Hervé FERON

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Les cahiers de l'été - épisode 10 - Le Grand Nancy Thermal.

Première partie  : la piscine Louison Bobet.

Retrouvez les épisodes précédents sur mon site herveferon.fr

Le 1er septembre, la Métropole du Grand Nancy fermait à la population la piscine Louison Bobet. L'inquiétude est grande, tant cette piscine est appréciée et populaire, d'autant qu'on avait remarqué depuis quelques années que la piscine Louison Bobet n'était plus ouverte au public qu'un mois plus tard, comme s'ils préparaient insidieusement leur coup... L'inquiétude est grande aussi parce que lors du débat d'Orientation Budgétaire 2019, l'exécutif de la Métropole (c'est à dire gauche et droite confondues) a écrit son intention à terme de fermer une ou deux piscines sur l'agglomération (étant donné le coût exorbitant du projet Grand Nancy Thermal et le niveau d'endettement de la Métropole, cela parait inéluctable). Étrangement lorsqu'à plusieurs reprises, nous les avons interrogés officiellement, en Conseil de Métropole (Annie Lévi Cyferman, Stéphanie Gruet et moi), en leur demandant "quelle(s) piscine(s) comptez vous fermer ?" Nous n'avons obtenu aucune réponse, comme s'ils étaient penauds, honteux et comme si cela avait été une boulette que de l'écrire. Je crois tout simplement que les services appréciés par le peuple n'intéressent pas ces notables, ils préfèrent les grands projets ruineux et inconsidérés qui leur permettront, du moins l'espèrent-ils, de pouvoir afficher ça dans leur bilan pour leur petite carrière personnelle. C'est une triste façon de faire de la politique, une façon que je combats résolument, alors que je pense que la politique quand elle s'exerce au service des citoyens est  noble  et nécessaire.
Pire encore, chaque fois que j'interviens pour dire, ce que chacun sait, c'est à dire qu'il n'y a déjà pas assez de piscines sur l'agglomération et que les créneaux sont donc trop courts et insuffisamment nombreux pour les associations et les écoles, Eric Pensalfini intervient pour assurer du contraire... selon lui tout va bien... J'espère qu'il est persuadé de ce qu'il affirme (demandez leur avis aux enseignants ou aux parents accompagnateurs...)

Ce qui est le plus inquiétant pour la piscine Louison Bobet, c'est que le Maire de Nancy, Laurent Hénart a pris un arrêté le 15 mai 2019 pour accorder à la société SAS Grand Nancy Thermal DVT un permis de ... démolir !
Sachez-le, car cela passe pratiquement inaperçu, mais c'est un vrai scandale. Quand on sait que des recours au Tribunal Administratif sont engagés par l'association "Le Bien Commun", les élus métropolitains Annie Lévi Cyferman, Stéphanie Gruet et moi-même et Françoise Hervé Conseillère Municipale à Nancy, on se dit qu'ils font le forcing, c'est un déni de démocratie, une atteinte au droit le plus élémentaire, quand ils précèdent la décision des juges pour démolir, ils atteignent un point de non-retour... Une fois l'actuelle piscine Nancy Thermal démolie, peut-on imaginer un instant qu'un juge prendra la décision de remettre en cause ce projet ?
- Cet arrêté autorise la démolition de plusieurs éléments repérés comme patrimoniaux dans l'étude de Grégoire André qui avait été pourtant commanditée par le Grand Nancy (la galerie Est, les escaliers devant la galerie Nord...). On est d'ailleurs en droit de se poser des questions sur l'attitude de l'Abf sur tous ces dossiers. Les réseaux d'influence ont-ils encore produit leurs effets ?
- Dans le contrat qui a été approuvé par le Conseil de Métropole et dans le planning qui y est annexé, il est prévu de façon détaillé un permis de construire, mais en aucun cas un permis de démolir ! Il apparaît donc que le Maire de Nancy est incompétent pour prendre un tel arrêté !

C'est le scandale qui continue : le patrimoine bradé, démoli, saccagé / où les gamins et les familles, issus  en particulier des quartiers les plus populaires, iront-ils se baigner durant l'été, avec les périodes caniculaires de plus en plus fréquentes ? / L'impact de ce projet sur le budget de la Métropole n'aura-t-il pas comme conséquences la dégradation du service dû au public ? Car, en ce contexte d'irresponsabilité politique consternante, ce n'est plus de Service Public, mais de Service dû au Public qu'il faut parler aujourd'hui !
Je voudrais citer l'association "Le Bien Commun" qui dit avec justesse :
"Les habitants du Grand Nancy sont propriétaires d'une ressource en eau thermale et d'un équipement de plus d'un siècle, jusqu'ici accessible à tous.
Ce n'est pas parce que nos dirigeants l'ont laissé se dégrader, en n'assurant pas l'entretien et les réparations nécessaires, qu'ils doivent maintenant le brader à des promoteurs et à des financiers. Grand Nancy Thermal doit être rénové, amélioré, sa ressource en thermalisme doit être exploitée, mais au service de tous les habitants."

Dans le cadre de ces cahiers de l'été, une seconde partie sera consacrée au projet global du Grand Nancy Thermal. 

Les cahiers de l'été - épisode 9 - Le manque de transparence.


Les cahiers de l'été continueront à traiter un certain nombre de thèmes durant le mois de septembre... On commence à avoir là un véritable programme pour "une autre Métropole demain"...
La presse quotidienne accorde ce lundi, étonnamment, deux pages pleines de promotion à André Rossinot, comme s'il fallait tenter désespérément de légitimer ce qu'ils appellent "le Centre Prouvé" (on est toujours dans la même stratégie qui consiste à poser  des noms prestigieux sur des réalisations pour faire oublier les erreurs...). Et pour cela on nous balance des chiffres, des chiffres et des chiffres... sauf qu'on ne nous donne que le chiffre d'affaires (environs 3 millions d'euros par an), on oublie de nous dire que ce bâtiment disproportionné nous a couté plus de 100 millions d'euros par an... On ne nous parle pas de résultats. Sans compter que ce bâtiment aura lancé avec la triste Place Thiers l'opération du tout minéral appelée "Nancy Grand Coeur" qui enlaidit et défigure le quartier autour de la gare... 
Et c'est la même chose pour le tourisme, le Parc des expositions qu'on a laissé se dégrader, la Foire exposition... on ne nous avance que des chiffres d'affaires... et on s'en vante même !
Cela s'appelle une absence totale de transparence. 
Et quand on ose même conclure un tel coup de pub par une citation d'André Rossinot "Révolutionner l'image du territoire", cela s'appelle carrément un hold-up !

Petit malin...

La règle veut qu'en période pré-électorale, on ne se serve pas des manifestations exceptionnelles (nouvelles, non habituelles) pour mettre en avant le nom des élus en place... C'est à dire qu'on ne se serve pas de l'argent public pour faire campagne...
Cette période d'avant élections municipales de mars 2020 commence le 1er septembre.
 
Alors comment contourner l'esprit de la Loi, quand on est un petit malin ?
 
Sur ces trois cartons d'invitations, on peut remarquer l'évolution à Nancy :
 
1) Une manifestation qui a eu lieu le 31 août, C'est "Laurent Hénart - Maire de Nancy - Ancien Ministre" (alors qu'il n'était que Secrétaire d'Etat) qui invite...
 
2) Dès le 1er septembre, une autre manifestation, c'est "Le Maire de Nancy Ancien Ministre" qui invite... Le nom et le prénom ont prudemment disparu.
 
3) Pour le 75ème anniversaire de la libération de Nancy, courant septembre, il ne pouvait toujours pas indiquer son prénom et son nom... alors, il s'est mis en photo ! Petit malin...
 
 
 
 

Paru dans "Les Dernières Nouvelles d'Alsace"...

On espère que ces infos arriveront jusqu'en Meurthe et Moselle ???

Politique | Grand Est
Abbaye des Prémontrés : Anticor s’interroge
L’association Anticor s’interroge sur les subventions accordées par le conseil régional Grand Est au conseil d’administration du centre culturel de l’abbaye des Prémontrés (Pont-à-Mousson). Valérie Debord et Henry Lemoine, présidente et vice-président de la structure, tombent des nues et protestent de leur bonne foi.
Valérie Debord lors de la réunion de la commission permanente du Conseil régional Grand Est. Photo DNA /Michel FRISON
« Pour moi, Valérie Debord [également vice-présidente du conseil régional du Grand Est, NDLR] est en situation de conflit d’intérêts. Sa défense, comme celle d’Henry Lemoine [conseiller régional et maire (LR) de Pont-à-Mousson, NDLR] consiste à dire qu’ils ont été nommés là par la région Grand Est, mais s’ils sont respectivement présidente et vice-président du conseil d’administration du centre culturel de l’abbaye des Prémontrés, ils ne peuvent pas solliciter des subventions de la région Grand Est, qu’ils votent ensuite en tant qu’élus régionaux [en février dernier, le conseil régional a approuvé en commission permanente le versement de 450 000 euros en faveur de la programmation 2019 du centre culturel, NDLR]. C’est complètement ridicule – et ça laisse désirer au niveau éthique. Il s’agit d’une totale confusion des rôles. »

Ainsi parle Marcel Claude, référent départemental de l’association Anticor pour la Meurthe-et-Moselle.

Le parquet de Nancy a ouvert une enquête préliminaire

Plus grave, Anticor estime que cette subvention de 450 000 euros est « hors de proportion avec le coût réellement engagé par les Prémontrés pour produire leur programme ».

Réagissant aux multiples signalements qu’Anticor lui a adressés depuis au moins 18 mois, le procureur de la République François Perain a récemment ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire, laquelle est toujours en cours. Pour le reste, le magistrat, contacté en début de semaine, se retranche derrière le devoir de réserve : « Alors que les conclusions de l’enquête ne sont pas connues et que les faits dénoncés apparaissent pour la plupart très anciens, une communication apparaît prématurée. »

Valérie Debord et Henry Lemoine, quant à eux, tombent des nues en découvrant les griefs d’Anticor, d’autant qu’ils ignoraient l’existence de l’enquête préliminaire décidée par le parquet nancéen.

Valérie Debord s’indigne : « Je ne prends évidemment jamais part aux votes qui ont trait aux Prémontrés, quand le sujet est évoqué en plénière ou en commission permanente ! Pourquoi jeter ainsi l’opprobre sur des élus ? C’est très désagréable ! »

« Je découvre toute cette histoire, et je ne vois pas ce qu’il y a de compromettant dedans, philosophe de son côté Henry Lemoine. Et puis, sur le fond, il faudra bien un jour que les législateurs de ce pays se penchent sur une anomalie. D’un côté, on nous fait obligation, à nous, élus locaux, de siéger ès qualités dans un certain nombre d’organismes publics et de l’autre, on nous interdit ensuite de prendre part aux votes… »

Forza Sonia !

Vous savez que je suis supporter et que la Ville de Tomblaine soutient une jeune sportive de haut niveau Sonia Hecquel, en lui mettant par exemple un gymnase à disposition pour pouvoir s'entrainer.

Sonia, qui habite à Ludres, pratique la Boccia, qui est en quelque sorte l'équivalent de la pétanque en sport handicap.

Sonia est même en équipe de France dans laquelle elle est assistée de Florent Brachet. Lisa Brachet, sa soeur, jeune professeure de violon à Tomblaine est, elle, assistante d'un autre membre de l'équipe de France : Rodrigue.

Tout ce petit monde est actuellement à Séville pour participer aux championnats d'Europe, tout en espérant marquer suffisament de points pour se qualifier pour les prochains Jeux Paralympiques !
Cette semaine Sonia avait joué de malchance en individuel puisqu'alors qu'elle menait dans son dernier match de poule contre le norvégien, celui-ci a décidé de déclarer forfait, ce qui donnait moins de points à Sonia et ne lui permettait pas de se qualifier pour les 1/4 de finale ! Mais on espère toujours qu'elle soit retenue pour les JO en individuel...

Il restait la compétition par équipe ! Et bien ce matin Sonia et l'équipe de France ont battu en demi-finale la Russie (championne d'Europe en titre) et elles se sont qualifiées pour la finale des Championnats d'Europe qui aura lieu cet après-midi à 17h contre la Grèce (championne du Monde en titre). Bravo Sonia, on est fier de toi, on t'envoie toute notre énergie !
Hervé Féron.

Les bronzés à Tomblaine...

Sur cette photo, il y a trois bras (cassés ?)
Un bras pâle clair, celui de Safia Ihaddadène.
Un bras palichon, celui de Hinde Magada.
Et un bras bien bronzé, celui d'Hervé Féron.
Hi ! Hi ! Et après ça, elle nous feront croire qu'elles sont originaires de là-bas ! Le seul vrai Africain, c'est moi !!!

Quelle triste nouvelle !

Nous avons appris le décès de Christian Fra, chef d'entreprise et ancien Président du
SLUC Nancy Basket. Un grand Président avec qui le SLUC a été à deux reprises champion
de France !
Il en était d'ailleurs toujours le Président d'honneur. Christian Fra était attachant car
sincère, franc, direct. Je crois que je peux dire que nous étions amis, en tous cas nous
nous apprécions.
Je présente mes sincères condoléances à son épouse qui partageait avec lui sa passion
pour le basket ainsi qu'à sa famille. Nous partageons leur peine.

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