Hervé FERON

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Urbanloop, projet exceptionnel...

A l’invitation de Jean-Philippe Mangeot, directeur du projet Urbanloop, j’ai accompagné aujourd’hui
Mathieu Klein, Président de la Métropole du Grand Nancy chez l’Entreprise Cini à Tomblaine, pour rencontrer toute l’équipe d’Urbanloop.
On le sait Urbanloop développe son projet sur un circuit d’expérimentation à Tomblaine, avenue Nelson Mandela, mais c’est tout naturellement que la rencontre avec l’entreprise Cini s’est faite, puisque celle-ci conçoit les outils pour réaliser des prototypes pour l’industrie automobile et même l’aérospatiale. Or, Urbanloop travaille à améliorer le prototype de sa capsule.
Le projet Urbanloop est enthousiasmant, parce que c’est un véritable projet de territoire qui fait appel à des entreprise locales et régionales, qui fédère de nombreux partenariats, qui réunit de jeunes étudiants, qui mobilise les intelligences, l’innovation, les savoir-faire. 
Urbanloop, c’est économique, c’est écologique, c’est une réponse incontournable pour les transports de demain, en complémentarité avec les moyens plus traditionnels.
En tant que Maire, j’ai pu dire ma fierté d’avoir sur notre Commune de Tomblaine un projet d’une telle envergure, d’avoir assisté à Tomblaine, en présence du Ministre des transports au record du monde de la consommation au km (moins d’un centime d’euro !). Mathieu Klein a également rappelé le soutien de la Métropole du Grand Nancy, qui sera le premier client d’Urbanloop. Nous avons découvert cette très belle capsule, qui part à Paris pour être exposée au salon de l’innovation ! Et puis, on le sait, ce sont 40 capsules comme celle-là qui seront bientôt livrées à Paris pour transporter les sportives participant aux Jeux Olympiques de Paris 2024 !
 
Quelle belle image de la France sera ainsi donnée ! Modernité, innovation, respect de l’environnement !!!
 
 

La Batucada de Tomblaine rend visite au VNVB...

 

Le VNVB est le club féminin de volleyball de Nancy-Vandoeuvre, club phare de la Métropole du Grand Nancy, puisqu'il
évolue au plus haut niveau national depuis de nombreuses années.
Ce soir, le VNVB affrontera dans la salle du Palais des Sports de Vandoeuvre, le club de Nantes... actuellement en tête
du championnat de PRO A féminine ! Et le match sera retransmis en direct sur RMC sports.
Le VNVB a demandé à la Batucada de Tomblaine de venir assurer l'animation, cela promet une belle ambiance ! De
19h20 à 19h30, les jeunes tomblainois joueront sur le parquet : percussions, danses brésiliennes et marionnettes
géantes en déambulation... Puis, pendant le match, les percussionnistes donneront le tempo depuis les tribunes...
Chaud, chaud, chaud, allez le VNVB ! Et peut-être même qu'on apercevra les jeunes de Tomblaine sur RMC ?

On a fait sa fête à Jean-Mi !

Beaucoup d’émotion hier soir à l’Espace Jean Jaurès. Une soirée exceptionnelle, parce que unique et spontanée.Il s’agissait de la remise officielle des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres à Jean-Michel Vaicle. En présence de la députée Caroline Fiat, toujours sympa et proche des gens.
On avait concocté une surprise à Jean-Mi, il ignorait que tant de monde serait présent, des gens qui voulaient juste lui faire plaisir et lui rendre ce bel hommage qu’il mérite.
Les meilleurs musiciens de la région étaient présents, ça sentait bon les retrouvailles, certains ne s’étaient plus revus depuis des décennies. Après la partie protocolaire, c’est un véritable spectacle éphémère (parce que répété deux heures avant) qui était offert au public.
Des interventions vidéos (les filles de Jean-Mi, Aurore et Diane, Mil Mougenot !!!) et puis de la musique, de la musique, de la musique :
- Une véritable performance quand la valse n°2 de Chostakovitch fut jouée au piano par deux élèves de l’école de musique TEMPO, dont Jean-Michel Vaicle est le directeur pédagogique : Antoine Craves et Claire Marchand et par Anne Glomet, professeure de piano de TEMPO, les pianistes étant accompagnés par le groupe de percussions corporelles dirigé par Pierre Schaffner ! Magic !
- Claire Marchand au piano a interprété « Mariage d’amour », Isabelle Dazy, autre jeune élève de l’école de musique a interprété « deux - quatre - six - huit »…
- Hugo F a chanté « le dernier qui sortira », comme une ode à la Culture, accompagné par Jérémy Barès à la guitare (belle émotion)…
- Aglaë Berthe, jeune élève de l’école de musique a chanté « la Seine » de Vanessa Paradis, accompagnée par des professeurs de TEMPO, Pierre Schaffner à la batterie, Stéphane Bokhorni à la guitare et des musiciens amis de Jean-Mi : Fred Vinquant à la basse, Jérémy Barès à la guitare. Et pour l’occasion… Nicolas Tuaillon saxophoniste de Vanessa Paradis !!!
- Enfin, comme Jean-Mi aime beaucoup Claude Nougaro, les mêmes musiciens lui ont offert « Armstrong », avec Stéphane Bokhorni au chant et Damien Amann (du groupe « Acorps de rue » à la trompette… et puis Jean-Michel, au milieu du morceau, est monté sur scène pour se mettre au piano… Là encore un beau moment !!!
Cette soirée de grande qualité s’est terminée par un apéritif dinatoire préparé et servi par les bénévoles de l’association « Aux actes Citoyens » et les services municipaux.
Tout le monde s’était mobilisé, juste pour faire plaisir à Jean-Mi.
Musique et amitié, que du bonheur !
 
 
 
 
 
 
 

A star is born ! Jean-Michel Vaicle !

 

 

discours du 4 janvier 2023

Si cela vous intéresse et que vous voulez prendre le temps,
voici le texte de mon discours du 4 janvier 2023, à l'occasion
des vœux du Maire à Tomblaine.
Hervé Féron.
Mesdames, Messieurs, en vos grades et qualités.
Tout d’abord Monsieur le Directeur Général des Services, je tiens à vous remercier pour les vœux que vous venez d’exprimer en votre nom et au nom de l’ensemble des personnels municipaux.
J’ai l’habitude de dire que les vœux du maire sont le 1er acte politique de l’année, important parce qu’il permet de faire un point de situation ainsi que d’exprimer des vœux, des intentions, des valeurs qui vont structurer l’organisation des politiques publiques sur le territoire pour l’année à venir et pour les suivantes. Je pense que les cérémonies de vœux des élus sont trop convenues et feutrées pour que les petits fours soient digestes, à une époque où les urgences sanitaires comme sociales sont devenues inaccessibles et inhospitalières.
Si ces vœux ne sont pas un acte politique, cela devient une habitude bourgeoise et stérile... Je vais donc faire ce soir un petit peu de politique... Et l'on dira peut-être que j'ai mauvais caractère, alors que je suis un garçon charmant.
A la croisée de toutes crises réelles ou non, celles qui sont cruelles, celles qui sont exagérées voire récupérées. La fonction d’un maire est rendue particulièrement compliquée aujourd’hui : plan Vigipirate, crise sanitaire, crise économique, écologique, climatique, crise de confiance envers les élus, guerre en Ukraine, précarisation de la population, fractures multiples. Et face à tout cela : le maire ! Il est l’exécutif du Conseil Municipal, il a longtemps été la personnalité préférée des français, mais, aujourd’hui, n’est plus en capacité de rester crédible.
Je suis un homme de gauche parce que je sais précisément à quoi je fais référence, à quelles valeurs et quelles attitudes je pense, mais je crois sincèrement qu’aujourd’hui il n’y a plus de gauche, il n’y a plus de droite, il y a juste une classe dominante, bienpensante, et il y a les autres. Cette classe dominante a décidé depuis longtemps de remettre en cause les fondements mêmes de la République, ce qui la structurait et en faisait sa qualité, ce qui nous réunissait.
C’est ainsi que les grands acquis du Conseil National de la Résistance sont régulièrement remis en cause. C’est ainsi qu’on est arrivé aujourd’hui à dépendre d’une Europe dont la Présidence vient d’être confiée au parti d’extrême droite au pouvoir en Suède et ça n’émeut personne dans la France du Général de Gaulle. C’est ainsi que les grandes Régions ont été découpées éloignant terriblement les élus régionaux du terrain et les mettant en situation de ne pouvoir jamais être interpellés. C’est ainsi que les Métropoles ont confisqué les domaines de compétence des maires, leur pouvoir d’agir et les richesses des communes en spoliant leurs capacités foncières. C’est ainsi que l’État, progressivement, mais inéluctablement, depuis plus de 15 ans, a diminué les dotations aux communes tout en les accablant de charges nouvelles.
Aujourd’hui, les élus municipaux sont les seuls élus de proximité susceptibles de faire vivre des politiques publiques sur leur territoire avec intelligence et discernement, en étant à l’écoute des gens parce que près d’eux au-delà des grands discours qui revendiqueraient une pseudo démocratie participative de bobos. Mais les choses sont organisées de façon structurelle pour que les maires ne puissent plus agir.
Ainsi, lorsqu’il y a des élections municipales, il est impossible de proposer un programme, c’est-à-dire de faire des promesses, car en l’absence de moyens pérennes, on n’est pas sûr de pouvoir les tenir, alors l’élu devient un menteur. La noble politique est décrédibilisée au profit d’une technocratie stupide et psychorigide.
Ce constat peut vous paraître très amer mais il est le reflet du quotidien d’un maire.
A Tomblaine comme ailleurs, on ne peut plus prévoir, on est en résistance. Il s’agit juste de tenter de garder le navire à flot.
Victor Hugo disait « Je veux que la République ait deux noms : qu’elle s’appelle Liberté et qu’elle s’appelle chose publique. » Quand Montesquieu affirmait « La République est une dépouille et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous. »
Je vais vous parler de l’Etat, puis de la Métropole, car les conséquences sur le quotidien des habitants et des communes sont considérables.
Pour une commune de Tomblaine, quel est l’impact de l’État ? En 15 ans, 760 000 euros de dotation de moins chaque année, confisqués au passage sur le prélèvement de vos impôts. Alors que le budget annuel était de 14 millions (fonctionnement et investissement confondus), nous avons dû réduire la voilure considérablement, on devrait être à 11 millions en 2023 parce qu’il faut considérer au-delà de ces 760 000 euros qui manquent, les baisses ou suppressions de subventions, l’inéligibilité quasi systématique à toutes les aides annoncées pour faire rêver les Français, par insincérité, les charges supplémentaires, etc. Pour exemple : le gaz et l’électricité pour les bâtiments communaux ont coûté 260 000 euros en 2020, 460 000 euros en 2022 et on nous annonce 1,2 million en 2023. Je ne comprends pas : qu’est ce qui explique, qu’est ce qui légitime l’augmentation, pour ne pas dire, l’explosion des prix des matières premières, de l’électricité, du gaz et maintenant de l’eau, sinon l’incompétence de nos gouvernants qui n’ont pas su prévoir et qui aujourd’hui nous font payer la note.
La distribution de chèques carburants dits de compensation, ou l’augmentation des retraites pour une seule partie de la population, n’aboutissent qu’à organiser les fractures et à diviser. Il en résulte un repli sur soi-même, la disparition de la conscience politique et du devoir de solidarité et de fraternité.
Pour ce qui concerne les communes, elles sont contraintes de resserrer leur budget de fonctionnement : moins d’employés municipaux égale des services entiers en souffrance et un affaiblissement qualitatif du service public, pourtant synonyme de cohésion sociale. Les communes n’investissent plus et n’ont donc plus recours aux entreprises locales, c’est tout un pan de l’économie nationale qui vacille.
La population, elle, est de plus en plus pauvre et désemparée, elle s’adresse aux communes pour être secourue. Les jeunes couples qui souhaiteraient acheter un appartement ou une maison en sont dissuadés parce que les communes étranglées n’auront pas d’autre recours que d’augmenter la taxe foncière, parce que les banques augmentent les taux d’intérêts et complexifient l’éligibilité aux prêts, c’est là aussi tout un pan de l’économie nationale qui vacille.
Et maintenant, la réforme des retraites. Stéphane HESSEL que j’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs fois, expliquait qu’au lendemain d’une guerre où pendant 5 ans la France avait été détruite et avait tout perdu, il ne restait rien, le Conseil National de la Résistance avait pourtant inventé la notion de solidarité nationale et de sécurité sociale. Stéphane HESSEL expliquait que 60 ans plus tard, alors que la France n’avait jamais cessé de s’enrichir et de produire plus, « on nous expliquerait que les régimes de sécurité sociale ou de retraite, ne sont plus équilibrés et plus gérables ». Il faisait ainsi la démonstration que le vrai sujet est la redistribution des richesses.
Quand va-t-on enfin taxer les grands groupes qui génèrent chaque année des milliards de bénéfices mais ne payent pas d’impôts en France ? Les entreprises, les PME, PMI sont également particulièrement touchées par la dégradation de l’ensemble de ce système, là encore, c’est tout un pan de l’économie nationale qui est mis à mal.
C’est dans ce contexte que les élus, dans toutes les communes de France, travaillent à construire leur budget primitif pour 2023, en sachant que les communes ont l’obligation de présenter des budgets équilibrés, quand l’État chaque année présente un budget en déséquilibre.
Pour ce qui concerne la Métropole, il y a eu un avant, puis un après avec Mathieu Klein.
L’avant, c’est la Métropole du Grand Nancy, qui est la Métropole qui concentre le plus grand nombre de domaines de compétences en France, ce qui en fait une usine à gaz coûteuse… Et ça ne va pas s’arranger avec l’augmentation du prix du gaz.
L’avant, c’est la dette abyssale que je dénonçais, seul, contre vents et marée, la perspective était d’un milliard de dette, je l’avais dit et écrit, c’est vérifiable, et cette mauvaise gestion a été confirmée quasiment mot pour mot, dans le Rapport de la Cour des Comptes en 2020, c’est vérifiable…
L’après, c’est une meilleure gestion, malgré le contexte que je viens de décrire et qui impacte également le budget de la Métropole.
Mais on n’a jamais parlé d’une grosse partie de la dette, subliminale, elle, puisqu’elle n’apparait jamais dans les comptes publics, celle des engagements que nous devrons tenir vis-à-vis de l’EPFGE Etablissement Public Foncier Grand Est, quant aux énormes réserves foncières engagées par la Métropole sous la présidence Rossinot… Tout cela a eu pour conséquences une dégradation des domaines de compétences de la Métropole dans le service public dû aux communes, comme par exemple l’état de nos routes… L’après, c’est des initiatives comme le récent pacte fiscal, qui nous laisse espérer des corrections significatives.
L’avant, c’est la Métropole qui a structuré les difficultés budgétaires de la Ville de Tomblaine, d’abord par l’économique en instituant des règles de redistribution de l’ancienne Taxe Professionnelle, devenue la CFE, qui pénalisait de façon pérenne des communes comme Tomblaine, y compris lorsque par la suite des entreprises nouvelles sont venues s’y installer.
Mais cela devrait maintenant s’améliorer par le biais du pacte fiscal…
Par le foncier aussi. Savez-vous que la ville de Nancy a une particularité par rapport à toutes les grandes villes de France : elle est petite en superficie, donc à Nancy, il n’y a plus de place pour construire. Tomblaine a une particularité, à elle toute seule, elle représente en superficie le tiers de la Ville de Nancy et la Plaine Flageul, avec toute la zone aéroportuaire et alentours fait le tiers de la Ville de Tomblaine. Et tout ça a été empêché de développement depuis des décennies par la Métropole. Des dizaines d’entreprises ont été empêchées de s’y installer. Pour ne pas faire concurrence avec le développement économique de certaines autres zones, comme « Entre Meurthe et Canal » à Nancy.
Alors en 2017, j’ai proposé un projet innovant à André Rossinot sur la Plaine Flageul, avec de l’investissement privé, parce que l’image de Tomblaine a changé et que les investisseurs sont nombreux. Ce projet est une opportunité incroyable pour la Métropole, en termes d’image, d’attractivité, d’emploi et d’activité économique par le sport et le loisir. Je ne vais pas le détailler à nouveau. Il a été empêché par des élus qui étaient majoritaires avant, bien que le projet ait été voté deux fois à l’unanimité par le Conseil de Métropole, pour des raisons de petites jalousies et querelles politicienne inintéressantes.
Et puis, il y a eu l’après. Le problème, c’est que ces élus, qui ont tant combattu ce beau projet, sont toujours en poste et ont continué à l’empêcher. Mathieu Klein m’assure de son soutien, parce qu’il connait l’intérêt public de ce projet et nous travaillons ensemble, nous avons l’opinion public et la raison avec nous, pour débloquer ce projet et faire vite maintenant.
L’avant c’est quand je suis allé voir André Rossinot en 2015 avec un projet écrit. Voyez-vous, j’ai vu un reportage hier sur TF1, au sujet d’un village en France qui a utilisé un puit de forage avec une eau qui sort à 29° pour chauffer tout le village et fournir de l’eau chaude à une piscine-espace bien-être…
Je tiens mon écrit de l’époque à disposition. A Tomblaine, nous avons un puits de forage qui date de l’époque où n’étions pas dans cette intercommunalité. L’eau sort en permanence en pression naturelle, c’est-à-dire sans système de pompage… à 30 m3 par heure, c’est de l’eau chaude, elle sort à 32° ! Et… elle va dans le caniveau direction la Meurthe. Ma proposition avait été de créer une canalisation direction la Plaine Flageul, travaux que j’avais fait évaluer à 80 000€ à l’époque, pour approvisionner en eau chaude une piscine-patinoire, parce qu’avec du chaud on fabrique du froid et avec du froid, on fabrique du chaud. C’est un concept innovant, mais qui existe et permet de minorer les coûts de fonctionnement. J’avais même l’investisseur privé pour cela… Mais rien n’a été possible. Dommage, aujourd’hui, dans ce contexte de crise, on serait fier de constater tout ça… Mais pourquoi pas demain ?
Avant, il y avait le tram, qui ne fonctionnait pas bien et qui coûtait une fortune. Il y avait le projet de continuer avec la même technologie, pour un investissement de 5OO millions… Après, il y a eu la décision sage d’arrêter ce tram et de passer au trolley bus, qui est une technologie avérée et qui coutera 10 fois moins cher.
Avant, il y a eu le projet Grand Nancy Thermal, qui allait coûter une fortune aux grands nancéiens, qui ne devaient pas être accessible au grand public avec des prix trop élevés. Et puis il y a eu l’action en justice de citoyens responsables et de trois élus, dont moi…
Après, la justice nous ayant donné raison et la raison nous ayant donné justice, il y a eu la volonté de Mathieu Klein d’ouvrir la négociation, avec ceux qui étaient allés en justice. Le résultat, c’est que le Grand Nancy Thermal ouvrira prochainement ses portes, on a évité la perte de plusieurs dizaines de millions d’euros à la Métropole et les prix d’accès à la piscine permettront un usage populaire, puisqu’ils sont calqués sur les prix du reste de l’aquapole. Il est toujours amusant de voir ceux qui n’ont pas voulu du Grand Nancy Thermal sous cette forme, prétendre aujourd’hui que ce serait grâce à eux et qu’ils n’ont jamais souhaité autre chose…
C’est un peu la même histoire pour ce qui concerne la Plage des deux Rives, énorme succès populaire, que nous avons eu le courage de faire, mais qui reste combattu … par dépit peut-être, par ceux-là même qui aurait aimé pouvoir le réaliser.
Tout cela pour dire que de longs et pénibles travaux nous restent encore à réaliser…
A Tomblaine, paisible village d’irréductibles tomblainois, pendant ce temps-là, alors que la crise énergétique bat son plein, les habitants et les élus débordent d’énergie.
C’est ainsi qu’en 2022 :
- Après avoir installé, en partenariat avec mmH et la CARSAT, 97 panneaux photovoltaïques sur les toits terrasses du Foyer Résidence de personnes âgées, nous avons signé, avec Enedis, la première convention d’autoconsommation collective d’électricité en Meurthe et Moselle, qui nous permet de redistribuer cette électricité sur tous les bâtiments publics dans un rayon d’un km…
A noter que, si la démarche est écologique, elle ne nous permet pas de générer de grosses économies, puisque l’Etat nous taxe sur cette production d’énergie solaire, due à nos investissements, de la même façon que s’il s’agissait d’électricité issue du nucléaire.
Dans le cadre de notre projet écocitoyen, nous avons planté, en 2022, 63 arbres, 77 arbustes fruitiers et 640 plantes couvre-sol dans les espaces publics.
- Nous avons signé avec la Protection Civile 54 une convention innovante, unique en France, qui consiste à former une trentaine de jeunes sur un financement de la Commune, au niveau PSE1, puis PSE2 pour leur permettre d’intégrer les équipes de la Protection Civile, d’être salariés par la ville de Tomblaine pour travailler à la sécurité et l’organisation de la Plage des deux Rives chaque année, d’aller renforcer les équipes de la Protection Civile, toujours en étant salariés de la ville de Tomblaine à l’occasion de la Coupe du Monde de Rugby à Paris en 2023, puis des JO et Jeux paralympiques de Paris 2024.
Ainsi, pour ce qui concerne les jeunes formés sur financement de la Commune, nous avons eu en 2022, 5 diplômé PSE2, et 7 PSE1, en cours de PSE2, 15 ATSEM formées aux premiers gestes qui sauvent, 10 jeunes diplômés BAFA, Amine Benhennou a obtenu le BPJEPS, Ivana Pancamo le diplôme d’Educatrice de jeunes enfants, et, ils sont présents : Fiona Stéphan le diplôme d’auxiliaire de bibliothèque, Reda Bouzzafour, le concours de Rédacteur Territorial, Lucas Hausman, la Mention complémentaire « maintenance en équipement thermique individuel » (je souhaiterais citer en exemple Lucas, parce qu’il est bosseur et courageux, il en est à son deuxième CAP, une Mention Complémentaire et il entame là un Brevet Professionnel de « monteur en installations du génie climatique et sanitaire » , il sait tout faire, c’est notre Mac Gyver des services techniques… Giuliano Laurino a obtenu son permis poids lourd et son permis de chauffeur de bus… et quelqu’un d’un petit peu moins jeune, mais dont nous sommes très fiers : Jean-Michel Vaicle, directeur pédagogique de notre école de musique Tempo, vient d’être élevé par Madame la Ministre de la Culture, au grade de : « Chevalier des Arts et de Lettres »
- Une vie associative exceptionnelle, elle aussi débordante d’énergie.
- Une année sportive dense en évènements et en performances, des gymnastes au plus haut niveau national, le sport féminin au mieux de sa forme, le meeting d’athlétisme Stanislas, la réalisation d’un terrain de foot synthétique dernière génération, et beaucoup encore, mais un évènement plus particulier l’accueil d’un départ d’étape du Tour de France pour la troisième fois en 10 ans, avec l’aide du Département, de la Région, et de la Métropole. Toute la ville s’est mobilisée, les habitants, les commerçants, les associations, les employés municipaux… pour donner une image attractive et pour faire la fête… avant cela il y avait eu le record du mode du plus grand madison géant dansé en maillot jaune sur la chanson de Joë Dassin « Aux Champs Elysées » interprétée par son fils Jonathan, ami de Tomblaine.
- Une vie culturelle faite d’exposition, le salon « l’Automne des Arts », cet espace Jean Jaurès, véritable fabrique culturelle, où se préparent toute l’année le festival de Salsa, avec Moviemento, le festival de Kizomba (vous ne le savez peut-être pas, mais 2000 personnes sur un week-end, venues de France, d’Europe, des Etas Unis, et même d’Australie), Gospell Koncept, les galas de Tomblaine-Danse qui part à Avignon avec la Batucada, là encore une aventure énorme pour les jeunes, et bien sûr, le festival « Aux Actes Citoyens » qui cette année encore aura senti à l’avance pour sa programmation qui allait être récompensé par un Molière ou un César… Avec une nouveauté, depuis plusieurs mois, la ville de Tomblaine, en partenariat avec Aux actes Citoyens, accueille des artistes en résidence. De véritables pépites sont ciselées à Tomblaine.
- Sur l’action sociale, après avoir géré au mieux la crise sanitaire, la lutte contre l’isolement, la solidarité… Nous avons accueilli en lien avec la Préfecture de nombreuses familles ukrainiennes, mais nous avons accueilli aussi de façon plus pérenne un certain nombre de mères de familles avec leurs enfants…
- Nous avons fermé le centre de vaccination de Tomblaine en mars, après 15 mois de fonctionnement et nous n’avons pas touché un centime de l’aide annoncée publiquement par le Président de la République et par son Ministre…
Vous le voyez sur ce diaporama, réalisé par Alexandre Huet, il y a de la vie et du lien social.
En 2023, c’est reparti fort, avec une centaine d’enfants partis hier en classes de neige pour deux semaines et demi à La Clusaz, un festival « Aux Actes Citoyens » avec des surprises énormes ! Allez, juste un nom, le fameux « Cirque invisible » avec Victoria Chaplin, la fille de Charlie Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée… Mais avant cela, première représentation en province : le 21 avril du nouveau spectacle d’Anny Duperey « Mes chers enfants »… Nous fêterons cette année les 30 ans de l’Espace Jean Jaurès, inauguré en son temps par Job Durupt et monsieur le Préfet Erignac. Le mardi 4 décembre c’est ici même que le Comité Départemental des médaillés de la jeunesse, des Sports et de l’engagement associatif a choisi d’organiser la journée mondiale du bénévolat.
Dans quelques instants, après avoir mise à l’honneur une jeune retraitée, l’apéritif vous sera servi à table, pendant que nous écouterons des élèves de l’école de musique : Lili et Anne Rossignot, deux sœurs jumelles de 8 ans, qui vont nous interpréter au piano et à 4 mains « Big go », puis Adélaïde Berthe, 8 ans, chantera « radio active » d’Imagine Dragons, accompagnée à la guitare, par Stéphane Bokhorni professeur de chant à Tempo.
Puis, vous pourrez vous diriger vers les différents points de distribution pour le buffet, on retrouvera à la partie musicale, Jean-Michel Vaicle au piano et Nicolas Tuaillon, au saxophone qui, entre autres, est aussi le saxophoniste de Vanessa Paradis.
Enfin, pour ceux qui voudront éliminer les calories prises pendant les fêtes, vous pourrez danser, grâce à DJ Roy !
Madame, monsieur, je vous adresse avec force et sincérité, avec notre Conseil Municipal, nos meilleurs vœux pour cette année 2023, une année faite de Paix, « L’affirmation de la Paix est le plus grand des combats » disait Jean Jaurès.
Je vous souhaite beaucoup d’amour, soyez prudents, prenez soin de vous, prenez soin des autres. Ne lâchons rien « nos rêves inachevés sont nos plus belles histoires ». Comme disait Michel Dinet : « Faisons société », et ensemble nous ferons et nous vivrons encore beaucoup de belles histoires.

Le jour où j’ai failli rencontrer le Roi Pelé… Histoire vraie.

C’est une icône qui nous a quittés. Sur cette photo, on voit, le jour du jubilé de Michel Platini, les trois joueurs mythiques réunis ! Diego Maradona, Edson Arantes do Nascimento, dit « Pelé » (quand j’étais petit, j’avais appris son vrai nom par coeur) et Michel Platini. J’ai plaisir à rappeler que cet énorme moment s’est passé à Tomblaine, puisque la presse préfère situer l’évènement à Nancy, et sinon, dire que c’était au stade Marcel Picot…
Et d’ailleurs, petite anecdote, dans le quartier en rénovation urbaine (ex Zone Urbaine Sensible) aujourd’hui rénové et agréable, il y a un merlon qui sépare les nouvelles petites maisons de la rue Eugène Pottier. La pelouse emblématique du stade Marcel Picot, qui avait été foulée par Platini, Maradona et Pelé, avait ensuite été revendue par petits carrés collectors de 10 cm2 aux fans de foot, mais il restait une grande partie de cette pelouse… Savez-vous où est cette pelouse ? Eh bien, elle couvre le merlon végétalisé de cet ancien quartier Jar-Tom ! Tout comme au milieu de la Place des Arts, toujours dans ce même quartier tomblainois rénové, une placette de 110m2 est constituée des anciens pavés de la Place Stanislas de Nancy. La grande classe pour ce quartier populaire, et un peu du « Siècle des Lumières » qui est venu s’installer en banlieue !!!
Ce jour-là, j’avais donc rencontré Pelé !
Mais Pelé et moi, c’était une histoire beaucoup plus ancienne… Dans un livre que j’ai écrit il y a deux ans « les petits ruisseaux… » je raconte plus de 200 belles rencontres que j’ai faites dans ma vie et cette histoire aurait pu y figurer aussi, mais…
J’avais 14 ans… J’étais passionné de foot, comme beaucoup de gamins. Je partageais cette passion avec mon père que j’aimais beaucoup. Nous avions deux idoles : Raymond Kopa et Pelé. Longtemps après, mon père n’était plus de ce monde, j’ai eu la chance de rencontrer « monsieur Raymond Kopa », qui m’était présenté ce jour-là par Roger Piantoni. Roger Piantoni lui dit « Raymond, je te présente monsieur le maire de Tomblaine » Et Raymond Kopa m’a dit « Monsieur le maire, je suis très honoré » . C’était le monde à l’envers ! Raymond Kopa, aussi élégant dans la vie que sur le terrain… J’aurais tant voulu que mon père sache ça…
Mais revenons à mon histoire… Le « Roi pelé » était une star planétaire (j’aurais tendance à dire que ce fut le plus grand footballeur de tous les temps). A la fin de sa carrière internationale (après sa troisième Coupe du Monde), Pelé était venu jouer un match amical à Paris, avec son équipe de Santos, fin mars 1971 (vous allez voir pourquoi je me souviens si précisément de la date…). C’était au Stade de Colombes, et Santos était opposé à une sélection de joueurs de l’AS St. Etienne et de l’Olympique de Marseille, les deux très grands clubs français de l’époque. C’était un match au bénéfice de la recherche contre le cancer.
C’était à cette époque là que le PSG, petit club qui venait d’accéder en première division, avait tenté d’acheter Pelé à Santos (mais finalement Pelé ira terminer sa carrière aux États Unis, au Cosmos de New York).
Le lendemain de ce match (qui avait été télévisé), je m’apprêtais à partir au collège, quand j’entends, sur la radio de mon père, un flash d’info (si je ne me trompe pas ça devait être « Radio-Nord-Est, en tous cas, c’était la radio publique régionale). On annonçait un scoop incroyable ! Le Roi Pelé allait signer un contrat au FC Metz ! Mieux encore, il allait venir par le train à la gare de Nancy le matin même pour rejoindre Metz en voiture !!!
J’étais un gamin, je rêvais, je collectionnais les autographes de footballeurs… Sans rien dire à mes parents, je décidais de ne pas aller au collège, mais de me rendre à la gare de Nancy (depuis Tomblaine) en vélo… Alors que j’attendais le train de Pelé, il y avait forcément un petit attroupement. Et même une caméra de la télé régionale… A un moment, le caméraman s’approcha de moi, avec mon album d’autographes dans les bras… et s’adressant à moi, il me filmait et me demanda « bonjour, qu’est-ce que vous faites-là ? Vous attendez quelqu’un ?"
Je répondais spontanément, tout excité à l’idée de rencontrerPelé « oui, m’sieur, j’attends le Roi Pelé ! »
- Mais comment savez-vous qu’il va venir ?
- ça a été annoncé à la radio ce matin !
- Ah oui, mais savez-vous quel jour on est ?
- Ben oui m’sieur… le 1er avril !
J’étais tombé à pieds joints dans un horrible canular ! Mon rêve s’effondrait…
Ainsi, le 1er avril 1971, j’ai failli rencontrer le Roi Pelé !
Bien entendu, je me gardais bien de raconter ça à mes parents, surtout que j’avais séché les cours à leur insu !
Je n’oublie pas non plus, que ce soir-là, mon père recevait un ami à la maison et alors qu’ils discutaient en buvant l’apéritif, la télévision était allumée. Au journal régional, un reportage attira soudain leur attention… Un reportage sur les blagues du 1er avril… On me voyait interviewé et piégé. Il y eu un grand silence ! J’étais tétanisé, car je pensais que j’allais me faire sévèrement disputer. Puis mon père et son ami ont éclaté de rire ! C’était bien fait pour moi, alors j’ai ri avec eux. Merci Pelé.
 

En direct du Palais des Sports Jean Weill...

Le SLUC Nancy Basket peut gagner ce soir contre Paris, pour le dernier match de l'année.
 

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Hervé Féron avec Najat Vallaud-Belkacem
et la réalisatrice yéménite, Khadija Al-Salami

 

 

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Intervention d'Hervé Féron en Séance Publique pour les victimes de la répression
de la Commune de Paris

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