A l'Assemblée Nationale

Intervention d'Hervé Féron en Commission des Affaires culturelles

Ce matin, Hervé Féron est intervenu en Commission des Affaires Culturelles et de l'Éducation lors de l'audition de M. Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS pour le programme « 13 novembre ». Ce programme de recherche pluridisciplinaire a pour objectif d'étudier la construction et l’évolution de la mémoire individuelle et collective après les attentats. L’historien cherche à comprendre pourquoi et comment « tout le monde se rappelle où il était le 13 novembre ». C’est à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) que pendant 12 ans, 1 000 personnes seront interrogées dans le cadre de ce programme. 

 

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"Merci Monsieur le Président.

Monsieur Peschanski, cher.e.s collègues,

Nous sommes à la fois heureux et curieux de découvrir votre ambitieux programme, dont l’objet et l’ampleur inédits sont véritablement fascinants. 1000 personnes, interrogées chacune quatre fois en 12 ans, le chantier est immense alors que plus de 2000 heures de vidéos ont déjà été collectées !

Comme vous le dites, « il n’y a pas un Bataclan mais 100 Bataclans, 100 personnes que l’on interviewe » : la mémoire n’est pas la même en fonction des personnes et le champ des « memory studies » qui s’ouvre à nous donne le tournis. Le choix est très novateur de « mettre l’humain au centre » en allant chercher l’information au cœur des émotions, des souvenirs intenses et des cauchemars. Comment transformer ces témoignages en données qui pourront ensuite être analysées par la communauté scientifique ? En d’autres termes, comment passer de l’émotion à la donnée ?

J’ai lu que vous aviez déjà travaillé dans le cadre d’un programme franco-américain il y a une dizaine d’années sur l’importance d’étudier et de tenir compte de l’évolution de la mémoire. Nous pouvons imaginer que c’était dans le cadre du 11 septembre, acte traumatique à l’« effet de sidération maximal » qui fait que chacun de nous se souvient là où il était ce jour. Quelles seront, selon vous, les différences entre le peuple français et le peuple américain dans leur appréhension ces événements traumatiques et leur capacité à se construire une mémoire collective, qui comme vous ne cessez de le rappeler évolue continuellement ?

Vous travaillez à partir de l’émotion, du sentiment, tout en installant votre réflexion dans un temps suffisamment long qui permet d’avoir le recul nécessaire à une analyse apaisée et source de véritables enseignements. Ne croyez-vous pas que les méthodes aujourd’hui pratiquées par certains médias et notamment les chaînes d’information en continu, où l’information circule beaucoup plus vite qu’avant et qui présentent certaines personnes comme des « experts » parfois à la va-vite, peuvent être dangereuses ? Selon vous, les recommandations du CSA relatives à la couverture audiovisuelle d’actes terroristes, rendues publiques fin octobre, seront-elles utiles ? Plus largement, quelles règles pourrions-nous imposer aux médias pour parer à ces dérives et notamment au phénomène de ressassement dont vous dites qu’il peut entretenir la pathologie du syndrome post-traumatique, et donc causer une véritable « maladie de la mémoire » ? 

Je retiens enfin de votre intervention et des informations que j’ai pu rassembler des éléments porteurs d’espoir : un an après les attentats du 13 novembre, on note le « nouveau contrat » passé avec les policiers, la solidarité, le fait que « la société tient le coup » avec même une baisse des actes antisémites et anti-musulmans… Car ce qui se joue est la défense de nos valeurs partagées, avec au premier rang celles de la Révolution française, et qu’une organisation comme l’Etat islamique veut nous faire abandonner. Un programme comme celui que vous menez est une forme d’engagement des scientifiques à leur manière pour défendre ces valeurs citoyennes, et le politique doit également y prendre sa part. 

Pour tout cela, nous vous remercions."

Hervé Féron cosigne une tribune appelant au largage aérien d'aides humanitaires

Le Nouvel Obs se fait le relais d'un appel cosigné par Hervé Féron dans lequel 36 Députés demandent la fin de l'inaction à Alep et qu'un processus humanitaire de largage des aides (médicaments, nourritures et autres besoins de première nécessité) soit enclenché par la France. 

Cliquez sur ce LIEN pour accéder à l'article sur le Nouvel Obs et retrouvez le texte de l'appel ci-dessous : 

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"M. le Président de la République,

M. le Ministre des Affaires étrangères,

Un million de Syriens, y compris 275 000 civils à Alep, sont piégées dans leur ville assiégée, en étau entre les bombes et la famine. La diplomatie a indubitablement échoué à arrêter et ne serait-ce même à enrayer les souffrances de ces familles. Notre pays a l’obligation morale de s'assurer qu'au minimum ces familles ne meurent pas de faim à l'approche de l'hiver, en enclenchant des opérations humanitaires, y compris des largages aériens, facilement réalisables.

Alep est à l'épicentre de la crise. Les régimes de Vladimir Poutine et Bachar El Assad avancent pour "exterminer" toutes celles et ceux qui n'ont pas déjà été tués lors de leurs précédentes campagnes de bombardements indiscriminés.

Ces dix derniers jours, tous les hôpitaux, y compris le dernier hôpital pour enfants, ont mis hors service par ces bombes. Des centres appartenant aux volontaires héroïques des Casques Blancs ont également été détruits. La dernière opération d'aide date d'il y a 3 mois et les agents médicaux estiment qu'il nous reste moins de 10 jours avant que la population ne se trouve à court de nourriture.

Avec notre armée de l'air déjà opérationnelle dans le ciel syrien, nous vous appelons à autoriser de toute urgence les largages aériens de l'aide aux populations civiles assiégées. Il n'est tout simplement pas acceptable qu'au cours de la plus grande opération de secours de l'ONU de l'histoire, et devant les caméras du monde entier, des centaines de milliers d'enfants soient confrontés à la mort la plus lente et cruelle, parce que nous ne pouvons pas les atteindre avec de la nourriture et du matériel médical.  

Les largages aériens d'aide ne sont certes qu'un dernier recours, mais qui peut aujourd'hui prétendre que nous n'avons pas atteint cette extrémité ? Le gouvernement syrien refuse toutes les demandes d'accès aux agences onusiennes tout en gazant sa population civile.

Notre pays a des partenaires fiables sur le terrain à Alep et dans d'autres villes assiégées, comme les Casques Blancs, qui se tiennent prêts à coordonner la distribution des largages aériens, si seulement nous avons le courage de les engager.

Le temps des excuses est fini."

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Adoption de deux amendements très importants pour la création artistique en France hier soir à l’Assemblée nationale

Hier soir à l’Assemblée nationale, deux mesures très importantes pour la création artistique en France et pour lesquelles Hervé Féron s’était fortement engagé depuis des mois ont été votées.

Les députés ont tout d’abord acté l’augmentation du plafond de la taxe sur les spectacles, sur laquelle repose intégralement le financement du Centre national des variétés et des jazz (CNV) et derrière lui l’ensemble du secteur des musiques actuelles. 

Il s’agissait d’une proposition formulée par Hervé Féron dans son rapport sur le budget de la culture pour l’année 2017, proposition que la Ministre de la Culture Audrey Azoulay avait promis de mettre en œuvre dans un discours à l’Assemblée nationale le 16 novembre dernier.  

Il faut se réjouir  de cette décision - encore plus ambitieuse que celle qui était initialement annoncée 1 - qui permettra de redonner des marges de manœuvre à un secteur plein de potentialités dont les acteurs ne demandent qu’à aider de nouveaux talents à émerger, mais qui a durement souffert de la baisse de la fréquentation des salles de spectacles consécutive aux attentats de 2015. 

La représentation nationale a également voté l’amendement porté par Marcel Rogemont et cosigné par Hervé Féron visant à étendre la taxe prélevée par le Centre National du Cinéma (CNC) aux plateformes de partage de vidéos en ligne, pour une plus grande équité dans le secteur de l’audiovisuel.

Ces plateformes, au premier rang desquelles se trouve le mastodonte YouTube, doivent en effet être mises à contribution financièrement comme c’est actuellement le cas des autres acteurs (fournisseurs d’accès à Internet et plateformes de vidéos à la demande) qui financent déjà la création en rémunérant les droits d’auteurs.

Dès lors qu’elles ciblent le public français, il était tout à fait logique que ces plateformes, qu’elles soient payantes ou gratuites, qu’elles soient ou non établies à l’étranger, deviennent elles aussi des partenaires de la création et contribuent ainsi à créer un cercle vertueux dont bénéficiera l’ensemble du secteur audiovisuel.  

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1 Le plafond de la taxe ne passera finalement pas de 30 à 32 millions mais à 39 millions d’euros !

Rejet de la Proposition de Résolution "prise en charge de l'autisme"

La Proposition de Résolution « prise en charge de l’autisme » portée par le député Les Républicains Daniel Fasquelle a été rejetée vers 13h30 à l’Assemblée nationale.

La Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Ségolène Neuville, a fait une intervention très animée, critiquant fortement le texte. Selon elle, le plus grave dans ce texte est la volonté de « supprimer la liberté de prescription des médecins », avec une « répression pénale de tous les professionnels de santé qui ne respecteraient pas les recommandations de bonnes pratiques » de la Haute Autorité de Santé (HAS). Elle a également indiqué que ce texte n’avait « pas lieu d’être » car l’article R4127-8 du code de la santé publique prévoit déjà l’obligation pour les médecins de respecter les « données acquises de la science » (termes rajoutés par un décret du 7 mai 2012).

Du côté des députés, Philippe Cordery, responsable SER sur la PPR, a quant à lui dénoncé une « résolution qui divise et stigmatise », le député Stéphane Travert a parlé de la nécessité de « privilégier une approche constructive et apaisée » et Gérard Sebaoun mis en garde contre  un texte « arbitraire ».

La droite était aussi divisée et Nicolas Dhuicq (LR) a lui-même jugé cette proposition de résolution « dépassée et dangereuse ».

Audition de Delphine Ernotte PDG de France Télévisions

 

Dans le cadre de l'audition de Delphine Ernotte à l'Assemblée Nationale à propos du COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens) de France Télévisions, Hervé Féron a interpellé la PDG de France TV sur le devenir des rédactions locales et du service de proximité de France 3 Région eu égard aux évolutions territoriales et de la nouvelle carte administrative des Régions. Il a défendu l'impérieuse nécessité de conserver cette proximité et les rédactions locales et a attiré l'attention sur la légitime inquiétude des professionnels comme des téléspectateurs.

 

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Hervé Féron avec Najat Vallaud-Belkacem
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