamental de toute personne humaine – un enjeu de sa campagne. Nous le disons et le répétons à Profession Spectacle : les droits culturels sont une urgence. Nous en avons fait un des fers de lance de notre vision.

Un quinquennat plus que « contrasté » !

Car il ne s’agit pas seulement d’énoncer des mesures politiques – tous les candidats le font, ou presque, ne serait-ce que pour appliquer leur vernis -, il est impératif de bâtir une nouvelle vision de la culture, qui parte des personnes, qui s’ancre dans notre histoire, qui ait le souci de la transmission à nos enfants.

À ce titre, le bilan de François Hollande, fait de mesures à la petite semaine et de beaucoup d’esbroufe, est triste, et pas seulement « contrasté », comme le dit le candidat Hamon. Il n’y a pas eu, ou si peu, de vision. Tout n’est certainement pas à rejeter dans le quinquennat culturel de M. Hollande, mais enfin, pour paraphraser Cyrano : « Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait [faire]… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme » !

Une vision culturelle en politique… enfin ?

Alors, écoutons M. Hamon : « C’est moins une mesure concrète, qu’un vœu. Dans le domaine des politiques culturelles, il y a un enjeu fondamental à permettre l’accès à des biens et des services culturels. La gauche, la République doit faire beaucoup plus. Il faut aller au-delà en matière d’ambitions de politiques culturelles. »

Certes, ce n’est pas encore une vision : les termes ne sont pas en place, les distinctions ne sont pas faites. Le concept de la démocratisation – cette prétention du pouvoir à condescendre – a encore de beaux jours devant lui. Mais enfin, ne boudons pas notre plaisir : avec un peu de travail, en faisant sien le principe de subsidiarité qui consiste à partir de la personne humaine et non de l’État, Benoît Hamon devrait bientôt pouvoir construire une nouvelle politique culturelle, basée sur les droits des Français. Belle perspective…

Maussano CABRODOR

 

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