Hervé FERON

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Les bronzés à Tomblaine...

Sur cette photo, il y a trois bras (cassés ?)
Un bras pâle clair, celui de Safia Ihaddadène.
Un bras palichon, celui de Hinde Magada.
Et un bras bien bronzé, celui d'Hervé Féron.
Hi ! Hi ! Et après ça, elle nous feront croire qu'elles sont originaires de là-bas ! Le seul vrai Africain, c'est moi !!!

Quelle triste nouvelle !

Nous avons appris le décès de Christian Fra, chef d'entreprise et ancien Président du
SLUC Nancy Basket. Un grand Président avec qui le SLUC a été à deux reprises champion
de France !
Il en était d'ailleurs toujours le Président d'honneur. Christian Fra était attachant car
sincère, franc, direct. Je crois que je peux dire que nous étions amis, en tous cas nous
nous apprécions.
Je présente mes sincères condoléances à son épouse qui partageait avec lui sa passion
pour le basket ainsi qu'à sa famille. Nous partageons leur peine.

Les cahiers de l'été - épisode 8 - À votre santé !

Dans les politiques publiques qui devraient être prioritaires, il y a bien sûr la santé. Malheureusement c'est là encore un point d'extrême faiblesse de la Métropole et du bon docteur Rossinot...
Il y a quelques semaines, il avait convoqué tous les acteurs locaux de la santé, officiellement pour la signature du 2ème Contrat Local de Santé, mais en réalité pour une grand messe d'auto promotion. Un Contrat Local de Santé riche du travail de réflexion et des contributions fournis par les professionnels de santé. Puis, ce document devient un inventaire à la Prévert des actions (réelles ou non) sur le territoire du Grand Nancy. La méthode est pratique, elle permet de valoriser de nombreuses actions comme si elles étaient  mises en œuvre ou soutenues financièrement par la Métropole du Grand Nancy. Or, ça n'est quasiment jamais le cas...
Il faut savoir que lors des deux derniers Projets de Loi de Finances de l'ère Sarkosy, celui-ci a supprimé les incitations fiscales aux entreprises qui souhaitaient s'installer en ZRU (Zone de Redynamisation Urbaine), seules les ZFU (Zones Franches Urbaines) permettaient dès lors de bénéficier de ces exonérations fiscales...
Il s'en est suivi un effet pervers, puisque nombre de médecin spécialistes, cliniques, laboratoires sont allés se concentrer dans ces ZFU. Or, sur le Grand Nancy, il n'y a que deux ZFU : le Haut du Lièvre et Vandoeuvre. N'exagérons pas, ces braves gens ne sont pas allés s'installer au coeur du Haut du Lièvre, mais juste en limite intérieure de la Zone permettant ces exonérations juteuses...
 
Il s'en est suivi, comme dans la plupart des agglomérations, un déséquilibre évident de l'offre de soin sur le territoire.
 
A Tomblaine, nous nous sommes battus contre vents et marée pour créer une Maison de Santé Pluriprofessionnelle... Et nous avons plus que réussi. En effet, on prévoyait dans ce qui était avant un désert médical, l'arrivée de 24 professionnels de santé, aujourd'hui ils sont 35 plus un laboratoire d'analyses médicales. Plus de 400 patients par jour, sans compter les visites à domicile, un vrai projet de territoire qui organise les complémentarités entre professionnels de santé, qui permet des amplitudes d'accueil et de soin plus larges et surtout qui facilite l'accès au soin pour les tomblainois, mais aussi pour les habitants des Communes environnantes. André Rossinot a combattu ce projet. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne l'a pas aidé ! Mais demandez aux usagers ce qu'ils en pensent aujourd'hui... il n'y a pas photo !
D'autres maires ont tenté de réaliser des maisons de santé à beaucoup plus petite échelle et en y mettant moins de moyens. Mais ils avaient conscience que c'était et c'est toujours une nécessité absolue pour réorganiser un équilibre de l'offre de soin sur le Grand Nancy.
J'ai été choqué donc d'entendre André Rossinot dire publiquement à cette docte assemblée, je cite : "tous ceux qui se sont jetés pour créer des maisons de santé, dont certaines sont vides ou à moitié vides, c'est tout cela qu'il faut jeter ou mettre de côté".
 
D'abord, cela démontre qu'il est sur une autre planète, il n'a pas conscience de la réalité, de la douleur au quotidien des gens,  il ne va jamais sur le terrain.
Mais, ensuite, quel mépris pour tous ces maires qui ont tenté sans son aide de créer des maisons de santé dans l'intérêt public !
 
J'avais aussi été choqué après son très, très long monologue introductif de l'entendre se réjouir, selon lui tout allait bien dans le meilleur des mondes  dans le Grand Nancy. On voit que ça fait longtemps qu'il n'a pas rendu visite aux services des urgences... choqué surtout qu'il n'ait pas eu la décence d'évoquer la triste situation du CHU de Brabois et la suppression programmée des 598 postes !!!
 
Déséquilibre de l'offre de soin sur le territoire, pénurie de spécialistes, difficulté d'accès au CHU de Brabois (il faut un tram qui y monte !!!), déficit structurel budgétaire au CHU, malaise chez les professionnels hospitaliers et en particulier aux urgences...
Et on continue à dire que tout va bien ?
 
André Rossinot a été très longtemps le Président du Comité de Surveillance du CHU, aujourd'hui c'est Laurent Hénart. Et Mathieu Klein est membre de ce Conseil de Surveillance depuis longtemps. Malheureusement, sauf en période préélectorale, on n'aura pas beaucoup entendu leurs voix pour dénoncer les vraies raisons du déficit de l'hôpital public...
 
Dès 2014, la Fédération Hospitalière de France expliquait :
"En supprimant les lignes de crédit dédiées à l'hôpital public, le gouvernement a puisé dans les crédits accordés à l'hôpital pour réduire le régime général de la Sécu. En mettant dans le rouge les comptes de l'hôpital public, consciemment ou inconsciemment, il continue de faire pression et légitime les prochains tours de vis budgétaires. En juin, en détaillant au Conseil de l'Union européenne sa stratégie pour atteindre les cibles de finances publiques recommandées par Bruxelles, le gouvernement a acté une nouvelle réduction de l'ONDAM à 1,75% en 2016-2017 pour permettre la réalisation de 425 millions d'euros d'économies".
 
Une fois de plus, merci l'Europe et ses "recommandations" !
 
Et lorsque récemment, le triomphalisme était à nouveau de mise et que Laurent Hénart tout comme Mathieu Klein se réjouissaient (quasiment en chœur) du classement du CHU de Nancy en 8ème place parmi les hôpitaux de France (!)  j'ai eu une pensée pour ces 598 personnes qui quitteront d'une façon ou d'une autre leur emploi à l'hôpital, pour tous ces personnels hospitaliers en souffrance, pour toutes ces personnes qui attendent pendant des heures aux urgences d'être soignées...
 
Je me suis dit aussi qu'avec une autre majorité à la Métropole du Grand Nancy, il y aurait une vraie politique publique de santé  cohérente et équilibrée à construire ensemble.

Les cahiers de l'été - petites remarques...



Après 7 premiers épisodes des "cahiers de l'été" plutôt documentés et argumentés, on pourrait penser que la presse s'en emparre un minimum pour nourrir le débat... et bien non !
Ces 7 premiers épisodes ont pourrant été suivis par plusieurs dizaines de milliers de personnes sur mon site herveferon.fr et sur facebook...
Dans l'Est Républicain de dimanche deux pages entières sont consacrées aux élections municipales sur le Grand Nancy. 
D'abord, le journaliste continue à considérer qu'à Nancy seul un duel Hénart-Klein est envisageable. Comme si un(e) autre candidat(e) ne pouvait se présenter et profiter du fait que ces deux-là se ressemblent trop dans leurs parcours politiques respectifs...
Ensuite c'est le passage en revue des maires qui se représenteront sur les 19 autres Communes, de ceux qui ne se représenteront pas et des indécis... "les vrais indécis et ceux qui jouent au chat et à la souris" (sic !) chacun appréciera l'élégance... 
Les uns et les autres sont énumérés avec plus ou moins de bienveillance... 
Une photo et un article spécial sont consacrés à Garcia, mais rien sur ses nombreuses  absence à l'Assemblée et rien sur son vote sur le CETA qui lui vallent quand même un déchainement hostile sur facebook... Comment peut-on passer tout ça sous silence ?
Un passage en revue donc, mais rien sur le fond ! Il est question d'enjeux, mais de quels enjeux ? Quand est-ce qu'on parle des positions de chacun sur les grands dossiers qui impactent le quotidien des Grands Nancéens ??? La dette ? Les privilèges ? Le mode de gouvernance ? Nancy Grand Coeur ? Grand Nancy Thermal ? La ligne 1 du tram ? L'écologie ? et surtout le projet caché d'Hénart et Rossinot (et d'autres ?) d'une fusion des communes en une "Commune nouvelle"...
Il appartiendra donc aux citoyens d'interroger publiquement chacun des candidats dans les 20 Communes sur son bilan et sur ses intentions quant à chacun de ces sujets.

"Intérêt personnel et ignorance" (Anton Pannekoek).


« De nombreux écrits scientifiques se plaignent avec émotion de la destruction croissante des forêts. Or ce n’est pas seulement la joie que chaque amoureux de la nature éprouve pour la forêt qui doit être prise en compte. Il existe aussi d’importants intérêts matériels, voire des intérêts vitaux pour l’humanité. Avec la disparition des riches forêts, des pays connus dans l’Antiquité pour leur fertilité, densément peuplés, véritables greniers pour les grandes villes, sont devenus des déserts pierreux. La pluie n’y tombe que rarement, ou des pluies diluviennes dévastatrices emportent les minces couches d’humus qu’elle doit fertiliser. Là où la forêt des montagnes a été anéantie, les torrents alimentés par les pluies de l’été roulent d’énormes masses de pierres et de sable, qui dévastent les vallées alpines, déforestent et détruisent les villages dont les habitants sont innocents « du fait que le profit personnel et l’ignorance ont détruit la forêt dans les hautes vallées et la région des sources . 

« Intérêt personnel et ignorance » : les auteurs, qui décrivent avec éloquence ce désastre, ne s’attardent pas sur ses causes. Ils croient probablement qu’il suffit d’en souligner les conséquences pour remplacer l’ignorance par une meilleure compréhension et en annuler les effets. Ils ne voient pas qu’il s’agit d’un phénomène partiel, l’un des nombreux effets de nature similaire du capitalisme, ce mode de production qui est le stade suprême de la chasse au profit.(...)

 Le capitalisme est une économie décérébrée qui ne peut réguler ses actes par la conscience de leurs effets. Mais son caractère dévastateur ne découle pas de ce seul fait. Au cours des siècles passés, les êtres humains ont exploité la nature de manière insensée sans penser à l’avenir de l’humanité tout entière. Mais leur pouvoir était réduit. La nature était si vaste et si puissante qu’avec leurs faibles moyens techniques, ils ne pouvaient lui faire subir que d’exceptionnels dommages. Le capitalisme, en revanche, a remplacé le besoin local par le besoin mondial, créé des moyens techniques pour exploiter la nature. Il s’agit alors d’énormes masses de matière qui subissent des moyens de destruction colossaux et sont déplacées par de puissants moyens de transport. La société sous le capitalisme peut être comparée à la force gigantesque d’un corps dépourvu de raison. 

Anton Pannekoek, La destruction de la nature, 1909

Les cahiers de l'été - épisode 7 - la Ligne Numéro 1 du tram...

Retrouvez les épisodes précédents sur mon site herveferon.fr
 
C'est une histoire qui dure depuis au moins 19 ans ! Et qui semble ne jamais devoir s'arrêter, comme dans ces mauvais films américains où un tramway fou dans la ville est devenu incontrôlable...
Tout d'abord "ils" se sont complètement plantés sur la technologie choisie à l'époque. Il fallait ne pas faire comme les autres, alors "ils" ont choisi un tram sur pneu (comme disait Coluche "partir, c'est crever un pneu !") dont "ils" n'ont eu cesse de nous vanter les mérites et puis surtout, il avait fallu l'inaugurer en grandes pompes avec madame Chirac et André Rossinot, juste avant des élections...
Ensuite, "ils" se sont enfoncés pendant de nombreuses années, quand l'opposition (et pas que...) leur disait que ça nous coûtait très, très cher et que ça ne fonctionnait pas...
Mais "ils" sont têtus, "ils" ne reconnaissent jamais leurs erreurs. On nous avait même annoncé trois lignes de tram à échéance 2006... On attend encore. Ce tram aura été un des premiers éléments constitutifs de la dette abyssale d'aujourd'hui (avant Le Palais des Congrès, avant Nancy Grand Coeur, avant le Grand Nancy Thermal...) ! Il faut d'ailleurs remarquer que le grand public et les élus n'ont jamais obtenu de bilan chiffré de cette catastrophe : combien nous a coûté réellement par an ce tram sur pneu ???
 
"Ils", bien sûr, ce sont André Rossinot et sa majorité... 
 
Sans jamais n'avoir reconnu leurs erreurs, sans jamais assumer le fait qu'ils n'auraient jamais dû choisir le tram expérimental Bombardier, comme s'ils avaient joué en misant avec l'argent public et qu'ils avaient perdu. Penauds, voilà qu'"ils" ont décidé de repartir sur une nouvelle technologie : le tram ferré. Très bien...
Seulement voilà, un débat, dont "ils" n'ont surtout pas voulu, s'est installé au sujet de "la montée à Brabois"...
A. Rossinot a décidé de déménager entreprises et universités du centre de Nancy à Brabois, sans aucune concertation et sans avoir pensé à la façon dont ces milliers de personnes rejoindraient le plateau de Brabois chaque jour...occasionnant ainsi le chaos quotidien, le mal-être, voir l'impossibilité de rejoindre son lieu de travail ou d'études. J'ai déjà fait état de témoignages d'étudiants qui se sont résignés à ne plus monter à Brabois et à ne prendre leurs cours que par internet ! Un professeur d'université m'a également confié qu'il était contraint de donner ses cours par internet ! C'est une terrible précarisation des conditions d'études qui a été organisée là.
 
Dans un premier temps, la majorité du Grand Nancy nous a longtemps dit qu'il n'était pas possible de monter à Brabois en tram, sans rupture de charge et que le tram s'arrêterait donc en bas (!) "Ils" nous mentaient. Puis devant la grogne générale, ils ont proposé une montée avec rupture de charge (tram/bus). C'est dire combien ils n'ont pas conscience de la réalité et de l'ampleur du problème !
 
Et puis, un jour, "ils" nous ont sorti de leur poche un projet qui nous emmènerait nous promener en tram par Villers-les Nancy, projet qui rend furieux les premiers concernés, les riverains... 
Les mensonges ont succédé aux entourloupes, on nous parlait au début d'une somme de 400 millions (de toutes façons, on ne les a pas) où en est-on 
maintenant ? On nous parlait d'une réalisation pour 2021 (véridique), dans les documents budgétaires  2019, l'échéance envisagées est 2026 ! Et pendant ce temps-là, ce grand cirque va continuer ?
 
Pourquoi le projet qu'ils voudraient nous imposer n'est-il pas souhaitable ?
- Parce qu'il sera trop coûteux, les deux viaducs projetés engendreront un surcoût de 100 millions d'euros au bas mot. Oui, au bas mot, car chacun sait qu'il y a un grand décalage entre le coût annoncé au départ et celui constaté à l'arrivée. Exemple : Dijon avait prévu 398,5 millions pour réaliser son tramway, il lui en a couté en réalité ... plus de 680 millions ! Et les Dijonnais vont payer la note pendant 40 ans !
- Parce que le tracé est inapproprié, il implique des expropriations, les viaducs porteront préjudice à l'environnement, au Jardin Botanique et aux habitations proches. Et parce que les riverains ne sont pas entendus. Comme dans tous les projets du Grand Nancy, on ignore le triptyque écologie /esthétisme/ élégance, c'est malheureusement une constante.
On est tous d'accord : il faut que le tram, sans rupture de charge, monte à Brabois. Mais cela ne doit pas devenir un dogme et permettre un projet médiocre, sous prétexte qu'il faudrait avoir un alibi à exposer pour les prochaines municipales...
 
J'ai longtemps pensé qu'au début A. Rossinot n'a jamais eu l'intention de réaliser la montée vers Brabois sans rupture de charge... et qu'en proposant cette solution, incohérente au possible, il savait très bien qu'elle ne serait pas possible et il jouait ainsi la montre. C'est encore un peu vrai, mais aujourd'hui, je suis sûr d'une chose... il s'en contrefout ! Après moi le déluge ! Il sait pertinemment que ce ne sera pas lui qui aura à gérer ce douloureux dossier. On est donc dans l'irresponsabilité la plus complète. 
D'autant plus que, non content d'avoir muselé la droite et tous ses courtisans sur ce sujet, il s'est rallié "les autres" (je n'ose dire la gauche) par influence. Choserot s'est trouvé si flatté de se voir "confier" un tel dossier, il aura été le bon petit soldat à défendre l'indéfendable, à sortir la grosse artillerie pour flinguer toute velléité d'opposition (le macronisme, ça fait très peur...) ! 
Du côté de Vandoeuvre, on n'est pas toujours à l'aise dans ses baskets, on a aussi été très flatté d'être reçu par le Président qui a écouté dans sa grande mansuétude... on n'aime pas avouer que l'on s'est fait berner par le Président... Il ne serait pas trop tard pour reconnaître ses erreurs ?
 
Vous avez compris, vos élus ne sont pas bons, quand ils sont dans la posture, pour ne pas dire dans l'imposture...
 
De par la Loi, le Grand Nancy a l'obligation d'étudier les différentes variantes possibles avec objectivité. Obligation aussi de s'expliquer sur le choix qui sera fait et sur les conséquences sur l'environnement...
 
Alors, pour quoi ne pas étudier sérieusement, en toute sincérité et en toute objectivité, les propositions alternatives qui ont été émises ?
Messieurs, inféodés à André Rossinot, cela vous honorerait !
 
1) la proposition faites par le collectif des riverains :
Pourquoi le nouveau tram ne passerait-il pas par l’avenue Paul Muller à Villers-les-Nancy ? Il s’agirait d’un tram à deux voies de circulation et son emprise serait publique, donc n'impliquerait pas d’expropriations de particuliers. Il circulerait sur une route naturelle et n’impacterait pas  la circulation automobile. Il desservirait : le Campus Sciences (à 300 mètres) le collège L. Armand, le groupe d’ habitations de la Mutualité, Telecom, le Village, les futures résidences de Remicourt, la zone de résidences étudiants, le quartier des Cottages, le Camping de Nancy/Brabois puis TOUT LE TECHNOPOLE, la Fac de Médecine et enfin le CHRU de Brabois.
 
Comparé au tracé décrété par l'exécutif de la Métropole, ce serait un vrai transport public, laissant même la possibilité par la suite d'un raccordement éventuel pour desservir Villers Clairlieu.
La Métropole oppose un allongement du parcours... Alors que la distance du campus à Brabois via Paul Muller fait 4,93 km. Cette distance campus/Brabois par le Jardin Botanique fait 3,25km. La différence est de 1,68 km environ (à la vitesse commerciale de 30km/h, on perd 4 minutes). Quatre minutes pendant lesquelles les voitures resteront à la maison, quatre minutes qui feront que lorsque vous viendrez humer les dahlias ou les roses au Jardin Botanique vous n’entendrez que les oiseaux et non pas le roulement d’un tram toutes les 4 minutes .
La plus-value entre la proposition insuffisamment travaillée de la Métropole et celle de l'avenue Paul Muller s'évalue en 
- 4 minutes de "perdues", 
- au moins 100 millions de gagnés, 
- le Jardin Botanique préservé,  
- la qualité de vie et le respect  des riverains, comme des usagers...
 
2) La proposition faites par Françoise Hervé :
Passer par l'avenue Jean Jaurès à Vandoeuvre. Interroger les constructeurs sur la faisabilité, ne pas se suffire d'une seule étude commanditée pour mieux tuer cette hypothèse... Un tracé qui coûterait beaucoup moins cher et serait moins dommageable pour l'environnement... C'est possible !
 
3) La proposition soutenue par le Collectif des associations de défense des usagers des transports et de l'environnement :
Une étude commanditée début 2018 par la Commune de Vandoeuvre a démontré la possibilité de faire monter le tramway par l'avenue du Général Leclerc, y compris sur deux voies en site propre, à la condition de modifier le plan de circulation dans ce secteur. 
 J'avais moi-même, proposé qu'on étudie sérieusement (et non pas que l'on balaie cette idée  par de simples affirmations non démontrées) la possibilité de monter plus directement à Brabois en passant par la rue du Général Leclerc, mais en n'utilisant qu'une seule voie de tram en montant et en descendant, ce qui permet la continuité de la circulation automobile. Les deux schémas ci-dessous du tram à Valenciennes démontrent que c'est possible techniquement.
 
 
Alors, pourquoi ne pas soumettre cette solution aussi à la discussion ?
 
Il faut comprendre que ce dossier est très important, il sera déterminant  pour la qualité de la vie des Grands Nancéens, mais aussi pour l'état de nos finances. Cela fait plus de 19 ans qu'"ils" se trompent et qu'"ils" nous trompent, ne les laissons pas continuer !
La constitution d'une nouvelle majorité devrait permettre en responsabilité de remettre à plat complètement ce dossier, de déchirer cette pâle copie, d'explorer en toute transparence chacune des variantes pour choisir la solution  qui sera celle de la raison et de l'intérêt général.
Mobilisons-nous !

Les cahiers de l'été - épisode 6 - la dette !


Retrouvez les épisodes précédents sur mon site herveferon.fr

La dette, c'est le nerf de la guerre. Quand le remboursement de la dette nous étouffe au point de ne plus pouvoir fonctionner normalement, de ne plus pouvoir envisager des investissements qui seraient nécessaires, c'est que depuis longtemps on a mal géré.

J'ai été le premier à le dire, il y a 10 ans, en Conseil de Communauté Urbaine et à multiples reprises : "Monsieur le Président, dans le rapport dette par habitant, vous êtes la dernière Communauté Urbaine de France !"  Et je l'ai dit et redit, jusqu'à ce que d'autres reprennent également cette remarque... L'irresponsabilité, c'est de ne jamais avoir voulu l'admettre et de ne jamais nous avoir répondu en proposant une stratégie cohérente pour redresser cette situation.
Comme je relançais cette alerte régulièrement, souvent l'exécutif du Grand Nancy ironisait en disant que je rabâchais... Seulement voilà, aujourd'hui la Métropole du Grand Nancy, parmi toutes les Métropoles et les Communautés Urbaines de France est  la dernière de la classe dans le rapport dette par habitant.
Ils peuvent toujours chipoter, c'est un fait. Ils disent "telle Métropole n'a pas inclus les transports en commun dans son budget...", mais la Métropole du Grand Nancy, elle, ne nous parle jamais des centaines d'hectares réservés par l'EPFL pour son compte et qu'elle devra payer un jour, terrains sur lesquels elle devra aussi financer des projets pour assumer ses engagements... Ça c'est de la dette cachée qui s'ajoute à la dette...
La dette cumulée au 31 décembre 2018 est de 685 millions (excusez du peu). Ils prétendent que "notre capacité de désendettement se bonifie sensiblement (sur un an) par l'amélioration des niveaux d'épargne..." Comment cela est-il possible ? En augmentant les tarifs des services publics, en affaiblissant ces services publics (ramassage des ordures, bus...) en diminuant les enveloppes dévolues au Communes pour l'entretien des voiries et leur sécurité, en n'entretenant pas les petits équipements (ceux qui servent à la population, les gymnases...).

Ces affirmations posées lors du vote du Budget 2019 ne sont que recherches désespérées d'alibis... Et comme par hasard, ils ne nous ont pas présenté, à cette occasion et malgré nos demandes, de perspectives sur les années à venir concernant cette capacité d'autofinancement...
Et puis il vient se rajouter à tout cela, les dépenses fastueuses, pour ne pas dire les cadeaux faits aux entreprises privées par centaines de millions d'euros, exemple le projet de Grand Nancy Thermal dont on reparlera... Il vient aussi se rajouter les investissements nécessaires et incontournables, car on a trop pris de retard, comme la ligne 1 de transports en commun. Mais là aussi, les choix ne sont pas les bons et il est programmé un projet dommageable sur le plan écologique et beaucoup plus coûteux que d'autres solutions qui n'ont pas été explorées sérieusement...

Toujours à l'occasion de ce budget, "ils" ont fait voté (à tous ceux qui ont bien voulu le voter) rien que pour les 3 années suivantes 2019 - 2020 - et 2021, l'ouverture des AP (autorisations de programme pour investissements) : soit 12 AP dites "récurrentes" pour 273 millions d'euros et 12 AP de projets pour 226 millions d'euros ! C'est à dire 449 millions d'ici 2021 ! Alors qu'ils n'ont plus du tout de marge de manœuvre, ils savent pertinemment qu'une grande partie de ces 500 millions ne pourra être couverte que par de nouveaux emprunts engagés !

Cela signifie au moins trois éléments :

- Messieurs, Mesdames, habitants du Grand Nancy, nous allons être endettés à l'horizon 2021 , vous, moi et tous les contribuables, à hauteur de plus d'un milliard d'euros !!!

- Ils jouent la politique de l'autruche et tout cela éclatera après les élections municipales de mars 2020, quand une partie des responsables de cette situation ne sera plus là pour l'assumer ! Bonjour l'héritage !

- Dès 2021, si rien n'a été corrigé, il y aura une explosion des impôts levés par la Métropole, c'est inéluctable.

En conclusion, il faut changer la majorité de la Métropole pour une autre politique budgétaire raisonnable... 

Il est temps que les élus se saisissent de ce sujet essentiel et qu'on n'arrête d'abandonner les choix politiques aux techniciens !

Il y a urgence à être un minimum sérieux !

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