Hervé FERON

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48 heures chargées...

Hier soir, beau lancement du festival NJP à Nancy, avec l'ami Tito. Ils ont bien de la chance, ils ont droit à la Une du journal plusieurs fois pendant le festival et même avant pour la réunion des VIP, là où il ne se passe rien  ! Le festival "Aux Actes Citoyens", lui,  est interdit de Une, alors on peut se demander pourquoi ? Et bien il suffit de regarder la photo... On y retrouve les éternels copains... (et copine !). Bon... ce sont là les petits arrangements entre certains 
journalistes et politicards...
Mais pour NJP que nous aimons bien et que nous soutenons, nous sommes ravis.
Ce matin, mairie : réunion avec la SOLOREM, présentation de la nouvelle équipe, point sur le développement de la ZAC, puis réunion avec mes équipes autour de l'esquisse de la future école et de la structure multiaccueil de petite enfance, puis réunion autour du financement de l'action "l'orchestre à l'école...
Midi, départ en voiture pour Paris, où nous buvons un coup avec Philippe Lorin, cet illustrateur talentueux, si attachant par son œuvre et son histoire. Il a fréquenté tant de grands noms, des artistes, des politiciens, des chanteurs, des poètes, des acteurs,...
Il nous confie ses illustrations que nous accrocherons en novembre à l'Espace Jean Jaurès pour une très belle exposition : Ferré, Brel, Ferrat. Et, à lui qui a connu Brassens, qui a fréquenté Brel, je me permets de lui demander si il a connu Aznavour. Il me dit avec simplicité qu'il l'a connu, mais qu'on ne peut pas dire qu'il l'ait beaucoup fréquenté. Il me confie qu'un matin, ils prenaient ensemble le petit déjeuner, il avait été surpris, car Charles Aznavour n'avait pas envie d'évoquer les grandes anecdotes... le temps où avec Jacques Brel ils faisaient la vaisselle chez Patachou... Non, Charles Aznavour aimait parler des oliviers de sa Provence et surtout de son père qui avait été un héros, son père qui avait caché et protégé, au risque de sa vie, le groupe Manouchian...
Philippe Lorin quand il parle, comme quand il dessine, raconte sa vie, une belle histoire faite de très belles histoires. À Tomblaine prochainement.
Et puis, nous sommes allés au Théâtre Montparnasse et nous avons vu une pépite !!!
"La légende d'une vie", texte énorme de Stefan Zweig, ciselé, beau et très fort. Avec Nathalie Dessay, Macha Méril, Gaël Giraudeau, Bernard Alane, Valentine Galey.
Le texte est porté par un jeu d'acteurs exceptionnel, précis, une mise en scène millimétrée et efficace, quant au décor, c'est une œuvre d'art...
Ce spectacle ne peut pas ne pas passer par le festival "Aux actes Citoyens" à Tomblaine un jour... (et peut-être que nous aurons la Une ?)
... Retour dans la nuit... demain matin samedi, vernissage du salon l'automne des arts, rencontre des artistes, discours, l'après-midi, je célèbre des mariages, bref... la vie !

Plaisir partagé.



D'abord, il y a Momo, Mohammed Benchaabane, vieux copain de toujours. Il est président de la Fédération nationale des Maisons des Potes et il a créé à Nancy "le Café social". C'est un véritable lieu de vie où les personnes souvent d'origines étrangères (mais pas que) viennent pour parler, se rencontrer ou participer à des activités. C'est un lieu de lien social et de solidarité. Lorsque j'étais député, j'avais pu aider à la création de ce lieu, en sollicitant de la Réserve Parlementaire...  Aujourd'hui, rien n'est venu remplacer cette Réserve Parlementaire pour aider à de telles initiatives ou même à l'Education Populaire en général...

Mohammed y organise tous les derniers mercredis du mois "le kawa dans la cité" : un temps de débat sur un sujet d'actualité, suivi d'un moment de convivialité.

Et puis, il y a Mourad, autre vieux copain de toujours. Lorsque j'étais jeune (hier), il était le bassiste du Groupe Terrain Vague. Nous ne nous sommes plus vus pendant 35 ans et lorsque nous avons voulu remonter le Groupe Terrain Vague, juste pour un soir, nous nous sommes retrouvés. Mourad a alors rencontré mon fils qui chante sous le nom de Hugo F et... il est devenu son bassiste, 35 ans après avoir été le mien !
Mourad chante aussi, seul sur scène, ses propres compositions (très belles), sous le nom de El Yed.