Hervé FERON

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À Paris aujourd'hui.

J'ai pris ce matin le train pour Paris et j'ai croisé sur le quai de la gare de nombreux militants qui allaient à Paris à l'Assemblée Nationale pour soutenir la cause de Jean-Michel Dieudonné, cheminot radié des cadres (!) sur décision inique de M. Pepy, le patron de la SNCF. Cette sanction est injuste, démesurée et scandaleuse, alors même qu'au sujet des faits qui seraient reprochés à Jean-Michel Dieudonné, le Parquet a classé la plainte sans suite ! Dans quel pays vit-on ? Qui sont donc ces notables nantis et engraissés par une République pervertie qui se permettent de dispenser leur justice et de bafouer impunément la liberté d'expression ? Je soutiens depuis le début Jean-Michel Dieudonné et je vous invite à rejoindre son comité de soutien :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Je siège au Conseil d'administration du CNV qui se déroulait à partir de 10h, où je représente l'AMF (Association des Maires de France).
Le CNV est un Établissement Public qui, avec l'appui du Ministère de la Culture, perçoit la taxe fiscale sur les spectacles et les reverse via ses programmes de soutien aux entreprises de spectacles, de musiques actuelles et de variétés.
Il réunit dans son CA tous les acteurs de la chanson, la filière musicale, le jazz et les variétés.
Nous avons évoqué avec la directrice de la Direction Générale de l'Action Culturelle la création du Centre national de la Musique, tant attendu depuis tant d'années. Sa création est espérée pour le premier janvier 2020, mais devra passer par la loi et par un décret d'application, dont il faudra regarder de très près le contenu... les belles promesses seront-elles tenues ?
Le crédit d'impôts en faveur du spectacle vivant a été aussi évoqué. Le gouvernement a limité le champs des spectacles qui peuvent en bénéficier et les professionnels se demandent vraiment de quoi se mêlent les politiques pour donner un avis d'opportunité... à partir de quels critères ?
Et puis, le projet de convention de partenariat 2019 entre la Région Grand Est, la DRAC et le CNV a été examiné.

Parmi tous les rendez-vous que j'avais ensuite en après-midi, j'ai retrouvé mon vieux copain Stéphane Ferrara, l'homme aux deux carrières prestigieuses, grand champion de boxe, puis excellent acteur au cinéma qui a souvent tourné avec Jean-Paul Belmondo, mais aussi réalisateur !


Et bien sûr, on a parlé ensemble du court-métrage que Stéphane Ferrara avait tourné  avec des jeunes de Tomblaine, il y a trois ans "j'ai vu une étoile"... Superbe !!! Vous ne l'avez pas vu ? Regardez....


Le message clair des gilets jaunes a BHL.


  A l’heure où la France pauvre et modeste des Gilets jaunes fait savoir ses difficultés à se nourrir, à se loger, à se vêtir et son impossibilité d’offrir des sorties, des loisirs ou des vacances à ses enfants, Carlos Ghosn, grand patron français (mais aussi brésilien et libanais, il a la triple nationalité), se fait arrêter au Japon parce qu’il fraude le fisc… Pauvre chéri: il ne gagnait que 16 millions d’euros par an! Il lui fallait bien mettre un peu d’argent de côté s’il voulait survivre un peu…

  J’y vois un symbole de la paupérisation induite par ce libéralisme que Mitterrand fait entrer dans la bergerie française en 1983 avec les intellectuels médiatiques du moment, Nouveaux Philosophes en tête. Des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, puis des riches de plus en plus riches et de moins en moins nombreux: voilà ce qu’est la paupérisation. L’Empire maastrichtien est la créature des clones de Carlos Ghosn qui paupérisent à tour de bras. Macron est l’un d’entre eux.

  Les journalistes des médias dominants clament partout que le message des Gilets jaunes est confus, invisible, illisible, divers, diffus, multiple, contradictoire: non, il ne l’est pas. Il est même très clair: ce que dénoncent les Gilets jaunes, c’est tout simplement cela: la paupérisation.

  On le voit dans les reportages, ce peuple-là n’est pas doué pour la rhétorique et la sophistique, la dialectique et la parole. Il dit simplement et clairement des choses simples et claires que les diplômés des écoles de journalisme, de Science Po, de l’ENA ou de Normale Sup ne comprennent pas parce que ça dépasse leur entendement. Ils sont pauvres et l’engeance qui tient le pouvoir, politique, médiatique et économique,  ne sait pas ce que signifie faire manger une famille avec 5 euros par repas. Ils ne le savent pas…

  Il est facile de salir ces gens modestes comme le font Libérationet Le Monde, L’Obs (avec un article dégoûtant d’un nommé Courage, probablement un pseudonyme…), voire l’inénarrable BHL. "Ces pauvres qui disent qu’ils le sont et qu’ils n’en peuvent plus de l’être, quelle beaufitude, quelle grossièreté, quel manque de manière!". Et ces journaux seraient des journaux de gauche? Qui peut encore le croire?

 "Salauds de pauvres!" disent Quatremer & Joffrin, Courage & Askolovitch (qui m’inonde de textos insultants en me disant que tout le monde "se fout" de ce que j’écris, sauf lui apparemment…), Xavier Gorce, dessinateur au quotidien du soir & BHL. Car tous souscrivent comme un seul homme à cette saillie qu’on entend dans la bouche de Gabin dans La Traversée de Paris, un film de Claude Autant-Lara, un ancien du Front national version Jean-Marie Le Pen: "Salauds de pauvres!" Le rideau se déchire enfin!

  BHL écrit: "Poujadisme des Gilets jaunes. Échec d’un mouvement qu’on nous annonçait massif. Irresponsabilité des chaînes d’info qui attisent et dramatisent. Soutien à Macron, à son combat contre les populismes et à la fiscalité écolo" (17 novembre 2018). Passons sur la rhétorique du personnage, il y a bien longtemps qu’il ne pense plus et qu’il ne fonctionne qu’aux anathèmes –peste brune, rouges-bruns, poujadistes, fascistes, nazis, staliniens, pétainistes, vichystes, maurrassiens sont ses arguties préférées pour clouer au pilori quiconque ne pense pas comme lui. BHL a le record mondial du point Godwin! Chez lui l’insulte a depuis longtemps remplacé toute argumentation digne de ce nom. Dans le registre des insultes, on l’a oublié, il y avait aussi: "saddamite"…

  C’est le néologisme créé par lui pour insulter Jean-Pierre Chevènement lors de la guerre du Golfe. A cette époque, BHL ne s’est pas fait traiter d’homophobe! Il est vrai que ses amis dans la presse sont nombreux et qu’il dispose d’un efficace pool qui nettoie le net de ses bêtises en les renvoyant dans les pages invisibles du net –vérifiez en tapant "BHL saddamite Chevènement" sur le net, plus rien, nettoyé… Étonnant! Car dans Bloc-Notes. Questions de principe cinq, page 141 de l’édition du Livre de poche, on peut encore y lire : "Chevènement saddamite et philoserbe". J’attends que, des Inrocks à Libération, du Monde à France-Inter, on dénonce cette homophobie qu’on m’a prêtée il y a peu parce que, moi, je ne souscrivais pas au doigt d’honneur antillais qui semblait ravir le président de la République, et que je l’ai fait savoir sur le mode ironique. Il est vrai que BHL et l’humour, ça fait deux…

  BHL qui fait tant pour qu’on parle de ses livres à chacune de ses parutions voudrait qu’on ne parle pas des Gilets jaunes dans les médias! Comme si c’étaient les journalistes qui créaient l’actualité…

La pauvreté existe parce qu’on la montre.

Ne la montrons pas,

De cette manière elle n’existera plus.

   C’est ainsi qu’on apprend à penser à l’Ecole normale supérieure! Censurons ces Gilets jaunes à la télévision, demandons à France-Culture comment on s’y prend pour interdire de parole sur les radios du service public, et faisons taire cette racaille populiste, crypto-fasciste, lepeniste, vichyste, pétainiste, nazie –ne nous interdisons rien! Car quiconque demande du pain pour ses enfants est une ordure populiste bien sûr…

  Que BHL soutienne Macron, il n’y a rien là que de très normal. Avec Stéphane Bern et les Bogdanoff, Line Renaud et Philippe Besson, ce qui se faisait de mieux chacun dans son domaine a offert ses courbettes au Prince. Il y en eut de plus malins qui vinrent manger la soupe payée par le contribuable à Bercy, qui servait à préparer la présidentielle. On n’y mangeait pas des repas à cinq euros…  

 Enfin, que BHL soutienne "la fiscalité écolo", comme son ami Cohn-Bendit, n’est pas non plus étonnant: il reprend l’élément de langage qui voudrait que ces taxes aillent à la fiscalité verte alors qu’elles vont majoritairement dans les caisses de l’Etat. La revue Que choisir l’a récemment montré dans l’un de ses articles [1].

  Pour salir les Gilets jaunes, des journalistes et des éditorialistes affirment qu’ils refusent la fiscalité, qu’ils sont contre les taxes, qu’ils refusent les impôts, qu’ils rechignent à payer des taxes écologiques. C’est faux. C’est Carlos Ghosn qui refuse de payer ses impôts, ainsi que les riches qui ont placé leur argent dans les paradis fiscaux avec l’assentiment de l’Etat français, pas les Gilets jaunes qui, eux, veulent bien payer des impôts directs et indirects, mais s’insurgent que ces impôts, qui doivent servir à payer le salaire des fonctionnaires, à faire fonctionner les écoles, les hôpitaux, les commissariats, les gendarmeries, soient accompagnés en province de suppressions de fonctionnaires et de fermetures d’écoles, d’hôpitaux, de commissariats, de gendarmeries.

 Revenons à BHL: s’il est tellement soucieux de l’état de la planète qu’il estime que l’Etat maastrichtien doive faire payer les pauvres avec leurs voitures de travail afin que les riches puissent polluer en se déplaçant en avion, alors qu’il cesse de passer son temps entre deux aéroports lui qui disait sans vergogne qu’il avait trop de maisons…

  On peut lire en effet dans L’Obs (5 juillet 2017): "J’ai trop de maisons dans le monde": Bernard-Henri Lévy se résout à vendre une de ses villas pour 6 millions d’euros. Lisons cet article: "Trop d’argent, pas assez de temps. Bernard-Henri Lévy a confié à Bloomberg dans un article publié ce lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment: "Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde et hélas, l’année ne dure que 52 semaines". Prix de la demeure sacrifiée: 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés "au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée", affirme BHL, bon vendeur. Bonjour la trace carbone du philosophe!

  On comprend que cet homme-là ignore quelle misère signifie un trou de cinquante euros dans le budget d’une famille vivant avec moins de mille euros par mois… "Salauds de pauvres!", en effet.

Michel Onfray

Vous vous souvenez ?

Vous vous souvenez ?

Vous vous souvenez que j'ai encore pronostiqué une victoire de l'ASNL à 
Sochaux ? Ça s'appelle une remontada !

Macron au salon de l'agriculture.

Laïcité.

 

Cet article de l'Est Républicain relate exactement ce qui s'est passé
lors de notre Conseil Municipal, et je remercie le journaliste, car cela n'a pas été simple à gérer étant donné le niveau d'agressivité gratuite des deux seules représentantes de l'opposition présentes...

Je voudrais préciser l'historique de cette re-dénomination de la salle des fêtes.

Quand j'étais député, j'avais été sollicité par des familles qui s'étaient trouvées confrontées au même problème, à l'occasion d'obsèques d'un proche.

Plus de 60% de la population décède à l'hôpital. En général, pour organiser les 
obsèques, les familles sont orientées vers l'église catholique. En cette période 
de deuil douloureuse, les familles suivent, même si elles sont laïques, même si le
défunt était laïc. Or, il existe une Loi de 1893 qui prévoit que chacun est libre de
prévoir l'organisation de ses obsèques, comme il le souhaite, en fonction de ses
convictions philosophique et religieuse.
Sauf que dans notre pays, dans la pratique, cela ne se passe pas comme ça...

Lorsque j'étais député, j'avais été l'auteur, puis le Rapporteur d'une Proposition de 
Loi qui visait à faire en sorte que cette Loi de 1893 puisse être mise en oeuvre.
C'était tout simple, il s'agissait de dire que dans toute Commune, qui dispose d'une
salle adaptée à l'organisation d'une cérémonie d'obsèques (c'est à dire capacité
d'accueil, accessibilité personnes à mobilité réduites,...), la Commune se devra, sur 
demande de la famille de mettre à disposition cette salle pour que la famille puisse
organiser cette cérémonie d'obsèques selon ses convictions et les volontés du défunt.
Cela s'appelle la Laïcité (Principe écrit dans le Préambule de la Constitution) et cela n'a
absolument rien d'anti-religieux.

A l'Assemblée Nationale, lors des travaux en Commission, ma Proposition de Loi avait été
considérablement réduite, comme toujours, par des députés chafouins... Mais je suis fier
de pouvoir dire, et c'est assez rare pour le mentionner, que ma Proposition de Loi, que
j'ai défendue dans l'hémicycle, avait finalement été votée à l'unanimité (gauche et droite).

Un an et demi plus tard, cette Proposition de Loi est arrivée à l'Ordre du jour du Sénat. Mon
ami Sénateur Olivier Jacquin a tenté de soutenir cette Proposition, dans la continuité de mon travail. Hélas, (le monde politique est petit, tout petit et parfois si médiocre !), les Sénateurs Les Républicains et La République en Marche ont fait collusion pour voter purement et simplement un amendement de... suppression ! C'est beau la démocratie, non ?

A Tomblaine, il y avait la Salle des Fêtes. On y a organisé les obsèques laïques de Job Durupt, si laïques d'ailleurs que les anciens curés de Tomblaine y étaient présents... Puis les obsèques de Jeannot Piucco,...
Au Conseil Municipal, nous avions pensé alors que la dénomination "Salle des fêtes" était
plutôt inappropriée pour une salle destinée à recevoir, même ponctuellement des obsèques.

Nous avons donc voté par délibération une nouvelle dénomination, la salle des fêtes devenait ainsi "Salle Communale".

Lors du Conseil Municipal de décembre, nous avions convenu avec cette dame de l'opposition que la dénomination "Salle Communale" n'était pas très heureuse non plus et nous devions rechercher une autre proposition.

Nous arrivons au Conseil Municipal de janvier et nous proposons "salle Stéphane Hessel". Cette dame me dit que j'ai des méthodes autoritaires et que je ne permets pas la discussion. Je lui réponds que nous sommes là pour en discuter et je lui demande même si elle a d'autres propositions.
Elle nous propose "Salle Simone Veill" (nous avons déjà prévu de dénommer une rue Simone Veill) ou bien... "Salle Abbé Pierre" ! Je rappelle que la discussion a commencé à partir de la proposition d'une possibilité d'organiser des obsèques laïques dans cette salle ! Alors lui donner le nom d'un abbé, avec 
tout le respect que j'ai pour l'abbé Pierre, que j'avais rencontré quand je travaillais à Europe 1 et avec qui j'avais bien sympathisé, cela aurait été plutôt cocasse, non ?

Nous avons donc voté à l'unanimité, moins la voix de cette dame et de son collègue absent qui lui avait donné pouvoir, que cette salle s'appellera désormais "Salle Stéphane Hessel".

Mais, sans vouloir pinailler, les mots doivent avoir du sens. Et d'après le titre de l'Est Républicain, la Salle Communale est "rebaptisée"... "qu'en termes choisis ces choses-là sont-elles bien dites !"
Le "baptème" est un mot qui appartient au vocabulaire des Eglises chrétiennes pour désigner un sacrement...

C'est pourquoi, parce que nous sommes Républicains et Laïcs, à Tomblaine, nous ne baptisons pas, nous dénommons. La Salle des fêtes, devenue Salle Communale a donc été dénommée "Salle Stéphane Hessel".

 

Ecoutez-nous ! Message du 31 décembre d'un Maire au Président de la République.

Beaucoup d'entre vous m'écrivent pour demander comment se procurer ce 
livre.
Si vous le commandez chez votre libraire habituel, vous pourrez le 
récupérer très vite, dans les jours qui suivent.

 

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