Hervé FERON

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Voici le texte de la vidéo, vous pouvez signer la pétition en ligne et dès demain circulera une pétition en version papier.

 
Le communiqué de Mathieu Klein, comme d’habitude, à été écrit par les membres de son cabinet, les amis des amis encartés, qui viennent de naître, qui n’ont jamais rien géré de leur vie et qui n’ont jamais mis les pieds à Tomblaine. C’est dire si les conditions de vie des habitants, ils s’en tamponnent le coquillart ! Ils commencent par dire du bien de moi, parce qu’ils savent que j’ai la population avec moi… C’est un communiqué très lâche. Et puis ils parlent de ma vice-présidence, comme si je n’étais plus maire de Tomblaine dès aujourd’hui… Ils devraient travailler un tout petit peu et se renseigner avant que d'écrire… Et puis dire qu’on a avancé sur le projet Plaine Flageul est un mensonge de plus, cela fait 4 ans qu’ils n’ont rien fait, qu’ils mettent des bâtons dans les roues, qu’ils coûtent de l’argent à la collectivité en engageant des études inutiles et coûteuses, et depuis quatre ans chaque fois qu’ils ont envoyé les gens du voyage pour quatre mois, de l’année, ils ont empêché toutes les études nécessaires au lancement du projet. Ils n’auront jamais le courage de le reconnaitre.
Dans la motion que nous avons votée, on développe deux axes principaux, mais que dire aussi de la piste cyclable Sonia Huguet, qui, malgré les promesses, est toujours une impasse ? Que dire des arbres massacrés sur la route d’Art sur Meurthe parce que la Métropole n’a pas voulu nous entendre sur la méthode à utiliser ? Que dire du champ solaire de 12Ha annoncé dans le projet éco-citoyen de notre ville, que la CCI veut réaliser et que la Métropole empêche depuis 6 ans, ? Que dire de la chaufferie Urbaine décidée par la Métropole sans jamais en avoir parlé en amont au Maire, à Tomblaine parce qu’une chaufferie urbaine n’est assujettie ni à la Taxe Foncière, ni à la Contribution Foncière des Entreprises, mais vous devez savoir que s’ils ont décidé de l’installer à Tomblaine il n’est pas prévu qu’elle ne desserve le moindre bâtiment d’habitation sur Tomblaine. Que dire de ce permis de construire signé par la Préfète, assorti d’un très beau schéma en 3D avec une très belle route pour l’accès des camions, alors que personne n’a prévu de financer cette route ?
- 13 communes, dans l’agglomération, ont plus de 5 000 habitants. Seules 3, dont Tomblaine, sont en conformité avec la loi Besson et sont dotées d’une aire de passage de petite capacité toute l’année. Les autres sont en illégalité. La Préfète parle aujourd’hui d’une quarantaine de famille, 120 personnes pour ce qui concerne les migrants. Je propose que les 13 communes reçoivent chacune en moyenne 3 familles parce qu’une famille seule consisterait à la fragiliser en l’isolant et 10 familles, c’est le début d’un ghetto constitué. Confiez nous 3 familles. Très rapidement, en lien avec les bailleurs sociaux, nous leur offrirons à chacune un logement décent. Avec l’aide du CCAS, nous fournirons de quoi meubler ces appartements. Le jour même, nous scolariserons les enfants, nous les intègrerons dans la vie associative, sportive ou culturelle et je me fais fort de trouver un travail pour les parents dans la semaine qui suit, étant donné le nombre d’employeurs privés qui sont en recherche de main d’œuvre, à condition que l’État joue le jeu et donne un titre de séjour à ces personnes pour leur permettre de travailler, de ne pas être assistées, de payer leur loyer et d’être dignes. Mais la réalité, c’est que l’Etat veut bien parquer ces personnes dans des conditions inhumaines, mais il ne souhaite pas leur délivrer des titres provisoires de travail pour qu’ils puissent travailler, c’est la honte de la République, pays des Droits de l’Homme.
Il ne s'agit pas de montrer du doigt les gens du voyage, il s'agit de dénoncer les conditions ignobles dans lesquelles on les entasse. La Plaine Flageul n'est pas aménagée, il n'y a pas de réseau d'assainissement, on se donne bonne conscience en installant deux containers pour les poubelles et un algeco pour les toilettes. Il y a chaque fois une pollution du site avec des huiles ou tout autre détritus. On nous annonce chaque fois un maximum de 200 caravanes, on est allé en réalité jusqu'à 1500. le 23 juin 2023 par mail on m'annonçait 50 caravanes, le 24 juillet 133 caravanes supplémentaires, le 03 août 100 caravanes de plus. Ensuite on m'annonçait que le "grand rassemblement national évangélique aurait lieu du 3 au 17 septembre avec 30 000 à 40 000 participants à cet événement et que la Métropole du Grand Nancy était confrontée à un risque de stationnement illicite". Les gens du voyage ne sont pas en cause mais celles et ceux qui les placent dans ces conditions sont irresponsables. Nous avons constaté des branchements sauvages sur la bouche incendie de l'aérodrome. il est arrivé que des enfants soient allés jouer au foot sur la piste d'aviation. L'an dernier, les installations du club canin ont été saccagées ainsi que 10 mètres linéaires de grillage. Un incendie a ravagé 700 m². Pendant toute cette période d'occupation, il est constaté de nombreux vols et dégradations au cimetière de Tomblaine. Je n'ai jamais voulu en parler pour ne pas stigmatiser les gens du voyage et attiser la haine autour d'eux.

L’Etat autoritaire…

 

 
Dans son histoire, la Ville de Tomblaine a subi de véritables traumatismes de la part de l’agglomération, mais aussi en raison de l’autoritarisme de l’Etat… Histoire incroyable, mais pourtant vraie… Il ne faudrait pas que l’histoire se répète encore… 
 
De tous temps la Ville de Nancy a considéré la Ville de Tomblaine comme sa poubelle. Les mots vous semblent forts ? Je m’explique : au 19ème siècle, c’est à Tomblaine que la Ville de Nancy déversait ses boues… Heureusement, à l’époque les boues n’étaient pas polluantes comme aujourd’hui, elles étaient même fertilisantes. C’est ainsi que dans son malheur la ville de Tomblaine a su tirer avantage, il s’est développé une tradition de maraîchage. En 1965, on comptait encore 18 maraîchers professionnels à Tomblaine, qui employaient chacun de nombreux ouvriers. De même l’école d’agriculture qui se trouvait sur le site de l’actuelle mairie et qui est partie en 1953 pour Malzéville-Pixérécourt, avait de nombreux terrains d’application.
 
La Ville était pauvre. Les terrains autour de l’aéroport appartenaient à l’Etat, ils ont été pollués par les bombardements, par les pistes d’aviation et bâtiments… Jamais l’Etat n’a assumé son devoir de dépollution. Puis la Métropole du Grand Nancy a acquis ces terrains (à l’euro symbolique !) et les a laissés à l’abandon, empêchant la Ville de Tomblaine de se développer depuis plusieurs décennies (et jusqu’à quand ?) Tout cela parce qu’André Rossinot privilégiait impunément le développement de l’autre côté de la Meurthe à Nancy. Un quartier comme « entre Meurthe et Canal » était tout sauf une réussite, laid, terriblement minéral, un quartier où le bitume et la commercialisation ont primé sur la vie des gens au quotidien. Et parce qu’il était très difficile de commercialiser  ce quartier(et pour cause !) on empêchait Tomblaine de se développer après avoir spolié une grande partie du foncier.
 
Il en a résulté que le tiers de la Commune de Tomblaine ne rapportait aucune recette fiscale… et que structurellement et volontairement les difficultés budgétaires étaient organisées. C’est pourquoi, même encore aujourd’hui, à l’heure des éternels atermoiements des bobos nancéiens quant au projet de la Plaine Flageul, la solidarité métropolitaine, fait doucement sourire dans les chaumières à Tomblaine.
 
Et l’Etat a toujours été complice.
 
Et puis, dans la fin des années 60, il a fallu raser tout un quartier à Nancy, habité par des gens très pauvres… Pourquoi ? Pour réaliser un projet commercial qui devait s’avérer être juteux… mais pas pour tout le monde… Le Centre Commercial St Sébastien. Alors il a fallu recaser, pour ne pas dire entasser tous ces pauvres ailleurs. C’est ainsi que sont nés les quartiers du Haut du Lièvre, de la Californie à Jarville et Jar-Tom à Tomblaine.
 
René Herbuvaux avait été élu maire de Tomblaine après guerre en 1946, en 1968 le Préfet annonçait au Conseil Municipal de Tomblaine son intention de signer le permis de construire pour le quartier Jar-Tom. Conscient du fait qu’on allait entasser en surdensité et dans des conditions indignes des centaines de familles, conscient du fait que l’architecture projetée allait défigurer notre ville, le Conseil Municipal s’était prononcé à l’unanimité contre cette décision du Préfet.
 
Mais le Préfet, dans le plus grand mépris de l’avis des élus de la République, persistait à vouloir mettre en oeuvre autoritairement une décision qui allait avoir des conséquences terribles sur la vie des habitants au quotidien pendant des décennies, une hérésie qui ne le dérangeait pas, lui qui était logé dans les ors de la République.
 
En octobre 1968, René Herbuvaux, Maire de Tomblaine était convoqué en Préfecture, pour une réunion à ce sujet. Il était chargé par son Conseil Municipal de dire l’opposition de toute une ville… Le Préfet s’est fâché, il a tapé du poing sur la table (c’est la fille de René Herbuvaux qui nous a raconté cela) et il lui a fait savoir que de toutes manières, il signerait ce permis de construire. René Herbuvaux était bouleversé par tant d’injustice…
 
A peine sorti de cette sinistre rencontre, devant la Préfecture, sur le trottoir, René Herbuvaux a fait une crise cardiaque, il est décédé ce jour-là. Les vieux tomblainois s’en souviennent encore.
 
Je ne crois pas que les conditions d’exercice du maire se soient améliorées depuis, au contraire la régression est en route… Et je ne crois pas que l’Etat se soit amélioré… J’aurais quelques exemples factuels à vous raconter.
Hervé Féron. 

Comment rester insensible ? Nebrik ou n’moute alik !

Regardez cette vidéo… J’avais écris cette chanson, il y à 12 ans, quand j’avais réalisé un film au Sahara Occidental, le comédien Pierre Richard avait fait la voix off. Et cette chanson, interprétée par Hugo F (tout jeune) avait été la chanson générique du film « un mur dans le désert ».
Malheureusement, elle est encore terriblement d’actualité.
Pire encore, elle peut être entendue, dans le contexte du génocide de gaza, que le monde aveugle et nos responsables politiques, par lâcheté, semblent ignorer.
J’aime les Juifs et les Arabes, j’aime les Israéliens et les Palestiniens, mais je condamne et je combats la politique du gouvernement israélien. Je suis allé en Palestine et j’ai été témoin des brimades, des humiliations au quotidien, j’ai vu les territoires confisqués, les populations empêchées de vivre et de se déplacer… Ce ne sont pas des histoires qu’on m’a racontées.
Hugo F, sur scène est entouré d’enfants qui dansent à l’orientale… Le symbole est fort, quand on sait que chaque jour, il y a des enfants qu’on affame, des enfants qui n’ont pas accès à l’école, des enfants qui pleurent, des enfants qui meurent. Comment rester insensible ? Nebrik on n’moute alik.
Cette chanson est une chanson d’amour, ni plus, ni moins. Nebrik on n’moute alik signifie : « je t’aime et je mourrais d’amour pour toi » .
Je la dédie aux populations civiles qui sont les seules victimes de la folie meurtrière des puissants et des intérêts privés (y compris de sociétés françaises) qui priment sans cesse sur le respect légitime dû aux peuples et leur droit à revendiquer leur histoire, la liberté, leur appartenance à un territoire.
 

Le Lycée Arthur Varoquaux a 50 ans.

 
Je me suis permis d’arriver en retard au Bureau de Métropole du Grand Nancy, car j’ai tenu à être présent au lancement des festivités, à l’occasion du 50 ème anniversaire du Lycée Arthur Varoquaux à Tomblaine. La Ville de Tomblaine est fière de cet établissement d’excellence, qui compte aujourd’hui 1300 élèves en pré-Bac et 300 en post-Bac. Le Lycée Arthur Varoquaux propose avec un Bac Général, 9 spécialités et 3 Bac de séries technologiques, ainsi que 6 BTS pour la rentrée 2024.
Le Proviseur, monsieur Jean Lopes, a ouvert cette manifestation, par un très beau discours, empreint des belles valeurs , transmises par Arthur Varoquaux, discours qu’il a conclue en citant Nelson Mandela « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde »
On sent qu’il règne dans ce lycée une belle ambiance, on peut estimer que 1800 personnes (élèves, professeurs, parents…) étaient présents pour cet évènement, parfaitement organisé.
Devant cette assistance nombreuse le Proviseur a salué la mémoire d’Arthur Varoquaux qui a consacré sa vie au service de l’enseignement technique, Directeur de l’école technique de la rue des Jardiniers à Nancy, appelée aujourd’hui Lycée Loritz, Arthur Varoquaux, Juste parmi les Nations, a recueilli et caché, dans son lycée, des enfants juifs pendant l’occupation, au risque de sa vie. C’est donc pour lui rendre hommage, que l’Académie a décidé, à l’occasion du transfert de ce Lycée à Tomblaine en 1973, de le dénommer « Lycée Arthur Varoquaux ».
Et Jean Lopes a commenté « depuis, nous portons son héritage, avec un lycée solidaire et protecteur du public qu’il accueille, une fierté pour tous les usagers ».
 

Alerte réservations !

 
Sept jours après l’ouverture des réservations pour le festival de théâtre « Aux Actes Citoyens » et un mois et demi avant l’ouverture de ce festival,
plus de la moitié des places sont déjà réservées ! C’est du jamais vu !
Vous êtes parmi les fidèles spectateurs de ce beau festival ? Les organisateurs n’aimeraient pas vous répondre que tout est complet et qu’il ne reste
plus de places pour vous, voici le lien qui vous permet de consulter la plaquette-programme, faites votre choix et vous pouvez encore réserver à
Espace Jean Jaurès - Place des Arts - Tomblaine - 03 83 33 27 50.

Un jeune méritant et intéressé : Louis Battin-Court.

 
L’association « aux Actes Citoyens » n’est pas qu’une organisatrice de spectacles, elle crée du lien social, de la relation intergénérationnelle, elle offre des possibilités de formation à tous âges, elle suscite la créativité, l’imagination et permet l’expression en ouvrant des scènes à de très nombreux jeunes…
 
Par exemple, lors des Journées Mondiales de la Commedia dell’arte, une convention de stage a été signée avec un jeune lycéen  Louis Battin-Court. Louis sait ce qu’il veut, il est déterminé et souhaite devenir monteur vidéo. Il a déjà été en stage à France 3 et là, il a eu une opportunité extraordinaire, se former, avec des professionnels de haut niveau, à l’occasion d’une manifestation de renommée mondiale, organisée pour le compte de la Ville de Nancy par l’association « Aux Actes Citoyens ».
 
Louis a du talent, il est intéressé et travailleur, il va réussir. Il a choisi de réaliser son rapport de stage sous la forme d’une vidéo qu’il a montée lui-même, la voici.
 

Il y a 10ans, Michel Dinet nous quittait, laissant un vide énorme derrière lui.

 
Il a été un grand homme politique, visionnaire, atypique, doté d’une énergie qui le faisait ressembler à Orson Welles et d’une capacité à convaincre et à réunir, peu commune.
Président du Conseil Général de Meurthe et Moselle, il y a impulsé une autre culture, ses engagements politiques, son action, ses combats se nourrissaient de belles valeurs : l’Humanisme, la Fraternité. Même dans ses (rares) colères, il respectait tout le monde et tout le monde le respectait.
J’ai travaillé pendant 10 ans à ses côtés, j’étais son Vice-Président, en charge de la protection de l’enfance, de la jeunesse et de l’Education Populaire. Je suis fier de ça.
J’ai énormément appris à ses côtés. Trois grands hommes m’ont permis de grandir et de me construire, Michel Dinet et Job Durupt en politique et mon père de façon générale.
J’aurais des centaines d’anecdotes à raconter, avec tendresse et nostalgie, mais il m’est difficile d’en parler, parce que cela nous appartient, même s’ils ne sont plus là et qu’ils me manquent.
Lorsque Michel Dinet nous a quittés tragiquement, j’avais demandé à un jeune artiste Olivier Gomez de réaliser ce tableau, il est toujours accroché sur le mur de mon bureau de maire. Et parfois, un enfant me demande « c’est qui ce monsieur ? »
N’oublions pas...
 

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Hervé Féron avec Najat Vallaud-Belkacem
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